dimanche 18 mars 2012

L'Histoire de... "The Girl Who Had No Name" (The Byrds, 1967) - ENGLISH

« The Girl Who Had No Name »… Weird title for a song, right ? However, this is no innocent title as it is in fact a song inspired by a real person. The reason why The Byrds didn’t name her doesn’t have anything to do with some secrecy on her identity: the young woman’s parents were actually eccentric enough to call the only baby girl of the family… Girl. That’s quite a way to begin in Life, eh?

Girl Dreyer grew up in the 60ies and is a young teenager when she meets David Crosby for the first time, then a member of The Byrds. Back then, she’d hang around on a former ferryboat turned into a restaurant named “Juanita’s Galley” and this is the place where she meets the soon-to-be co-founder of the band Crosby, Stills & Nash. This is also the place where her mum used to barge in to bring her daughter back to the family home. As a matter of fact, Girl was quite a rebellious teen girl who caused quite an amount of trouble for her parents. She already had an impressive amount of runaways under her belt, mostly to get a chance to hang around with local “celebrities”… One of those runaways definitely got David Crosby completely hysterical.

Girl with Pigpen from The Grateful Dead


Girl’s repeated runaways with her friend Martha Wax would lead them to a special school dealing with “difficult children”. Thinking that sending two girls always in search of adventures to such school would change them was definitely NOT a wise idea. At first, they’d spend their lunch time at Paul Kantner’s place, future founder of Jefferson Airplane, smoking weed, before heading back to school for afternoon’s classes. When David Crosby was into town, he’d often stay at Kantner’s place as well and innocently once said to Girl “Aaaah I wish you’d accompany me and stay with me for a while”. And that’s not something to say to a teenage girl in the middle of the 60ies…

On their way to school, Martha tells Girl she has 200$ and suggests her friend a ride… As soon as Martha’s dad drops them at school, they call a cab, go to the airport and take a plane to Los Angeles. After landing, they call David who – of course – starts to freak out at the idea of being send to jail for underage kidnapping. He however advises the girls to get in a cab, wait for him at three blocks away from his home, hide and whistle “Mr Tambourine Man” so he could easily spot them (I’m still wondering if Bob Dylan is aware that his song was used in such context!). David hides the girls in a friend’s house where they are grounded… Both are quite deceived to realize Crosby isn’t as “rock’n’roll” as expected and then decide to go back to their respective homes. Anyway, Girl Dreyer would definitely leave a sufficient mark on Crosby for him to write a song.

Girl’s story isn’t quite over… She runs away again – to Mexico this time – but is brought back by policemen. She’s 17 and may end up in an institution for young offenders. She asks David Freiberg, a friend and bassist for the Quicksilver Messenger Service, to marry her to avoid detention until she comes of age. Although they aren’t really in love, they care about each other and eventually get married.
Even though it was a marriage of convenience, they will remain married for 15 years, will have a baby girl together and Girl will always admit she was lucky to be married to such a nice and tender man. They also remained good friends after their divorce…

Girl, David and their daughter Jessica
(On the far left)

At a later time, David Freiberg will contribute to “If I Could Only Remember My Name”, Crosby’s first solo album. He’ll join Jefferson Airplane in 1971 and will leave the band with Kantner in 1985.
Girl Dreyer/Freiberg has since been remarried and has had another child. She also changed her first name and is now called Julia. But she will remain in music history for having a song with her… erm… “name”.





jeudi 8 mars 2012

Kasabian - Cirque Royal (22/02/2012)

La journée du 22 février a été des plus… particulières. Au départ, j’allais à Bruxelles pour voir Kasabian au Cirque Royal. Au final, ma visite dans la capitale s’est soldée par quelques rencontres furtives très « people », une très agréable découverte et… un concert.

J’arrive fin de matinée et accompagne ma copine Audrey dans ses tribulations « travail de fin d’études-esque » dans la grande tour du Boulevard Reyers où nous discutons avec Sylvestre Defontaine, animateur-radio à Pure FM. Lorsqu’il nous raccompagne, nous croisons Christine Massy, ex-présentatrice de Plug, accompagnée de deux autres personnes. Je jette un regard sur le jeune homme devant moi et me dit que je l’ai déjà vu quelque part. La pièce tombe : c’est Julien Doré… En toute simplicité et discrétion… car dès que Mamselle Massy le présente, c’est tout juste si « Julien » ne cherche pas un trou de souris pour s’y cacher. J’l’aime bien, ce type. Je n’aime pas la chanson francophone - beaucoup le savent - mais j’apprécie les artistes qui ont leur univers propre et qui l’assument pleinement. C’est son cas et cette furtive rencontre remplie d’humilité m’a fait d’autant plus apprécier l’homme.

Venons-en à ce concert… auquel j’ai bien failli ne jamais pouvoir assister. En effet, le jour de la mise en vente des billets, une personne de mon entourage a cru bon de couper le courant à 9h, heure du « top-départ ». 9h07, je peux enfin rallumer mon PC. 9h08, je suis sur le site et… plus de places ! Je pense avoir terrorisé toutes les personnes présentes ce jour-là en hurlant un spontané (mais plein de sincérité) « MAIS JE VAIS LE TUER CE TYPE !! ». Avec peu d’acharnement, de débrouillardise et pas mal de bol, je finis par obtenir les quatre places voulues… et nous y voici enfin, dans cette salle du Cirque Royal de Bruxelles.

La salle du Cirque Royal... au repos



La première partie est assurée par un groupe British, Belakiss. De ce groupe, je ne vous donnerai que la retranscription des notes indiquées dans le carnet que j’ai toujours avec moi lorsque je pars en expédition-concert. Pourquoi si peu ? Tout simplement parce que je compte bien vous en reparler dès que j’aurais en main leur album, tout droit commandé et importé de… Thaïlande. Et au vu de ce que j’ai découvert ce soir, les Belakiss gagnent vraiment à être connus musicalement parlant.
Voici donc ces notes : « son bien rock, le public applaudit assez vite, bassiste au style gothique, 3 chanteurs, voix des garçons rappellent celle de Tom (Meighan, le chanteur de Kasabian), quand PB technique restent très à l’aise, grande aisance sur scène (tous !) ».

La petite pause permettant aux techniciens de mettre en place les instruments de Kasabian me donne l’occasion de repérer un énorme gong Zildjian près de la batterie d’Ian Matthews. Si, si ! Un gong !

Les Kasabian ont eu une petite semaine et demie de repos et reprennent le cours de leur tournée à Bruxelles: ils devraient donc être en pleine forme ce soir. De fait…

Kasabian démarre le show avec « Days Are Forgotten », une excellente façon de ne pas laisser replonger le public dans l’inertie après l’énergie transmise par leur première partie.
D’ailleurs, toute réflexion faite, le public ne retombera jamais vraiment dans l’inaction : il gardera cette énergie débordante pendant les presque deux heures du show, énergie maintenue par Sergio Pizzorno et Tom Meighan dès qu’ils ont l’impression que les personnes devant eux se relâchent un peu.


Le Cirque Royal... déjà un peu moins au repos...


Que ce soit par en paroles ou à coup d’excellents riffs de guitare, l’interaction entre les personnes SUR scène et celle DEVANT la scène est bien réelle. Vocalement, Pizzorno et Meighan sont efficaces, qu’ils chantent chacun leur partie ou en tandem.
J’avais déjà signalé les qualités vocales de Meighan lors de ma critique de l’album Velociraptor! et le jeune trentenaire a su me convaincre que sa voix est aussi efficace sur scène qu’en studio. Il m’a impressionnée sur « I.D. » et « Vlad The Impaler », chansons que j’appréciais moins mais qu’il a rendues ce soir-là bien plus intéressantes à mon oreille.  De la même façon, la prestation de Pizzorno sur « Take Aim » a été des plus agréables.
Leur complémentarité est également un des atouts du groupe : sur « La Fée Verte » par exemple, Sergio laisse tomber la guitare électrique pour une acoustique, Tom attrape un tambourin et lorsqu’ils entament le refrain ensemble, c’est un beau duo vocal que nous avons là. Le tout sous un éclairage… vert. Of course !


De g. à d. : Jay Mehler, Sergio Pizzorno et Tom Meighan (pas en vert... on fait avec c'qu'on a...)

« Underdog » démarre sur un solo de guitare de Pizzorno et est appuyée en son milieu par une très bonne partie instrumentale mettant en avant autant la valeur musicale de la chanson que la dextérité des musiciens. A la fin de la chanson retentit un grand « Boiiiiing » donné par Matthews sur THE gong précité.

Je suis très fan de « Where Did All The Love Go », « Club Foot », « Re-Wired », « Goodbye Kiss », « L.S.F. » et « Fire » et le groupe m’a donné entière satisfaction en les programmant dans leur setlist. Chacune de ces chansons a apporté son lot d’énergie ou d’anecdotes… Certaines ont même permis au public de montrer qu’il ferait une belle chorale pour assurer les chœurs du groupe (« Club Foot », « Re-Wired »…).



« Re-Wired » (vidéo de l’année 2011 pour moi !) contient déjà une belle énergie mais prend toute sa valeur en « live » et ce soir, le groupe la dédie aux dames dans la salle… avant de préciser qu’elle parle de sexe. Ça, c’est fait… Ajoutez à cela un Tom Meighan qui s’agenouille devant le public en levant les mains vers le ciel et on aurait presque l’impression qu’il a été surpris par le répondant du public belge.
« L.S.F. » est la dernière chanson du set et est particulièrement adaptée pour finir le spectacle. Tom demande au début de la chanson à Jésus de venir lui parler (Si, si, juré !) mais THE fils de Dieu restera muet. Ou alors s’il a parlé, ses paroles ont dû être couvertes par la voix des quelques 2000 personnes dans la salle…
S’il est une chanson que j’apprécie pour son énergie et au refrain qui tue, c’est « Fire »… J’ai longtemps cru ne jamais la voir arriver et il m’aura fallu attendre les toutes dernières minutes du show pour y avoir droit. Mais c’est finalement une très bonne chose car cela a permis au groupe de terminer sur les chapeaux de roue et de secouer une dernière fois son public… Quand je regarde la vidéo que j’en ai faite, ça bouge partout : c’est forcément un signe.

Pour terminer sur une note romantique, ils profitent de « Goodbye Kiss » pour remercier leurs fans pour l’année qu’ils ont vécue et vers le milieu de la chanson, Meighan demande à tous de former un cœur avec les mains. Les Kasabian seraient-ils tombés amoureux de nous ? Allez savoir…

♫♪ Where Did All the Love Go... ♫♪ Sais pas mais il y en avait en stock à Bruxelles ce soir-là...



Toujours est-il que tout au long de la soirée, Tom Meighan lancera au public de grands sourires, lui enverra bisous volants, lui adressera de nombreux mercis et se prendra même d’amitié pour un petit groupe de personnes situé de notre côté auquel il dédiera « Fire »… Et dire que certains journalistes le trouvent méchant…
De la même façon, Sergio Pizzorno sollicite régulièrement son public que ce soit pendant la chanson (« Shoot The Runner ») ou entre deux morceaux. Le grand guitariste dégingandé sera d’ailleurs le dernier à quitter la scène, enjoignant tout le monde à faire perdurer les « Aaah ahh aaaaah » de L.S.F. … ce que nous ferons à pleine voix pendant au moins deux minutes, donnant au Cirque Royal une impression de stade de foot en délire.
Bref, avec le recul et en visionnant les vidéos que j’ai faites avec mon minable appareil, j’ai l’impression que les Kasabian se sont bien plus en Belgique et qu’ils ont aimé leur visite au Cirque Royal… Ça tombe bien, j’ai moi aussi apprécié leur compagnie… et pense ne pas être la seule dans cet état d’esprit.

Cela dit, il ne faut pas oublier que si Kasabian, c’est beaucoup de Meighan et de Pizzorno, c’est aussi Ian Matthews à la batterie et Chris Edwards. Deux forces tranquilles et (très !) discrètes mais terriblement efficaces. Essayez par exemple d’enlever la partie batterie à « Re-Wired » et vous verrez comme la chanson perdra toute sa saveur…
Kasabian, c’est même encore plus que ça puisque les quatre musiciens sont également accompagnés sur scène de Jay Mehler à la guitare et Ben Kealey aux claviers. Ces deux-là sont devenus membres permanents du groupe et ont également participé à l’élaboration des deux derniers albums de Kasabian mais n’ont jamais désiré être mis en avant pour leurs contributions. Ce qui ne doit pas nous empêcher d’apprécier leur présence et de leur accorder au moins un paragraphe dans cette chronique.

Je n’ai finalement qu’un seul bémol à exprimer vis-à-vis du concert : j’ai ramassé sur mon ptit corps une quantité massive de basses qui m’ont parfois empêché de pleinement apprécier chaque moment du concert. C’est d’autant plus dommage que cela ne m’a aussi malheureusement pas permis de comprendre ce que les membres du groupe essayaient de nous dire.

Une fois le concert fini, je n’étais pas encore au bout de mes surprises. En descendant dans le couloir du Cirque Royal, je repère les membres de Belakiss près du stand merchandising. Cela me donne l’occasion d’avoir une petite et bien sympathique conversation avec Ben, l’un des vocalistes et guitaristes du groupe. Avant qu’un de mes compagnons d’aventure ne me disloque le bras en me hurlant « Y a un saule ! ». Ce n’est qu’en me retournant que j’ai réalisé que j’avais mal compris et qu’on ne me parlait pas d’un arbre mais de… Saule. Baptiste Lalieu, quoi!

"Léger" flou artistique pour le Grand Monsieur et votre Petite bloggeuse... ;)

Fallait voir ma tête quand je me suis retrouvée nez à nez avec le bonhomme. Dans une spontanéité toute naïve et surprise de me retrouver devant ce grand gaillard de 2 mètres, j’ai tout bonnement lâché « Et bien, de fait, il est effectivement fort grand, lui ! », regrettant immédiatement ces paroles qu’il a dû entendre tellement de fois. Il a eu le bon sens d’en rire… et d’accepter une séance-photo. C’est donc ainsi que j’ai découvert que M. Saule est un fan de Kasabian.

Un dernier verre dans un club où nous nous rendons à renfort de chansons de Frank Sinatra et puis, time to go to bed !
C’est là, planquée sous la couette, que je prends le temps de revoir ma journée… A la question « Elle est pas belle la vie ? », il est clair que c’est un énooorme « OUI » qui me vient à l’esprit. Il en faut finalement peu pour s’endormir un sourire aux lèvres…

"Mince faut y aller, là... Pas envie...
Et si on restait encore un peu? Les gars?"

Setlist :
-         Days Are Forgotten
-         Shoot The Runner
-         Velociraptor!
-         Underdog
-         Where Did All The Love Go
-         Misirlou (Dick Dale & His Del-Tones cover)
-         I.D.
-         Take Aim
-         Club Foot
-         Re-Wired
-         Empire
-         La Fée Verte
-         Fast Fuse
-         Goodbye Kiss
-         LSF

Encore :
-         Switchblade Smiles
-         Vlad The Impaler
-         Fire

lundi 27 février 2012

Un jour, un mot... "Fast"

Travailler dans l’urgence n’est bon pour rien et pour personne, c’est bien connu : ça met les gens sous pression, ça fait monter leur tension artérielle et leur rythme cardiaque… Bref, rien de très sain finalement.

Cela dit, quand on aime le boulot bien fait, « faut c’qui faut », comme on dit. Alors on s’active, on cavale, on fait chauffer le téléphone, on sature les serveurs de mails, on dit aux pigeons voyageurs de se tenir prêts, on chausse des rollers de compétition…

Malgré cela et pour tout dire, j’ai beau être blasée, il existe encore des jours où je reste étonnée face à certaines situations et à la réaction de certains de mes interlocuteurs. Et j’insiste lourdement sur le « certains ». Et le « réaction ». Ou plutôt le manque de réaction…



Bad Meets Evil – Fast Lane (Hell: The Sequel, 2011)
Mobb Deep – Give It Up Fast (Hell On Earth, 1996) Yes, it’s Hell, c’est du rap…
U2 – Fast Cars (How To Dismantle An Atomic Bomb, 2004) Bonus track
Winfield’s Locket – Fast (Winfield’s Locket, 2010)
Tracy Chapman – Fast Car (Tracy Chapman, 1988)


George Michael – Fastlove (Older, 1996)
Megadeth – Fast Lane (Th1t3en, 2011)
Fiona Apple – As Fast As You Can (When the Pawn…, 1999)
Fetish – So Fast (So Many Prophets, 2001)
The Flower Kings – Fast Lane (Unfold The Future, 2002)
Kasabian – Fast Fuse (West Ryder Pauper Lunatic Asylum, 2009)
Goldspot – So Fast (Tally Of The Yes Men, 2005)


R.E.M – So Fast, So Numb (New Adventures in Hi-Fi, 1996)
Napalm Death – Sink Fast Let Go (Smear Campaign, 2006)
Tom Petty & The Heartbreakers – Grew Up Fast (She’s The One OST, 1996)
Circle Jerks – Live Fast, Die Young (Group Sex, 1980)
The Smiths – Nowhere Fast (Meat Is Murder, 1985)


Johnny Cash - Georgia on a Fast Train (The Adventures of Johnny Cash, 1982)
Incubus – Nowhere Fast (Make Yourself, 1999)
The Manic Street Preachers – Faster (The Holy Bible, 1994)
Paul Weller – Fast car / Slow Traffic (Wake Up the Nation, 2010)
Stone Temple Pilots – Fast As I Can (Stone Temple Pilots, 2010)


Don Blackman – Fast Lane (Listen, 2006)
Mark Knopfler – Think Fast (Last Exit To Broolyn OST, 1989)
George Harrison – Faster (George Harrison, 1979)
Mary J Blige – Nowhere Fast (Growing Pains, 2007)
Gorillaz – Superfast Jellyfish (Plastic Beach, 2010)
Within Temptation – Faster (The Unforgiving, 2011)



Il y en a même qui insistent sur le sujet...
The Eagles – Life In The Fast Lane (Hotel California, 1976) et Fast Company (Long Road Out of Eden, 2007)
Fire Inc. – Nowhere Fast (Streets of Fire OST, 1984) écrite par THE Jim Steinman qui l’a refilée – comme quelques-unes de ses autres compos – à….
Meat Loaf – Nowhere Fast (Bad Attitude, 1985)


Sans oublier les albums :
Paul Wall – Fast Life (2009)
Hadise – Fast Life (2009)
Joe Jonas – Fast Life (2011)
Larry Johnson – Fast & Funky (1974)
Jimmy Dawkins – Fast Fingers (1969)
Mötley Crüe – Too Fast For Love (1981)


Geri Halliwell – Scream If You Wanna Go Faster (2001)
Lester Bowie – Fast Last (1974) Rien à voir avec THE David du même nom, s’pas…
Custom – Fast (2002)
Merle Travis - Guitar Rags & A Too Fast Past (1994) Compilation
Dynamite Hack – Superfast (2000)
Stray Cats – Let’s Go Faster! (1990)


The Curtains – Fast Talks (2002)
Kelly Willis – Fading Fast (1996) Rien à voir avec THE “Mr John McLane”…
Restless Heart – Fast Movin’ Train (1990)
Michael Bloomfield – Living In The Fast Lane (1980)
The Mekons – Fast Product (1979)
The Tractors – Fast Girl (2001)


Sans oublier les BOs de la franchise ciné « Fast And Furious »…

Voire même des noms de groupes ou d’artistes…
Fastkill
Colorfast
Fast Eddie
Fastball



Fast Food Rockers (Ca ne s’invente pas… et ça ne s’écoute pas non plus d’ailleurs)
Fastway
Fastlane
Fastlane Candies (C’est du belge, mesdames et messieurs!!)


Ajoutons aussi cette jolie confusion des anglophones quand il s’agit d’expliquer ce que signifie le nom du groupe « Depeche Mode »…
Et non, il ne s’agit pas d’une traduction « Fast Fashion ». Il ne faut pas aller chercher si loin : il s’agit tout simplement du nom d’un magazine de l’époque…
En outre, quitte à traduire le titre du magazine, il faut bien évidemment voir « dépêche » dans le sens de la nouvelle, de l’information… et la traduction donnerait donc plus vite « Fashion News ». Un nom à prendre pour un cover band du groupe anglais ?



Bref… je réalise toujours plus que « avancer deux fois plus vite que les autres n'amène pas forcément à une victoire quand t'es quand même obligé d'attendre les trainards ».
Cela dit, c’est aussi bien mal me connaître : quand il n’y a pas moyen d’avoir l’info en frappant à la porte, je lance des cailloux à la fenêtre, tiens… Quitte à exploser la fenêtre au passage. Vous voilà prévenus : éloignez-vous des fenêtres… ;p)

dimanche 12 février 2012

L'histoire de... Whitney Houston et "I Have Nothing" (1993)

Quel drôle de réveil que ce 12 février… Tu ouvres l’ordinateur, te connectes sur Facebook et vois soudainement qu’un nombre impressionnant de vidéos de Whitney Houston ont été postées. Là, tout de suite, tu sais au plus profond de toi que tes potes n’ont pas passé leur temps à poster ces vidéos pour lui souhaiter bon anniversaire et que ces posts sont liés à quelque chose de plus tragique… De fait. Whitney Houston – The Voice – n’est plus. A 48 ans, la filleule d’Aretha Franklin s’est est allée rejoindre d’autres grandes chanteuses…
J’avais écrit en janvier 2010 sur le groupe Facebook une chronique la concernant en m’appuyant sur la chanson « I Have Nothing ». Vous trouverez ci-après cette chronique réadaptée…

Whitney est née en 1963, dans le New-Jersey, état fétiche du réalisateur Kevin Smith. Dernière-née d’une famille de 3 enfants, c’est sa maman qui lui fait découvrir le monde musical. En effet, dès l’enfance et ce jusqu’au début de l’âge adulte, elle accompagne sa maman dans des concerts divers. Eglises, night-clubs ou autre, Cissy emmenait avec elle sa cadette… A 14 ans, Whitney pose sa voix sur un single du « Michael Zager Band » et Zager propose à Cissy d’aider sa fille à obtenir un contrat dans une maison de disques. Cissy refuse d’abord, sur la sage décision que Whitney finisse d’abord ses études avant d’entamer une quelconque carrière.

Peu de gens (moi y compris, entendons-nous bien…) savent qu’elle n’a pas démarré de suite comme chanteuse mais comme… mannequin. Elle apparaîtra en couverture du « Seventeen Magazine », devenant par ailleurs la première femme « de couleur » à faire la couverture du magazine. Pour preuve :


Et en termes de « premières », l’américaine va tracer plus d’une voie tout au long de sa carrière. Mais nous en reparlerons plus loin…

Elle signe son premier contrat musical en 1983 après avoir impressionné Clive Davis, alors à la tête d’Arista. Mais Whitney ne démarre pas de suite l’enregistrement de son album. Persuadé du talent de sa pouliche, Davis veut attendre d’avoir les producteurs adéquats pour ce premier opus : il attend donc que ceux-ci soient disponibles avant de démarrer quoi que ce soit.
Son premier album, sobrement intitulé « Whitney Houston » (Vous avez remarqué le manque d’imagination de l’époque où on prenait bien souvent le nom de l’artiste comme titre de premier album ?), a des débuts hésitants mais décolle finalement grâce au single « You Give Good Love ». Et pas qu’un peu… A l’époque, en 1985, il devient l’album le plus vendu au monde pour une jeune première. Elle a été détrônée depuis par une certaine Britney Spears mais quoi qu’il en soit, à ce jour, « Whitney Houston » s’est vendu à plus de 25 millions d’exemplaires dans le monde.

Aux Grammy Awards, elle obtiendra la récompense de la « Meilleure performance pop féminine ». Plus amusant encore, elle interprète ce soir-là « Saving All My Love for You » et sa performance lui vaudra un Emmy Award dans la catégorie « Meilleure performance dans une émission télé ».

Une dernière anecdote… Cela rejoint l’idée de « premières » mentionnée plus haut et les plus jeunes d’entre vous pourraient être surpris de ce qui va suivre. Dans les 80ies, on était loin de faire preuve d’une grande ouverture d’esprit quant à la couleur de la peau. Les noirs, les mexicains… pas droit à être trop « exposés » ! Ou alors sous des conditions particulières ou avec grincements de dents de la part de certains. Il y en a qui me diront que c’est encore le cas… Peut-être… mais de nos jours, faut admettre qu’on voit plus de gens dit « de couleur » à travers les médias. Des artistes tels que Jennifer Lopez, Jay-Z, Janet Jackson, Will Smith ou autres doivent une fière chandelle à Whitney.
Je m’explique : Houston est arrivée à une période-phare où les médias se voyaient fortement critiqués de mettre plus en évidence des musiques au style plus « blanc », au détriment d’artistes d’origine américano-africaine. Les médias s’adaptent donc et « How Will I Know », alors son single, tournera en boucle sur MTV… entraînant une augmentation des ventes pour Houston et une ouverture culturelle certaine. Cette anecdote ouvrira ainsi la voie à foule d’autres artistes afro-américains…


Mamselle Houston a, dans les 80ies et 90ies, un sacré palmarès de records à son actif : sa tournée de 1987 la fait entrer comme première afro-américaine dans le Top des personnes les plus riches, elle enregistre la chanson officielle des JO de 1988 et reverse tous les bénéfices à des actions caritatives, elle devient la seule artiste au monde à entrer dès la première semaine à la fois dans les charts anglais ET américain avec son album « Whitney » (1987), le concert qu’elle donne à Norfolk pour les soldats américains et leurs familles est diffusé sur HBO et donne à la chaîne un des plus hauts taux d’audience depuis sa création… Bref, vous avez compris…

Bien sûr, ça n’allait pas rater : le cinéma lui fait les yeux doux mais comme à ses débuts, elle prend le temps avant de se lancer dans cette nouvelle aventure… Et cette première expérience filmique, je crois qu’à coup sûr, vous la connaissez car… qui a pu passer en 1992 (voire encore maintenant d’ailleurs) à côté du film « Bodyguard ». Je ne vous citerai pas les records et les récompenses obtenues par cet album seul… Allez juste un chiffre : 44 millions d’albums vendus dans le monde.

Etant donné que Whitney a sorti une bonne cinquantaine de singles, j’avais les coudées franches pour faire mon choix (ce qui, au passage, n’est pas toujours des plus aisés) et m’était dite que j’allais prendre une qui n’appartenait pas à cette BO. Raté ! Mais je ne l’ai pas prise pour rien non plus…

« I Have Nothing » est écrite par David Foster et Linda Thompson. Le premier est connu pour ses multiples compositions-productions et la seconde, peut-être moins mais a pourtant quelques anecdotes à son actif. Thompson a écrit les paroles de « No Explanation », chanson comprise dans la BO d’un autre film-culte, un certain… « Pretty Woman ». Elle a aussi écrit les paroles de la chanson officielle des JO d’Atlanta 1996, interprétée par Céline Dion. Mais ce que peu savent, c’est qu’elle a aussi partagé un temps la vie d’un King. LE King. Elvis quoi!

La vidéo de « I Have Nothing» est dirigée par Steve Barron. De ce réalisateur irlandais qui a appris le métier en démarrant avec des calibres tels que Richard Attenborough (A Brige Too Far) ou Ridley Scott (The Duellists), nous retiendrons plus volontiers son travail sur les vidéos de « Billie Jean » de Michael Jackson, de « Take On Me » de A-Ha, de « Money For Nothing » de Dire Straits ou de « Rosanna » de Toto plutôt que le film « Les Tortues Ninja » de 1990.

« I Have Nothing » avait été nominé en 1992 aux Oscars mais a perdu face à « A Whole New World », la chanson-titre du dessin animé Aladdin. Six ans plus tard, Whitney enregistre « When You Believe » avec Mariah Carey, chanson du dessin animé « Le Prince d’Egypte ». La chanson obtiendra l’Oscar de la Meilleure Chanson Originale. Comme quoi, on apprend toujours de ses défaites…


Les années 90 et le début du nouveau millénaire seront plus mouvementés pour la métisse. Son mariage avec le rappeur Bobby Brown, leurs fréquentes disputes et des histoires de drogue viendront entacher sa réputation. Elle continue à sortir des albums qui ont du succès mais qui n’égaleront pas les ventes de « Bodyguard ». Pourtant, en 2001, Whitney signe avec sa maison de disque le contrat le mieux payé de toute l’histoire de l’industrie musicale en empochant 100 millions de dollars (plus royalties !) pour l’enregistrement de 6 albums. En 2005, elle se la joue « Viva La Bam » ou « The Osbournes » dans une série la filmant, elle et sa famille, dans sa vie de tous les jours…

Sa séparation avec Brown en 2006 sonne comme une renaissance et elle reprend sa carrière en main. Elle sort en 2009 l’album « I Look To You » qui reçoit des critiques positives… La voix de Houston est désormais plus grave, plus rauque mais ne pénalise pas l’album pour autant : Cinquemani, journaliste chez Slant Magazine, écrira à l’époque que « Houston semble vivante et heureuse de l’être ». Une phrase qui résonne bizarrement aujourd’hui…

J’ai déjà vu fleurir, depuis ce matin, maints articles ou commentaires d’individus concernant son décès assumant que Whitney Houston avait certainement fait une overdose, qu’elle avait des problèmes dans sa vie… car comme d’habitude « Faites une erreur un jour, on vous la rappellera toujours ». A ces gens, à ces médias, un petit cours de « prudence médiatique » et de « respect de l’être humain » ne ferait certainement pas de mal… A l’heure où j’écris ces lignes, le médecin légiste est probablement toujours en train d’écrire son rapport et il me semble donc très mal avisé de spéculer sur quoi que ce soit lorsqu'on ne sait... rien. 

A ceux qui disent « Oui mais bon, on ne l’a pas vue, ces derniers temps », je répondrais que ne pas voir un artiste sur une scène ou devant nos écrans ne veut pas dire qu’il ne fasse rien. Milieu des 90ies, Whitney Houston avait, via sa société de production, acquis les droits pour une adaptation du film « Sparkle » (1976). Houston avait l’intention d’engager Aaliyah pour jouer le personnage central mais le décès de la jeune femme en 2001 en décidera autrement. Le projet est pourtant resté dans le cœur de Whitney Houston qui, à force de persévérance, est arrivée à ses fins. « Sparkle » sortira sur nos écrans fin 2012 et marquera la dernière apparition à l’écran de Mme Houston.

Je ne suis pas une fan absolue de Whitney Houston mais ma passion musicale fait que j’ai appris à respecter des artistes pour l’influence musicale qu’ils apportent ou ont laissé dans le Monde de la Musique. Je la respectais, bien sûr, pour ses incroyables aptitudes vocales mais mes recherches m’ont amenée à voir plus que sa voix… Elle a également inspiré maints autres artistes, parfois fort éloignés de son propre style : Mariah Carey, Alicia Keys, Lady Gaga, les Destiny’s Child…

Il y a fort à parier que ce soir, le public présent dans la salle où se tiendront les Grammys aura une pensée pour l’artiste lorsque Chacka Khan et Jennifer Hudson – deux artistes qui connaissaient bien Mme Houston - lui rendront un dernier hommage. Chanté. Bien sûr.






mardi 7 février 2012

L'Histoire de... "Walk On The Wild Side" (Lou Reed, 1972)

Saviez-vous Lou Reed vient en Belgique? Le 15 juin prochain, à l’Ancienne Belgique… Ne vous emballez pas, les places sont parties aussi vite que les stocks de sel en pleine saison hivernale.
Je vous offre ici une (piètre ?) consolation en évoquant une des chansons de Mr « Velvet Underground Goes Solo ».

« Walk On The Wild Side » est l’une des chansons les plus connues de Reed, présente sur l’album « Transformer » sorti en novembre 1972. Sur ce même album apparaît aussi « Perfect Day » dont je ne manquerai pas de vous parler un jour.

Lorsque Lou Reed écrit « Walk On The Wild Side », il a en tête de faire découvrir à son auditeur des personnages que peu de gens auraient eu l’occasion ou l’envie de rencontrer ainsi que leur périple avant d’arriver à New-York.
Ce qu’il faut savoir, c’est que ces personnages ne sortent pas à proprement parler de l’imagination du talentueux musicien puisque Holly, Candy, Little Joe, Jackie et Sugar Plum Fairy ont bel et bien existé.

Pour mieux les connaître, il faut que je vous parle du célèbre Andy Warhol. Ce dernier est étroitement lié à la vie professionnelle de Reed puisque c’est Warhol qui a révélé le Velvet Underground au monde entier. C’est aussi lui qui est responsable de cette célèbre pochette d’album du Velvet, la « pochette à la banane » :


Warhol devient le manager du Velvet en 1965 et intégrera le groupe dans son projet « Exploding Plastic Inevitable ». Ce projet, novateur pour l’époque, proposait des projections des films de Warhol, accompagnées de représentations des habitués du studio The Factory, le tout soutenu par la musique du Velvet Underground.

The Factory, plus tard rebaptisé The Silver Factory, c’est tout un univers : un studio entièrement peint en argenté où se mélangeaient personnalités du monde artistique, musical… Mick Jagger, Truman Capote ou encore Dali ont frôlé les murs couleur aluminium de ce studio à une époque.


Le studio permettait à Warhol de donner libre cours à son talent artistique, sous toute forme qu’il soit. Pour ce faire, il s’était adjoint la compagnie de nombreuses personnalités : comédiens de « films pour adultes », drogués, membres de la jet-set, philosophes, dépressifs…
Tout ce petit monde cohabitait joyeusement et participait pleinement à l’œuvre du Grand Maître. Parmi eux, les « Warhol Superstars », un ensemble épatant constitué de gays, de transsexuels, de drag-queens, de bisexuels... mettant en avant le pop-art et la liberté artistique et sexuelle développées pendant les 60ies.

Le Velvet Undergound a donc un moment donné croisé le chemin de ces « Superstars »… En fréquentant le petit monde Warholien, Lou Reed rencontrera ou entendra parler de Holly Woodlawn, Candy Darling, Joe Dallesandro, Jackie Curtis et Joe Campbell, alias Sugar Plum Fairy, et écrira ainsi une des chansons qui deviendra une de ses plus belles signatures musicales.
Interviewée en 2008 pour le journal britannique « The Guardian », Holly dira avoir eu la surprise de sa vie en entendant la chanson pour la première fois parce qu’elle n’avait jamais rencontré Lou Reed. Elle prendra contact avec l’artiste et lui demandera comment il avait découvert son histoire. Réponse de l’intéressé : « Holly, tu es la plus grande gu** de la ville… ». Loin d’être vexée, elle rencontrera Lou et ils deviendront amis.


Le sujet plutôt délicat de « Walk On The Wild Side » n’a pas empêché la très conservatrice BBC de diffuser la chanson. N’allez pas croire qu’ils ont fait preuve d’une grande ouverture d’esprit : les patrons de la chaîne n’avaient tout simplement pas saisi toute l’ambiguïté des paroles de la chanson… Comme quoi, la poésie Reedienne n’est pas accessible à tous…
Les américains ont été plus subtils et RCA, la maison de disques, avait alors retravaillé la chanson pour en éliminer une partie qu’ils jugeaient trop scandaleuse : « Walk On The Wild Side » passait ainsi de 4:12 à… 3:37.

Pour revenir brièvement sur l’aspect technique, il faut souligner que l’album dont est tirée la chanson a pour producteurs deux grands fans de Reed. Rien de moins que Mr Ziggy Stardust himself, David Bowie, et le défunt Mark Ronson, membre des Spiders of Mars.

Si le Velvet Underground a fini par s’éloigner de Warhol, Reed rend encore hommage à l’artiste dès qu’il en a l’occasion, le considérant à jamais comme son mentor. Au final, nous n’aurions probablement jamais eu l’occasion de pouvoir entendre cette superbe chanson s’ils ne s’étaient pas un jour croisés…

La Silver Factory n’existe plus, Warhol s’en allé mettre le souk au Paradis (ou en Enfer ?) et le Velvet Underground est maintenant depuis longtemps six pieds sous terre mais il nous restera toujours au moins de cette époque « Walk On The Wild Side ». Thanks Lou !