Morale
de l’histoire : quand on te demande de parler d’un titre dont on ne retrouve
rien dans les lignes de texte, tu finis avec tout (et rien ?) dans un
texte. Du cinéma, du Canal Plus, de la Britpop et beaucoup BEAUCOUP de dessins
animés…
Dans
les questions du jour d’Entrez Sans Frapper, on avait « Quelle est la plus belle chanson dont le titre n’est
pas prononcé dans les paroles » ? Fèrdèk, va falloir un peu se
creuser la tête, là…
Les Beatles ?
Les Stones ? Ah ! Y a Faint
des Linkin Park ! Nan, pas encore prête à parler des LP de suite. Our Lawyers Made Us Change The Name
Of This Song So We Wouldn’t Get Sued des Fall Out
Boy? Pas grand-chose à dire, cela dit… Oh! Les Stereophonics avec Dakota!
Mmouais mais j’ai déjà parlé d’eux il y a quelques semaines… OH ! Je sais !
Hein ? NAN ! Même si je reste fan de leur The Scientist et qu’il s’agit probablement du groupe avec le plus
grand nombre de chansons au titre ‘orphelin’ (Arabesque, Viva la Vida, Adventure of a Lifetime, Hymn for the Weekend, Amsterdam), on ne parlera pas des
Coldplay !
Aujourd’hui,
nous allons parler de… Gorillaz ! Avec son Clint Eastwood. Parce que jamais le nom de l’illustre
acteur/réalisateur/compositeur n’est cité dans la chanson du groupe British. Bon,
la chanson ne parle non plus de lui, en fait…
Alors
pourquoi un titre pareil si c’est pour ne pas parler du sujet ? Tout
simplement parce que tout repose sur une partie de la mélodie. En effet, le
leader de Gorillaz, après création de cette dernière, lui trouvait un air du
thème du film The Good, The Bad and The
Ugly, composé par Ennio Morricone. Et c’est vrai qu’à se pencher plus près
sur les notes, on ne peut pas nier ce petit « air de »…
Mais qui se cache donc derrière
Gorillaz ? Aux débuts du groupe, cela est un peu resté un mystère et pour
le public, il s’agissait juste d’un groupe de 4 individus (2-D, Murdoc, Noodle,
Russel) représentés par les personnages de dessins animés de leurs clips Mais
les fans de Britpop ne sont pas dupes : ils ont vite reconnu la voix de Damon
Albarn, le chanteur de Blur. Et de fait, c'est bien lui! Mais pas tout à fait
seul. Gorillaz, ce n'est pas quatre personnes mais... deux : Damon Albarn et
Jamie Hewlett, dessinateur qui a donné vie à ces personnages. Si le trait de
dessins vous semble familier, c'est peut-être parce que vous auriez déjà eu
entre les mains la bande dessinée Tank Girl, dont il est
l'un des deux papas. En parlant de « papa », la beau-papa de Hewlett
n'est pas non plus un illustre inconnu. Paul Persavon a composé les génériques
des dessins animés X-Or, Clémentine, Lady Oscar ou encore Cobra. Mais
c'est aussi et surtout un nom d'emprunt. Celui de… Antoine De Caunes.
Albarn
et Hewlett ont cogité sur le concept de Gorillaz alors qu’ils étaient
colocataires, fin des années 90. A l’époque, ils se connaissent déjà depuis
presque 10 ans : Graham Coxon, le guitariste de Blur, était un admirateur
du boulot de Hewlett et lui avait proposé une interview du groupe pour le
magazine Deadline, magazine dans
lequel était publié Tank Girl. Une rencontre pleine de ressources insoupçonnées
qui se révéleront avec Gorillaz.
Bien entendu,
si le duo est capitaine de son bateau virtuel, l’oreille avisée entendra, dès l’écoute
de plusieurs morceaux de Gorillaz, d’autres voix. La force de Gorillaz, c’est justement
aussi tous les featuring d’artistes provenant parfois d’univers musicaux très
différents : pour Clint Eastwood, il s’agit du rappeur américain Del the Funky
Homosapien ; pour Feel Good Inc, le groupe de hip hop De La Soul ;
pour Kids with Guns, on retrouve Neneh Cherry et ils s’offrent même le luxe d’une
collaboration avec Lou Reed sur Some Kind of Nature. Plus récemment, Gorillaz s'est offert les services de Rag'n'Bone Man sur le morceau The Apprentice et de Snoop Dogg sur Hollywood. Noel Gallagher vient également faire une petit coucou en 2017 sur le morceau We Got The Power. Quand on sait que Gallagher et Albarn appartenaient chacun partie de groupes britpop (Oasis et Blur) qui se faisaient régulièrement la guerre des hit-parades dans les 90's, c'est gag!
A l’aide
de ses 4 bonhommes animés et de son clip Clint
Eastwood, Gorillaz a popularisé en 2001 le concept de virtual band : un groupe dont on ne connait pas le visage et qui
vit au travers de personnage(s) animé(s). Ils ne peuvent cependant pas proclamer
avoir lancé le genre puisque le premier virtual
band est né en… 1958. Ce groupe s’appelle… Alvin et les Chipmunks. Vous
savez, les ptits rongeurs qui chantent comme s’ils avaient avalé de l’hélium ?
Cela
dit, je parie que bon nombre d’entre vous connaissent au moins un, voire deux virtual band… L’un d’entre eux a
littéralement bercé mon enfance et donné le gout du chant, c’est dire ! Il
m’a aussi permis d’appliquer en pratique la phonétique, en essayant de prouver
au monde entier qu’à 9 ans, j’étais tout à fait capable de chanter en anglais.
Personne n’y a cru.
Bref…
Qui se souvient du dessin animé Jem &
les Hologrammes ?
Un
autre virtual band associe carrément deux
genres artistiques : la bande dessinée ET la télévision. En 1941 sort le
premier comic book racontant les aventures d’Archie Andrews et de ses amis
(dont Josie et les Pussycats, qui donneront naissance à un film), aventures qui
existent encore aujourd’hui, presque 80 ans après l’apparition du rouquin de
Riverdale. Le succès du comic book est tel qu’un dessin animé voit le jour en
1968, où Archie, Betty, Jughead et le reste de la bande sont… un groupe musical.
Une nouvelle série – avec des êtres humains cette fois, dont le défunt Luke « Beverly
Hills 90210 » Perry faisait partie – a vu le jour en 2017 et intègre un
épisode musical dans sa saison 3. Si les chansons de cet épisode ne sont pas
marquantes, un titre du dessin animé de 1969 a, lui, connu nettement plus de
succès…
Le
truc de dingue avec Gorillaz et tout particulièrement cette chanson qui les a lancés,
c’est qu’à priori, elle avait tout pour me taper sur les nerfs. Ce côté
nonchalant du chanteur, c’est le même genre de truc qui fait que la Alors On Danse de Stromae me donne envie
de casser la radio dès qu’elle passait. C’est d’ailleurs toujours le cas, en
fait. Et pourtant… et pourtant, dès la première écoute, j’avais adoré. J’ai
tout autant aimé les morceaux Dare, On Melancholy Hill ou Dirty Harry. Et oui, cette dernière est
également une référence à l’acteur et un de ses plus grands rôles et se veut
une sorte de suite de Clint Eastwood.
Et, oui, dans ce morceau-là aussi, les paroles ne comportent pas non plus le
titre…
Bref,
Gorillaz, ça passe bien chez moi ! Leurs vidéos sont de chouettes petits
bijoux animés et leurs chansons sont assez cool à écouter quand on écrit une
chronique…
Début
de cette année, le groupe s’est lancé dans un nouveau projet, Song Machine, qui laisse présager de
bonnes choses pour 2020. Cette fois, Gorillaz montre son vrai visage et l’on
voit Damon Albarn travailler avec slowthai & Slaves
sur un morceau (pour un futur album ?). Et nos 4 personnages alors ?
Rassurez-vous… ils ne sont jamais bien loin. ;)
Poursuivons notre petit "best of"
des moments musicaux de l'année 2013 et démarrons avec une catégorie coup de cœur…
Dans
la catégorie "Ceux qu’on n’attendait pas mais qui t’ont flanqué une belle
claque sur ta tronche quand même" :Editors
Remarquez qu'ils auraient pu figurer dans la catégorie qui clôturait l'article d'hier, à la différence près que si Miles Kane a
"cramé" l'AB avec sa musique, Editors a allumé le feu au Sportpaleis…
au sens propre. A coup d'effets pyrotechniques. Quand on ne s'y attend pas, ça
surprend… J'en ai hurlé! Mais ai adoré ça!
Au départ, ce concert était un envie d'une
de mes amies. Curieuse de nature, j'avais accepté l'expérience. Si je ne
connaissais pas le groupe début 2013 (oui, je sais, honte à moi…), la vitesse à
laquelle sont parties les places de concert aurait rapidement du me mettre la
puce à l'oreille quant à la notoriété du groupe en Belgique.
Notoriété absolument justifiée. Les Editors
m'ont littéralement scotchée. Pour plusieurs raisons.
D'abord, grâce à "The Weight of your
Love", leur dernier album. Première étape pour savoir ce qui m'attendrait
le soir venu. Et découverte d'un album de qualité doté d'un potentiel de
dingue!
Ensuite, Tom Smith, dont la voix et la
présence sur scène font sans aucun doute partie des atouts du groupe.
J'ajouterai également une belle communication avec le public et les fans, que ce soit en tournée ou non : lorsque le groupe a terminé sa tournée et que le chanteur a pris le
temps, via la page Facebook du groupe, de remercier toutes les personnes venues
les voir en concert. On a beau dire, ce genre de geste, ce n'est pas
grand-chose mais c'est une belle marque de respect envers son public.
Mention extra spéciale pour Ed Lay, le
batteur du groupe qui est désormais entré dans ma "Star List" des
batteurs aux côtés de, notamment, Steve Jordan ou Abraham Laboriel Jr. Ce type,
qui parait tout minuscule à côté de grands batteurs "baraqués", a
envoyé comme un malade ce soir-là et m'a laissée toute… ouais, avouons-le, j'ai
été complètement séduite et il a mis un sourire sur mon visage toute la soirée!
Enfin et surtout, ce groupe a une base rock
mais a exploré, dans l'album "In This Light and on This Evening", le
monde de la musique électro. Ce monde recueille peu mes faveurs en général mais
Editors a réussi, grâce aux versions "live" de ces chansons, à faire
passer la pilule en un temps record.
Bref… encore aujourd'hui, quasiment deux
mois après le concert, j'écoute encore toujours les quatre albums du groupe
anglais et… ils me manquent. Le moins que l'on puisse dire, c'est que ce groupe
a été mon coup de foudre de l'année.
Petite info pour les fans d'Editors, je les
invite à tenir à l'œil The Spectors, un jeune groupe belge récemment signé par
PIAS Belgium. Sachant qui se cache sous la casquette de producteur, je serai
curieuse de découvrir le son du groupe… Premier single, "Nico", en
janvier 2014 suivi d'un EP en mars 2014. A bon entendeur…
Dans
la catégorie « Ceux qu’on n’attendait pas et qu’on va vite renvoyer dans
leurs foyers » :Balthazar
Première "rencontre", les
Ardentes, où ils ne m'ont pas laissé un souvenir impérissable. Soit. Le lendemain, je me rendais au TW Classic
où ce même groupe ouvrait les festivités… avec exactement les mêmes setlist et
énergie plate. Comme pour les Imagine Dragons, ce fut
"Jamais deux sans trois" et je retrouvais donc le groupe belge en
ouverture d'Editors. Comme il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas
d'avis, je m'étais concentrée et avais écouté avec attention
leur musique, mettant mon manque de passion précédent sur le fait d'avoir vu le
groupe deux jours d'affilée. Sans succès. Rien à faire, j'accroche pas. Même
si le public semble, lui, apprécier. Heureusement pour Balthazar, d'ailleurs.
Dans
la catégorie "Ceux que t'as jamais vu en concert mais que t'as envie de
gifler":les Rolling Stones
Aaah quel beau retour avec "Doom And
Gloom", ce morceau épatant porté par une vidéo géniale (avec Noomi Rapace,
la star de la version suédoise de la saga Millenium)! Retour annoncé sur la
scène pour un des groupes les plus mythiques de l'histoire de la musique.
Youpie!
Et puis… le couperet tombe. Pas de tournée
mais un ensemble de concerts à Londres et à New-York. Bon OK, on ira à Londres
même si la O2 Arena est selon moi trop gigantesque que pour profiter du
spectacle. Suis plus à une traversée près…
Pan! Deuxième couperet! Pardon? 120£ pour
une place bien loin dans les gradins, où tu verras les Stones en piti riquiqui?
C'est pour rire? Et ben non… Et évidemment, il faut ajouter à ce prix les
déplacements et le logement…
Comme moi, de nombreuses personnes –
journalistes ou non - ont critiqué le prix prohibitif des places pour ces
concerts. La seule justification des Stones a été qu'il "faut
bien payer les décors qui seront sur scène". Eeeuh dites… vous me mettez
Keith Richards sur une boite en carton, mon bonheur est complet, pas besoin de
grands effets de scène ou de lumières, S'PAS! Si je peux comprendre le prix élevé d'un
billet pour un concert de Mylène Farmer qui a, depuis 1989, toujours intégré
des décors fabuleux à ses tournées, je ne peux pas le concevoir pour les
Rolling Stones. Clapton et McCartney sont eux aussi des légendes de la musique,
avec une carrière au moins aussi spectaculaire que les Stones et, pour les
avoir vus ces deux artistes, n'ont pas "abusé" financièrement de
leurs fans comme l'ont fait les Stones.
Maintenant, vous allez me dire, chacun est
libre de vouloir payer cette somme ou pas et de voir le groupe. De fait. J'ai
choisi de ne pas céder et d'ainsi donner raison à cet abus de confiance. Et
j'avoue que, même des mois plus tard, j'ai encore cet épisode en travers de la
gorge…
Dans
la catégorie "Celui qui t'a fait haïr le marché noir":John
Mayer
John… "mon" John qui passe ENFIN
de ce côté-ci de la planète pour une série de concerts. Après dix ans de
tendresse pour ce grand gaillard, ça y est, voilà l'occasion! Il passe par
l'Angleterre (encore cette damnée O2 Arena…) mais aussi par une plus petite
salle, aux Pays-Bas. Le bonheur, quoi! Ouais…
Jour d'ouverture des billets… Deux minutes,
tout vendu. Explication rapide : une congrégation de minables individus a
acheté toutes les places. Preuve en est que l'on retrouve, quelques minutes à
peine après l'annonce de "sold-out", des dizaines de places à vendre,
à un prix allant jusqu'à dix ou quinze fois le prix d'origine. J'en ai pleuré
de rage et de dépit! Là non plus, je n'ai pas cédé et ai ainsi
dû faire mon deuil… non sans souhaiter à toutes ces personnes qui travaillent…
non… qui profitent des gens, les pires tourments pour avoir empêché une fan de
réaliser un de ses rêves les plus… chers.
Dans
la catégorie « Et sinon, tes impressions sur les premières parties ? » :Gary Clark Jr, You Me At Six, Pegasus
Gary Clark Jr a assuré la première partie
de Clapton et "assuré " est le terme tout à fait adéquat pour le
texan de 29 ans qui nous a fait vibrer avec sa musique… Pas facile d'ouvrir le
show pour un artiste comme Clapton et pourtant, sa prestation est passée comme
une lettre à la Poste. "God" s'est d'ailleurs fait plaisir en faisant
revenir Clark Jr sur scène pour les deux dernières chansons du set (Sunshine of
Your Love et High Time We Went), pour notre plus grand plaisir!
Thirty Seconds To Mars avait choisi You Me
At Six pour chauffer la salle. Je connaissais le groupe pour l'avoir découvert
lors de pérégrinations sur YouTube et m'était procuré leurs trois albums. Le
groupe a un son indéniablement rock, parfois pop, qui – à tort – m'a fait
penser qu'ils étaient américains. Raté, ils sont anglais… et You Me At Six
s'est avéré une agréable surprise! Ce que l'on entend sur les albums est
en-deçà de la prestation que le groupe fait sur une scène, fait TRES rare. Le
groupe a fait bouger la Lotto Arena à renfort de bonne rythmique de batterie,
de riffs de guitare et au son de la voix de Josh Franceschi qui a su séduire le
public, notamment au travers de ses interactions avec lui. En fait, soyons
honnête, une fois sortie de la salle, je me suis dit que j'avais passé un
meilleur moment avec eux qu'avec les Thirty Seconds to Mars, c'est dire…
Pegasus… l'OVNI de l'année! Avant de les
voir sur la scène de l'Ancienne Belgique, en ouverture de Hurts, j'étais allée visionner
quelques vidéos sur YouTube et… ne savait pas trop à quoi m'attendre après
avoir vu "Skyline". Alea Jacta Est, on verrait bien une fois le
quatuor suisse sous les yeux. Résultat? Ils m'ont eue comme une bleue avec une
sonorité qui, au départ, me laissait perplexe! Les quatre garçons ont en fait
un petit côté adorable et une belle énergie qui fait qu'il était assez
difficile de les détester : ils ont d'ailleurs
réussi à faire danser et participer le public de l'AB sans grande difficulté. Une
fois rentrée, je me suis procurée leur album "Human. Technology",
l'écoute régulièrement depuis (c'est d'ailleurs le cas en écrivant ces lignes)
et en apprécie chaque morceau. Quand je pousse sur play, leurs mélodies
"aériennes" associées à la voix caractéristique de Noah Veraguth me donnent
envie de lever mon popotin, de bouger et chanter, le tout avec un énorme
sourire… Ça, c'est l'effet qu'ils me font!
Vivement l'arrivée du nouvel album
"Love & Gunfire" en 2014, tiens! Ils seront également de retour
en Belgique le 18 janvier pour un concert au Magic Mirror, à Bruxelles.
Dans
la catégorie "Ceux qui te font réaliser que la Suisse n'est pas neutre…
pas en musique du moins" :Bastian Baker
Après l'expérience Pegasus, la Suisse a
refait surface dans mon monde musical, d'une façon un peu particulière.
Au concert d'Imagine Dragons, je retrouve
Gaétan qui m'invite à venir "rencontrer" Bastian Baker, Suisse lui
aussi et juré de l'émission "The Voice" Belgium, lors d'une séance de
dédicaces à la Fnac Liège. Autant le dire de suite, je ne suis absolument pas
fan des émissions "The Voice", "Belgium's Got Talent" et
tutti quanti : avec les années, j'ai l'impression que la télévision nous fait à
chaque fois manger le même plat, en changeant juste un peu l'assaisonnement. Du
coup, je n'étais donc pas du tout familiarisée avec Bastian Baker. Cela dit,
plusieurs personnes de mon entourage m'avaient vanté ses qualités musicales… Me voilà donc à écouter des morceaux de ses
deux albums, à la va-vite, en me disant pour la 22.000ème fois que c'est quand
même parfois un peu la galère de vivre deux (voire trois, parfois) vies
parallèles… et… je réalise que… oui, oui, il y a un sacré potentiel chez ce
type! Un premier album sorti alors qu'il avait à
peine 20 ans, doté de morceaux agréables à l'oreille et de paroles
démontrant une extrême maturité : gardant son âge à l'esprit, des morceaux tels
que "Colorful Hospital", "Nobody Should Die Alone" ou
encore "Song About A Priest" m'ont laissée bouche bée… Continuité et
talent confirmé sur le second album…
Et cette rencontre? Et bien… charmant et
très gentil. Je n'avais pas réussi à mettre la main sur son premier album mais
ai pu acquérir un de ceux posés près de lui, ce qui nous a valu à tous deux un
bref échange assez amusant concernant les emballages de CDs. J'en souris encore
à chaque fois que je remets le pied à la Fnac… et garde un très bon souvenir de
cette rencontre avec un jeune artiste prometteur que je compte bien tenir à
l'œil.
La Suisse a donc fini par révéler ses
secrets… Un ensemble de coïncidences et d'opportunités m'ont ainsi fait
découvrir les trésors cachés du pays multilingue. Car vous pouvez ajouter à
Pegasus et Bastian Baker le groupe 77 Bombay Street, qui a assuré la
première partie de Baker et qui a un univers brillant et intriguant… La chanson
suivante a tout particulièrement attiré mon attention :
Dans la catégorie "Ceux que je vais tenir à
l'oeil" :Shivaand The
Hazards, Black Coral Groove, The Forgotten Saints, Broken Witt Rebels, Alistair
Sheerin, Thom C, Run From Cover
Pourquoi? Et bien…
Parce que si Shiva and The Hazards a réussi
à attirer l'attention du producteur Chris Potter ave leur musique, je me dis
que…
Parce que si Black Coral Groove me repose
un peu l'esprit avec un peu de douceur musicale, je me dis que…
Parce que si j'apprécie la voix du chanteur
de The Forgotten Saints et les influences musicales de ce groupe, je me dis
que…
Parce que si j'aime le son rock des Broken
Witt Rebels, je me dis que…
Parce que si Alistair arrive à me faire
danser en plein milieu du salon, je me dis que…
Parce que les mélodies et la voix de Thomas
touchent droit dans le cœur…
Parce que si je ne me lasse toujours pas de
l'album des Run From Cover plusieurs mois après l'avoir chroniqué…
Parce que, comme je me suis fait des amis parmi
ces artistes et groupes, je me dis que… je serais une complète imbécile de ne
pas vous parler d'eux alors que je trouve qu'ils ont un potentiel musical
évident, en plus d'être de très "belles" personnes. Cela n'engage que
moi, bien évidemment… Libre à vous de vous faire votre propre opinion…
Dans
la catégorie "Celui que t'as beaucoup vu en 2013 sans l'avoir vu":David
Bowie
Aaah David, David! Moi qui ne connaissait
finalement que les bases de Bowie, je peux vous assurer que j'ai suivi une
formation approfondie et intensive concernant la vie et la carrière de cet
artiste en un temps record, le tout sous la guidance d'un de ses plus grands
fans. Début 2013, après dix ans d'absence, David
Bowie refaisait surface avec un nouveau single et en annonçant la sortie d'un
nouvel album. Il n'en fallait pas plus à Laurent Rieppi, un de mes amis, pour
se lancer dans un projet fou : l'écriture d'un livre sur l'artiste caméléon. Sans
réaliser ce qui se passait, je me retrouvais embarquée dans cette folle
aventure, à relire et corriger les lignes écrites par Laurent, de jour comme de
nuit. Folle mais belle aventure : Laurent a écrit un très chouette livre de 200
pages sur le sujet auquel j'ai été contente d'apporter, avec d'autres, une
petite contribution. Contribution qui me vaut d'avoir un remerciement (en plus
des 2000 autres que Laurent m'a écrit au fil des semaines…) dans ces pages. Et
ça, ça fait du bien au moral. A l'égo aussi, un petit peu quand même… :p D'ailleurs… ptèt qu'on a tellement aimé ça
qu'on s'y remettra un jour. Ptèt même qu'il se pourrait que j'aie tellement
pris goût aux corrections et relectures que j'ai joué une deuxième mi-temps
cette année, dans le "grand tournoi des livres". Allez savoir… ;)
2013 était donc encore une année des plus
satisfaisantes et 2014 devrait être elle aussi des plus intéressantes. Ainsi,
sont déjà au planning :
-Beady Eye, où on me trouvera probablement du côté gauche
de la scène, cette fois… près de Gem Archer, donc.
-Fall Out Boy, les R'n'R kids de Chicago,
ratés tant de fois lors de l'été 2013 (avec The Pretty Reckless en opening act,
extra!)
-Beyoncé, celle qui vend 20.000 places en 8
minutes (dont 5 chez moi, dans un coffre-fort!)
-Neil Finn, la "voix" de
"Don't Dream It's Over"
-Gladiator, à Londres, avec Joaquin et
Russell sur l'écran et la musique de Hans Zimmer jouée en live devant toi? What
else?
Pour finir, je vous souhaite à tous, que
vous soyez un ami croisé lors d'un des concerts de cette année, un ami
musicien, un ami de toujours, un collègue, le lecteur qui passe ou autre, la
plus belle des années 2014. Que celle-ci vous permette de réaliser vos rêves et…
qu'elle soit emplie de notes de musique…
Il y a quelques jours, je profitais
de quelques jours de congé et passais le temps sur Facebook lorsque j’ai aperçu
une information sur mon fil d’actualité qui a capté mon attention… Laissez-moi vous le réécrire
ici.
« Cet album est un album auquel
nous sommes particulièrement attachés. Nous l’avons enregistré en secret, à l’insu
de l’industrie musicale, des critiques musicaux et de nos fans. Le premier
album d’un artiste sonne d’une façon spéciale parce qu’il est souvent fait sans
aucune attente particulière. Mais en raison de la façon dont nous avons
enregistré cet album – dans l’ombre – il est sans aucun doute le premier album
dans un nouveau chapitre des Fall Out Boy. Au bout du compte, nous avons fait
cette musique pour nous-mêmes et personne d’autre. Elle est faite pour être
jouée le volume à fond, avec les fenêtres baissées et pendant les soirées d’été.
Quatre amis qui se sont toujours serrés les coudes combattant tout ce qui est
tapi dans l’ombre. Nous avons baissé la tête, plié les genoux et avons
rebranché les instruments. Des premiers sons de cordes jusqu’aux derniers « shout »,
il s’agit de nous. Ces incantations sont destinées à conjurer la réalité, à
délivrer tout ce que représente le rock and roll en chacun d’entre vous- en
chacun d’entre nous. Mettez vos casques sur les oreilles, démarrez ceci - c’est
ce à quoi nous avons passé nos dix-huit derniers mois. Plus que tout, merci d’avoir
souhaité ce ci ou d’avoir attendu ceci – parce que sans vous, la partie la plus
importante, cet album n’aurait jamais vu le jour. Nous nous sommes dit que vous
aviez attendu assez longtemps... alors sans plus attendre, écoutez
attentivement ».
Et là, vous avez des liens menant à
Souncloud et Youtube où… vous pouvez écouter le nouvel album des Fall Out Boy.
Et… mince alors !
Cette critique aurait pu être très
courte, en fait : sachez que les garçons ont posté ce message à 16h30
(ici) et… que je l’ai écouté… disons… dix heures d’affilée. Signalons également
que vingt-quatre heures plus tard, j’étais encore en train de l’écouter alors…
dire que cet album est addictif est un doux euphémisme !
Pourquoi est-il si addictif ?
Il est bourré d’énergie, de l’énergie positive dont nous avons tous besoin
après un long et froid hiver !! Ajoutons à cela qu’en Belgique, on a
l’impression que l’été a définitivement disparu (ou en tout cas, c’était le cas
lorsque j’avais écrit la chronique en English !) et que je me demande si
je ne vis pas dans le monde du « Trône de Fer » de George R. R.
Martin où l’hiver dure pendant des années… Donc… toute chose qui peut nous
enjouer un tant soi peu est bonne à prendre et « Save Rock And Roll »
fait cela trèèèèèèèèèèès bien.
J’aurais dû voir arriver la chose,
cela dit… J’avais déjà reçu un indice deux mois avant lorsque nous avions reçu
une confirmation assez sérieuse de la non-séparation du groupe lorsqu’ils ont
sorti « My Songs Know What You Did in the Dark (Light Em Up) ». Une
seule écoute fut suffisante pour faire naître un sourire sur mes lèvres… Ça, c’était
un retour en force ! Difficile de ne pas taper dans les mains et de
chanter en ajoutant quelques « Light ‘Em Up » à la chanson… Si vous regardez la vidéo de « My
Songs Know What You Did…», il est également assez évident que le quatuor était
effectivement parti pour quelques changements.
Les Fall Out Boy sont connus pour la
longueur de leurs titres de chansons et je fus donc assez étonnée lorsque j’ai
découvert que “Save Rock And Roll” ne comportait qu’une seule chanson avec un
titre à rallonge… OK… mais qui donc a kidnappé les garçons et que leur ont-ils
fait??? ;p) Il y a une chose que vous devez
cependant savoir concernant « Save Rock And Roll » : si vous
recherchez des belles et tendres ballades… et bien… je vous suggère de vous
éloigner de l’album parce que vous serez déçus. Mais vous savez, le titre de l’album
est « Save Rock And Roll » après tout… Pas « Onze chansons
qui vous feront danser collé-serré contre votre moitié… et peut-être même
pleurer » (en parlant de titres à rallonge…).
L’enregistrement de cet album fut
gardé secret mais quatre personnes au moins en connaissaient l’existence :
les guests. Quatre artistes provenant de mondes différents qui, au final, entrent
bien dans le monde des FOB. La voix de Foxes est intéressante et
agréable à l’oreille et j’apprécie particulièrement le ton et les paroles de « Just
One Yesterday ». Son début me rappelle la « Rolling In The Deep »
d’Adele mais cette impression ne dure pas plus de quelques secondes… Le fait
est que cette chanson s’est avérée un tantinet prémonitoire pour moi… le jour
précédent la rédaction de l’article. Maintenant, je sais ce que signifie de « vouloir
donner une leçon [à quelqu’un] de la pire des façons qui soit » et de
vouloir « échanger tous mes demains pour juste un hier ». Je ne sais toujours
pas si je ferai le premier mais je souhaite ardemment le second… Grrr !!
Le background hip-hop de Big Sean
amène de la fraîcheur à “The Mighty Fall”. C’est maintenant chose connue que je
ne suis pas fan de hip-hop ou de rap mais je peux généralement supporter ceux-ci
lorsqu’ils sont intégrés à un son rock (comme mes bons vieux Linkin Park, par
exemple !). C’est le cas ici et du coup, le morceau est assez chouette à
écouter… “Better Than This (Rat a Tat)”
démarre avec un… “It’s Courtney, b**ch” qui me rappelle furieusement le “It’s
Britney, b**ch” dans la chanson « Gimme More » de Britney Spears. Je
ne sais pas si cela est un clin d’œil voulu mais cela me fait sourire… La chanson est cependant TRES
différente de « Gimme More ». On parle de rock and roll ici et qui
mieux que Mamselle Courtney Love pour ajouter un peu de piquant à un morceau de
rock ? Ben… en tout cas, elle le fait très bien ici… ‘Tendez… Je viens de signaler que
tout ceci cause de rock and roll… Mmm… Il y a cependant une chanson qui est
(probablement) la plus grosse surprise de l’album, grâce au quatrième artiste
invité. Sir Elton
John himself… qui chante “Saving Rock And Roll”. Certains d’entre
vous penseront probablement qu’il est l’artiste le moins rock and roll dans le
monde de la musique mais… oubliez une seconde l’Elton John qui a chanté “Your
Song”, “The One” ou “Candle In The Wind” et souvenez-vous qu’il est aussi celui
qui a donné naissance à “Saturday night's alright for fighting”, “Bite Your
Lips (Get Up And Dance” ou… “Rock’n’Roll Madonna”. Soixante-six ans mais
toujours bon pour un peu de rock! Cette association Fall Out Boy/ Elton John
est brillante ! Moment génial ! Chanson extra ! Et le choix
idéal pour finir l’album… Elle n’aurait pas eu le même effet si elle avait été
mise à un autre endroit… Bon… pensez ce que vous voulez, les
garçons des FOB ont l’art et la manière d’amener d’autres personnes dans leur
monde et de donner l’impression que c’était… juste la meilleure des choses à
faire pour la chanson !
Au niveau des paroles, certains
morceaux m’ont touché. J’ai déjà fait mention de « Just One Yesterday »
mais si vous fouinez plus avant dans les nouvelles chansons des Fall Out Boy,
vous pourriez trouver quelques points de vue intéressants. Essayez donc ! Les riffs de
guitare (basse incluse) de “Better Than This”, “The Mighty Fall”… La rythmique batterie de “Alone Together”, “Where Did The Party Go”, “Death
Valley” ou la combinaison des deux est idéale pour mes oreilles. Les chœurs/claps de mains sur “Young
Volcanoes”, ainsi que sa mélodie de guitare, font de cette chanson un chouette
hymne à la « Célébration de la Vie ».
Il est également difficile de parler
des Fall Out Boy sans mentionner les capacités vocales de Patrick Stump :
la tessiture de ce type est l’une des plus impressionnantes que j’aie jamais
entendue au fil des ans pour un homme aussi jeune. Ce n’est pas que je ne le
savais pas avant, j’ai pu le vérifier sur les autres albums des Fall Out Boy
ainsi que sur son projet solo mais il n’y a rien à faire, il arrive toujours à
m’impressionner. A chaque fois, je finis par faire ma tête de « AH
PUT**-DE-B**DEL-DE-M** !! ». Et ne songez même pas à me dire que « Ouaaais
c’est OK sur l’album mais c’est pas la même chose une fois que tu dois le faire
en vrai sur une scène » parce que… ça marche pas pour lui. Pas. Du. Tout.
Une chose est restée identique, cela
dit… les chouettes concepts vidéo. “The Phoenix” est la seconde vidéo de l’album
après “My Songs Know What You Did…” et toutes deux sont liées. Choisir cette
chanson comme morceau d’ouverture de l’album est un autre rappel de la volonté
du groupe de repartir de rien et de redémarrer une nouvelle vie. Tel « Le
Phoenix » renaissant de ses cendres, les Fall Out Boy reviennent… plus
forts. Et meilleurs, je trouve ! Je ne peux pas m’empêcher de me
demander ce qu’il va leur arriver dans la troisième vidéo parce qu’ils me
semblent dans une situation bien difficile dans les deux vidéos… Je me demande également
quelle chanson fera l’objet du prochain single… Let’s wait and see…
Ah oui aussi… Avoir les Fall Out Boy
qui reviennent de nulle part après avoir enregistré un album en secret pendant
que tout le monde (journalistes inclus !) pensait qu’ils étaient un groupe
appartenant au passé est tout bonnement génial ! Dans un monde constitués
de réseaux sociaux ou de nombreux canaux de communication qui transmettent
1.000.000 d’informations en une seconde, ces mecs ont réussi à garder quelque
chose secret jusqu’à maintenant. J’adore ça… C’est comme envoyer une claque
géante à cette génération d’artistes qui parlent d’eux en permanence et partout,
juste parce qu’ils ne veulent pas être plongés dans l’ombre. Fall Out Boy, vous
êtes des pirates de l’industrie musicale ! Et encore une fois, je raffole
de cela !
Alors… les Fall Out Boy ont-ils
sauvé le Rock And Roll ? Qui suis-je pour juger, hein ? Une chose est
certaine, cela dit, j’ai passé un agréable moment à écouter leur album et il m’a
fait du bien. J’imagine que l’on peut tous profiter de quelques moments de
bonheur de temps en temps… N’est-ce pas une bonne façon pour… disons… être « sauvés »
du ptit grain de folie de notre monde actuel ?
Et si la Belgique est prête à
échanger son monde du « Trône de Fer » pour quelque chose de plus
chaud (genre… comme dans la « Death valley, quoi…) dans un avenir proche,
j’ouvrirai mes fenêtres et laisserai les voisins profiter d’un peu de bonne
musique ! ;)
“Save Rock And Roll” sortira le 12
avril en Europe et en Australie mais… si vous n’avez pas la patience d’attendre
jusque-là et que vous voulez en profiter, cliquez ici.
Tracklist :
The Phoenix
My Songs
Know what You Did In The Dark (Light Em Up)
Alone
Together
Where Did
The Party Go
Just One
Yesterday (Feat. Foxes)
The Mighty
Fall (Feat. Big Sean)
Miss Missing
You
Death Valley
Young
Volcanoes
Better Than
This (Rat A Tat) (Feat. Courtney Love)