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mardi 9 mars 2021

Le 8 mars, c'est... compliqué. Parce que tout le monde a raison.


Hier matin, rendez-vous avec la Bagarre dans la Discothèque, comme dès que possible… 

Ce lundi, l’équipe a préparé des questions en relation avec la journée internationale de la f…, la journée internationale des dr…. Euh, enfin, la journée internationale du 8 mars, quoi. Vous voyez ? Non ? Oh allez… vous voyez laquelle ? 

Sous le couvert d’une entrée en matière sur le ton de l’humour (et du second degré, précisons-le), j’ai été interpellée par les diverses réactions que j’ai observées, à savoir plus de réponses sur l’appellation de la journée que sur les questions en elles-mêmes. La Bagarre dans la Discothèque s’est transformée en Bagarre dans les Commentaires pour déterminer si le 8 mars est la « Journée Internationale de la Femme » ou la « Journée Internationale des Droits de la Femme ». 

Où me suis-je située à ce moment-là par rapport au débat ? Honnêtement, nulle part… J’étais surtout extrêmement mal à l’aise parce que j’ai ressenti – alors que je suis moi-même femme ET féministe – énormément d’agressivité dans ces réactions. Ne pas être d’accord est une chose, le faire en attaquant sans arguments/sources décrédibilise – selon moi - la cause que l’on défend. 

Pour être honnête, je n’avais pas non plus la réponse à cette question mais brûlait par contre d’envie de la connaitre. Je me suis donc penchée sur de nombreux articles et sources pour en savoir plus sur le « Jour dont on aurait bien peur de prononcer le nom ». 

L’histoire du féminisme et de la lutte pour le droit des femmes est vaste et s’étend sur (presque) tout le globe : par exemple, la Belge Marie Popelin devient en 1888 la première Docteur en Droit de Belgique mais la juridiction refuse qu’elle prête serment en raison de son sexe. En conséquence, elle fonde en 1892 – notamment avec sa sœur, première diplômée en pharmacie de Belgique - la Ligue belge du droit des femmes.

 

Marie Popelin

En 1907, l’allemande Clara Zetkin est à l’origine de la première Internationale des Femmes socialistes. En 1910, durant la seconde édition, elle évoque pour la première fois dans un discours la création d’une « journée internationale des femmes », centrée sur l'obtention du droit de vote pour les femmes, et parvient à la faire voter. La première Journée de la Femme a lieu le 19 mars 1911 et pour l'heure, seuls 4 pays y participent. Les suffragettes feront bien entendu également avancer le mouvement, au travers de leurs nombreux sacrifices : grèves de la faim, emprisonnements... 

 

Clara Popelin (centre)


La lutte pour le respect des femmes ne date donc pas d’hier… Toutefois, d’un point de vue purement technique, la dénomination officielles des journées internationales (et mondiales) revient à l’ONU : les « journées » sont présentées à l’Assemblée générale par les différents Etats membres et validée officiellement par elle. Elle est donc l’organisme officiel en termes de dénominations. 

Les langues officielles de l’ONU sont au nombre de 6 : l'anglais, l'espagnol, le français, l'arabe, le chinois et le russe. N’ayant pas la prétention de maîtriser les trois dernières, penchons-nous sur les autres. 

La journée qui nous occupe aujourd’hui a été officialisée en 1977. Les anglophones désignent cette journée par International Women's Day, les hispanophones par Día Internacional de la Mujer : pas de notion de droits, donc. Pour les francophones, l’ONU reste également sur cette position mais… c’est tout de même un peu plus compliqué que ça. 

En 1982, la première journée est organisée en France, poussée entre autres par Yvette Roudy, Ministre au sein du tout jeune Ministère des… Droits de la Femme. Il n’est donc pas impossible que les deux causes se sont fondues l’une dans l’autre pour donner naissance à cette « Journée internationale des Droits de la Femme ». Si l’on s’en tient au sens « officiel » du terme, c’est donc la notion reprise par l’ONU qui prévaut mais l’autre a un jour pris son envol pour être utilisée dans de nombreux pays francophones. Les deux sont donc pleinement valides et chacun est libre de choisir l’un ou l’autre sans avoir… tort.

 

Yvette Roudy


Amusons-nous en continuant le raisonnement avec nos deux autres langues nationales : que se passe-il du côté des Néerlandais et des Allemands ? Les néerlandophones sont sobres : Internationale Vrouwendag (quoique sur Bruxelles, cette semaine toute entière est consacrée à des évènements dédiés aux droits de la femme). Les Allemands sont… prolifiques, on va dire : ils célébrent le 8 mars sous les appelations Internationaler Frauentag (journée internationale de la femme), Weltfrauentag (Journée de la lutte des femmes), Frauenkampftag (journée des combats des femmes), Feministischer Kampftag (journée des combats féministes) et Frauentag (journée des femmes). 

Le jury suédois nous glissera à l’oreille qu’eux célèbrent l’Internationella kvinnodagen (Journée internationale de la femme). 

Il est intéressant de réaliser que si l’on voit souvent des personnes rectifier dans le cas de la « Journée Internationale (du Droit) des Femmes », la question ne semble jamais se poser pour la « Journée Internationale des Hommes » (19 novembre). Cela est très probablement du parce qu’il existe déjà une « Journée internationale des droits de l'homme » (10 décembre). À mon sens, notre société prônant de plus en plus l’inclusion, il serait peut-être temps de penser à renommer celle-ci puisque dans ce cas, l’homme a un sens plus large que celle qui désigne l’être aux deux coucougnettes. 

J’ai aussi vu passer dans les commentaires plusieurs critiques vis-à-vis de l’ONU. Je ne m’étendrai pas sur le sujet, il n’est pas là. L’ONU a certes parfois manqué de compétences lors de certains événements (notamment lors du génocide au Rwanda en 1994, qui avait aussi coûté la vie à plusieurs de nos soldats belges, ou son manque d’organisation et de réactivité suite au tremblement de terre en Haïti en 2010) mais dans une structure aussi énorme, il est impossible que certains couacs n’apparaissent pas… Cela ne devrait pas être le cas mais il ne faut pas non plus être naïf. Ou naïve. 

Plutôt que d’attaquer l’ONU, il est intéressant de se pencher ce qu’il a apporté de positif dans la vie de nombreuses personnes, dans différents pays. Ils sont à l’origine d’organisations telles que l’UNESCO (qui promeut l'éducation, la science et la culture) ou l’UNICEF (qui contribue à l’amélioration de la condition des enfants).

Plus que de se battre avec la linguistique ou un élément textuel, il me semble plus important de poser des gestes pour contribuer à améliorer les droits des femmes. Même si on peut parfois faire avancer les choses avec des – ou un – mots, les actes sont parfois plus porteurs que les mots. Ce que l’ONU a fait en créant ONU Femmes en 2010 (Son nom est nettement plus porteur en anglais : The United Nations Entity for Gender Equality and the Empowerment of Women, càd Entité des Nations-Unies pour l'égalité des sexes et l’émancipation des femmes). Elle est à l’origine de la campagne HeForShe, lancée officiellement en 2014 par le discours impressionnant de l’actrice Emma Watson, qui compte parmi les plus forts que j’aie jamais eu l’occasion d’écouter et le plus proche de ma définition personnelle du féminisme.

 

 

Sinon, vous pouvez toujours faire un beau doigt d’honneur au premier c*** ou à la première c**ne qui vient vous balancer que « eh, c’est ton jour aujourd’hui, t’es dispensée de vaisselle ! C’est cool, nan ? ». Un geste a parfois plus de poids qu’un mot, je disais donc…  

Nous pouvons tous être des militants pour le droit des femmes… mais personnellement, je préfère le faire à la façon de Rosa Parks. Sans hurler. Sans agresser. J'évoquais d'ailleurs ce pan de l'histoire dans un autre article, écrit en 2013.

 

Rosa Parks


Il est donc forcément logique que mon choix de réponse à la question du jour « Quelle est la plus belle chanson qui évoque une grande personnalité féminine de l’Histoire ? » ait été influencé par elle.

 



mardi 28 avril 2020

The Stairs ou… la meilleure chanson d’INXS (X, 1990)



Au détour d’un post innocent sur Facebook afin de répondre à une question musicale m’étant adressée, deux autres intervenantes ont joint la conversation et ont fini par faire virer le post en version parallèle de la Bagarre dans la Discothèque de l’émission Entrez sans Frapper (La Première). Précisons par ailleurs que nous sommes toutes les trois des participantes régulières de ce jeu musical qui active tes neurones et élargit tes connaissances musicales.

Miss K propose donc une question « Quelle est la plus belle chanson d’INXS qui pourrait être proposée à Jérôme Colin (nda : chef d’orchestranimateur d’ESF) pour une prochaine émission ? ». Miss C surenchérit en demandant d’argumenter ce choix.

Ma réponse ? « The Stairs. Point barre. Et j'ai l'argumentation sans souci. Parce que je l'aime cette chanson. […] (Et c'est vrai qu'on ne passe jamais assez d'INXS sur La Première, j'dis pas ça pour influencer, hein... J'pose juste ça là...) ».

Ma réponse est-elle subjective ? Absolument.
Est-elle dès lors non recevable ? Ah, nenni. Pas si j'explique pourquoi elle est si belle…

Quelle est la particularité de la chanson en général par rapport à d’autres formes d’art ? L’association entre une mélodie ET des paroles.
Quelle est la particularité d’une chanson-bonheur ? La combinaison entre LA mélodie et LES paroles par-fai-tes. Et un frisson.
Bon allez : la chanson !



Tenez, la mélodie de The Stairs, par exemple. Une crescendo, une belle comme je les aime. On démarre la chanson au synthé. Calme, soft. Arrive doucement, en arrière-fond mais bien là, une touche de guitare. Doucement, pas besoin de se presser. Ensuite, un peu de batterie mais on continue dans la douceur. Un soupçon de percussions que la basse rejoint. Voilà… Nous sommes à la 30e seconde et tous nos instruments ont fait leur apparition. Pendant 30 nouvelles secondes, ils s’apprivoisent, apprennent à se connaitre. Et puis, la guitare décide de prendre un peu d’autonomie… Premier frisson.
Une minute dix-neuf, une seule et unique note de basse dit à la batterie d’enchaîner, emportant un brin la rythmique de la chanson vers quelque chose de plus énergique. Deuxième frisson. Déjà là, je sais que je ne vais pas y échapper…
Une minute quarante. C’est le temps qu’il faut attendre avant d’entendre la voix de Michael Hutchence. Un temps de dingue que je ne vois pourtant pas passer tellement je suis envoûtée par la mélodie. La voix étant un instrument à elle seule, celle d’Hutchence semble elle aussi guider les instruments vers de nouvelles étapes de la chanson, tantôt avec douceur, tantôt avec un peu plus de puissance… Avec, aussi, le lot de frissons que sa voix de velours a toujours eu sur moi.
Cette chanson, rien qu’à sa mélodie, donne l’impression que chaque instrument a une vie propre, une chose à dire. Qu’ils sont tendresse mais rage aussi.
Presqu’au bout de trois minutes, Hutchence leur rend leur liberté pour les laisser à nouveau s’exprimer : batterie, basse, guitare, percussions… Chacun veut nous dire une dernière chose avant que la chanson ne s’éteigne. Hutchence les rejoint une dernière fois pour le refrain avant que tout ce beau monde ne ferme boutique alors que toi, tu voudrais que ce morceau dure jusqu’à plus soif.

Et les paroles alors ? Aaah les mots ! Difficile d’expliquer la beauté de mots avec d’autres mots mais… essayons. Commençons par préciser que Michael Hutchence considérait ce titre comme sa chanson la plus ambitieuse et qu’elle est apparemment la préférée d’Elton John issue du catalogue du groupe.
The Stairs (Les Escaliers) parle des hommes et de leurs vies, de leurs peurs, de leurs passions, de choix à faire… mais en incluant le tout dans un paysage urbain. Paysage où quels que soient la rue, le bâtiment ou l’étage, nous continuons à passer les uns à côté des autres sans nous voir alors qu’en fait, nous partageons tous le même espace, nous avons tous des mouvements – des histoires - identiques. Le message est sous-jacent mais bien là : on est tous ici, ensemble sur la même planète ; posons-nous deux secondes et prenons le temps de réfléchir à ce que nous sommes, ce que nous voulons et… à voir les autres autour de nous. À voir que nous ne sommes pas seuls. Et à un peu plus communiquer entre nous, pour tout dire.
Voilà toute la beauté des mots de cette chanson : elle te laisse voir ce que tu veux et tu ne peux pas t’empêcher de t’interroger, voire de la lire avec des niveaux différents, comme ces étages qui défilent dans l’ascenseur. Loin d’être moralisateur, Michael Hutchence te dit ce que lui voit. À toi de choisir ton chemin…

The Stairs a presque trente ans d’existence. Aujourd’hui, au moment où bon nombre de gens sur notre planète sont confinés dans des buildings, où l’on doit se tenir à distance les uns des autres, ces paroles prennent assurément encore un tout autre sens. Comme une petite claque. Comme une piqûre de rappel de notre humanité qui perd parfois ce côté humain… Un comble quand on lutte contre un méchant virus qui vole des vies par milliers.

Au-delà de la mélodie et des paroles, il y a aussi les hommes qui se cachent derrière The Stairs, à savoir INXS, six Australiens. Composé et écrit par Andrew Farriss et Michael Hutchence, le tandem créatif du groupe, le titre est inclus sur X, leur septième album, mais n’est malgré tout jamais sorti en single à grande échelle. 
Six mecs qui ont fait les beaux jours des années 80 et du début des années 90. 
Six types qui ont, en 1990, rempli le célèbre stade de Wembley. Quatre soirs d’affilée. Encore aujourd’hui, certains artistes ne peuvent pas se vanter d’en avoir fait autant. Et ne pourront probablement jamais le faire. 


Si l’écoute des albums fait du bien, cela reste en live – comme souvent ! - que le groupe démontre toute ses harmonie et talent. Encore aujourd’hui, après dieu sait combien de concerts, c’est celui d’INXS qui reste le plus fort. Parce que c’était mon premier ? Probablement. Mais aussi parce que voir ces six-là avoir autant de plaisir à être ensemble sur scène et avec nous, ça ne s’oublie jamais.

Par chance, The Stairs a été capturée en images en 1991, lors d’un autre concert à Wembley, encore plus vibrante que la version album. On notera à la 02:53 ce magnifique "je chope un nouveau stick, j'envoie l'autre valser et vous avez rien vu, hein ?" par l'excellentissime Jon Farris. Image particulièrement bien attrapée par David Mallet, réalisateur du concert. La fan de batterie en moi a fait son trip rien qu’avec ces deux secondes-là. :D



The Stairs… Cette chanson, tu peux me la passer 25 ou 50 fois, ce seront 25 ou 50 fois où je vais avoir les poils des bras et de la nuque qui se dressent d’un frisson, comme une décharge électrique sans douleur, comme une impression de bonheurs dont on veut encore... Parfois, tu sais pourquoi, tu sais l’expliquer et mettre des mots dessus (comme je le fais ici) mais pas toujours… C’est juste un frisson. 
Si toi aussi, tu as déjà ressenti ce gros méchant frisson, alors je pense que tu as trouvé ta ou tes chansons-bonheur. Parce que ton corps, lui, t’aura physiquement fait ressentir cette combinaison d’une mélodie et de paroles… parfaites.

Hier, alors que j’écrivais cet article, Miss K. et Miss C. ont animé mon mur Facebook pendant la soirée. À coups de GIFs déments, de références cinéma, de vannes bien placées et de quelques musiques de bon cru. Résultat : j’ai oscillé entre écriture sérieuse et gros fous rires. On peut donc dire que les délires de Miss K. et Miss C. auront apporté plus de soleil hier soir que ceux qui semblent un tantinet développer des attitudes anxiogènes face à un confinement un peu compliqué. (Je juge pas, chacun vit son confinement comme il peut – ou comme il veut ? - après tout !)

Morale de l’histoire : je maintiens qu’on entend jamais assez d’INXS sur les ondes radios pour frissonner de bonheur et qu’il ne faut jamais sous-estimer la puissance du tandem K. C. &… the Sunshine Band pour égayer un confinement!


vendredi 21 février 2020

L’histoire de… Clint Eastwood (Gorillaz, 2001)


Morale de l’histoire : quand on te demande de parler d’un titre dont on ne retrouve rien dans les lignes de texte, tu finis avec tout (et rien ?) dans un texte. Du cinéma, du Canal Plus, de la Britpop et beaucoup BEAUCOUP de dessins animés…

Dans les questions du jour d’Entrez Sans Frapper, on avait « Quelle est la plus belle chanson dont le titre n’est pas prononcé dans les paroles » ? Fèrdèk, va falloir un peu se creuser la tête, là…

Les Beatles ? Les Stones ? Ah ! Y a Faint des Linkin Park ! Nan, pas encore prête à parler des LP de suite. Our Lawyers Made Us Change The Name Of This Song So We Wouldn’t Get Sued des Fall Out Boy? Pas grand-chose à dire, cela dit… Oh! Les Stereophonics avec Dakota! Mmouais mais j’ai déjà parlé d’eux il y a quelques semaines… OH ! Je sais ! Hein ? NAN ! Même si je reste fan de leur The Scientist et qu’il s’agit probablement du groupe avec le plus grand nombre de chansons au titre ‘orphelin’ (Arabesque, Viva la Vida, Adventure of a Lifetime, Hymn for the Weekend, Amsterdam), on ne parlera pas des Coldplay !

Aujourd’hui, nous allons parler de… Gorillaz ! Avec son Clint Eastwood. Parce que jamais le nom de l’illustre acteur/réalisateur/compositeur n’est cité dans la chanson du groupe British. Bon, la chanson ne parle non plus de lui, en fait…

Alors pourquoi un titre pareil si c’est pour ne pas parler du sujet ? Tout simplement parce que tout repose sur une partie de la mélodie. En effet, le leader de Gorillaz, après création de cette dernière, lui trouvait un air du thème du film The Good, The Bad and The Ugly, composé par Ennio Morricone. Et c’est vrai qu’à se pencher plus près sur les notes, on ne peut pas nier ce petit « air de »…



Mais qui se cache donc derrière Gorillaz ? Aux débuts du groupe, cela est un peu resté un mystère et pour le public, il s’agissait juste d’un groupe de 4 individus (2-D, Murdoc, Noodle, Russel) représentés par les personnages de dessins animés de leurs clips Mais les fans de Britpop ne sont pas dupes : ils ont vite reconnu la voix de Damon Albarn, le chanteur de Blur. Et de fait, c'est bien lui! Mais pas tout à fait seul. Gorillaz, ce n'est pas quatre personnes mais... deux : Damon Albarn et Jamie Hewlett, dessinateur qui a donné vie à ces personnages. Si le trait de dessins vous semble familier, c'est peut-être parce que vous auriez déjà eu entre les mains la bande dessinée Tank Girl, dont il est l'un des deux papas. En parlant de « papa », la beau-papa de Hewlett n'est pas non plus un illustre inconnu. Paul Persavon a composé les génériques des dessins animés X-Or, Clémentine, Lady Oscar ou encore Cobra. Mais c'est aussi et surtout un nom d'emprunt. Celui de… Antoine De Caunes. 




Albarn et Hewlett ont cogité sur le concept de Gorillaz alors qu’ils étaient colocataires, fin des années 90. A l’époque, ils se connaissent déjà depuis presque 10 ans : Graham Coxon, le guitariste de Blur, était un admirateur du boulot de Hewlett et lui avait proposé une interview du groupe pour le magazine Deadline, magazine dans lequel était publié Tank Girl. Une rencontre pleine de ressources insoupçonnées qui se révéleront avec Gorillaz.

Bien entendu, si le duo est capitaine de son bateau virtuel, l’oreille avisée entendra, dès l’écoute de plusieurs morceaux de Gorillaz, d’autres voix. La force de Gorillaz, c’est justement aussi tous les featuring d’artistes provenant parfois d’univers musicaux très différents : pour Clint Eastwood, il s’agit du rappeur américain Del the Funky Homosapien ; pour Feel Good Inc, le groupe de hip hop De La Soul ; pour Kids with Guns, on retrouve Neneh Cherry et ils s’offrent même le luxe d’une collaboration avec Lou Reed sur Some Kind of Nature. Plus récemment, Gorillaz s'est offert les services de Rag'n'Bone Man sur le morceau The Apprentice et de Snoop Dogg sur Hollywood. Noel Gallagher vient également faire une petit coucou en 2017 sur le morceau We Got The Power. Quand on sait que Gallagher et Albarn appartenaient chacun partie de groupes britpop (Oasis et Blur) qui se faisaient régulièrement la guerre des hit-parades dans les 90's, c'est gag!



A l’aide de ses 4 bonhommes animés et de son clip Clint Eastwood, Gorillaz a popularisé en 2001 le concept de virtual band : un groupe dont on ne connait pas le visage et qui vit au travers de personnage(s) animé(s). Ils ne peuvent cependant pas proclamer avoir lancé le genre puisque le premier virtual band est né en… 1958. Ce groupe s’appelle… Alvin et les Chipmunks. Vous savez, les ptits rongeurs qui chantent comme s’ils avaient avalé de l’hélium ?
Cela dit, je parie que bon nombre d’entre vous connaissent au moins un, voire deux virtual band… L’un d’entre eux a littéralement bercé mon enfance et donné le gout du chant, c’est dire ! Il m’a aussi permis d’appliquer en pratique la phonétique, en essayant de prouver au monde entier qu’à 9 ans, j’étais tout à fait capable de chanter en anglais. Personne n’y a cru.
Bref… Qui se souvient du dessin animé Jem & les Hologrammes ?  



Un autre virtual band associe carrément deux genres artistiques : la bande dessinée ET la télévision. En 1941 sort le premier comic book racontant les aventures d’Archie Andrews et de ses amis (dont Josie et les Pussycats, qui donneront naissance à un film), aventures qui existent encore aujourd’hui, presque 80 ans après l’apparition du rouquin de Riverdale. Le succès du comic book est tel qu’un dessin animé voit le jour en 1968, où Archie, Betty, Jughead et le reste de la bande sont… un groupe musical. Une nouvelle série – avec des êtres humains cette fois, dont le défunt Luke « Beverly Hills 90210 » Perry faisait partie – a vu le jour en 2017 et intègre un épisode musical dans sa saison 3. Si les chansons de cet épisode ne sont pas marquantes, un titre du dessin animé de 1969 a, lui, connu nettement plus de succès…



Le truc de dingue avec Gorillaz et tout particulièrement cette chanson qui les a lancés, c’est qu’à priori, elle avait tout pour me taper sur les nerfs. Ce côté nonchalant du chanteur, c’est le même genre de truc qui fait que la Alors On Danse de Stromae me donne envie de casser la radio dès qu’elle passait. C’est d’ailleurs toujours le cas, en fait. Et pourtant… et pourtant, dès la première écoute, j’avais adoré. J’ai tout autant aimé les morceaux Dare, On Melancholy Hill ou Dirty Harry. Et oui, cette dernière est également une référence à l’acteur et un de ses plus grands rôles et se veut une sorte de suite de Clint Eastwood. Et, oui, dans ce morceau-là aussi, les paroles ne comportent pas non plus le titre…



Bref, Gorillaz, ça passe bien chez moi ! Leurs vidéos sont de chouettes petits bijoux animés et leurs chansons sont assez cool à écouter quand on écrit une chronique…

Début de cette année, le groupe s’est lancé dans un nouveau projet, Song Machine, qui laisse présager de bonnes choses pour 2020. Cette fois, Gorillaz montre son vrai visage et l’on voit Damon Albarn travailler avec slowthai & Slaves sur un morceau (pour un futur album ?). Et nos 4 personnages alors ? Rassurez-vous… ils ne sont jamais bien loin. ;)



mercredi 22 janvier 2020

L'histoire de... Orianthi



Morale de l’histoire : pourquoi donner une seule réponse quand on peut faire un doublé dans la foulée ?

Dans les questions du jour d’Entrez SansFrapper, on avait notamment « Quelle est la plus belle chanson d’une artiste dont le nom se résume à son prénom » ?

Ouh… plein de possibilités ! Enya, Sia, Adele, Anastacia, Lorie, Dido, Angunn, Dalida, Rihanna, Beyoncé, Dorothée, Shakira, Björk… On peut aussi ajouter Duffy, Morrissey, Grégoire ou encore Mika sauf que… non. Parce qu’on parle d’unE artiste, une femme donc. Et un nom de stage qui est juste le prénom et donc pas le nom de famille. Coquins, les cocos d’Entrez Sans Frapper !

Il ne m’a pourtant fallu que 2 minutes montre en main pour écrire Orianthi. Pourquoi elle ? Parce que pour dire les choses platement, Orianthi appartient à cette catégorie de gonzesses auxquelles on file une six cordes avec laquelle elles vous atomisent tout sur leur passage. Dans cette catégorie, j’ajoute Joan Jett et Susan Tedeschi pour avoir le tiercé gagnant.



Mais revenons à Orianthi. Née Orianthi Penny Panagaris, la jeune femme est d’origine grecque mais… Australienne. Hasard du calendrier et sans en avoir connaissance, j’ai choisi d’évoquer son nom dans le jeu de la « ratchio » le jour où elle fêtait ses 35 ans ! Bon anniversaire, Mademoiselle !
La musique, elle est tombée dedans étant petite : elle commence le piano à 3 ans avant de se tourner vers la guitare, instrument que maitrise également son papa. Guitare acoustique dans un premier temps, électrique dans un second temps. A force de gratter la guitare, alors que ses copains sont en train d’user leurs pantalons sur les bancs de l’école et de vivre une adolescence classique, elle fait des scènes. Elle commence les années 2000 en faisant glisser ses doigts sur la guitare aux côtés de Steve Vai. Mais la personne qui va lancer sa carrière et la mettre en avant, c’est Carlos Santana. Le célèbre guitariste n’hésite pas, lors d’une interview, à dire au journaliste que s’il voulait un jour passer le bâton au moment de raccrocher, elle serait son premier choix. Pas mal quand on sait qu’il parle d’une jeune femme d’à peine 20 ans !



Elle sort son premier album, Violet Journey, en 2007 et… s’occupe de la quasi entièreté de l’album toute seule : guitares, voix, batterie… elle produit même l’opus elle-même !

Pour son second album, Believe, sorti en 2009, elle ne travaille plus seule et s’entoure notamment des producteurs Howard Benson et Ron Fair. Juste pour donner le ton, le premier a bossé avec Hoobastank, Sepultura et a à son actif l’album Three Cheers for Sweet Revenge, l’album qui a lancé la carrière de My Chemical Romance (qui est apparemment de retour après 7 ans d’absence !). Ron Fair, lui, a produit les morceaux Big Yellow Taxi des Counting Crows, Speechless de Lady Gaga ou encore plusieurs morceaux des Black Eyed Peas, période Fergie. Sur cet album, Orianthi retrouve Steve Vai pour Highly Strung. Ça chante pas mais waw, hein !



Pour son dernier album solo en date, baptisé Heaven in this Hell, elle travaille avec rien de moins que Dave Stewart. Oui oui LE Dave Stewart d’Eurythmics ! Sorti en 2013, il contient quelques chouettes pépites à se mettre sous la dent, dont la chanson-titre.
Parce que bon, faut quand même avouer… Orianthi, ce n’est pas qu’une paire de mains sur une guitare : du haut de son petit mètre 65, vocalement, c’est aussi du costaud ! Tenez, suffit de l’écouter au début de cette Heaven on Hell.   



Si je parle d’elle avec confiance et – avouons-le – une certaine admiration, c’est tout simplement parce que je l’ai déjà vue en action. Un jour de juillet 2012, au festival Suikkerock. Au-délà du côté un peu gag d’avoir deux Hells Angels qui nous ont proposé de tenir notre parapluie (et de s’y abriter par la même occasion) alors que toutes les vannes du ciel s’étaient ouvertes sur la grand place de Tirlemont, nous avons passé 2 bonnes heures en compagnie d’Alice Cooper et de ses musiciens. Dont elle. Dont j’ai difficilement pu détacher les yeux tellement je l’ai trouvée charismatique et envoutante. Et talentueuse. Son solo reste encore aujourd’hui un des meilleurs solos de guitare auxquels j’ai eu droit en des années de concerts. Et ça devait ressembler à quelque chose du genre :


Parce qu’un autre truc épatant chez elle, c’est le nombre de collaborations/sollicitations qu’elle a à son actif. Elle a collaboré à la reprise de Whole Lotta Love sur l’album éponyme des Hollywood Vampires (2015), à la superbe reprise de Stairway to Heaven sur l’album Stronger with Each Tear de Mary J. Blige ou encore au morceau Sleepwalker, sur le premier album d’Adam Lambert (2009).



En live, mis à part Alice Cooper que je viens de citer, elle apparait notamment en 2010 à une cérémonie d’hommage aux guitares Les Paul, aux côté de Rick Nielsen, le guitariste de Cheap Trick et Brian Ray, qui accompagne Paul McCartney depuis maintenant 20 ans. Johnny B. Goode, (I Can’t Get) No Satisfaction… Fun !



On la retrouve également e, 2017 aux côtés de Melissa Etheridge où elle rivalise de talent avec Miss E. et Lindsay Ell sur le classique You Can Rock Me Baby de BB King.



En 2014, elle rejoint Richie Sambora, l’ex-guitariste de Bon Jovi, pour sa tournée. De cette belle complicité naîtra le projet RSO (leurs initiales) et un chouette album, Radio Free America (2018).



Mais elle aurait aussi normalement dû avoir dans son CV un autre artiste, un Roi. Mais le destin en a décidé autrement. Et c’est ici que j’arrive avec le doublé dont j’ai parlé puisqu’une autre question de la Bagarre mentionnait Michael Jackson et nous demandait de choisir ce qui était pour nous la plus belle chanson de Thriller, réponse à laquelle j’ai volontairement triché en répondant que la plus belle chanson était la grande plage audio de 42:19, découpée en 13 parties.
En 2009, une prestation aux Grammys ouvre à Orianthi les portes de la prochaine tournée de Michael Jackson. Elle fera partie de l’équipe des musiciens et on la verra notamment répéter Beat It, le premier morceau de la face B de… Thriller.



Si les fans du King of Pop n’auront pas eu l’occasion de la voir gratter sur sa guitare, preuve est avec cet article qu’il existe bien d’autres artistes qui permettent d’apprécier son talent. Même si, finalement, Orianthi se suffit aussi très bien à elle-même grâce à sa voix et sa six cordes.

Orianthi est actuellement en train de travailler sur un nouvel album, qui sera sobrement baptisé O, avec Marti Frederiksen à la production. Sachant qu'il a notamment travaillé avec Aerosmith... ça promet!

Allez, je vous en remets une dernière pour la route : un trio entre Orianthi, Billy Gibbons des ZZ Top et une autre gonzesse dont le talent mérite teeeeellement qu’on aille y jeter un oeil, une autre ZZ, tiens : ZZ Ward.








jeudi 16 janvier 2020

L’histoire de… la BO de Basketball Diaries (Scott Kalvert, 1995)



Morale de l’histoire : Leonardo DiCaprio… ben… l’est IMmortel, lui, dites donc !

La question « Quelle est la plus belle chanson tirée d’un film avec Leonardo DiCaprio », dans l’émission Entrez Sans Frapper du jour, elle était rude, quand même. Trente ans de carrière, plus de 40 films, vaste contrée que la filmo du quadra !

Spontanément, j’ai repensé – comme la moitié de la planète « Bagarre discothèque » - à la chanson du Titanic. Mais si on veut être original dans la réponse, choisir celle-là, c’était se tirer une balle dans le pied. Ou couler à pic. Avec ou sans gros bateau.

J’ai aussi resongé à Lovefool des Cardigans et à la douce voix de Nina Personn dans Romeo + Juliet (1996) de Baz Luhrmann avant de rapidement passer sur la bien fun I'm Shipping Up to Boston des Dropkick Murphys utilisée dans The Departed (2006).



Dans ce film, Leo est bien entouré : entre Matt Damon et le grandiose Jack Nicholson, il a affaire à du lourd. On y a aussi Martin Sheen, Alec Baldwin ou encore Mark Wahlberg. Tiens... en fait, c’était d’ailleurs la seconde fois que Mark et Leo bossaient ensemble sur un projet. Pour la fois précédente, il fallait remonter 11 ans dans le passé et aux débuts de Walhberg au cinéma, avec le film Basketball Diaries (1995), réalisé par Scott Kalvert. Un film qui, quand on se penche sur certains aspects ou connexions est un tantinet… euuhh… mortel ?

Son sujet, déjà. Le film raconte l’histoire de Jim Carroll, adolescent turbulent, et de ses amis d’école, guère moins indisciplinés que lui. S’ils sont passionnés par le basketball, Jim a un petit plus : il tient un journal intime dans lequel il raconte ses aventures, écrit ses pensées… Une mauvaise rencontre l’entraînera, lui et ses amis, vers une descente aux enfers… de la drogue. Le film, basé sur le livre du même nom, n’est pas une fiction et relate la véritable histoire de son auteur et du chemin parcouru. Gai, quoi. Je me souviens avoir lu le livre à l’aube de la vingtaine et avoir été autant marquée par la lecture du journal de Jim que par l’interprétation de DiCaprio, appréciée dans une salle sombre de cinéma.



Ensuite, si DiCaprio démontrait déjà à 20 ans qu’il était un bon choix, ce n’était pourtant pas à lui que le réalisateur avait pensé pour le rôle. Quelques années plus tôt, l’acteur convoité pour le rôle n’était autre que River Phoenix mais malheureusement, ce dernier est mort le 31 octobre 1993, des suites d’une… overdose. River Phoenix avait lu le livre de Carroll et avait émis à plusieurs reprises l’envie d’incarner le jeune homme à l’écran mais n’en aura pas eu l’occasion. Le décès de Phoenix aura profité – si l’on peut dire – plus d’une fois à DiCaprio puisque c’était aussi lui qui était pressenti pour incarner Rimbaud dans Total Eclipse. James Cameron a avoué il y a quelques années avoir écrit le personnage de Jack Dawson de Titanic avec River en tête. Je reviendrai en fin d’article sur une autre connexion DiCaprio/Phoenix assez amusante…

Si l’on se penche sur la BO de Basketball Diaries, c’est également plutôt druggy! Coïncidence ou non, quelques fines allusions sont également glissées à propos de Phoenix.
On y trouve Star du groupe The Cult mais saviez-vous que, pendant quelques mois, le groupe a joué sous le nom de… Death Cult. Sur l’album The Cult, qui contient Star, on retrouve également Sacred Life qui mentionne River dans les paroles.


Flea, bassiste des Red Hot Chili Peppers, écrira I’ve Been Down spécifiquement pour le film. Le musicien, ainsi que ses potes du groupe, n’est pas étranger au monde de la drogue, avouant que ces dernières ont fait partie de sa vie pendant de nombreuses années. En 2018, il écrira un article sur le sujet dans Time Magazine, en espérant sensibiliser les jeunes aux dangers de la drogue. Flea avait travaillé avec River Phoenix et Keanu Reeves sur My Own Private Idaho (1991) de Gus Van Sant et c’est lui qui était dans l’ambulance qui a emmené le comédien à l’hôpital vers son destin tragique.



On retrouve également sur la BO Riders on the Storm, interprétée par The Doors, dont le leader, Jim Morrisson, n’était pas non plus contre un ptit cocktail de médocs pour la journée. Le chanteur entrera dans le cercle mythique des 27 en 1971. Aucune autopsie n’ayant été réalisée, la cause officielle de son décès est une crise cardiaque mais nombreux sont ceux qui pensent qu’elle aurait été induite par un « ptit coup de pouce ».



Enfin, Soundgarden apporte sa Blind Dogs, au riff de guitare bien senti. Chris Cornell, le chanteur du groupe, a une histoire quasi similaire avec Jim Carroll puisqu’il est lui-même tombé dans la drogue à un très (trop !) jeune âge. Elevé dans un entourage toxique, il démarrait déjà mal dans la vie… Bien qu’ayant toujours eu de rudes épreuves à traverser, Cornell semblait sorti d’affaire mais un autre mal, la dépression, l’a également accompagné une bonne partie de sa vie. En 2017, il est retrouvé mort dans sa chambre d’hôtel, privant ainsi le monde d’une sacrée put… de voix.



Enfin… Jim Carroll s’associe à Pearl Jam pour le titre Catholic Boy, à entendre en début de film. Avant Pearl Jam, le guitariste Stone Gossard et le bassiste Jeff Ament faisaient partie d’un groupe baptisé Mother Love Bone. Lorsqu’Andrew Wood, leur chanteur, finit en état de mort cérébrale suite à une overdose, il sont dévastés. Ils sont approchés par Chris Cornell qui veut leur offrir quelques chansons en hommage à Wood. Ces quelques notes et mots donneront naissance à un superband, Temple of the Dog,  le temps d’un album. Sur ce dernier, un chanteur apporte sa contribution : il s’appelle Eddie Vedder et apportera ses formidables charisme et voix à Pearl Jam.



Jim Carroll a sorti Basketball Diaries en 1978, à 29 ans, peu de temps après être devenu clean. Mais la vie après la drogue est un terrible combat qu’il a continué à mener jusqu’à la fin de sa vie. Carroll a exploré le monde de la littérature (il a sorti une suite à Basketball), de la poésie, de la musique… Il s’est éteint en 2009, à 60 ans, le cœur fragilisé par une high life mais en laissant une trace de son passage sur terre avec son œuvre.

Pour en revenir à DiCaprio, dont la BO des films permettrait à elle seule de faire une playlist Spotify, il a pourtant démarré sa carrière dans le monde de la télé. Notamment dans la série Parenthood, tirée du film du même nom réalisé par Ron Howard. Il a alors 16 ans et y joue Garry, jeune ado au sein de la famille Buckman. Dans le film d’Howard, le rôle était joué par… tiens, tiens… Joaquin Phoenix !



S’il est bien deux acteurs au talent certain et aux rôles éclectiques, ce sont ces deux-là. Et pourtant, l’Académie des Oscars a toujours semblé les (et nous !) faire languir pour leur attribuer la célèbre statuette. Il aura fallu attendre 5 cérémonies avant que DiCaprio ne l’obtienne pour son rôle dans The Revenant en 2016. Joaquin, lui, en est à trois et n’a toujours pas gagné. Mais qui sait ? Dans moins d’un mois, la 92e cérémonie aura lieu et révélera ses gagnants. Le film le plus nominé est Joker. Dont la nomination pour le meilleur acteur pour Phoenix. Catégorie dans laquelle il devra affronter Adam Driver, Antonio Banderas, Jonathan Pryce et… Leonardo DiCaprio. Cela promet un beau match !