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mercredi 22 janvier 2020

L'histoire de... Orianthi



Morale de l’histoire : pourquoi donner une seule réponse quand on peut faire un doublé dans la foulée ?

Dans les questions du jour d’Entrez SansFrapper, on avait notamment « Quelle est la plus belle chanson d’une artiste dont le nom se résume à son prénom » ?

Ouh… plein de possibilités ! Enya, Sia, Adele, Anastacia, Lorie, Dido, Angunn, Dalida, Rihanna, Beyoncé, Dorothée, Shakira, Björk… On peut aussi ajouter Duffy, Morrissey, Grégoire ou encore Mika sauf que… non. Parce qu’on parle d’unE artiste, une femme donc. Et un nom de stage qui est juste le prénom et donc pas le nom de famille. Coquins, les cocos d’Entrez Sans Frapper !

Il ne m’a pourtant fallu que 2 minutes montre en main pour écrire Orianthi. Pourquoi elle ? Parce que pour dire les choses platement, Orianthi appartient à cette catégorie de gonzesses auxquelles on file une six cordes avec laquelle elles vous atomisent tout sur leur passage. Dans cette catégorie, j’ajoute Joan Jett et Susan Tedeschi pour avoir le tiercé gagnant.



Mais revenons à Orianthi. Née Orianthi Penny Panagaris, la jeune femme est d’origine grecque mais… Australienne. Hasard du calendrier et sans en avoir connaissance, j’ai choisi d’évoquer son nom dans le jeu de la « ratchio » le jour où elle fêtait ses 35 ans ! Bon anniversaire, Mademoiselle !
La musique, elle est tombée dedans étant petite : elle commence le piano à 3 ans avant de se tourner vers la guitare, instrument que maitrise également son papa. Guitare acoustique dans un premier temps, électrique dans un second temps. A force de gratter la guitare, alors que ses copains sont en train d’user leurs pantalons sur les bancs de l’école et de vivre une adolescence classique, elle fait des scènes. Elle commence les années 2000 en faisant glisser ses doigts sur la guitare aux côtés de Steve Vai. Mais la personne qui va lancer sa carrière et la mettre en avant, c’est Carlos Santana. Le célèbre guitariste n’hésite pas, lors d’une interview, à dire au journaliste que s’il voulait un jour passer le bâton au moment de raccrocher, elle serait son premier choix. Pas mal quand on sait qu’il parle d’une jeune femme d’à peine 20 ans !



Elle sort son premier album, Violet Journey, en 2007 et… s’occupe de la quasi entièreté de l’album toute seule : guitares, voix, batterie… elle produit même l’opus elle-même !

Pour son second album, Believe, sorti en 2009, elle ne travaille plus seule et s’entoure notamment des producteurs Howard Benson et Ron Fair. Juste pour donner le ton, le premier a bossé avec Hoobastank, Sepultura et a à son actif l’album Three Cheers for Sweet Revenge, l’album qui a lancé la carrière de My Chemical Romance (qui est apparemment de retour après 7 ans d’absence !). Ron Fair, lui, a produit les morceaux Big Yellow Taxi des Counting Crows, Speechless de Lady Gaga ou encore plusieurs morceaux des Black Eyed Peas, période Fergie. Sur cet album, Orianthi retrouve Steve Vai pour Highly Strung. Ça chante pas mais waw, hein !



Pour son dernier album solo en date, baptisé Heaven in this Hell, elle travaille avec rien de moins que Dave Stewart. Oui oui LE Dave Stewart d’Eurythmics ! Sorti en 2013, il contient quelques chouettes pépites à se mettre sous la dent, dont la chanson-titre.
Parce que bon, faut quand même avouer… Orianthi, ce n’est pas qu’une paire de mains sur une guitare : du haut de son petit mètre 65, vocalement, c’est aussi du costaud ! Tenez, suffit de l’écouter au début de cette Heaven on Hell.   



Si je parle d’elle avec confiance et – avouons-le – une certaine admiration, c’est tout simplement parce que je l’ai déjà vue en action. Un jour de juillet 2012, au festival Suikkerock. Au-délà du côté un peu gag d’avoir deux Hells Angels qui nous ont proposé de tenir notre parapluie (et de s’y abriter par la même occasion) alors que toutes les vannes du ciel s’étaient ouvertes sur la grand place de Tirlemont, nous avons passé 2 bonnes heures en compagnie d’Alice Cooper et de ses musiciens. Dont elle. Dont j’ai difficilement pu détacher les yeux tellement je l’ai trouvée charismatique et envoutante. Et talentueuse. Son solo reste encore aujourd’hui un des meilleurs solos de guitare auxquels j’ai eu droit en des années de concerts. Et ça devait ressembler à quelque chose du genre :


Parce qu’un autre truc épatant chez elle, c’est le nombre de collaborations/sollicitations qu’elle a à son actif. Elle a collaboré à la reprise de Whole Lotta Love sur l’album éponyme des Hollywood Vampires (2015), à la superbe reprise de Stairway to Heaven sur l’album Stronger with Each Tear de Mary J. Blige ou encore au morceau Sleepwalker, sur le premier album d’Adam Lambert (2009).



En live, mis à part Alice Cooper que je viens de citer, elle apparait notamment en 2010 à une cérémonie d’hommage aux guitares Les Paul, aux côté de Rick Nielsen, le guitariste de Cheap Trick et Brian Ray, qui accompagne Paul McCartney depuis maintenant 20 ans. Johnny B. Goode, (I Can’t Get) No Satisfaction… Fun !



On la retrouve également e, 2017 aux côtés de Melissa Etheridge où elle rivalise de talent avec Miss E. et Lindsay Ell sur le classique You Can Rock Me Baby de BB King.



En 2014, elle rejoint Richie Sambora, l’ex-guitariste de Bon Jovi, pour sa tournée. De cette belle complicité naîtra le projet RSO (leurs initiales) et un chouette album, Radio Free America (2018).



Mais elle aurait aussi normalement dû avoir dans son CV un autre artiste, un Roi. Mais le destin en a décidé autrement. Et c’est ici que j’arrive avec le doublé dont j’ai parlé puisqu’une autre question de la Bagarre mentionnait Michael Jackson et nous demandait de choisir ce qui était pour nous la plus belle chanson de Thriller, réponse à laquelle j’ai volontairement triché en répondant que la plus belle chanson était la grande plage audio de 42:19, découpée en 13 parties.
En 2009, une prestation aux Grammys ouvre à Orianthi les portes de la prochaine tournée de Michael Jackson. Elle fera partie de l’équipe des musiciens et on la verra notamment répéter Beat It, le premier morceau de la face B de… Thriller.



Si les fans du King of Pop n’auront pas eu l’occasion de la voir gratter sur sa guitare, preuve est avec cet article qu’il existe bien d’autres artistes qui permettent d’apprécier son talent. Même si, finalement, Orianthi se suffit aussi très bien à elle-même grâce à sa voix et sa six cordes.

Orianthi est actuellement en train de travailler sur un nouvel album, qui sera sobrement baptisé O, avec Marti Frederiksen à la production. Sachant qu'il a notamment travaillé avec Aerosmith... ça promet!

Allez, je vous en remets une dernière pour la route : un trio entre Orianthi, Billy Gibbons des ZZ Top et une autre gonzesse dont le talent mérite teeeeellement qu’on aille y jeter un oeil, une autre ZZ, tiens : ZZ Ward.








mercredi 2 janvier 2013

45 - 6 - 10 – 16 - 5 - 3510


Voici venue la fin de l’année et nous n’avons pas eu cette fin du monde avec laquelle on nous a grandement bassiné les oreilles. Tant mieux car cela me permet de vous présenter une série de récompenses « Concerts 2012 ». Au fil de ces douze dernier mois, j’ai assisté à bon nombre de concerts dont certains ont été chroniqués sur ce blog et c’est l’occasion d’en faire une rétrospective…

Dans la catégorie « Ceux qui sont des légendes et qu’on voulait voir ‘pour de vrai’ avant de manger les pissenlits par les racines (eux ou nous, d’ailleurs) » : Paul McCartney, Lou Reed, Patti Smith, Alice Cooper et Slash.
 
Ces cinq-là ont été un vrai délice visuel et auditif: avoir sous les yeux les artistes qui sont à l’origine de chansons qui ont tellement marqué différentes époques, c’est quelque chose… Je repense avec tendresse à ce Lou Reed un peu fatigué mais dont les doigts grattent encore les cordes avec dextérité, je salue l’énergie charismatique de Patti Smith, je me souviens avec plaisir du Prince des Ténèbres soulevant à lui seul une Grand Place sous une pluie typiquement belge et ai adoré constater que Slash a su très bien s’entourer que pour faire perdurer l’esprit des Guns… sans les Guns d’origine.
La cerise sur le gâteau est bien évidemment Sir Paul McCartney : à 8 ans, j’avais décidé que « quand je serai grande, je me marierai avec McCartney ». Les années ont passé et quelque part, j’avais plus ou moins abandonné l’idée de l’avoir un jour sous les yeux mais il avait toujours une grande place dans mon cœur. Et puis, voilà… nous nous sommes vus. Enfin, lui ne m’a pas vue, vous savez, mais j’étais pourtant là, un peu comme dans un rêve pour être honnête avec vous. Sous mes yeux, un des hommes qui ont « fait » l’Histoire de la Musique. Un « bel » homme : une belle âme dans un corps encore tellement plein d’énergie. C’est bête mais… à 35 ans, je crois que je suis toujours amoureuse comme je l’étais à 8 ans. Et avec cette impression qu’un type comme McCartney ne pourra jamais mourir…
Et une dernière ligne pour quatre autres personnes : je n’allais pas à ce concert uniquement pour voir un ex-Beatles mais aussi pour « rencontrer » Rusty Anderson, Brian Ray, Adrian Wickens et… Abraham « Nounours » Laboriel Jr, ses compagnons de scène.

  

Dans la catégorie « Ceux qu’on n’attendait pas mais qui t’ont flanqué une belle claque sur ta tronche quand même »… : The Ting Tings, Ed Sheeran, James Morrison, Milow, Jake Bugg, Ginger Wildheart, Joan As Police Woman
 
J’avais écouté les albums des The Ting Tings et même si j’ai apprécié ce que j’avais entendu, je ne trouvais pas forcément cela extraordinaire. Une fois le couple devant moi sur une scène, c’est une autre histoire. En live, les Ting Tings, c’est tout bonnement extra : belle énergie, chouette interaction avec le public… Comme quoi tout compte. La meilleure preuve étant que j’ai depuis réécouté les albums et que… je ne les entends plus de la même oreille ! Bon plan, les double T’s !
Ed Sheeran et James Morrison, c’est un peu un monde que j’appréhende… tout simplement parce que la moitié des ados – version féminine, bien souvent – vénère aveuglément à cause d’un critère physique. Je sais, c’est réducteur mais c’est malheureusement le cas. Cela dit, après avoir entendu ces deux artistes à Werchter, je me suis dit qu’ils en avaient sous le capot : je ne suis toujours pas fan mais ils ont au moins mon respect.
Jake Bugg est un ptit bonhomme à peine sorti de l’adolescence qui m’a épatée avec sa six cordes et sa maîtrise malgré un stress fort visible lors de la première partie de Gallagher’s High Flying Birds. Il a suffisamment attiré mon attention que pour que j’aille revoir de quel bois il se chauffe en « solo ».
Ginger Wildheart est un des groupes qui a le mieux chauffé une salle. Ce n’était pas gagné d’avance sachant qu’ils étaient la première partie de… Slash. Et pourtant, ils ont assuré ! Sans se prendre la tête, ils ont réussi à s’imposer et à faire danser et chanter la salle avant même l’arrivée du guitariste au chapeau.
Joan As Police Woman m’a émue… lors de sa prestation et après celle-ci. Première partie de Lou Reed, cette jeune femme a trouvé les mélodies qui vont droit au cœur soutenues par une voix douce et tendre. A plusieurs reprises, je me suis dit qu’elle aurait pu écrire pour Jeff Buckley tant son style lui correspondait bien, tant certaines chansons parlaient d’une tristesse profonde… Coup du hasard ou feeling incroyable, j’ai découvert une fois rentrée chez moi que Joan avait partagé la vie d’un homme avant qu’il ne meure tragiquement. Cet homme s’appelait…. Jeff Buckley.

 

Dans la catégorie « Ceux qu’on n’attendait pas et qu’on va vite renvoyer dans leurs foyers » : The Vaccines, Snow Patrol, Soko
 
Je crois que tout est dans le titre… Je n’aime pas « casser » du sucre sur un artiste en général : c’est pour cette raison que vous trouverez des nuances dans mes articles mais jamais un article où je parle d’un album que je n’ai pas aimé du tout. La vie est trop courte pour parler des choses qui n’en valent pas la peine : mieux vaut partager ce que l’on aime, non ?
On m’avait fait tout un foin avec The Vaccines et bien… je n’ai rien ressenti. Même combat pour Snow Patrol où j’ai eu l’impression d’entendre tout le temps le même morceau. Quant à Soko, j’ai eu une envie irrépressible de la frapper au bout du troisième morceau. Ce que je n’ai pas fait, rassurez-vous… 

Dans la catégorie « Ceux qui ont mis une belle ambiance et qui pourtant ne vivent pas dans le même monde » : The Dropkick Murphys, Scissor Sisters, Keane
 
Ces trois-là prouvent que finalement, l’ambiance d’un concert ne tient pas tant au style de musique mais aux personnes présentes sur la scène. Avec leur rock bien costaud aux accents Irish, les Dropkick Murphys ont bien chauffé la scène de Werchter tandis que les Scissor Sisters, avec leurs fringues aussi colorées que leur musique pop, ont fait swinguer l’Ancienne Belgique et convaincu plus d’un sceptique… Keane a quant à lui démontré toute sa force de groupe sur la scène du Cirque Royal où la voix superbe de Tom Chaplin résonne probablement encore un peu.



 

 


 

Dans la catégorie « Ceux qui t’ont fait chialer et même que t’as pas vu arriver les larmes dans tes yeux » : Paul McCartney, Mika, Noël Gallagher, Slash, Keane.
 
Ai-je pleuré lors d’un concert ? Qu’est-ce que vous croyez ? Si vous pensez avoir affaire au Terminator, voyez plutôt du côté de James Cameron… Bien sûr que j’ai pleuré ! Parfois pour un rien, parfois pour beaucoup ; parfois de tristesse, parfois de joie…
“The Long and Winding Road”, “Let It Be”, “Hey Jude”, “Happy Ending”, “Rain”, “Love Today”, “Underwater”, “If I Had A Gun”, “Talk Tonight”, “Don’t Look Back In Anger”, “Civil War”, “Blues Jam”, “Paradise City”, “Neon River”, “A Bad Dream”, “Bedshaped” ou encore “Sovereign Light Café”… Ça fait un sacré paquet de larmes à gérer, parfois dues à une phrase qui touche droit dans le cœur, parfois simplement pour la beauté du moment. Et franchement, je ne voudrais pas me priver de ces émotions…

 

 

Dans la catégorie « Ceux qu’il faudrait pas jeter trop vite à la poubelle parce qu’ils ont encore de beaux restes (musicaux, je précise !) » : Status Quo… et… nan, j’mettrai pas les « vieux de la vieille » comme Lou Reed, McCa ou Alice. On ne jette pas une légende à la poubelle…
 
On a souvent tendance à dire que certains « vieux » devraient raccrocher. Pas d’accord ! Enfin… si, peut-être que certains devraient effectivement songer à prendre leur retraite. Il y en a même qui l’annoncent régulièrement : Johnny, par exemple… Et là, je suis certaine que mon ami Sam me dira qu’il a encore bien le temps avant d’y songer. ;)
Status Quo aussi a encore bien le temps avant de prendre sa retraite : j’ai adoré leur performance sur la scène du Suikerrock ! Ils sont efficaces et savent mener la foule. Et – petit plus qui ne fait pas de mal – ils avaient visiblement beaucoup de plaisir à être là et jouer pour un public et ça, on a beau dire, ça reste un élément non-négligeable que ce dernier ressent. Montre à ton public que tu aimes jouer pour lui et souvent, il te le rendra bien…
 
 
Dans la catégorie « Et sinon, tes impressions sur les festivals ? » : Rock Werchter, Suikkerock et Les Ardentes.
 
Commençons par celui où ça fait le plus mal : Les Ardentes. Une affiche sympa : des grands noms (Patti Smith, Morrissey…) associés à de jeunes pousses (Edward Sharpe, White Lies…). Là où le bât blesse c’est que les Ardentes est un festival plein de paradoxes : à l’entrée, t’as droit à un excès de contrôle et on t’empêche de rentrer sur le site avec une bombe de déo (et tu dois te fendre d’une consigne ou… le jeter à la poubelle) mais une fois dedans, tu trouves suffisamment d’alcool que pour te retrouver dans un site où tu ne te sens pas forcément toujours en sécurité en fin de soirée. Au vu de ce qui s’est passé cette année sur le site du camping, il semble que mon feeling était plus que fondé.
Rock Werchter, c’est toujours sympa… sauf quand il pleut évidemment. C’est le désavantage majeur des festivals en plein air vous allez me dire. Par chance, on a eu juste une petite averse et le reste de notre journée a été sympa. Affiche savoureuse (Dropkick Murphys, Florence + The Machine, Milow… et Red Hot chili Peppers en clôture), temps d’attente minimal dans les stands, amabilité des organisateurs et de leur personnel et ambiance conviviale entre les spectateurs… Il n’y a tout bonnement… rien à redire. Ajoutons à cela que ce soir-là, je suivais à la fois les concerts et la finale de l’Euro grâce aux sms transmis par mes amis, finale où mon équipe favorite (l’Espagne, donc…) a gagné à nouveau la Copa. Si je n’ai pas pu voir le match en direct, j’ai toutefois pu voir mes adorables de la Roja célébrer leur victoire sur un des écrans de Werchter. Bon-heur !
Le Suikerrock, c’est également un festival que je vous conseille. Situé dans la ville de Tirlemont, le festival se déroule sur la place principale de la ville, juste à côté d’une superbe église qui sera mise en valeur par Mika lors de son passage sur scène. L’ambiance qui y règne est plus « familiale » qu’à Werchter, probablement dû à la taille du site en lui-même, plus petit que celui de Werchter. La ville se transforme également le temps du festival en un marché géant où les rues sont remplies d’aubettes et échoppes diverses.
Ajoutons aussi que dans le climat de tension qui règne entre les deux principales communautés belges, Tirlemont – ou Tienen en flamand - est la preuve vivante qu’il ne faut pas faire de généralités : bien que wallonne, j’ai été accueillie par les habitants de la ville comme… belge. De quoi clouer le bec aux flamands et wallons médisants ! 

Dans la catégorie « Quand j’te vois dans des vidéos, tu m’fais un effet bœuf et en vrai devant moi aussi » : Jack White
 
Bon… Jack White a toujours eu un effet massif sur moi. Il n’est pas super-beau, il ne chante pas super-bien, il n’écrit pas toujours des mélodies qui me parlent mais… une fois qu’il prend la guitare et démarre une chanson, il y a un truc en moi qui se déclenche. Et le pire, c’est que je ne sais même pas vous expliquer pourquoi… mais est-ce finalement bien nécessaire d’expliquer le pourquoi du comment quand on parle de musique ?
Toujours est-il que sur scène, c’est quelque chose à voir, le Jack. En mettant de côté le coup de génie de se promener sur les routes avec deux groupes – l’un masculin et l’autre féminin – et le côté visuel de la scène (le bleu lié à la couleur de la couverture de son album solo et la réminiscence du chiffre « 3 »), la prestation et la prestance du gaillard d’1.90m restent épatantes. Quand il joue, ce type est à la fois dans son monde et en osmose avec ses musiciens… et je peux vivre 100 ans, je me souviendrai toujours de ce regard lancé à son public. Un regard où tu ressens une confiance en soi qui frôle le 2000%. En même temps, quand on sait que son nom est régulièrement cité par de nombreuses stars qui souhaiteraient teeeeellement collaborer avec lui, ça n’a rien d’étonnant.
                                                                                     

 
Dans la catégorie « Quand j’te voyais dans des vidéos, tu m’faisais pas un effet bœuf mais y a que les imbéciles qui changent pas d’avis» : Noel Gallagher
 
Noel Gallagher et ses High Flying Birds resteront la plus belle surprise de mon année. Moi qui n’ai jamais vraiment accroché à Oasis dans mon adolescence ai tourné la tête au bout de 30 secondes de prestation du groupe de Gallagher à Werchter pour finir complètement charmée. Jusque-là, on peut se dire « Et pourquoi pas ? ». Mais quand, au fil des jours et des semaines qui suivront, je resterai accrochée à Noel et ses compères au point de passer la frontière et d’aller les revoir à Lille, on est au-delà du « pourquoi pas ? ». Que s’est-il passé ? Je ne sais pas… Je me suis en tout cas penchée sur la vie de l’ex-guitariste d’Oasis suffisamment pour savoir qu’au-delà de ses mélodies extraordinaires bien plus belles à l’oreille lorsqu’elles sont chantées par lui et non par son cadet, il y a un type qui me parle, qui me touche au cœur et qui aussi… sait me faire beaucoup rire grâce à son sens de l’humour tellement British. Et même si, comme je l’écris plus haut, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, je ne souhaite pas qu’Oasis se reforme : j’apprécie trop le talent de Mister Noel à lui seul…
 

 
Dans la catégorie « Ceux qui se sont avérés être les plus belles rencontres de l’année… et pas uniquement musicales » : Belakiss et Imagine Dragons
 
Comment oublier ces deux-là ? Les anglais de Belakiss faisaient la première partie de Kasabian et j’ai tout de suite accroché à leurs excellentes mélodies. Elément non-négligeable, ils sont aussi très bons sur scène et ont su séduire le public lors de leur passage en Belgique. Rappelons aussi l’anecdote d’avoir dû faire venir leur CD de Taiwan alors… que le groupe vit pratiquement à côté de chez moi !  
 

 

J’avais découvert les Imagine Dragons un peu par hasard grâce à leur vidéo « It’s Time » sur Youtube et trouvait que leur musique méritait de se faire connaître au-delà des frontières. J’avais apporté une maigre contribution via une chronique mais était alors loin d’imaginer que le quatuor allait effectuer un sacré bout de chemin aux States. Quand ils ont posé les pieds dans la capitale belge, j’étais là car je ne voulais pas rater ce moment. Et il fut excellent… Musicalement et personnellement. Sur scène, les Imagine Dragons, c’est du pur bonheur, une belle énergie… 

 
 Belakiss et Imagine Dragons ont plusieurs points communs entre eux…
Je ne m’étendrai pas trop sur le sujet mais ces deux groupes ont eu le don de causer l’une ou l’autre surprise que je n’ai pas vues arriver… Rassurez-vous, rien de grave puisque ces surprises ont généralement amené un large sourire sur mon visage.
Chose importante, les deux groupes sont disponibles pour leurs fans : après leurs prestations, j’ai vu les membres des groupes rester à proximité de la salle afin d’échanger quelques mots, prendre la pose photo ou donner des dédicaces… Quand le talent musical est associé à un respect des fans, je ne peux m’empêcher de le souligner. Je déteste ces artistes qui, sous prétexte d’avoir obtenu un peu de succès, agissent comme des andouilles. Ce n’est définitivement pas le cas de ces deux groupes et je leur souhaite de rester tels qu’ils sont.
Je compte en tout cas garder l’œil et les oreilles bien ouvertes pour Belakiss et Imagine Dragons car je crois dur comme fer en ces deux groupes encore fort jeunes et malheureusement encore méconnus dans nos contrées. Ce n’est pas mon genre de laisser tomber les gens en qui je crois et puis… on ne laisse pas tomber les potes, pas vrai ?
 
Pour en revenir aux chiffres qui font le titre de cette chronique, ce ne sont ni des chiffres de tests psychotechniques d’examen d’entrée dans une firme quelconque ou les coordonnées secrètes d’un coffre-fort dans lequel j’aurais planqué quelques bijoux musicaux… En fait, ils n’ont même rien à voir avec ce qui précède mais l’année est finie, soyons un peu fous, que diable ! Quoique… il y a peut-être finalement un petit lien…
 
45… ce sont les 45 artistes vus cette année en concert
6… ce sont les 6 villes dans lesquelles j’ai promené mes Doc Martens
10… ce sont les 10 salles dans lesquels j’ai tapé du pied en rythme
6… ce sont ces nouveaux amis rencontrés lors de concerts provenant de...
5… 5 pays différents du monde.
Quant au « 3510 » et bien… il s’agit tout simplement du nombre de kilomètres que j’ai parcourus à travers la Belgique et la France pour aller à la rencontre de tous ces artistes.
 
Et vous voulez savoir la meilleure ? Je pense que 2013 s’annonce aussi bien que 2012. Parce que le planning s’est déjà rempli tout doucement et va certainement encore s’étoffer au cours des prochains mois. Un aperçu?

-      Retour du ptit prodigue Jake Bugg non plus en première partie mais tout seul comme un grand en « main artist ».
-      The Killers, le quatuor de la Sin City
-      On poursuit dans la série des artistes de Las Vegas avec un autre quatuor, les Imagine Dragons
-      Passage à Londres au célèbre Royal Albert Hall pour fêter les 50 ans de carrière d’Eric Clapton avec ses potes : Steve Jordan, Doyle Bramhall Jr ou encore Paul Carrack…
-      Retour à Londres le week-end suivant dans la même salle (n’en peut rien, je l’aime cette salle…) pour une autre légende de la Guitare : Mister Mark Knopfler
-      Légende, légende, vous avez dit légende ? Alors un ptit Springsteen dans le cadre du TWClassic ne peut pas faire de mal
-      Et enfin… retrouvailles avec Robbie Williams après de looongues années de séparation conceristique… concertale ? Concertées ? Nan… Enfin bref, je pense que vous m’avez comprise.  

En outre, j’ai découvert quelques groupes/artistes sympathiques au fil des derniers mois, voire années, que j’apprécierais vivement voir passer dans une ville de mon plat pays : The Chase, The Cornerstones, Expatriate, Nico Vega, Orianthi, The Parlotones, Run From Cover, sans oublier les canadiens d’In-Flight Safety.
Restent également les indémodables que j’attends depuis une éternité : Stereophonics, Sixx : AM, The Wallflowers et… ben… John Mayer (Je suis certaine que je finirais par l’écrire, cette satanée lettre où je lui exprime toute la tristesse que j’éprouve à ne jamais pouvoir le voir en live à proximité de mon pays). 
Et vous ? Déjà des choses de prévues ? Des émotions en stock prêtes à être relâchées en brut un soir de concert ?
 
En tout cas, je ne peux pas finir cette chronique sans vous souhaiter à tous une bonne année. Surtout que 2013 vous apporte… tout le bonheur du monde comme disait l’autre… Et également un paquet de notes de musique pour éloigner vos soucis et vos peines, pour raviver les joies et les bonheurs, pour danser enlacés sur une tendre mélodie ou sur des rythmes endiablés, pour aimer ou pour détester ou encore pour oublier… Pour changer votre vie ou tout simplement la rendre encore plus belle.

jeudi 2 août 2012

Suikerrrock Festival – Tienen (Jour 1 : 27/07/2012)



Me voilà encore sur la route pour d’autres aventures musicales. Cette fois, direction la cité belge du sucre : Tienen en VO et Tirlemont en version française. Créé en 1987, le Suikerrock a déjà accueilli sur sa Grote Markt bon nombre de personnalités diverses : Axelle Red, Iggy Pop, Arno, Within Temptation, Scorpions, Simple Minds, Zucchero, Roxy Music, Deep Purple, Roxette…

Ici, rien à voir avec les plaines de Werchter et des Ardentes… Les Tirlemontois, quand ils font la fête, c’est en plein milieu de la ville, sur leur Grand Place. Devant moi, la scène. Derrière moi, l’hôtel de ville… accessoirement transformé en loge des artistes. A ma droite… une église. Et pas la plus petite de Belgique, svp ! La place comporte également différents cafés sur ses côtés, ce qui m’aura permis de profiter de certains  concerts… assise à une terrasse de café. Pas commun, le Suikerrock !



Premier groupe à monter sur scène ce vendredi, Sweet Savage. Un groupe né à Belfast en 1979 qui a notamment eu dans ses rangs Vivian Campbell, ex-guitariste de Dio, Def Leppard et, plus récemment, Thin Lizzy.
Du groupe d’origine ne subsiste plus que Ray Haller, le chanteur, ce qui n’empêche pas le groupe d’assurer sur scène. Sweet Savage, ça envoie un max de riffs de guitares, mais avec élégance. Les riffs sont nombreux et bien placés. Vocalement, Mr Haller assure aussi. Il a même suffisamment de souffle que pour nous faire la causette entre deux chansons. Il blague en nous disant qu’il va « faire quelque chose de très rock’n’roll », à savoir… boire de l’eau. Il soulignera quelques points communs entre la Belgique et l’Irlande, à savoir que les irlandais, comme les belges, aiment la bière et faire la fête. Qui serais-je pour le contredire ? Sachez d’ailleurs que du coup, il nous a invités à venir faire la fête chez lui quand on veut. Sympa ! Mais eh, euh, minute… tu ne nous as pas donné ton adresse, malin !!

© www.suikerrock.be
Sweet Savage a principalement joué des morceaux de ses premier et dernier album, Regeneration, sorti l’an dernier. Le morceau Regenerator donne d’ailleurs un super résultat une fois jouée en live et valait le déplacement à elle seule !
Ils joueront également « Killing Time », titre repris par Metallica sur la face B de leur single « The Unforgiven », sorti en 1991. Haller soulignera d’ailleurs le côté sympa du groupe lorsqu’il les a rejoints fin 2011 sur scène pour chanter le morceau avec eux.
Ils finissent le set avec la chanson traditionnelle irlandaise, Whiskey In The Jar, à la sauce Sweet Savage. Rock’n’roll, quoi !
© www.suikerrock.be


Ensuite… Channel Zero. Comment vous dire ? J’ai fui ! Et vite ! Dieu sait ce qui s’est passé mais je n’ai pas du tout été réceptive et ce, à une vitesse défiant toute concurrence… Une autre fois, maybe. Pour cette fois-ci, ma copine et moi sommes allées nous promener dans les piétonniers de la ville où différents commerçants avaient installés leurs échoppes avant d’aller souper et de revenir pour le set suivant.


Set assuré par les anglais de Status Quo. Et fort bien. Moyenne d’âge sur scène : 60 ans. Et autant d’énergie que si 60 personnes avaient été sur scène!
Le groupe va revisiter une bonne partie de sa carrière sur scène, autant les morceaux de leur cru (Caroline, Rain...)  que des reprises, le tout toujours avec entrain et bonne humeur : nous aurons ainsi droit à "Rockin' All Over The World" de John Fogerty qui a fait bouger et chanter toute la place ou encore, dans la partie rappel, à un medley très Chuck Berryien de "Rock And Roll Music/Bye Bye Johnny", prouvant définitivement que ces gars-là ont le rock dans le sang. Nous aurons également droit à la célèbre « In The Army Now » qui a, bien évidemment, aussi fait bouger la foule. Là, pour le coup, j’étais redevenue la gamine qui avait découvert le morceau dans les 80ies.
J’ai particulièrement apprécié autant l’interaction entre eux qu’avec nous : ils avaient l’air ravi d’être là et de jouer ensemble pour leur public.
Au final, ces gars-là connaissent leurs cordes de guitare, touches de claviers et cymbales comme pas deux. C’est finalement logique puisque, même si la line-up a changé avec le temps, Status Quo n’a jamais arrêté de faire de la musique. Le groupe a démarré sa carrière en 1968 et a sorti 29 albums, dont le dernier en date est sorti l’an dernier.
Et… tuyau : il est prévu une réunion de la line-up originale (Francis Rossi, Rick Parfitt, Alan Lancaster and John Coghlan) en mars 2013 et la sortie d’un album. Plus un autre opus avec la line-up actuelle. Deux albums de Status Quo pour 2013, les fans vont être ravis !

© www.suikerrock.be


Petite pause entre deux sets, nous nous posons sur un coin de trottoir où nous sommes abordées par un charmant photographe et son compagnon d’aventure. Il est persuadé de m’avoir déjà vu le jour précédent… Non, non, mon ami… mais on se reverra demain si tu veux. Clic, clac… et une photo immortalisant notre premier passage au Suikerrock.


Debout ! La tête d’affiche arrive… et quelle tête ! Mr Vincent Furnier himself, alias Alice Cooper. Juste avant le concert, la pluie commence à tomber sur la place. On annonçait des orages et quelque part, cela ne m’aurait pas surpris : quoi de plus adéquat quand on accueille un Prince des Ténèbres sur scène, finalement ? Mais nous devrons uniquement nous contenter de pluie ce soir...
Alice Cooper et son band nous avaient déjà fait l’honneur d’un passage en Belgique en novembre dernier, concert relaté par Laurent Rieppi dans son article.
Alice Cooper, c’est un vrai show visuel, un truc comme seuls les américains savent le faire.
Une arrivée sur une tour dont le bas est recouvert d’une toile d’araignée, Alice trônant au sommet, vêtu d’une veste qui lui donne lui aussi un air arachnéen. Logique, le morceau, c’est « Black Widow ». En contrebas, ses trois guitaristes et son bassiste, et en arrière-plan, son batteur, tous également vêtus de cuir noir et clous argentés.

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Nous avons également eu droit à un Alice montrant un côté tendre avec sa poupée gonflable sur « Only Women Bleed », poupée qui a souffert le morceau suivant (Cold Ethyl) avant de finir carrément expédiée à l’autre bout de la scène. Pas facile d’être compagne de scène de Cooper !
Cooper disparait de la scène avant de revenir… Et mais... attendez une seconde !!! Il s’est transformé en géant et domine la scène sur la quasi-totalité de la hauteur pour « Feed My Frankenstein ». Impressionnante mise en scène ! (Et chapeau bas aux techniciens planqués sous le Cooperstein !)
Cooper chantera une bonne vingtaine de titres de son répertoire, terminant son set en beauté avec un mash-up de son « School’s Out » et du « Another Brick In The Wall » des Pink Floyd, un mélange des plus efficaces et agréable à voir et entendre !
Il reviendra sur scène pour un dernier morceau, « Elected », vêtu d’une vareuse des Diables Rouges et nous demandant si nous serions prêts à l’élire Président. Moi j’veux bien, tu sais, mais alors faut qu’on fasse passer la Belgique d’une monarchie à une république ! Notre nouveau président (euuhh..) repart en coulisses chercher un drapeau aux couleurs de la Belgique qu’il brandit bien haut avant de finir le set et de nous saluer avec son band.
Un band particulièrement impressionnant. Tellement en fait que je suis allée faire des recherches sur ces cocos une fois rentrée chez moi. Et le résultat est impressionnant.
Honneur aux dames : Melle Orianthi reste celle qui m’a laissée bouche bée : un style vestimentaire extra et une maîtrise des cordes de guitare comme on en a rarement vu. Résumé professionnel : première scène à 15 ans avec Steve Vai, à 18 ans avec Santana qui l’avait invitée sur scène tellement il était impressionné, collaboration avec Prince, apparition au Festival Crossroads de Clapton et aurait dû faire partie de la tournée « This Is It » de Michael Jackson. Rien que ça… J’ai depuis écouté ses deux premiers albums solos, Violet Journey et Believe, et vous les conseille vivement !

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Ryan Roxie a fait partie de Slash’s Snakepit, supergroupe fondé – vous l’aurez deviné – par l’ex-guitariste des Guns’n’Roses. C’est d’ailleurs un autre ex-Guns, Gilby Clarke qui le recommandera auprès de Cooper en 1996.

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Tommy Henriksen est… l’homme touche-à-tout. Auteur-compositeur, musicien (guitare, basse, claviers..), programmation, mixage, il est sur tous les fronts. Et sur tous les styles musicaux : Meat Loaf, Lou Reed, Lady Gaga, Daughtry, Kristin Chenoweth, Christian Kane… Il est également une des personnes que l’on retrouve à la barre de « Welcome 2 My Nightmare », le dernier opus de Cooper. « I’ll Bite Your Face Off » et « Caffeine », deux des morceaux joués ce soir, sont d’ailleurs le fruit de son travail avec le rockeur.

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Chuck Garric, bassiste, a joué pour Billy Bob Thornton mais également pour Dio, le groupe du défunt Ronnie James Dio. Il a également collaboré avec Robby Krieger et Don Felder, respectivement guitariste des Doors et des Eagles ou encore avec Ted Nugent ou John Corrabi qui a un temps fait partie de Mötley Crüe.

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Le nom du batteur, Glen Sobel, ne m’était pas étranger mais il m’a fallu pousser un peu plus mes recherches. Celles-ci m’ont ramenée à mon coup de cœur musical de 2011 : Sixx AM. Glen Sobel avait assuré la batterie lors de la première tournée du side-project de Nikki Sixx. Il a également fait partie de Beautiful Creatures, groupe de rock dont a aussi fait partie DJ Ashba, un des autres membres de Sixx AM. S’il avait pu me voir de la scène, il aurait certainement souri, Glen, de me voir avec mon T-shirt… Sixx AM. :D
Un groupe avec un sacré background, donc. Sait s’entourer, Alice ! J’ai d’ailleurs apprécié la belle complicité entre eux lors de leurs parties solos tout comme j’ai apprécié le moment où le groupe s’est installé devant la batterie de Sobel avec Cooper devant eux, tel un professeur qui leur faisait répéter leur leçon. Chouette équipe !
Au-delà d’un certain âge, on peut très vite avoir l’air pathétique sur scène. Pas Alice Cooper. Il est bien présent sur scène et assure comme un pro. Son monde lui colle tellement bien à la peau qu’on peut difficilement imaginer une autre personne monter sur scène et donner ce qu’il nous a donné. J’ai adoré ! Même la pluie n’a pas altéré mon contentement devant ce spectacle…

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Une fois le spectacle fini, direction la gare, retour à Liège, dodo et… retour le lendemain !

Programme :
Sweet Savage
Channel Zero
Status Quo
Alice Cooper