lundi 9 juillet 2012

Rock Werchter Festival (Final day : 01/07/2012)



Rien de tel qu’un bon festival de musique pour démarrer le mois de juillet. D’autant qu’il semblerait que cette fois, l’été semble vouloir se maintenir dans notre Plat Pays. Mis à part une petite « drache » vers 14h, la météo a été des plus sympathiques ce dimanche 1er juillet à Werchter. La musique aussi d’ailleurs…


Une fois arrivées sur le site, l’apéro et le dîner dans l’estomac, mes copines et moi-même nous dirigeons vers la Pyramid Marquee pour découvrir un groupe américain baptisé « Other Lives ». La foule s’est déjà bien amassée en-dessous du chapiteau et est réceptive au groupe. La voix de Jesse Tabish rappelle par moments la voix de Chris Martin de Coldplay et le groupe au style folk assure au niveau musical et a en son sein d’excellents musiciens. Le seul souci, selon moi, était qu’à la longue, je finis par avoir l’impression d’entendre toujours le même morceau. Une écoute un peu plus attentive m’a au final montré que cette impression était principalement due à la voix du chanteur plus qu’aux mélodies. Cela dit, ce genre de groupe est pas mal pour démarrer en douceur un festival de musique rock.






Direction ensuite la Main Stage pour la prestation des Vaccines. J’avais découvert le groupe via Youtube il y a déjà quelques mois grâce au morceau « Post-Break Up Sex ». Musicalement, le groupe londonien est des plus intéressants avec son mélange rock-punk. Les Vaccines font preuve d’une belle énergie sur scène et Justin Young ne ménage pas ses efforts pour maintenir une interaction avec le public. Probablement parfois un peu trop au goût de son guitariste Freddie Cowan qui a soufflé un grand coup quand Justin l’a pris par les épaules, le tout étant filmé et diffusé sur les deux écrans géants situés de chaque côté de la scène. Pas malin, ça ! Mais en même temps, Justin, se faire malmener et jouer de la guitare en même temps, c’est pas facile, hein !
Le groupe nous joue deux nouveaux morceaux lors de son set, « Teenage Icon » et « Bad Mood », extraits du futur album des Vaccines qui sortira en septembre prochain. Justin nous signale d’ailleurs qu’une grosse partie de cet album a été enregistrée en Belgique, à Bruxelles. Enfin, pour les fans, sachez que le nouveau single du groupe, « No Hope », est sorti ce 8 juillet. Je vous livre ci-dessous la vidéo de ce nouveau single.




Retour à la Pyramid Marquee pour aller écouter Kitty, Daisy And Lewis, savant mélange de multiples styles musicaux allant du pop-folk jusqu’au reggae. Cette fratrie nourrie au biberon musical a déjà à son actif un beau palmarès puisqu’elle a fait les premières parties de Mika, Razorlight ou encore Coldplay. Le groupe est sympa et leur musique met de bonne humeur. Cela dit, les amateurs purs et durs de rock auront certainement eu des difficultés à adhérer pleinement à ce groupe anglais. Mais assis dans l’herbe sous un beau soleil à ne rien faire sinon profiter du moment, ça fait du bien.






Retour à la Main Stage avec les Dropkick Murphys. Ceux-là, je les connaissais déjà avant de les voir sur scène parce que bien qu’ils soient moyennement connus de notre côté de l’Atlantique, ils ont leur « petit » succès aux States. Je les ai découvert grâce à la Bande Originale du film « The Departed » de Martin Scorsese où leur morceau « I'm Shipping Up to Boston » m’avait séduite dès les premières secondes. Je les ai retrouvés un peu plus tard via l’émission de MTV « Nitro Circus » puisque leur chanson « The State of Massachusetts » sert de générique à cette émission racontant les aventures à la Jackass de doux dingues de sports moteurs.
Les Dropkick Murphys, c’est du rock bien costaud et rempli d’énergie. La musique celtique, ça draine également toujours une belle énergie. Les deux mélangés, je vous laisse imaginer l’ambiance que ces gars-là ont pu mettre dans le public de Werchter. Pas compliqué, d’où j’étais, je voyais régulièrement des petits groupes s’en donner à cœur joie en dansant sur leur musique.
Il faut reconnaitre aussi qu’ils s’en donnent à cœur joie pendant leur prestation : il fallait voir Ken Casey déambuler dans les allées pour aller serrer des mains de festivaliers pendant « Kiss Me, I’m Shitfaced » avant de finir debout sur une barrière nadar ! N’est pas Irishman qui veut mais lui, il n’a assurément jamais renié son côté irlandais !
Le groupe américain nous a gratifiés de deux nouveaux morceaux, « Road Rise «  et « Rose Tattoo » qui laissent présager un futur album bien agréable.
Le lundi, je parlais avec une collègue de cette journée et elle avoue avoir été séduite et surprise par les Dropkick qu’elle ne connaissait pas du tout. Pour le coup, j’avoue qu’ils ne m’ont pas déçue non plus… notamment grâce à leur reprise du « T.N.T » d’AC/DC, groupe qui compte parmi leurs influences musicales, et par l’interprétation de ce que nous appelons ici « La danse du petit bateau » ou « la danse du Carnaval » : fallait me voir me balancer de gauche à droite et d’avant en arrière comme on le fait régulièrement dans nos fêtes ardennaises ! Plutôt surprise de voir ce morceau interprété par des anglophones, j’ai fait quelques recherches pour finalement découvrir que cette fameuse chanson est un air traditionnel qui remonterait au 12ème siècle et qui a pour titre « The Wild Rover ». Et donc, voilà… en plus de faire danser, les Dropkick Murphys instruisent.





Nous changeons de direction et nous dirigeons vers la petite nouveauté du Festival. En effet, cette année, le festival Rock Werchter a ajouté un second chapiteau sur son site, baptisé « The Barn » et inauguré le jeudi avec notamment, la prestation de Garbage.
Pour l’heure, c’est M. Ward, un californien dont le nom complet est Matthew Stephen Ward, qui est sur scène. Le jeune homme et ses musiciens sont très pros et les influences country et folk transpirent dans la plupart, si pas dans tous les morceaux. Son style musical, associée à une voix un peu trainante, me rappellent beaucoup un autre artiste américain découvert chez nous l’an dernier : un certain Robert Francis.
La reprise de « Roll Over Beethoven » était impeccable ! Et cette ambiance rockabilly était la bienvenue en ce milieu d’après-midi ensoleillé.






Retour vers la Main Stage pour une des têtes d’affiche de la journée, introduite sur scène par rien de moins que Monsieur Vincent Kompany (dont la tête me rappelait quelque chose mais où il me faudra 20 bonnes minutes avant de « tilter ») : Môsieur Noël Gallagher et ses High Flying Birds, projet solo de l’ancien membre d’Oasis.
Née dans les 70ies, j’ai connu Oasis lors de leurs débuts, leurs années de consécration, leur passage à vide et, enfin, leur séparation en 2009… le tout sans jamais avoir accroché au groupe. Je reconnaissais la musicalité de leurs morceaux mais, pour une raison qui m’a toujours échappée, ne pouvait écouter un album entier.
Dimanche 1er juillet 2012, presque 20 après la sortie de leur premier single, j’ai compris pourquoi. Noël Gallagher’s High Flying Birds a indéniablement le « son Oasis » et pour cause puisque Noël Gallagher a écrit la quasi-totalité des chansons de son ancien groupe. A la seule différence près que dans Oasis, c’était le ptit frère Liam qui assurait la partie chant de la plupart des morceaux. Les voix de Noël et de Liam sont similaires, on l’entend dès la première chanson de NG’s High Flying Birds et même si ces deux-là ne se sont plus parlés depuis des années (parait-il), ils ne peuvent nier leur air de famille, tant physiquement que vocalement. Et pourtant… la voix de Noël m’interpelle beaucoup et je craque complètement. Les morceaux sont géniaux, le type est entouré par une bande de musiciens qui assurent comme des chefs et le britannique taquine volontiers son public. Ils nous jouent la quasi-totalité de l’album et y glissent des morceaux Oasisiens (It’s Good To Be Free, Talk Tonight, Don’t Look Back In Anger…) qui cadrent à merveille avec le petit monde de NG’s High Flying Birds. Par sa prestation et par ses chansons, Noël Gallagher est la preuve vivante que, même si on ne sait pas lire une partition, on peut être capable d’être un sacré génie de la musique.
Bref, cette « rencontre » démontre que finalement, la musique n’est pas tout. La voix compte aussi. J’aurais certainement été fan d’Oasis dès leurs débuts si Noël en avait été le chanteur unique et attitré. A peine rentrée du festival, je suis allée me chercher l’album et ce dernier tourne dans mon MP3 depuis une semaine. Dans le bus, au bureau, à pied dans la rue, dans mon bain, le soir devant mon écran, la nuit juste avant d’aller dormir et… euuh… en rédigeant cette chronique.
Il parait qu’il faut soigner le mal par le mal : puisque c’est ainsi, je vais essayer de me guérir… en allant revoir le groupe à Lille en octobre prochain. Je vous dirai alors si l’adage se vérifie…




Nous repartons vers « The Barn » et j’ai déjà prévenu mes copines que nous risquons de nous retrouver avec de jeunes ados hurlant comme des (semi-)hystériques puisque l’artiste qui va s’y produire est la nouvelle coqueluche des jeunes adolescentes. J’ai failli dire que ce type est considéré comme le nouveau Justin Bieber mais ai ravalé mes paroles car finalement, Ed Sheeran, c’est tout de même un peu plus que cela. S’il fallait le rapprocher d’un artiste, je dirais qu’il me fait penser à Jason Mraz, du moins dans son style musical.
Le jeune anglais est doué, j’avais déjà eu l’occasion de le constater lors de sa prestation au jubilé de la Reine d’Angleterre où il avait assuré parmi des grands noms tels qu’Elton John, Annie Lennox ou encore Paul McCartney.
Ici aussi, il assure : bons morceaux, bonne ambiance, belle interaction avec le public… Si ce style musical n’est pas mon créneau habituel, le moment que j’ai passé pas loin de Mr Sheeran n’était pas des plus désagréables… si ce n’est cet instant où nous avons ramassé un maximum de basses directement sur le corps pendant de TRES longues secondes ! Et ça… sans les bouchons que j’avais dans les oreilles, c’était acouphènes à coup sûr pour le lendemain matin, voire la fin de la soirée ! Si c’était un problème technique, je suggère à l’ingé-son d’aller revoir ses classiques ; si c’était voulu, c’est d’une crétinerie sans bornes !




Retour à la Main Stage pour le set de Florence + The Machine. Difficile de passer outre de ce groupe dont le nom a été maintes fois cité dans le monde de la musique au cours des derniers mois.
J’avais eu l’occasion d’entendre plusieurs singles et trouvais la voix de Florence Welch des plus impressionnantes. Depuis plusieurs années, pas mal de groupes de rock/métal (biffez la mention inutile) font appel à des chanteuses à voix… voire lyriques pour assurer des parties chants. Si je trouve le concept intéressant, le résultat en concert peut parfois être désastreux : assurer vocalement en studio où l’on peut interrompre une chanson pour refaire une prise de son et assurer sur scène pendant une heure ou plus, c’est très différent ! Ça n’est pas un problème pour Miss Florence qui a assuré tout le long du set avec une aisance déconcertante ! Le groupe a joué la quasi-totalité des singles sortis à ce jour, dont le célèbre « Dog Days Are Over », repris notamment par les kids de la série Glee.
Par contre, les personnes n’aimant pas les grosses démonstrations vocales et les grands effets de scène (assez présents chez Florence + The Machine) pourraient avoir été déçus par ce set.
Pour ma part, sans être devenue une fan, j’ai toutefois apprécié le style musical du groupe et la condition vocale exceptionnelle de leur chanteuse dont la voix n’a flanché à aucun moment de leur prestation. Respect total !






Nous repartons vers The Barn pour aller voir un artiste qui n’est pas vraiment ma tasse de thé. James Morrison, ce n’est pas mon monde du tout. Cela dit… je dois vous avouer quelque chose.
Autant écouter un de ses albums me fait osciller entre une envie d’aller me pendre et une indifférence totale, autant le regarder et l’écouter sur scène est déjà nettement plus agréable ! Faut juste qu’il arrête de faire trop de grimaces, c’est pas joli sur les grands écrans…
Mention très bien pour « Broken Strings » où, si Nelly Furtado n’était pas de la partie, le public a assuré vocalement. Morrison donnera l’occasion à ce public de lui montrer ce qu’il sait faire en le laissant chanter seul le refrain. Beau moment, belle communion… « You Give me Something » était aussi assez sympa.
Soyons clairs, le fait de l’avoir vu à Werchter ne me donnera pas envie d’aller payer une place pour le voir en concert mais j’ai au moins passé un agréable moment en sa compagnie et celle des musiciens qui l’accompagnent… Double bon moment d’autant que c’est pendant son set que j’ai appris que mes adorables espagnols avaient marqué leur premier but contre les italiens. Parce que oui, évidemment, en bonne « footeuse », j’avais mis un paquet d’amis sur le coup qui m’envoyaient le déroulement du match par sms. On ne se refait pas. Surtout quand c’est « ton » équipe qui est en finale…






Retour vers la Main Stage pour le set de Snow Patrol.
J’appréciais Snow Patrol à leurs débuts et ai acheté « Fallen Empires », leur dernier album en date, par simple curiosité et dans le but d’éventuellement le chroniquer. Je n’aurais pas dû. Peut-être n’étais-je pas dans des conditions idéales mais j’ai trouvé cet album fort fade, sans réelle innovation… Bref, j’ai été déçue et songe même à le refiler au premier fan qui passe. Et dieu sait qu’il faut aller fort loin pour que je songe à me débarrasser d’un des 5000 albums et quelques que j’ai chez moi…
Pour ce qui est du set et bien… j’ai un peu ressenti la même chose. Musicalement, c’est très correct et chaque membre du groupe assure derrière son instrument mais… j’ai trouvé cela fort « plat ». Même la venue d’Ed Sheeran sur scène pour un duo ne m’a pas plus passionnée.
Une chanson a attiré mon attention un peu plus que les autres… J’avais entendu « Run » dans sa version chantée par Leona Lewis et l’avait à l’époque trouvée intéressante parce que les que les voix de Leona et de Gary Lightbody sont très différentes. Initiative intéressante et interprétation réussie, au demeurant. Dommage que je n’aie pas eu ce même « feeling » pour le show des Snow Patrol.





Nous nous redirigeons vers « The Barn » pour le set de Milow et je le fais en sautillant comme une hystérique puisque je viens d’apprendre que les espagnols ont mis un troisième but, s’assurant définitivement du titre de champions puisque la fin du match est proche. Non, attendez… QUATRE ! Un quatrième but vient de tomber !!! J’en lève les bras en l’air en criant un « YESSS !! QUATRE BUTS » devant ma première amie qui a du mal à saisir mon engouement passionné pour le foot et la seconde qui regarde son GSM en se demandant pourquoi sa maman ne lui a pas envoyé les résultats du match au fur et à mesure…
Milow n’est pas à l’heure… Le public réclame. Et puis, on comprend pourquoi. Les organisateurs ont attendu la fin du match pour nous montrer les images de la Roja en pleine célébration et Werchter réagit en hurlant à pleine gorge pour les féliciter. Ils ne pouvaient pas nous entendre là-bas à Kiev mais le cœur y était ! Image des italiens affichant une triste mine aussi, à juste titre. Il faut savoir reconnaitre que la Squadra a fait un très bel Euro et que le résultat aurait tout aussi bien pu être en leur faveur étant donné le match nul d’Espagne-Italie du 10 juin. Rendez-vous dans deux ans, les gars, avec la même énergie…
Revenons à nos notes de musique, à celles de Milow plus exactement, qui sont agréables à l’oreille. On est habitués à la voix de M. Jonathan Vandenbroeck alias Milow, notamment grâce à la reprise du hit de 50 Cent et de Justin Timberlake, ce hit qui l’a fait connaitre mais ce soir, nous avons notamment droit au renfort vocal de Nina Babet qui ajoute du charme à la prestation. En parlant d’ « Ayo Technology », il la jouera bien évidemment, merveilleusement accompagné par le public dans les « hey oh » et les « She wants it »… pour le plus grand plaisir de l’interprète belge. Milow finira d’ailleurs par aller saluer les fans du premier rang et à faire une photo de la foule en les invitant à aller s’identifier sur sa page Facebook.
Ce set est très chouette, oscillant entre morceaux plein de douceur et de tendresse et autres titres plus énergiques. Le groupe ne ménage pas ses efforts et est fort généreux: voir un groupe interagir avec son public est toujours des plus plaisants et ce… qu’on soit fan ou pas. Je ne suis pas fan de Milow, j’apprécie sans plus mais ce soir-là, il a gagné tout mon respect pour son professionnalisme musical et sa générosité.






Cavalcade vers la Main Stage pour le final act de ce soir, la tête d’affiche que sont les Red Hot Chili Peppers. L’attente est d’ailleurs visible au nombre de personnes présentes à ce moment-là sur la plaine de Werchter. Si le site du festival s’est rempli peu à peu au cours de l’après-midi, cela n’est en rien comparable à la foule qui s’est amassée sur le terrain depuis. Ils sont attendus, ceux-là !
La setlist fait la part belle aux albums-phares du groupe que sont Californication (Scar Tissue, Right On Time, Californication, By The Way...) et Blood Sugar Sex Magik (Under The Bridge et, toutes en rappel, Sir Psycho Sexy, They’re Red Hot et… Give It Away).
Le groupe n’oublie pas non plus de nous présenter plusieurs chansons de « I’m With You », son dernier album en date. C’est d’ailleurs le titre « Monarchy Of Roses » qui ouvre le bal. Suivront ensuite trois autres extraits de l’album. Si « I’m With You » a été vivement critiqué pour son côté trop « mainstream », il faut avouer que les chansons se fondent sans aucune difficulté dans la setlist de ce soir.
Au final… ce groupe est dingue ! Plus de 25 ans après son arrivée dans le monde de la musique, il a connu autant le succès que la déconfiture et probablement plus de malheurs et de coups durs provoqués par les diverses addictions de ses membres que pas mal d’autres groupes rock et pourtant… ils sont toujours là. Et en pleine forme. A la cinquantaine bien frappée. Et ça impressionne toujours un peu… même si, en cours de concert, je me suis demandée si John Frusciante était toujours de la partie ou s’il avait une fois encore pris le large. De fait, aujourd’hui, c’est Josh Klinghoffer qui assure les parties guitares du groupe.
Pour ceux qui étaient présents ce soir-là et voudraient pouvoir réentendre le set jusqu’à ce que mort s’ensuive, sachez que les Red Hot ont cette habitude d’enregistrer certains de leurs concerts et de les rendre disponibles à l’achat. Ainsi donc, si vous voulez vous procurer le concert des Red Hot à Werchter, je vous invite à cliquer ici.






Et voilà… Werchter, c’est fini pour cette année ! Qui sait ce qui nous attend l’an prochain ? Quoique… en cours de journée, notre trio a été invité à remplir un questionnaire. Parmi toutes les questions, une qui, selon moi, avait une importance majeure : « Si vous pouviez voir un artiste vivant une fois dans votre vie, quel serait-il ? ». Si cela n’est pas une façon déguisée de nous demander quels artistes nous voudrions voir au cours des prochains festivals…
A cette question, je n’ai pas pu m’empêcher de mettre non pas un mais trois artistes :
1.   Linkin Park (déjà vu mais peu importe, 2004 c’est loin tout ça…)
2.   Stereophonics (album prévu fin de l’année, un autre courant 2013, ça peut le faire…)
3.   Quitte à y aller joyeusement, j’ai tapé fort pour mon troisième choix et n’ai pas hésité à mettre les Rolling Stones ! Ben quoi… l’an prochain, il est prévu une tournée anniversaire, nan ? Et pourquoi ne pas passer chez nous après tout ?

Rendez-vous du 4 au 7 juillet pour voir si un de ces trois-là sera de la partie… Et vous, y serez-vous ?


Programme de la journée :

Other Lives (Pyramid Marquee)
The Vaccines (Main Stage)
Kitty, Daisy And Lewis (Pyramid Marquee)
Dropkick Murphys  (Main Stage)
M. Ward (The Barn)
Noel Gallagher’s High Flying Birds (Main Stage)
Ed Sheeran (The Barn)
Florence + The Machine (Main Stage)
James Morrison (The Barn)
Snow Patrol  (Main Stage)
Milow (The Barn)
Red Hot Chili Peppers  (Main Stage)

mardi 26 juin 2012

Linkin Park – Living Things (2012) ENGLISH



My first encounter with Linkin Park was a painful one. It was back in those days where my MTV channel was still worth to look at. Basically you just have to know that Belgian people were lucky enough to get the UK version of MTV until some damn moron realized one-half of Belgium was French-speaking and then, out of the blue, we were forced to watch the French version of MTV. Anyway… During one of those glorious 2003 English MTV days, I was in another room listening to it rather than watching it when I heard an amazing guitar riff. In less time that it takes to say “wow”, I rushed to get the name of this guy… and ended up smashing my right big toe on my oak cupboard. I hopped around to the sofa, trying my best to keep tears inside and finally had enough time to listen to the whole song. That song was “Don’t Stay”, the band was Linkin Park and I stayed in front of my TV screen for more than an hour watching them “Live In Texas”.






Two months ago, the California-based band released “Burn It Down”: the track was a hell of a good one and gave me a great feeling of expectation upon their return. Back then, I would never have known that I would have much more than I had imagined. Now that I’ve listened to all tracks of “Living Things”, “Burn It Down” seems somehow light compared to the power of its other tracks. Or is it because I listened to “Burn It Down” like… more than a hundred times since its release? Who knows?
I’ve never been a fan of rap music and singers yelling in my ears. Knowing that, liking Linkin Park remained one of the many mysteries of me for years. Ten years and a few introspection sessions later, I think I found out why I opened my arms wide open for them.
Mike Shinoda’s rap lyrics don’t have the usual aggressive and violent side most MCs give to them or, at least, he doesn’t spit out disappointing moments of life in words that hurt. Plus this guy has always showed positive attitude, respect towards other artists and doesn’t carry the cliché version of the rapper. I couldn’t agree more with artists displaying that kind of attitude.
As for the power-singing part, Linkin Park’s ingenuity was to mix up what I would call “normal singing” with stronger vocals to ease things a bit for the common listener. Chester Bennington’s voice has incredibly improved since “Hybrid Theory” and it is now obvious the man has a complete understanding of how his voice works. I watched the band’s performance for the Rio+Social event and the way he handled “Lies Greed Misery” left me totally speechless. And full of respect. Whether you like the band or not, no one can say that this man is not a singer.
Since the release of “Minutes To Midnight”, Mike has been involved in singing harmonies parts in addition to his rapping verses. I still don’t know if we can give full credit to producer Rick Rubin – who by the way is still on board as a producer for this one - for that but I still enjoy having both Chester and Mike sharing parts. There’s a good vibe coming out of it and it’s getting better with every new album. “Castle Of Glass” and “Roads Untraveled” are fine examples of this great vocal collaboration between the two band mates.
For those who have already listened to the album or checked every piece of information concerning the release of “Living Things”, it won’t be a surprise to you if I write that another one of the guys has been taken inside the singing side of the Force. Ladies and gentlemen, Mister Brad Delson, generally behind a six strings instrument, shows us he has a voice in “Until It Breaks”. And I like that! I like good surprises and this is definitely one.






Speaking of Mr Delson, did any of you ever felt some intense tingle passing through your whole body while listening to a certain part of a song? This guy did that to me with his guitar. Twice. At the 3:24 of “Shadow of a Day”’ and the 2:40 of “Burning In The Skies”. Did I get that feeling again while listening to “Living Things”? I did. Try 2:07 on “Roads Untraveled”. Or let me know if I’m just crazy.

Thanks to DVDs that usually come with CDs, website reports, LPU chat, interviews, we were able to learn how these six guys work all together. It was obvious from the very start that Linkin Park is made of six VERY different individuals who have each a point of view, strength, life experiences… All these individualities are put together to form a consistent whole. In the end, I’m quite sure that’s part of what makes them so different of many others. Each of them bring something to the band, each of them work hard to find something they haven’t done previously... whether it is musically, lyrically or… visually. All that without forgetting who they are, where they’re from and… most importantly, that even if they might not always agree with each other, the six of them are stronger together than separate. So… me liking them is not only about the music but also about the attitude.

The boys mentioned they tried to bring all they have learned from the making of their previous four album studios to create something new. “Living Things” is indeed a great mixture of what they brought when they started (Lies Greed Misery, Victimized, Until It Breaks…) to what they released years later (In My Remains, Burn It Down…) and… it works!
“Burn It Down” already gave us a hint that the band were back with a great energy and from the very first seconds of “Lost In The Echo”, it is already there and the dynamic somehow remains through many tracks.






I already gave you my point of view about “Lies Greed Misery” while praising Mr Bennington’s vocal ability. “I’ll Be Gone” also displays some interesting vocal power but has a funny side: I’m so used to have Linkin Park singing songs for Transformers movies that I told myself “This is the Transformers song!”… before realizing there was no movie with the robots from outer space planned before… 2014. Old habits die hard!
“Victimized” is like being punched in the face so fast that you don’t even have time to realize you were punched. Fast is definitely how the song works… A fast rhythm for a veeery short track and that’s what I call a real flash of inspiration!
“Roads Untraveled” reminds me of another song, written and sung by Shinoda but not as Linkin Park. I’m not even sure Mike is aware that “Roads Untraveled” could definitely be a follow-up to Fort Minor’s “Where’d You Go”. I guess the piano intro helped me drawing a parallel between both songs but it is actually the lyrics that gave me that feeling. If “Where’d You Go” was a song about a person whose lover is always on the road and all the consequences of it, I saw “Roads Untraveled” as that lover’s point of view after his soul mate’s departure, tired of waiting for his return. Devastating moment… but making this an amazing song to me!








Other songs also deal with breaking-up as well as betrayal and painful moments. Pessimistic songs? Yes, some of it. Linkin Park has always written about hard topics for the heart, it’s no big news, people! But they’re also good at saying that sometimes, you have to let things go or that you’re stronger than everyone would like to think… and they do it with powerful melodies.
A LP album wouldn’t be a LP album without an instrumental track: “Tinfoil” is a perfect little 1:11 jewel. Its main purpose is to introduce the final song but even on its own, it’s still a beautiful melody.
And here we come to the final song which is – no surprise – a ballad. A song about being… “Powerless”. Ending an album with such adjective is the ultimate irony… because there’s absolutely nothing powerless about this album. It’s a powerFUL album.

Powerful but short. 36 minutes of complete paradox. “Living Things” is short in length but doesn’t seem so. I got carried away by the 12 tracks and totally lost track of time. And pushed play once more as soon as the final seconds of “Powerless” came. Some people complains these days on the lengths of albums and I still can’t figure what’s finally best: having 36 minutes of great music or having your favorite band/singer adding 20 more minutes of music he’s not fully satisfied with. What if YOU, as a music lover, found these 20 minutes absolutely useless in the end as well?
On the other hand – and this is one downside of “Living Things” – I was highly disappointed to find out there was no DVD or interactive part coming with the CD. I am personally a fan of these DVDs because they contain a lot of interesting information on each LP album’s development. I suspect some future re-release containing what I crave for and I HATE so much those re-releases that force fans to buy an album AGAIN… just to get what wasn’t in the first issue they bought.

I still have a say a few words about “In My Remains”… It didn’t take me long to realize that this one is a hit. It MUST be released as a single! It has powerful lyrics and an incredible energy. When I heard “Bleed It Out” for the first time, my first thought was that this one would definitely rock once played live. I wasn’t wrong: it’s a powerful song that allows Linkin Park’s audience to have the maximum of fun and sing along at the top of its lungs. “In My Remains” will do the exact same thing. I see it. I actually see and hear the crowd singing back to the boys “Like an army falling one by one by one”… and probably not believing it at all. The LP street soldiers won’t let their leaders down that easily. Years passing by and the “army” growing bigger is the better proof of that.






So… which songs is/are my favorite(s)? Well, the Linkin Park boys have often, if not always, managed to find a crack in a life that seems great to anyone. A crack I sometimes relate to. A crack that helps realizing that in the end, we’re all the same… whether you’re still at school, whether you’re working for a public institution or… whether you’re part of a multi-million albums selling band. Pushing the development further, having the boys singing out loud the same pains that I (and you!) have felt at times helps passing through the harshest moments of life more easily. Writing here my favorite songs taken out of “Living Things” – or any other Linkin Park albums – would definitely reveal way too much about what’s inside me. And I’m not ready for that… yet.
There’s a preconceived idea that listening to aggressive music makes you more nervous. Well actually I always listen to Linkin Park when I’m angry: their strong melodies mixed with sad lyrics full of intense frustration have this incredible power to evacuate my own frustrations… and therefore helping me keeping my inner peace safe. Linkin Park writes about life. About things that happens in everyone’s life. Making the album’s title so obvious in the end.

Some albums have a strong and instantaneous effect and while listening to these, words come fast and easily. They can go as fast as well because of the numerous feelings you have on the moment and you may not remember all of it later. Therefore, the best thing is to write them right away. I didn’t have my notebook while listening to “Living Things” for the first time : I was in a train and ended writing most ideas you read here on the first piece of paper I found. My train ticket actually. The expression on the face of the train controller after I told him “Let me finish my sentence and you can have it” was totally priceless! :p






What an irony in the end, right? I discovered the band while they were singing “Don’t stay”. It looks like I disagreed and eventually stayed near them. The six members of Linkin Park definitely left their mark on me on that day of 2003. Musically. And literally. Do you know every time I walk with bare feet, there’s a cracking sound coming from one of my toe. Guess which one?






Tracklist :
Lost In The Echo
In My Remains
Burn It Down
Lies Greed Misery
I’ll Be Gone
Castle Of Glass
Victimized
Roads Untraveled
Skin To Bone
Until It Breaks
Tinfoil
Powerless


Linkin Park – Living Things (2012) FRENCH

Ma première rencontre avec Linkin Park a été douloureuse. C’était à cette époque où ma chaîne MTV valait encore la peine d’être regardée. Pour faire court, sachez seulement que les belges avaient la chance d’avoir la version anglaise de MTV jusqu’à ce qu’un satané crétin réalise qu’une moitié de la Belgique était francophone et soudainement, nous étions obligés de nous farcir la version française de MTV. Bref… Lors d’une de ces glorieuses journées de 2003 de la MTV anglaise, j’étais dans une autre pièce, l’écoutant plus que la regardant lorsque j’ai entendu un riff de guitare sensationnel. En moins de temps qu’il ne faut pour dire « waw », j’ai cavalé pour obtenir le nom de l’artiste… et ai fini par m’éclater le gros orteil du pied droit sur mon meuble en chêne. J’ai sautillé jusqu’au sofa, en tentant de mon mieux de retenir mes larmes et ai finalement eu le temps d’écouter toute la chanson. Cette chanson était « Don’t Stay », le groupe était Linkin Park et je suis restée devant mon écran télé pendant plus d’une heure pour les regarder « Live In Texas »


Il y a deux mois, le groupe californien a sorti « Burn It Down » : ce morceau était sacrément bon et m’a donné un super sentiment d’attente vis-à-vis de leur retour. A l’époque, je n’aurais jamais pu imaginer que je recevrais bien plus que ce à quoi je m’attendais. Maintenant que j’ai écouté tous les morceaux de « Living Things », « Burn It Down » me semble bien légère comparée à la force de ses autres chansons. Ou peut-être est-ce parce que j’ai déjà écouté « Burn It Down », disons… plus d’une centaine de fois depuis sa sortie ? Allez savoir…

Je n’ai jamais été fan de musique rap et de chanteurs qui me hurlent dans les oreilles. Sachant cela, moi aimant Linkin Park reste un des plus grands mystères me concernant. Dix ans et quelques séances d’introspection plus tard, je pense avoir découvert pourquoi je les ai accueillis à bras ouverts.
Les paroles de Mike Shinoda n’ont pas ce côté agressif et violent que la plupart des rappeurs ont ou, à tout le moins, il ne nous crache pas au visage les moments de déception de la vie au travers de mots qui font mal. Ajoutez à cela que ce type a toujours fait preuve d’une attitude positive, qu’il respecte les autres artistes et ne trimballe pas avec lui tous les clichés des rappeurs. Je ne peux qu’approuver les artistes qui font preuve d’une telle attitude.
Concernant la puissance vocale, l’ingéniosité de Linkin Park a été de mélanger ce que j’appelle du « chant normal » avec des chants plus puissants qui facilitent un peu les choses pour l’auditeur commun. La voix de Chester Bennington s’est incroyablement améliorée depuis « Hybrid Theory » et il est aujourd’hui évident que ce mec a une compréhension totale du fonctionnement de sa voix. J’ai vu la prestation du groupe au Rio+Social et sa façon de gérer « Lies Greed Misery » m’a tout bonnement laissée sans voix. Et pleine de respect. Que l’on aime le groupe ou pas, personne ne peut dire que ce type n’est pas un chanteur.
Depuis la sortie de « Minutes To Midnight », Mike est impliqué dans des parties de chants en plus de ses parties rap. Je ne sais toujours pas si l’on doit remercier Rick Rubin – qui, au passage, fait encore ici partie de l’aventure en tant que producteur – pour cela mais j’apprécie toujours ce partage entre Chester et Mike. Il y a un chouette truc qui se dégage de cette association et elle s’améliore à chaque nouvel album. « Castle Of Glass » et « Roads Untraveled » sont deux parfaits exemples de cette bonne collaboration vocale entre les deux membres du groupe.
Pour ceux qui auraient déjà écouté l’album ou scanné le net à la recherche de toutes les informations concernant la sortie de « Living Things », ce ne sera donc pas une surprise si j’écris qu’un autre membre a été emporté du côté chant de la Force. Mesdames et messieurs, Monsieur Brad Delson, généralement derrière une six-cordes, nous montre qu’il a une voix sur « Until It Breaks ». Et j’aime ça ! J'aime les bonnes surprises et celle-ci en est définitivement une.



En parlant de M. Delson, l’un d’entre vous a-t-il déjà ressenti un intense frisson parcourir son corps tout entier en écoutant une partie bien précise d’une chanson ? Ce type m’a déjà fait cet effet avec sa guitare. Deux fois. A la 3:24 de « Shadow of a Day » et la 2:40 de « Burning In The Skies ». Ai-je à nouveau eu ce frisson en écoutant « Living Things » ? Oh que oui. Essayez la 2:07 de « Roads Untraveled ». Ou faites-moi savoir si je suis simplement dingue.

Grâce aux DVDs qui accompagnent généralement les CDs, les reportages web, les chats LPU, les interviews, nous avons pu apprendre la façon dont ces six gars travaillent ensemble. Il a été très vite  évident que Linkin Park était constitué de six personnes TRES différents qui ont chacune leur point de vue, leur force, leurs expériences de vie… Toutes ces individualités sont rassemblées pour former un tout cohérent. Au final, je reste certaine que c’est en partie cela qui les rend si différents de tant d’autres. Chacun d’entre eux apporte quelque chose au groupe, chacun d’entre eux travaille dur pour trouver quelque chose qu’il n’a pas fait avant… que ce soit en musique, en paroles ou… en images. Tout cela sans oublier qui ils sont, d’où ils viennent et… surtout sans oublier que s’ils ne sont pas toujours d’accord entre eux, ils ont plus fort à six que seuls. Alors… le fait que je les aime n’est pas seulement lié à leur musique mais également à leur façon d’être.

Les garçons ont mentionné qu’ils avaient tenté d’apporter toute l’expérience acquise lors de la préparation de leur quatres autres albums studios pour créer quelque chose de nouveau. « Living Things » est effectivement un bon mélange de ce qu’ils ont apporté à leurs débuts (Lies Greed Misery, Victimized, Until It Breaks…) et de ce qu’ils ont sorti les années suivantes (In My Remains, Burn It Down…) et… ça marche !
« Burn It Down » nous avait déjà donné un indice comme quoi la bande était de retour avec une belle énergie et dès les premières secondes de « Lost In The Echo », cette énergie est déjà là et la dynamique reste présente à travers plusieurs morceaux.


Je vous ai déjà donné mon point de vue sur « Lies Greed Misery » en chantant les louanges des capacités vocales de Monsieur Bennington. « I’ll Be Gone » contient aussi une puissance vocale des plus intéressantes mais a un côté assez amusant : je suis tellement habituée à trouver du Linkin Park sur les BOs des films Transformers que je me suis dit « C’est celle-là, la chanson Transformers !! »… avant de réaliser qu’il n’y avait pas de film avec les robots de l’espace prévu avant… 2014. Les vieilles habitudes ont la vie dure !
« Victimized » est comme un coup de poing pris en pleine face de manière tellement rapide que tu n’as même pas le temps de réaliser ce qui s’est passé. Rapide est aussi l’adjectif qui qualifie le mieux le morceau… Un rythme rapide pour une piste trèèèèèèèès courte et ça, c’est ce que j’appelle une lueur d’inspiration !
« Roads Untraveled » me rappelle une autre chanson, écrite et chantée par Shinoda mais pas en tant que Linkin Park. Je ne suis même pas certaine que Mike réalise à quel point « Roads Untraveled » pourrait définitivement être la suite de l’histoire de la chanson « Where’d You Go » de Fort Minor. Je suppose que l’intro au piano m’a aidé à dresser un parallèle entre les deux chansons mais en fait, ce sont les paroles qui m’ont donné ce sentiment. Si « Where’d You Go » était une chanson parlant d’une personne dont l’amoureux était en permanence sur les routes et des conséquences de cette vie, j’ai vu « Roads Untraveled » comme étant une chanson du point de vue de cet amoureux après le départ de son âme-sœur, fatiguée de toujours attendre son retour. Moment dévastant… mais qui rend la chanson tellement belle à mes yeux !



D’autres chansons traitent également de ruptures ainsi que de trahison et de moments douloureux. Chansons pessimistes ? Oui, certaines d’entre elles. Linkin Park a toujours écrit sur des sujets douloureux pour le cœur, ce n’est pas nouveau, mes gens ! Mais ils sont aussi doués pour nous dire que parfois, on doit laisser aller certaines choses ou que nous sommes plus forts que l’on voudrait nous le faire penser… et ils le font avec des mélodies pleine de puissance.
Un album de Linkin Park ne serait pas un album de Linkin Park sans un morceau instrumental : « Tinfoil » est un joli petit bijou de 1:11. Son but principal est d’introduire la chanson de fin mais même seule, elle reste une belle mélodie.
Arrive ensuite la chanson de fin qui – sans surprise – est une ballade. Une chanson sur le fait d’être… « Powerless » (= impuissant). Finir l’album sur un tel adjectif est d’une ironie extrême… parce qu’il n’y a absolument rien d’impuissant à propos de cet album. C’est justement un album rempli de puissance.

Rempli de puissance mais court. 36 minutes de complet paradoxe. « Living things » est court dans sa durée mais ne le parait pas. Je me suis laissée emportée par ces 12 morceaux et ai complètement perdu la notion du temps. Et repoussé sur « play » dès que sont arrivées les dernières secondes de « Powerless ». De nos jours, certaines personnes se plaignent de la durée des albums et je ne sais toujours pas trancher sur ce qui est le mieux : avoir 36 minutes de bonne musique ou avoir votre groupe/artiste favori rajoutant 20 minutes de musique dont il n’est pas entièrement satisfait. Que se passerait-il si VOUS, en tant qu’amateur de musique, trouviez aussi ces 20 minutes… complètement inutiles ?
D’un autre côté – et ceci est un des points faibles de « Living Things » - j’ai été très déçue de découvrir qu’il n’y avait aucun DVD ou partie interactive avec cet album. Je suis très fan de ces DVDs car ils contiennent une sacrée masse d’informations sur l’élaboration de chacun de leurs albums. Je suspecte une future ressortie de l’album contenant ce que je désire tant et je DETESTE ces ressorties qui forcent les fans à acheter A NOUVEAU l’album… simplement pour avoir ce qui n’était pas dans la première édition qu’ils ont achetée.

J’ai encore quelques mots à dire concernant « In My Remains »… Il ne m’a pas fallu longtemps pour me rendre compte que celle-ci est un hit. Elle DOIT être sortie comme single ! Elle possède des paroles d’une grande force et une énergie décapante. Lorsque j’ai entendu « Bleed It Out » pour la première fois, ma première pensée a été que ce morceau serait d’enfer une fois joué en live. Je ne m’étais pas trompée : c’est une chanson qui permet aux spectateurs de ressentir un maximum de fun tout en chantant à gorge déployée. « In My Remains » aura le même effet. Je le vois. Je visualise et entend déjà la foule renvoyant aux garçons « Like an army falling one by one by one » (telle une armée tombant un par un…)… en n’en croyant probablement pas un mot. Les LP Street soldiers ne laisseront pas tomber leurs leaders aussi facilement. Les années passant et leur « armée » grandissante en étant les meilleures preuves.


Alors… quelles chansons sont mes préférées ? Et bien, les garçons de Linkin Park ont souvent, si pas toujours, réussi à trouver une faille dans des vies qui semblent tellement bien aux yeux des autres. Une faille à laquelle je peux parfois m’identifier. Une faille qui permet de réaliser qu’au bout du compte, nous sommes tous pareils… que nous soyons toujours à l’école, que travaillions dans une institution publique ou… que nous fassions partie d’un groupe ayant vendu des millions de disques. En poussant le développement un peu plus loin, avoir les garçons qui chantent tout haut les peines que j’ai (et que vous avez) ressenties parfois aide à passer au travers des moments les plus durs de la vie un peu plus facilement. Ecrire ici mes chansons préférées de « Living Things » - ou de tout autre album de Linkin Park – vous dévoilerait bien trop de choses me concernant. Et je ne suis pas prête pour ça. Pas encore…
Il existe une idée préconçue disant qu’écouter de la musique au son puissant vous rend plus nerveux. Pour tout vous dire, j’ai toujours écouté du Linkin Park lorsque j’étais en colère : leurs mélodies fortes mélangées à des paroles remplies de tristesse et de frustration ont cette incroyable faculté de me permettre d’évacuer mes propres frustrations… et de préserver dès lors ma tranquillité intérieure. Linkin Park écrit sur la vie. A propos de choses qui arrivent dans la vie de tous. Et du coup, le titre de cet album prend tout son sens.

Certains albums ont un effet énorme et instantané et lorsque l’on écoute ceux-ci, les mots viennent rapidement et facilement. Ils peuvent repartir tout aussi vite en raison des nombreux sentiments que vous avez à ce moment-là. En conséquence, la meilleure des choses à faire est d’écrire ces idées tout de suite. Je n’avais pas mon habituel carnet de notes lorsque j’ai écouté « Living Things » : j’étais dans un train et ai fini par écrire les idées que vous avez lu ici sur le premier papier que j’ai trouvé. Mon billet de train. La tête du contrôleur lorsque je lui ai dit « Attendez que je finisse ma phrase et le billet est à vous ! » valait de l’or ! :p


Quelle ironie, non ? J’ai découvert ce groupe alors qu’il me chantait « Don’t Stay » (Ne reste pas). On dirait que j’ai décidé de ne pas obéir et de rester près d’eux. Les six membres de Linkin Park ont définitivement laissé leur empreinte sur moi en ce jour de 2003. Musicalement. Mais au sens propre aussi. Savez-vous qu’à chaque fois que je marche pieds nus, il y a un craquement qui se fait entendre d’un de mes orteils. A votre avis... lequel ?


Tracklist :
Lost In The Echo
In My Remains
Burn It Down
Lies Greed Misery
I’ll Be Gone
Castle Of Glass
Victimized
Roads Untraveled
Skin To Bone
Until It Breaks
Tinfoil
Powerless


lundi 18 juin 2012

L'histoire de... "The Edge of Glory" (Lady Gaga, 2011)

L'an dernier, j'avais lu que Lady Gaga intégrerait l’équipe de Queen pour remplacer Freddie Mercury… L’information avait d’ailleurs amené les internautes à exprimer tant passion que haine sur la toile… Personnellement, je n’y croyais pas trop. Par contre, à l'époque, j’imaginais bien une collaboration à l'occasion de la sortie d’un album qui serait tombé pile poil à temps pour l’anniversaire des 20 ans de la mort du chanteur aux quatre octaves. Parce qu’après tout, Brian May est allé trainer ses chaussures et sa guitare en studio pour l’enregistrement d’un titre sur le dernier album de la new-yorkaise (« You and I »)…

Soyons fous un instant ! Imaginez un peu Lady Gaga et Springsteen en duo…
Euh… attendez un peu… Mince ! Y a moyen !! (Enfin... si on veut)

« The Edge of Glory », un des singles du dernier album du caméléon musical, doit une partie de son succès à la partie saxophone de la chanson… Partie assurée avec brio par Clarence Clemons. Clarence Clemons étant le saxophoniste attitré au sein du E Street Band, le groupe qui accompagne périodiquement Springsteen depuis des années lors de ses tournées…
Si Clemons est particulièrement connu pour son boulot avec Springsteen, il est tout de même un peu plus que ça… Il a apporté sa contribution sur des albums d’artistes aux styles parfois très différents : Gloria Estefan, Zucchero, The Four Tops, Joe Cocker, Roy Orbison ou encore Aretha Franklin…
Il est aussi apparu dans quelques films : le premier est d’ailleurs le « New York, New York » de Scorsese (1977). Rien que ça…
L’équipe des Simpsons a fait usage de sa voix comme narrateur de l’épisode de Noël de la onzième saison de la petite famille de Springfield (« Grift of the Magi », « Le Jouet qui Tue ») , épisode où, exceptionnellement, ce n’est pas Bart qui écrit sa punition sur le grand tableau noir mais… Lisa.

Au départ, "The Edge Of Glory" ne devait pas comporter de piste saxophone. Toutefois, Lady Gaga souhaitait donner à la chanson un petit côté Springsteen-esque et a donc ainsi fait appel à Clarence dans ce but…
C’est un fait assez connu, la Gaga aime généralement contrôler totalement tout ce qu’elle fait et a toujours une idée bien précise de ce qu’elle veut. Le réalisateur du clip vidéo de cette chanson claquera d’ailleurs la porte suite à ce comportement… Il est donc fort étonnant que par rapport à cet enregistrement, elle ait donné pour seule instruction à Clarence de jouer comme il le sentait, en y mettant du cœur… Mais le résultat est là : sans la partie sax, cette chanson n’aurait pas la même saveur !

Le contexte dans lequel a été écrit cette chanson est assez particulier : en 2010, Lady Gaga s’échappe quelques jours de sa tournée pour se rendre au chevet de son grand-père malade. Il décédera et lors de ses derniers moments, Gaga sera le témoin de la grande tendresse et émotion ressenties par deux personnes mariées depuis de nombreuses années lorsque l’un d’eux s’en va. De cette expérience est née "The Edge of Glory"…

La chanson a pris une double valeur le 18 juin 2011. Ce jour-là, Clarence, que Springsteen appelait affectueusement « C », nous quittait. Il y a tout juste un an aujourd'hui. Il y a fort à parier que Danny Federici, l’autre membre du E Street Band décédé en 2008 l’attendait à côté de Saint Pierre devant les grilles du Paradis le jour où il nous a quitté… "The Edge of Glory" sera l’une de ses dernières apparitions à l’écran…

Aaaah j'espère qu'ils s'éclatent tous les deux avec ceux qui sont déjà là-haut et qu'ils en font voir de toutes les couleurs au « Bon Dju »…