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lundi 5 mai 2014

Kasabian – Le Bataclan (30/04/2014) FRENCH


Il y a quelques semaines, j'ai trouvé dans ma boite mail un de ces messages que l'on n'attend pas forcément : "J'ai un billet en plus pour le concert de Kasabian à Paris. Le lendemain est un jour férié. Si cela t'intéresse…" TU PARLES QUE ÇA M'INTERESSE!

Me voici donc de retour à Paris. Dans une salle différente cela dit. Bien que Le Bataclan soit une salle de concert réputée, il s'agit de notre premier rendez-vous ensemble. Après avoir découvert la capacité de la salle (c’est-à-dire pas énorme), tu comprends vite que tu vas passer une soirée parfaite! Tu comprends aussi dès lors pourquoi tous les billets se sont vendus en 5 minutes! Nous voici donc dans la place, mes deux copines et votre chroniqueuse, parlant du "what-the-f**" nouveau single et de quelques autres sujets musicaux en attendant le début du concert.

Le Bataclan

C'est l'heure de la première partie, Martin C. Assez surprenant : un tandem de DJs, en fait. Les chansons de leur setlist étaient sympas mais ce n'est pas exactement ce à quoi l'on s'attend à un concert de rock. Cela dit, en y réfléchissant, Sir Paul McCartney avait fait la même chose lors de son dernier passage en Belgique en 2012 alors… pourquoi pas? Je dois cependant reconnaitre que j'avais tellement aimé Belakiss, la première partie de Kasabian à Bruxelles en 2012, que j'ai été un peu déçue. Mettons ceci de côté et souvenons-nous que ce concert n'est pas vraiment un concert "ordinaire". Ce soir, Kasabian joue un concert d'échauffement pour leur prochaine tournée. Et nous, personnes présentes ce soir, sommes des êtres humains privilégiés (et chanceux!) qui allons être témoins du retour du groupe après presque un an éloigné de la scène.

Alors… comment était-ce?

Et bien…

Pardonnez mon langage mais…

C'ETAIT UN PUT*** DE CONCERT DE MALADE!!!

Il y a une chose qui n'a pas changé depuis ma dernière rencontre avec eux: ces types connaissent les secrets d'une bonne prestation live, sont toujours à l'aise sur scène et ont une connivence forte avec leur public. Ces qualités font indéniablement et certainement partie de leurs forces en tant que groupe. En conséquence, le public répond toujours de manière positive et c'est vraiment difficile de ne pas apprécier un moment avec Kasabian… que vous soyez au milieu de la foule ou un témoin un peu plus distant. En 2012, j'étais à l'arrière de la fosse et regardais le public sauter et lever les mains. Cette fois, je me situais dans la seconde (troisième?) rangée en face de la scène. Les deux fois, j'ai quitté la salle avec un large sourire sur le visage et extrêmement heureuse.

Mais revenons à ce concert-ci, voulez-vous?
Le groupe entre sur scène, face au large écran rose, rappel de la couleur de la pochette de leur prochain album. Les quatre garçons sont accompagnés de leurs compagnons de tournée de longue date, Ben Kealey (claviers) et Gary Alesbrook (trompette). Jay Mehler ne fait désormais plus partie du groupe puisqu'il les a quittés l'an dernier pour rejoindre le groupe de Liam Gallagher, Beady Eye. Le guitariste qui le remplace à présent est Tim Carter, qui avait déjà précédemment travaillé avec le groupe sur Velociraptor!. Si la présence de M'sieur Carter n'est pas une surprise pour moi, je ne m'attendais par contre pas à la présence des trois choristes. Pour être tout à fait honnête – et désolée les filles! – c'est aussi un élément qui ne me semblait absolument pas utile. Selon moi, les voix des garçons sont suffisantes pour leurs concerts. Soit, va pour ce soir… nous verrons si les choristes seront de retour pour la tournée.

Personne ne peut rester insensible au T-shirt porté par Sergio Pizzorno, un autre rappel de leur prochain album : il porte littéralement le titre (48:13) sur lui. Le 48:13 est également visible sur la batterie de Ian Matthews.


On ne peut pas non plus passer à côté des larges lunettes de soleil de M. Meighan… Le chanteur s'avance vers le devant de la scène pour saluer les fans, Ian Matthews commence à taper sur sa batterie, donnant à tout le monde le signal du départ et… un 48:13 apparait sur l'écran rose derrière le groupe tandis que Kasabian ouvre le concert avec une de leurs nouvelles chansons, "Bumble Bee". Un morceau puissant plein d'énergie, un bon moyen pour échauffer tout le monde!

Impressionnantes les lunettes, Tom!


Au cas où vous auriez oublié le titre du nouveau Kasabian, il apparait 2 fois sur cette photo

Les chansons suivantes sont extraites de leurs quatre albums précédents. Clubfoot de Kasabian, Shoot The Runner d'Empire, Underdog de West Ryder Pauper Lunatic Asylum ou Days Are Forgotten de Velociraptor! sont parmi les chansons que le groupe a jouées ce soir, avec une énergie d'enfer. La nouvelle intro de Shoot The Runner est extra et ils doivent absolument la garder. J'étais aussi contente d'avoir Me Plus One sur la setlist cette fois : elle n'y était pas la dernière fois et cette chanson a un riff de guitare tellement extra que c'est une honte de la mettre de côté…

Aaah cette guitare...

Kasabian ne manque jamais d'impliquer ses fans dans leurs aventures: tant Tom que Sergio sollicitent le public pour taper dans les mains ou chanter (sur le refrain de Days are Forgotten ou la partie "With You" du refrain de Re-Wired). Bien que demander aux fans de chanter leurs chansons ne soit pas exactement nécessaire puisqu'ils le font assez naturellement (Shoot The Runner, Fire…). :D

Tom : vous chantez, Paris?

En fait, si les fans sont définitivement contents de revoir la troupe de Leicester, on dirait que le groupe est lui aussi heureux de retrouver la scène et la complicité entre ces 7 hommes est évidente: clins d'œil, sourires et franche rigolade sont au menu! C'est toujours un plaisir de voir des musiciens prendre leur pied en faisant leur "truc". Pas de pression ce soir, en fait… tout le monde est de bonne humeur. Une fois Club foot terminée, Sergio s'adresse au public et veut introduire la prochaine chanson, qu'il croyait être Beanz, quand Tom lui fait un signe. Tous les autres musiciens se marrent, Tom s'approche de son micro, baisse la voix et nous dit qu'ils vont maintenant jouer "Where Did All The Love F**ing Go", ce qui provoque un grand méchant rire chez Sergio, lorsqu'il réalise qu'il a, sans le vouloir, changé la setlist.

Ian serait-il en train de se moquer de l'erreur de Sergio? Naan, il s'éclate!

Voici enfin le moment de Beanz et la semi-psychédélique face B de Eez-Eh offre à Ian Matthews et Chris Edwards l'opportunité de nous montrer leurs talents respectifs.
Les chansons suivantes sont la Re-Wired que-j'aime-toujours-autant, suivie de Empire… et puis…
Et puis arrive Eez-Eh, LE single-retour qui a causé tant de controverses et déchainé un mouvement de folie sur le Net après avoir été diffusé en avant-première sur une radio italienne lundi dernier. Ma réaction première a été "what the f**???!!" avant de m'arrêter une seconde, de sourire et de penser, avec beaucoup de tendresse, "ils ont remis ça, ces satanés c**llons!" Par "ça", je veux dire que Kasabian nous a souvent emmené sur des routes inattendues. Vous souvenez-vous de la réaction de tout le monde lorsqu'ils ont sorti Switchblades Smiles? Et pourtant, Switchblades, Vlad ou Eez-Eh collent bien dans l'univers live de Kasabian. La version de Eez-Eh jouée au Bataclan est un peu différente de la version single puisqu'un discret (mais super!) riff de guitare joué par Tim Carter y est ajouté.

Pretty In Pink Kasabian

En parlant de Carter, j'ai gardé l'œil sur lui à plusieurs moments de la soirée… Ce n'est pas facile de remplacer un Jay Mehler mais l'implication du propriétaire de cette superbe Gibson SG sur le riff de Bumble Bee, sur l'intro de Shoot The Runner ou sa synchronisation parfaite avec Ben Kealey sur l'intro de Re-Wired prouve que Tim est une pièce nécessaire et efficace dans l'équipe Kasabian.

De manière assez amusante, la liste de chansons du rappel était la même que celle du concert de 2012 : Switchblades, Vlad et Fire. Ce soir, cette dernière est dédiée à Bob Hoskins, décédé le jour précédent. Fire est assurément une chanson des plus efficaces pour finir un concert puisqu'elle rend dingue le public, le fait sauter, danser et chanter à plein poumons. C'est aussi à ce moment-là qu'un mec ou une gonzesse a dit adieu à son portable… Alors que la foule sautait sur la partie "Fiiiire" de la chanson, j'ai vu le GSM quitter la main de son/sa propriétaire pour atterrir dieu sait où sur le sol. Vraiment pas une bonne idée de prendre une photo pendant celle-là, pote.

Et puis… that's all folks. Kasabian quitte la scène, nous laissant tous trempés, physiquement épuisés mais sacrément contents et excités.
Nous quittons Le Bataclan et traînons encore un peu sur place, nous faisons de nouveaux amis, entendons que certains pensent même avoir vu Geoffrey Baratheon dans la salle.
Qui sait? Peut-être aime-t-il suffisamment Kasabian que pour s'éloigner un moment de son Trône de Fer et venir passer un bon moment avec nous… :D (Pas de spoilers, hein!)
Quelques fans espéraient aussi pouvoir croiser le groupe après le concert.
Qui sait? Peut-être que certains d'entre nous ont effectivement eu l'occasion de rencontrer certains d'entre eux. Peut-être… ;)

Avant le concert, les fans se demandaient si le groupe allait jouer la plupart de leurs nouvelles chansons avec quelques anciennes ou s'ils feraient l'inverse. Le public était plus en faveur de la première option (y compris moi!)… qui est celle que Kasabian n'a pas prise. Donc maintenant, c'est officiel : je vais arrêter d'essayer de deviner le prochain "acte" de Kasabian! Et c'est probablement aussi une des raisons pour lesquelles je les aime bien. Ils ne manquent jamais de me surprendre… Je ne suis pas toujours ravie par ces surprises mais au moins, ils ne me font jamais sombrer dans l'ennui. C'est un peu comme ces mots qui sont apparus ce soir sur l'écran rose. Pendant le concert, nous avons vu des mots tels que TEZZA, ON TOAST, CANISTER, DETERGENT, CONJUCTIVITIS, BLU TAC, TOURNIQUET etc sur cet écran. Bien entendu, j'ai commencé à essayer de trouver une explication: des mots de la chanson qu'ils jouaient à ce moment-là? Nan. Des mots qui seront dans les nouvelles chansons? Sais pas. J'ai arrêté d'essayer de trouver une explication logique. Ils étaient probablement encore en train d'essayer de m'embrouiller la tête. Ces sacrés chenapans de Kasabian. Et vous savez… au final, c'est ainsi que je les aime. C'est pour cela que je les aime.



Scène parfaite. Groupe parfait. Soirée parfaite.

Je ne pourrais bien entendu finir ce compte-rendu sans remercier l'amie qui m'a offert la chance de vivre un superbe moment avec Kasabian… Elle est timide donc je ne la nommerai pas mais elle se reconnaitra. ;)


Setlist :
-         Bumble Bee
-         Shoot The Runner
-         Underdog
-         Fast Fuse
-         Days Are Forgotten
-         Me Plus One
-         Running Battle
-         Doberman
-         Take Aim (no intro)
-         Clubfoot (no intro)
-         Where Did All The Love Go
-         Beanz
-         Re-Wired
-         Empire (new intro)
-         Eez-Eh
Encore :
-         Switchblade Smiles
-         Vlad The Impaler
-         Fire



All pictures : © Nat Lecoq

dimanche 4 mai 2014

Kasabian – Le Bataclan (30/04/2014) ENGLISH


A few weeks ago, I found in my mailbox one of 'those' unexpected messages: "I've got an extra ticket for Kasabian's show in Paris. Next day is a day off. If you're interested…" YOU BET I'M INTERESTED!

So here I am, back in Paris. In a different venue though. Even though Le Bataclan is a well-known venue, it was our first "date" together. Once you realize how small this venue is, you immediately know you're gonna spend a perfect night! You also suddenly understand why all tickets were sold in only 5 minutes! And here we are, my two friends and yours truly, in the place, speaking of that "what-the-f** new single" and a few other musical things while waiting for the show to begin.

Le Bataclan

Time for the opening act, Martin C. A quite surprising one: a bunch of two DJ's actually. The songs on their setlists were good but it's not exactly what to be expected in a rock concert. Thinking back on it, Sir Paul McCartney did the same thing when he played in Belgium in 2012 so… why not? I have to admit though that I liked so much Belakiss, Kasabian's opening act in Brussels in 2012, that it was a bit disappointing. Let's put this aside and remember that this show is not exactly a "common" show. Tonight, Kasabian plays a warm-up gig for their next tour. And we, people in the place, are privileged (and lucky!) human beings who will witness the band's return after almost one year away from stages.

So… how was it?

Well…

Pardon my language but…

IT WAS F**** BRILLIANT!!!

There's one thing that haven't changed since we last met: these guys really know the secrets of a good live performance, are always comfortable on a stage and have a special connection with the crowd. That is definitely one of their biggest and undisputable strength. Therefore, the audience's response is always positive and it's really hard not to enjoy a moment with Kasabian… whether you're in the middle of the crowd or a distant witness. In 2012, I was at the back of the pit and watched the crowd jumping and raising hands. This time, I was on the second (third?) row in front of the stage. Both time, I left the venue with a large smile on my face and extremely happy.

But let's get back to this show, shall we?
The band enters the stage in front of the large pink screen, a reminder of the color of their next album's cover. The four guys are accompanied by their long-time partners in touring crime Ben Kealey (keyboards) and Gary Alesbrook (trumpet). Jay Mehler is no longer in the band since he left them last year to join Liam Gallagher's band, Beady Eye. The man in charge is now Tim Carter, who had previously worked with the band on "Velociraptor!" If Mr Carter's presence is no surprise to me, the three background vocalists is something I didn't expect. To be truly honest – and sorry, girls! – this is also something that wasn't useful at all. To me, the boys' vocals are sufficient enough on a live performance. So be it for this time… we'll see if the background vocalists will remain on the tour.

None of us can stay insensible to Sergio Pizzorno's shirt, another reminder of their soon-to-be-released album: he literally wears the title (AKA 48:13). The 48:13 can be seen on Ian Matthews' drums as well.



Neither can we ignore Mr Meighan's large sunglasses… The singer comes on the front stage to salute the fans, Ian Matthews starts hitting the drums, giving everyone the signal that it's about to start and… a 48:13 appears on the pink screen behind the band while Kasabian opens the show with one of their new songs, "Bumble Bee". A very powerful and full of energy song, perfect way to warm-up everyone!


Those are damn impressive sunglasses, Tom

Just in case you missed the new Kasabian album's title, it appears twice on this photo. :p

The next songs are taken from their four previous albums. Clubfoot from Kasabian, Shoot The Runner from Empire, Underdog from West Ryder Pauper Lunatic Asylum or Days Are Forgotten from Velociraptor are among the songs that the band played tonight, with a strong positive energy. The new intro of Shoot The Runner is simply awesome and they definitely have to keep this one. I was also glad to have Me Plus One on the setlist this time: didn't have it last time and this song has such a pleasant guitar riff that it's such a shame to put it away…

Aah that guitar...

Kasabian never fails to involve their fans in the adventure: both Tom and Sergio often ask the crowd to join them either by clapping hands or singing along (On Days Are Forgotten's chorus or the "with you" part in Re-Wired chorus). Although asking fans to sing along their songs isn't exactly necessary since they do it quite naturally (Shoot The Runner, Fire…). :D

Tom : wanna sing, Paris? 

In fact, if fans are definitely glad to have the Leicester-band back, it seems the band is really happy to be back on stage as well and the bond between those 7 guys is obvious: winks, smiles and laughs were on the menu! It's always such a pleasure to see musicians having fun while doing their "thing". No pressure tonight, in fact… everyone's in a good mood. At the end of Club Foot, Sergio speaks to the audience and wants to introduce the next song, which he thought would be Beanz, until Tom waves at him. All other band members are having a great laugh, Tom approaches his microphone, lowers his voice and tells all of us that they'll now play "Where Did All The Love F**ing Go" to which Sergio responds with a massive laugh, after he realized he had inadvertently changed the setlist.

Could it be that Ian's laughing at Sergio's mistake? Nah just having some fun on stage!

It's finally Beanz's moment and the semi-psychedelic B-side of Eez-Eh gives both Ian Matthews and Chris Edwards an opportunity to show their respective skills.
Next songs are that always-favorite-of-mine Re-Wired, followed by Empire… and, then…
Then comes Eez-Eh, THE comeback single that caused so much controversy and made everyone go mad on the Internet after being first aired on an Italian radio last Monday… My initial reaction was "what the f**???!!" then stopped for a sec, smiled and thought, with a lot of tenderness, "they did it again, these damn bastards!" By 'it', I mean that Kasabian has often taken us on unexpected roads. Remember people's reaction when they released Switchblades Smiles? And yet… songs like Switchblades, Vlad or Eez-Eh totally fits in Kasabian's live shows. The Bataclan Eez-Eh version is slightly different from the single since we have an additional (and great!) guitar riff of Tim Carter.

Pretty in Pink Kasabian

Speaking of Carter, I've kept my eyes on the guy a few times that night… That ain't easy to fit in Jay Mehler's shoes but the involvement of the owner of that beautiful Gibson SG on Bumble Bee's riff, Shoot The Runner's intro or perfect synchronization with Ben Kealey on the opening of Re-Wired proved that Tim is a necessary and effective piece in the Kasabian team.

Funnily, the Encore's list was exactly the same than in my 2012's show: Switchblades, Vlad and Fire. Tonight, the latest is dedicated to Bob Hoskins, who had died the day before. Fire is definitely one of the best to wrap up the concert since it makes the crowd going all mad, jumping, dancing and singing at the top of its lungs. That is also the moment a guy or a girl did say goodbye to his cellphone… While the crowd was jumping on the "Fiiiiiire" part of the song, I saw the phone leaving its owner's hands to land God-knows-where-on-the-ground. Not a good idea to try to take a picture during this one, buddy.

And then… that's all, folks. Kasabian is gone, leaving us all soaked, physically exhausted but damn happy and excited.
We leave Le Bataclan and hang around the place, making new friends, hearing that some think they have seen Geoffrey Baratheon in the place.
Who knows? Maybe he likes Kasabian enough to step away from his Iron Throne for a night and have a good time with us… :D (No spoilers here, people!)
A few fans were also hoping to meet the band after the show.
Who knows? Maybe some of us did actually meet some of them. Maybe… ;)

Before the show, fans were wondering if the band would play most their new songs with a few of their old ones or the reverse. The crowd was more in favor of the first option (including me!)… which Kasabian didn't pick. So that's official: I'll definitely stop trying to guess Kasabian's next move! And that's probably one of the main reasons of why I like them. They never fail to surprise me… I don't always like those surprises but at least, they never bored me. It's just like those words that appeared tonight on the pink screen. During the show, we saw words like TEZZA, ON TOAST, CANISTER, DETERGENT, CONJUCTIVITIS, BLU TAC, TOURNIQUET etc on that screen. Of course, I started trying to find an explanation: words on the songs they were playing at that moment? Nah. Words that will be on some of their new songs? Don't know. I stopped trying to find a logical explanation. They're probably trying to mess things up in my head again. Mischievous Kasabian. And you know… in the end, that's how I like them. And that's why I like them.



Perfect stage. Perfect band. Perfect night.

Couldn't finish this review without thanking the friend that offered me the chance to have such a wonderful time with Kasabian… She's a shy one so I won't name her but she'll recognize herself. ;)


Setlist :
-         Bumble Bee
-         Shoot The Runner
-         Underdog
-         Fast Fuse
-         Days Are Forgotten
-         Me Plus One
-         Running Battle
-         Doberman
-         Take Aim (no intro)
-         Clubfoot (no intro)
-         Where Did All The Love Go
-         Beanz
-         Re-Wired
-         Empire (new intro)
-         Eez-Eh
Encore :
-         Switchblade Smiles
-         Vlad The Impaler
-         Fire


All pictures : © Nat Lecoq

mardi 31 décembre 2013

2013… Année "treize" intéressante, Clap 2


Poursuivons notre petit "best of" des moments musicaux de l'année 2013 et démarrons avec une catégorie coup de cœur… 

Dans la catégorie "Ceux qu’on n’attendait pas mais qui t’ont flanqué une belle claque sur ta tronche quand même" : Editors 

Remarquez qu'ils auraient pu figurer dans la catégorie qui clôturait l'article d'hier, à la différence près que si Miles Kane a "cramé" l'AB avec sa musique, Editors a allumé le feu au Sportpaleis… au sens propre. A coup d'effets pyrotechniques. Quand on ne s'y attend pas, ça surprend… J'en ai hurlé! Mais ai adoré ça! 

Au départ, ce concert était un envie d'une de mes amies. Curieuse de nature, j'avais accepté l'expérience. Si je ne connaissais pas le groupe début 2013 (oui, je sais, honte à moi…), la vitesse à laquelle sont parties les places de concert aurait rapidement du me mettre la puce à l'oreille quant à la notoriété du groupe en Belgique. 

Notoriété absolument justifiée. Les Editors m'ont littéralement scotchée. Pour plusieurs raisons. 

D'abord, grâce à "The Weight of your Love", leur dernier album. Première étape pour savoir ce qui m'attendrait le soir venu. Et découverte d'un album de qualité doté d'un potentiel de dingue! 

Ensuite, Tom Smith, dont la voix et la présence sur scène font sans aucun doute partie des atouts du groupe. J'ajouterai également une belle communication avec le public et les fans, que ce soit en tournée ou non : lorsque le groupe a terminé sa tournée et que le chanteur a pris le temps, via la page Facebook du groupe, de remercier toutes les personnes venues les voir en concert. On a beau dire, ce genre de geste, ce n'est pas grand-chose mais c'est une belle marque de respect envers son public. 

Mention extra spéciale pour Ed Lay, le batteur du groupe qui est désormais entré dans ma "Star List" des batteurs aux côtés de, notamment, Steve Jordan ou Abraham Laboriel Jr. Ce type, qui parait tout minuscule à côté de grands batteurs "baraqués", a envoyé comme un malade ce soir-là et m'a laissée toute… ouais, avouons-le, j'ai été complètement séduite et il a mis un sourire sur mon visage toute la soirée!
 
 

Enfin et surtout, ce groupe a une base rock mais a exploré, dans l'album "In This Light and on This Evening", le monde de la musique électro. Ce monde recueille peu mes faveurs en général mais Editors a réussi, grâce aux versions "live" de ces chansons, à faire passer la pilule en un temps record.
 
 

Bref… encore aujourd'hui, quasiment deux mois après le concert, j'écoute encore toujours les quatre albums du groupe anglais et… ils me manquent. Le moins que l'on puisse dire, c'est que ce groupe a été mon coup de foudre de l'année.

 

Petite info pour les fans d'Editors, je les invite à tenir à l'œil The Spectors, un jeune groupe belge récemment signé par PIAS Belgium. Sachant qui se cache sous la casquette de producteur, je serai curieuse de découvrir le son du groupe… Premier single, "Nico", en janvier 2014 suivi d'un EP en mars 2014. A bon entendeur… 

Dans la catégorie « Ceux qu’on n’attendait pas et qu’on va vite renvoyer dans leurs foyers » : Balthazar 

Première "rencontre", les Ardentes, où ils ne m'ont pas laissé un souvenir impérissable. Soit.
Le lendemain, je me rendais au TW Classic où ce même groupe ouvrait les festivités… avec exactement les mêmes setlist et énergie plate.
Comme pour les Imagine Dragons, ce fut "Jamais deux sans trois" et je retrouvais donc le groupe belge en ouverture d'Editors. Comme il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis, je m'étais concentrée et avais écouté avec attention leur musique, mettant mon manque de passion précédent sur le fait d'avoir vu le groupe deux jours d'affilée.
Sans succès. Rien à faire, j'accroche pas. Même si le public semble, lui, apprécier. Heureusement pour Balthazar, d'ailleurs.

 

Dans la catégorie "Ceux que t'as jamais vu en concert mais que t'as envie de gifler": les Rolling Stones 

Aaah quel beau retour avec "Doom And Gloom", ce morceau épatant porté par une vidéo géniale (avec Noomi Rapace, la star de la version suédoise de la saga Millenium)! Retour annoncé sur la scène pour un des groupes les plus mythiques de l'histoire de la musique. Youpie! 

Et puis… le couperet tombe. Pas de tournée mais un ensemble de concerts à Londres et à New-York. Bon OK, on ira à Londres même si la O2 Arena est selon moi trop gigantesque que pour profiter du spectacle. Suis plus à une traversée près… 

Pan! Deuxième couperet! Pardon? 120£ pour une place bien loin dans les gradins, où tu verras les Stones en piti riquiqui? C'est pour rire? Et ben non… Et évidemment, il faut ajouter à ce prix les déplacements et le logement… 

Comme moi, de nombreuses personnes – journalistes ou non - ont critiqué le prix prohibitif des places pour ces concerts. La seule justification des Stones a été qu'il "faut bien payer les décors qui seront sur scène". Eeeuh dites… vous me mettez Keith Richards sur une boite en carton, mon bonheur est complet, pas besoin de grands effets de scène ou de lumières, S'PAS!
Si je peux comprendre le prix élevé d'un billet pour un concert de Mylène Farmer qui a, depuis 1989, toujours intégré des décors fabuleux à ses tournées, je ne peux pas le concevoir pour les Rolling Stones. Clapton et McCartney sont eux aussi des légendes de la musique, avec une carrière au moins aussi spectaculaire que les Stones et, pour les avoir vus ces deux artistes, n'ont pas "abusé" financièrement de leurs fans comme l'ont fait les Stones. 

Maintenant, vous allez me dire, chacun est libre de vouloir payer cette somme ou pas et de voir le groupe. De fait. J'ai choisi de ne pas céder et d'ainsi donner raison à cet abus de confiance. Et j'avoue que, même des mois plus tard, j'ai encore cet épisode en travers de la gorge…

 

Dans la catégorie "Celui qui t'a fait haïr le marché noir": John Mayer 

John… "mon" John qui passe ENFIN de ce côté-ci de la planète pour une série de concerts. Après dix ans de tendresse pour ce grand gaillard, ça y est, voilà l'occasion! Il passe par l'Angleterre (encore cette damnée O2 Arena…) mais aussi par une plus petite salle, aux Pays-Bas. Le bonheur, quoi! Ouais…  

Jour d'ouverture des billets… Deux minutes, tout vendu. Explication rapide : une congrégation de minables individus a acheté toutes les places. Preuve en est que l'on retrouve, quelques minutes à peine après l'annonce de "sold-out", des dizaines de places à vendre, à un prix allant jusqu'à dix ou quinze fois le prix d'origine. J'en ai pleuré de rage et de dépit!
Là non plus, je n'ai pas cédé et ai ainsi dû faire mon deuil… non sans souhaiter à toutes ces personnes qui travaillent… non… qui profitent des gens, les pires tourments pour avoir empêché une fan de réaliser un de ses rêves les plus… chers.

 

Dans la catégorie « Et sinon, tes impressions sur les premières parties ? » : Gary Clark Jr, You Me At Six, Pegasus 

Gary Clark Jr a assuré la première partie de Clapton et "assuré " est le terme tout à fait adéquat pour le texan de 29 ans qui nous a fait vibrer avec sa musique… Pas facile d'ouvrir le show pour un artiste comme Clapton et pourtant, sa prestation est passée comme une lettre à la Poste. "God" s'est d'ailleurs fait plaisir en faisant revenir Clark Jr sur scène pour les deux dernières chansons du set (Sunshine of Your Love et High Time We Went), pour notre plus grand plaisir!

 

Thirty Seconds To Mars avait choisi You Me At Six pour chauffer la salle. Je connaissais le groupe pour l'avoir découvert lors de pérégrinations sur YouTube et m'était procuré leurs trois albums. Le groupe a un son indéniablement rock, parfois pop, qui – à tort – m'a fait penser qu'ils étaient américains. Raté, ils sont anglais… et You Me At Six s'est avéré une agréable surprise! Ce que l'on entend sur les albums est en-deçà de la prestation que le groupe fait sur une scène, fait TRES rare. Le groupe a fait bouger la Lotto Arena à renfort de bonne rythmique de batterie, de riffs de guitare et au son de la voix de Josh Franceschi qui a su séduire le public, notamment au travers de ses interactions avec lui. En fait, soyons honnête, une fois sortie de la salle, je me suis dit que j'avais passé un meilleur moment avec eux qu'avec les Thirty Seconds to Mars, c'est dire…

 

Pegasus… l'OVNI de l'année! Avant de les voir sur la scène de l'Ancienne Belgique, en ouverture de Hurts, j'étais allée visionner quelques vidéos sur YouTube et… ne savait pas trop à quoi m'attendre après avoir vu "Skyline". Alea Jacta Est, on verrait bien une fois le quatuor suisse sous les yeux. Résultat? Ils m'ont eue comme une bleue avec une sonorité qui, au départ, me laissait perplexe! Les quatre garçons ont en fait un petit côté adorable et une belle énergie qui fait qu'il était assez difficile de les détester : ils  ont d'ailleurs réussi à faire danser et participer le public de l'AB sans grande difficulté. Une fois rentrée, je me suis procurée leur album "Human. Technology", l'écoute régulièrement depuis (c'est d'ailleurs le cas en écrivant ces lignes) et en apprécie chaque morceau. Quand je pousse sur play, leurs mélodies "aériennes" associées à la voix caractéristique de Noah Veraguth me donnent envie de lever mon popotin, de bouger et chanter, le tout avec un énorme sourire… Ça, c'est l'effet qu'ils me font!

 

Vivement l'arrivée du nouvel album "Love & Gunfire" en 2014, tiens! Ils seront également de retour en Belgique le 18 janvier pour un concert au Magic Mirror, à Bruxelles.

 

Dans la catégorie "Ceux qui te font réaliser que la Suisse n'est pas neutre… pas en musique du moins" : Bastian Baker 

Après l'expérience Pegasus, la Suisse a refait surface dans mon monde musical, d'une façon un peu particulière.

Au concert d'Imagine Dragons, je retrouve Gaétan qui m'invite à venir "rencontrer" Bastian Baker, Suisse lui aussi et juré de l'émission "The Voice" Belgium, lors d'une séance de dédicaces à la Fnac Liège. Autant le dire de suite, je ne suis absolument pas fan des émissions "The Voice", "Belgium's Got Talent" et tutti quanti : avec les années, j'ai l'impression que la télévision nous fait à chaque fois manger le même plat, en changeant juste un peu l'assaisonnement. Du coup, je n'étais donc pas du tout familiarisée avec Bastian Baker. Cela dit, plusieurs personnes de mon entourage m'avaient vanté ses qualités musicales…
Me voilà donc à écouter des morceaux de ses deux albums, à la va-vite, en me disant pour la 22.000ème fois que c'est quand même parfois un peu la galère de vivre deux (voire trois, parfois) vies parallèles… et… je réalise que… oui, oui, il y a un sacré potentiel chez ce type!
Un premier album sorti alors qu'il avait à peine 20 ans, doté de morceaux agréables à l'oreille et de paroles démontrant une extrême maturité : gardant son âge à l'esprit, des morceaux tels que "Colorful Hospital", "Nobody Should Die Alone" ou encore "Song About A Priest" m'ont laissée bouche bée… Continuité et talent confirmé sur le second album…

 

Et cette rencontre? Et bien… charmant et très gentil. Je n'avais pas réussi à mettre la main sur son premier album mais ai pu acquérir un de ceux posés près de lui, ce qui nous a valu à tous deux un bref échange assez amusant concernant les emballages de CDs. J'en souris encore à chaque fois que je remets le pied à la Fnac… et garde un très bon souvenir de cette rencontre avec un jeune artiste prometteur que je compte bien tenir à l'œil.

 
La Suisse a donc fini par révéler ses secrets… Un ensemble de coïncidences et d'opportunités m'ont ainsi fait découvrir les trésors cachés du pays multilingue. Car vous pouvez ajouter à Pegasus et Bastian Baker le groupe 77 Bombay Street, qui a assuré la première partie de Baker et qui a un univers brillant et intriguant… La chanson suivante a tout particulièrement attiré mon attention :

 

Dans la catégorie "Ceux que je vais tenir à l'oeil" : Shiva and The Hazards, Black Coral Groove, The Forgotten Saints, Broken Witt Rebels, Alistair Sheerin, Thom C, Run From Cover 

Pourquoi? Et bien… 

Parce que si Shiva and The Hazards a réussi à attirer l'attention du producteur Chris Potter ave leur musique, je me dis que… 

Parce que si Black Coral Groove me repose un peu l'esprit avec un peu de douceur musicale, je me dis que…
 

Parce que si j'apprécie la voix du chanteur de The Forgotten Saints et les influences musicales de ce groupe, je me dis que…
 
 
Parce que si j'aime le son rock des Broken Witt Rebels, je me dis que…

 
Parce que si Alistair arrive à me faire danser en plein milieu du salon, je me dis que…
 

Parce que les mélodies et la voix de Thomas touchent droit dans le cœur…

 
 

Parce que si je ne me lasse toujours pas de l'album des Run From Cover plusieurs mois après l'avoir chroniqué…

 

Parce que, comme je me suis fait des amis parmi ces artistes et groupes, je me dis que… je serais une complète imbécile de ne pas vous parler d'eux alors que je trouve qu'ils ont un potentiel musical évident, en plus d'être de très "belles" personnes. Cela n'engage que moi, bien évidemment… Libre à vous de vous faire votre propre opinion… 

Dans la catégorie "Celui que t'as beaucoup vu en 2013 sans l'avoir vu": David Bowie 

Aaah David, David! Moi qui ne connaissait finalement que les bases de Bowie, je peux vous assurer que j'ai suivi une formation approfondie et intensive concernant la vie et la carrière de cet artiste en un temps record, le tout sous la guidance d'un de ses plus grands fans.
Début 2013, après dix ans d'absence, David Bowie refaisait surface avec un nouveau single et en annonçant la sortie d'un nouvel album. Il n'en fallait pas plus à Laurent Rieppi, un de mes amis, pour se lancer dans un projet fou : l'écriture d'un livre sur l'artiste caméléon. Sans réaliser ce qui se passait, je me retrouvais embarquée dans cette folle aventure, à relire et corriger les lignes écrites par Laurent, de jour comme de nuit. Folle mais belle aventure : Laurent a écrit un très chouette livre de 200 pages sur le sujet auquel j'ai été contente d'apporter, avec d'autres, une petite contribution. Contribution qui me vaut d'avoir un remerciement (en plus des 2000 autres que Laurent m'a écrit au fil des semaines…) dans ces pages. Et ça, ça fait du bien au moral. A l'égo aussi, un petit peu quand même… :p
D'ailleurs… ptèt qu'on a tellement aimé ça qu'on s'y remettra un jour. Ptèt même qu'il se pourrait que j'aie tellement pris goût aux corrections et relectures que j'ai joué une deuxième mi-temps cette année, dans le "grand tournoi des livres". Allez savoir… ;) 


2013 était donc encore une année des plus satisfaisantes et 2014 devrait être elle aussi des plus intéressantes. Ainsi, sont déjà au planning :

-      Beady Eye, où on me trouvera probablement du côté gauche de la scène, cette fois… près de Gem Archer, donc.

-      Fall Out Boy, les R'n'R kids de Chicago, ratés tant de fois lors de l'été 2013 (avec The Pretty Reckless en opening act, extra!)

-      Beyoncé, celle qui vend 20.000 places en 8 minutes (dont 5 chez moi, dans un coffre-fort!)

-      Neil Finn, la "voix" de "Don't Dream It's Over"

-      Gladiator, à Londres, avec Joaquin et Russell sur l'écran et la musique de Hans Zimmer jouée en live devant toi? What else?

Pour finir, je vous souhaite à tous, que vous soyez un ami croisé lors d'un des concerts de cette année, un ami musicien, un ami de toujours, un collègue, le lecteur qui passe ou autre, la plus belle des années 2014. Que celle-ci vous permette de réaliser vos rêves et… qu'elle soit emplie de notes de musique…