Morale
de l’histoire : pourquoi donner une seule réponse quand on peut faire un
doublé dans la foulée ?
Dans
les questions du jour d’Entrez SansFrapper, on avait notamment « Quelle est la plus belle chanson d’une
artiste dont le nom se résume à son prénom » ?
Ouh…
plein de possibilités ! Enya, Sia, Adele, Anastacia, Lorie, Dido, Angunn, Dalida,
Rihanna, Beyoncé, Dorothée, Shakira, Björk… On peut aussi ajouter Duffy, Morrissey,
Grégoire ou encore Mika sauf que… non. Parce qu’on parle d’unE artiste, une
femme donc. Et un nom de stage qui est juste le prénom et donc pas le nom de
famille. Coquins, les cocos d’Entrez Sans Frapper !
Il ne
m’a pourtant fallu que 2 minutes montre en main pour écrire Orianthi. Pourquoi
elle ? Parce que pour dire les choses platement, Orianthi appartient à
cette catégorie de gonzesses auxquelles on file une six cordes avec laquelle
elles vous atomisent tout sur leur passage. Dans cette catégorie, j’ajoute Joan
Jett et Susan Tedeschi pour avoir le tiercé gagnant.
Mais
revenons à Orianthi. Née Orianthi Penny Panagaris, la jeune femme est d’origine
grecque mais… Australienne. Hasard du calendrier et sans en avoir connaissance,
j’ai choisi d’évoquer son nom dans le jeu de la « ratchio » le jour
où elle fêtait ses 35 ans ! Bon anniversaire, Mademoiselle !
La
musique, elle est tombée dedans étant petite : elle commence le piano à 3
ans avant de se tourner vers la guitare, instrument que maitrise également son
papa. Guitare acoustique dans un premier temps, électrique dans un second
temps. A force de gratter la guitare, alors que ses copains sont en train d’user
leurs pantalons sur les bancs de l’école et de vivre une adolescence classique,
elle fait des scènes. Elle commence les années 2000 en faisant glisser ses
doigts sur la guitare aux côtés de Steve Vai. Mais la personne qui va lancer sa
carrière et la mettre en avant, c’est Carlos Santana. Le célèbre guitariste n’hésite
pas, lors d’une interview, à dire au journaliste que s’il voulait un jour
passer le bâton au moment de raccrocher, elle serait son premier choix. Pas mal
quand on sait qu’il parle d’une jeune femme d’à peine 20 ans !
Elle
sort son premier album, Violet Journey,
en 2007 et… s’occupe de la quasi entièreté de l’album toute seule :
guitares, voix, batterie… elle produit même l’opus elle-même !
Pour
son second album, Believe, sorti en
2009, elle ne travaille plus seule et s’entoure notamment des producteurs
Howard Benson et Ron Fair. Juste pour donner le ton, le premier a bossé avec
Hoobastank, Sepultura et a à son actif l’album Three Cheers for Sweet Revenge, l’album qui a lancé la carrière de
My Chemical Romance (qui est apparemment de retour après 7 ans d’absence !).
Ron Fair, lui, a produit les morceaux Big
Yellow Taxi des Counting Crows, Speechless
de Lady Gaga ou encore plusieurs morceaux des Black Eyed Peas, période Fergie.
Sur cet album, Orianthi retrouve Steve Vai pour Highly Strung. Ça chante pas
mais waw, hein !
Pour
son dernier album solo en date, baptisé Heaven
in this Hell, elle travaille avec rien de moins que Dave Stewart. Oui oui
LE Dave Stewart d’Eurythmics ! Sorti en 2013, il contient quelques
chouettes pépites à se mettre sous la dent, dont la chanson-titre.
Parce
que bon, faut quand même avouer… Orianthi, ce n’est pas qu’une paire de mains
sur une guitare : du haut de son petit mètre 65, vocalement, c’est aussi du
costaud ! Tenez, suffit de l’écouter au début de cette Heaven on Hell.
Si je
parle d’elle avec confiance et – avouons-le – une certaine admiration, c’est
tout simplement parce que je l’ai déjà vue en action. Un jour de juillet 2012, au
festival Suikkerock. Au-délà du côté un peu gag d’avoir deux Hells Angels qui nous
ont proposé de tenir notre parapluie (et de s’y abriter par la même occasion)
alors que toutes les vannes du ciel s’étaient ouvertes sur la grand place de
Tirlemont, nous avons passé 2 bonnes heures en compagnie d’Alice Cooper et de
ses musiciens. Dont elle. Dont j’ai difficilement pu détacher les yeux
tellement je l’ai trouvée charismatique et envoutante. Et talentueuse. Son solo
reste encore aujourd’hui un des meilleurs solos de guitare auxquels j’ai eu
droit en des années de concerts. Et ça devait ressembler à quelque chose du
genre :
Parce
qu’un autre truc épatant chez elle, c’est le nombre de
collaborations/sollicitations qu’elle a à son actif. Elle a collaboré à la
reprise de Whole Lotta Love sur l’album
éponyme des Hollywood Vampires (2015), à la superbe reprise de Stairway to Heaven sur l’album Stronger with Each Tear de Mary J. Blige
ou encore au morceau Sleepwalker, sur
le premier album d’Adam Lambert (2009).
En
live, mis à part Alice Cooper que je viens de citer, elle apparait notamment en 2010 à une cérémonie d’hommage aux guitares Les Paul, aux côté de Rick Nielsen, le
guitariste de Cheap Trick et Brian Ray, qui accompagne Paul McCartney depuis
maintenant 20 ans. Johnny B. Goode, (I Can’t Get) No Satisfaction… Fun !
On la
retrouve également e, 2017 aux côtés de Melissa Etheridge où elle rivalise de talent
avec Miss E. et Lindsay Ell sur le classique You Can Rock Me Baby de BB King.
En
2014, elle rejoint Richie Sambora, l’ex-guitariste de Bon Jovi, pour sa tournée.
De cette belle complicité naîtra le projet RSO (leurs initiales) et un chouette
album, Radio Free America (2018).
Mais
elle aurait aussi normalement dû avoir dans son CV un autre artiste, un Roi.
Mais le destin en a décidé autrement. Et c’est ici que j’arrive avec le doublé
dont j’ai parlé puisqu’une autre question de la Bagarre mentionnait Michael Jackson et nous demandait de choisir ce
qui était pour nous la plus belle chanson de Thriller, réponse à laquelle j’ai volontairement triché en
répondant que la plus belle chanson était la grande plage audio de 42:19,
découpée en 13 parties.
En
2009, une prestation aux Grammys ouvre à Orianthi les portes de la prochaine
tournée de Michael Jackson. Elle fera partie de l’équipe des musiciens et on la
verra notamment répéter Beat It, le
premier morceau de la face B de… Thriller.
Si
les fans du King of Pop n’auront pas eu l’occasion de la voir gratter sur sa
guitare, preuve est avec cet article qu’il existe bien d’autres artistes qui
permettent d’apprécier son talent. Même si, finalement, Orianthi se suffit
aussi très bien à elle-même grâce à sa voix et sa six cordes. Orianthi est actuellement en train de travailler sur un nouvel album, qui sera sobrement baptisé O, avec Marti Frederiksen à la production. Sachant qu'il a notamment travaillé avec Aerosmith... ça promet!
Allez,
je vous en remets une dernière pour la route : un trio entre Orianthi,
Billy Gibbons des ZZ Top et une autre gonzesse dont le talent mérite teeeeellement
qu’on aille y jeter un oeil, une autre ZZ, tiens : ZZ Ward.
Voici venue la fin de l’année et nous n’avons pas eu
cette fin du monde avec laquelle on nous a grandement bassiné les oreilles.
Tant mieux car cela me permet de vous présenter une série de récompenses « Concerts
2012 ». Au fil de ces douze dernier mois, j’ai assisté à bon nombre de
concerts dont certains ont été chroniqués sur ce blog et c’est l’occasion d’en
faire une rétrospective…
Dans la
catégorie « Ceux qui sont des légendes et qu’on voulait voir ‘pour de vrai’ avant
de manger les pissenlits par les racines (eux ou nous, d’ailleurs) » : Paul McCartney, Lou Reed, Patti Smith, Alice
Cooper et Slash.
Ces cinq-là ont été un vrai délice visuel et auditif:
avoir sous les yeux les artistes qui sont à l’origine de chansons qui ont
tellement marqué différentes époques, c’est quelque chose… Je repense avec
tendresse à ce Lou Reed un peu fatigué mais dont les doigts grattent encore les
cordes avec dextérité, je salue l’énergie charismatique de Patti Smith, je me
souviens avec plaisir du Prince des Ténèbres soulevant à lui seul une Grand
Place sous une pluie typiquement belge et ai adoré constater que Slash a su
très bien s’entourer que pour faire perdurer l’esprit des Guns… sans les Guns
d’origine.
La cerise sur le gâteau est bien évidemment Sir Paul
McCartney : à 8 ans, j’avais décidé que « quand je serai grande, je
me marierai avec McCartney ». Les années ont passé et quelque part,
j’avais plus ou moins abandonné l’idée de l’avoir un jour sous les yeux mais il
avait toujours une grande place dans mon cœur. Et puis, voilà… nous nous sommes
vus. Enfin, lui ne m’a pas vue, vous savez, mais j’étais pourtant là, un peu
comme dans un rêve pour être honnête avec vous. Sous mes yeux, un des hommes
qui ont « fait » l’Histoire de la Musique. Un « bel » homme :
une belle âme dans un corps encore tellement plein d’énergie. C’est bête mais…
à 35 ans, je crois que je suis toujours amoureuse comme je l’étais à 8 ans. Et
avec cette impression qu’un type comme McCartney ne pourra jamais mourir…
Et une dernière ligne pour quatre autres
personnes : je n’allais pas à ce concert uniquement pour voir un
ex-Beatles mais aussi pour « rencontrer » Rusty Anderson, Brian Ray,
Adrian Wickens et… Abraham « Nounours » Laboriel Jr, ses compagnons
de scène.
Dans la
catégorie « Ceux qu’on n’attendait pas mais qui t’ont flanqué une belle
claque sur ta tronche quand même »… :
The Ting Tings, Ed Sheeran, James Morrison, Milow, Jake Bugg, Ginger Wildheart,
Joan As Police Woman
J’avais écouté les albums des The Ting Tings et même
si j’ai apprécié ce que j’avais entendu, je ne trouvais pas forcément cela
extraordinaire. Une fois le couple devant moi sur une scène, c’est une autre
histoire. En live, les Ting Tings, c’est tout bonnement extra : belle
énergie, chouette interaction avec le public… Comme quoi tout compte. La
meilleure preuve étant que j’ai depuis réécouté les albums et que… je ne les
entends plus de la même oreille ! Bon plan, les double T’s !
Ed Sheeran et James Morrison, c’est un peu un monde
que j’appréhende… tout simplement parce que la moitié des ados – version
féminine, bien souvent – vénère aveuglément à cause d’un critère physique. Je
sais, c’est réducteur mais c’est malheureusement le cas. Cela dit, après avoir
entendu ces deux artistes à Werchter, je me suis dit qu’ils en avaient sous le
capot : je ne suis toujours pas fan mais ils ont au moins mon respect.
Jake Bugg est un ptit bonhomme à peine sorti de
l’adolescence qui m’a épatée avec sa six cordes et sa maîtrise malgré un stress
fort visible lors de la première partie de Gallagher’s High Flying Birds. Il a
suffisamment attiré mon attention que pour que j’aille revoir de quel bois il
se chauffe en « solo ».
Ginger Wildheart est un des groupes qui a le mieux
chauffé une salle. Ce n’était pas gagné d’avance sachant qu’ils étaient la
première partie de… Slash. Et pourtant, ils ont assuré ! Sans se prendre
la tête, ils ont réussi à s’imposer et à faire danser et chanter la salle avant
même l’arrivée du guitariste au chapeau.
Joan As Police Woman m’a émue… lors de sa prestation
et après celle-ci. Première partie de Lou Reed, cette jeune femme a trouvé les
mélodies qui vont droit au cœur soutenues par une voix douce et tendre. A
plusieurs reprises, je me suis dit qu’elle aurait pu écrire pour Jeff Buckley
tant son style lui correspondait bien, tant certaines chansons parlaient d’une
tristesse profonde… Coup du hasard ou feeling incroyable, j’ai découvert une
fois rentrée chez moi que Joan avait partagé la vie d’un homme avant qu’il ne
meure tragiquement. Cet homme s’appelait…. Jeff Buckley.
Dans la
catégorie « Ceux qu’on n’attendait pas et qu’on va vite renvoyer dans
leurs foyers » : The
Vaccines, Snow Patrol, Soko
Je crois que tout est dans le titre… Je n’aime pas
« casser » du sucre sur un artiste en général : c’est pour cette
raison que vous trouverez des nuances dans mes articles mais jamais un article
où je parle d’un album que je n’ai pas aimé du tout. La vie est trop courte
pour parler des choses qui n’en valent pas la peine : mieux vaut partager ce
que l’on aime, non ?
On m’avait fait tout un foin avec The Vaccines et
bien… je n’ai rien ressenti. Même combat pour Snow Patrol où j’ai eu
l’impression d’entendre tout le temps le même morceau. Quant à Soko, j’ai eu
une envie irrépressible de la frapper au bout du troisième morceau. Ce que je
n’ai pas fait, rassurez-vous…
Dans la
catégorie « Ceux qui ont mis une belle ambiance et qui pourtant ne vivent
pas dans le même monde » :
The Dropkick Murphys, Scissor Sisters, Keane
Ces trois-là prouvent que finalement, l’ambiance d’un
concert ne tient pas tant au style de musique mais aux personnes présentes sur
la scène. Avec leur rock bien costaud aux accents Irish, les Dropkick Murphys
ont bien chauffé la scène de Werchter tandis que les Scissor Sisters, avec
leurs fringues aussi colorées que leur musique pop, ont fait swinguer
l’Ancienne Belgique et convaincu plus d’un sceptique… Keane a quant à lui
démontré toute sa force de groupe sur la scène du Cirque Royal où la voix
superbe de Tom Chaplin résonne probablement encore un peu.
Dans la
catégorie « Ceux qui t’ont fait chialer et même que t’as pas vu arriver
les larmes dans tes yeux »:
Paul McCartney, Mika, Noël Gallagher, Slash, Keane.
Ai-je pleuré lors d’un concert ? Qu’est-ce que
vous croyez ? Si vous pensez avoir affaire au Terminator, voyez plutôt du
côté de James Cameron… Bien sûr que j’ai pleuré ! Parfois pour un rien,
parfois pour beaucoup ; parfois de tristesse, parfois de joie…
“The Long and Winding Road”, “Let It Be”, “Hey Jude”, “Happy
Ending”, “Rain”, “Love Today”, “Underwater”, “If I Had A Gun”, “Talk Tonight”,
“Don’t Look Back In Anger”, “Civil War”, “Blues Jam”, “Paradise City”, “Neon
River”, “A Bad Dream”, “Bedshaped” ou encore “Sovereign Light Café”… Ça fait un sacré paquet de larmes à gérer, parfois dues
à une phrase qui touche droit dans le cœur, parfois simplement pour la beauté
du moment. Et franchement, je ne voudrais pas me priver de ces émotions…
Dans la
catégorie « Ceux qu’il faudrait pas jeter trop vite à la poubelle parce
qu’ils ont encore de beaux restes (musicaux, je précise !) » : Status Quo… et… nan, j’mettrai pas les
« vieux de la vieille » comme Lou Reed, McCa ou Alice. On ne jette
pas une légende à la poubelle…
On a souvent tendance à dire que certains
« vieux » devraient raccrocher. Pas d’accord ! Enfin… si,
peut-être que certains devraient effectivement songer à prendre leur retraite.
Il y en a même qui l’annoncent régulièrement : Johnny, par exemple… Et là,
je suis certaine que mon ami Sam me dira qu’il a encore bien le temps avant d’y
songer. ;)
Status Quo aussi a encore bien le temps avant de
prendre sa retraite : j’ai adoré leur performance sur la scène du
Suikerrock ! Ils sont efficaces et savent mener la foule. Et – petit plus
qui ne fait pas de mal – ils avaient visiblement beaucoup de plaisir à être là
et jouer pour un public et ça, on a beau dire, ça reste un élément non-négligeable
que ce dernier ressent. Montre à ton public que tu aimes jouer pour lui et
souvent, il te le rendra bien…
Dans la
catégorie « Et sinon, tes impressions sur les festivals ? » : Rock Werchter, Suikkerock et Les Ardentes.
Commençons par celui où ça fait le plus mal : Les
Ardentes. Une affiche sympa : des grands noms (Patti Smith, Morrissey…)
associés à de jeunes pousses (Edward Sharpe, White Lies…). Là où le bât blesse
c’est que les Ardentes est un festival plein de paradoxes : à l’entrée,
t’as droit à un excès de contrôle et on t’empêche de rentrer sur le site avec
une bombe de déo (et tu dois te fendre d’une consigne ou… le jeter à la
poubelle) mais une fois dedans, tu trouves suffisamment d’alcool que pour te
retrouver dans un site où tu ne te sens pas forcément toujours en sécurité en
fin de soirée. Au vu de ce qui s’est passé cette année sur le site du camping,
il semble que mon feeling était plus que fondé.
Rock Werchter, c’est toujours sympa… sauf quand il
pleut évidemment. C’est le désavantage majeur des festivals en plein air vous
allez me dire. Par chance, on a eu juste une petite averse et le reste de notre
journée a été sympa. Affiche savoureuse (Dropkick Murphys, Florence + The
Machine, Milow… et Red Hot chili Peppers en clôture), temps d’attente minimal
dans les stands, amabilité des organisateurs et de leur personnel et ambiance
conviviale entre les spectateurs… Il n’y a tout bonnement… rien à redire.
Ajoutons à cela que ce soir-là, je suivais à la fois les concerts et la finale
de l’Euro grâce aux sms transmis par mes amis, finale où mon équipe favorite
(l’Espagne, donc…) a gagné à nouveau la Copa. Si je n’ai pas pu voir le match
en direct, j’ai toutefois pu voir mes adorables de la Roja célébrer leur
victoire sur un des écrans de Werchter. Bon-heur !
Le Suikerrock, c’est également un festival que je vous
conseille. Situé dans la ville de Tirlemont, le festival se déroule sur la
place principale de la ville, juste à côté d’une superbe église qui sera mise
en valeur par Mika lors de son passage sur scène. L’ambiance qui y règne est
plus « familiale » qu’à Werchter, probablement dû à la taille du site
en lui-même, plus petit que celui de Werchter. La ville se transforme également
le temps du festival en un marché géant où les rues sont remplies d’aubettes et
échoppes diverses.
Ajoutons aussi que dans le climat de tension qui règne
entre les deux principales communautés belges, Tirlemont – ou Tienen en flamand
- est la preuve vivante qu’il ne faut pas faire de généralités : bien que
wallonne, j’ai été accueillie par les habitants de la ville comme… belge. De
quoi clouer le bec aux flamands et wallons médisants !
Dans la
catégorie « Quand j’te vois dans des vidéos, tu m’fais un effet bœuf et en
vrai devant moi aussi » :
Jack White
Bon… Jack White a toujours eu un effet massif sur moi.
Il n’est pas super-beau, il ne chante pas super-bien, il n’écrit pas toujours
des mélodies qui me parlent mais… une fois qu’il prend la guitare et démarre
une chanson, il y a un truc en moi qui se déclenche. Et le pire, c’est que je
ne sais même pas vous expliquer pourquoi… mais est-ce finalement bien
nécessaire d’expliquer le pourquoi du comment quand on parle de musique ?
Toujours est-il que sur scène, c’est quelque chose à
voir, le Jack. En mettant de côté le coup de génie de se promener sur les
routes avec deux groupes – l’un masculin et l’autre féminin – et le côté visuel
de la scène (le bleu lié à la couleur de la couverture de son album solo et la
réminiscence du chiffre « 3 »), la prestation et la prestance du
gaillard d’1.90m restent épatantes. Quand il joue, ce type est à la fois dans
son monde et en osmose avec ses musiciens… et je peux vivre 100 ans, je me
souviendrai toujours de ce regard lancé à son public. Un regard où tu ressens
une confiance en soi qui frôle le 2000%. En même temps, quand on sait que son
nom est régulièrement cité par de nombreuses stars qui souhaiteraient
teeeeellement collaborer avec lui, ça n’a rien d’étonnant.
Dans la
catégorie « Quand j’te voyais dans des vidéos, tu m’faisais pas un effet
bœuf mais y a que les imbéciles qui changent pas d’avis» : Noel Gallagher
Noel Gallagher et ses High Flying Birds resteront la
plus belle surprise de mon année. Moi qui n’ai jamais vraiment accroché à Oasis
dans mon adolescence ai tourné la tête au bout de 30 secondes de prestation du
groupe de Gallagher à Werchter pour finir complètement charmée. Jusque-là, on
peut se dire « Et pourquoi pas ? ». Mais quand, au fil des jours
et des semaines qui suivront, je resterai accrochée à Noel et ses compères au
point de passer la frontière et d’aller les revoir à Lille, on est au-delà du
« pourquoi pas ? ». Que s’est-il passé ? Je ne sais pas… Je
me suis en tout cas penchée sur la vie de l’ex-guitariste d’Oasis suffisamment
pour savoir qu’au-delà de ses mélodies extraordinaires bien plus belles à
l’oreille lorsqu’elles sont chantées par lui et non par son cadet, il y a un
type qui me parle, qui me touche au cœur et qui aussi… sait me faire beaucoup
rire grâce à son sens de l’humour tellement British. Et même si, comme je
l’écris plus haut, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, je ne
souhaite pas qu’Oasis se reforme : j’apprécie trop le talent de Mister
Noel à lui seul…
Dans la
catégorie « Ceux qui se sont avérés être les plus belles rencontres de
l’année… et pas uniquement musicales » : Belakiss et Imagine Dragons
Comment oublier ces deux-là ? Les anglais de Belakiss
faisaient la première partie de Kasabian et j’ai tout de suite accroché à leurs
excellentes mélodies. Elément non-négligeable, ils sont aussi très bons sur
scène et ont su séduire le public lors de leur passage en Belgique. Rappelons
aussi l’anecdote d’avoir dû faire venir leur CD de Taiwan alors… que le groupe vit
pratiquement à côté de chez moi !
J’avais découvert les Imagine Dragons un peu par
hasard grâce à leur vidéo « It’s Time » sur Youtube et trouvait que
leur musique méritait de se faire connaître au-delà des frontières. J’avais
apporté une maigre contribution via une chronique mais était alors loin
d’imaginer que le quatuor allait effectuer un sacré bout de chemin aux States.
Quand ils ont posé les pieds dans la capitale belge, j’étais là car je ne
voulais pas rater ce moment. Et il fut excellent… Musicalement et
personnellement. Sur scène, les Imagine Dragons, c’est du pur bonheur, une
belle énergie…
Belakiss et Imagine Dragons ont plusieurs points
communs entre eux…
Je ne m’étendrai pas trop sur le sujet mais ces deux
groupes ont eu le don de causer l’une ou l’autre surprise que je n’ai pas vues
arriver… Rassurez-vous, rien de grave puisque ces surprises ont généralement
amené un large sourire sur mon visage.
Chose importante, les deux groupes sont disponibles
pour leurs fans : après leurs prestations, j’ai vu les membres des groupes
rester à proximité de la salle afin d’échanger quelques mots, prendre la pose photo
ou donner des dédicaces… Quand le talent musical est associé à un respect des
fans, je ne peux m’empêcher de le souligner. Je déteste ces artistes qui, sous
prétexte d’avoir obtenu un peu de succès, agissent comme des andouilles. Ce
n’est définitivement pas le cas de ces deux groupes et je leur souhaite de
rester tels qu’ils sont.
Je compte en tout cas garder l’œil et les oreilles
bien ouvertes pour Belakiss et Imagine Dragons car je crois dur comme fer en
ces deux groupes encore fort jeunes et malheureusement encore méconnus dans nos
contrées. Ce n’est pas mon genre de laisser tomber les gens en qui je crois et
puis… on ne laisse pas tomber les potes, pas vrai ?
Pour en revenir aux chiffres qui font le titre de
cette chronique, ce ne sont ni des chiffres de tests psychotechniques d’examen
d’entrée dans une firme quelconque ou les coordonnées secrètes d’un coffre-fort
dans lequel j’aurais planqué quelques bijoux musicaux… En fait, ils n’ont même
rien à voir avec ce qui précède mais l’année est finie, soyons un peu fous, que
diable ! Quoique… il y a peut-être finalement un petit lien…
45… ce sont les 45 artistes vus cette année en concert
6… ce sont les 6 villes dans lesquelles j’ai promené
mes Doc Martens
10… ce sont les 10 salles dans lesquels j’ai tapé du
pied en rythme
6… ce sont ces nouveaux amis rencontrés lors de
concerts provenant de...
5… 5 pays différents du monde.
Quant au « 3510 » et bien… il s’agit tout
simplement du nombre de kilomètres que j’ai parcourus à travers la Belgique et
la France pour aller à la rencontre de tous ces artistes.
Et vous voulez savoir la meilleure ? Je pense que
2013 s’annonce aussi bien que 2012. Parce que le planning s’est déjà rempli
tout doucement et va certainement encore s’étoffer au cours des prochains mois.
Un aperçu?
-Retour du ptit
prodigue Jake Bugg non plus en première partie mais tout seul comme un grand en
« main artist ».
-The Killers, le
quatuor de la Sin City
-On poursuit dans la
série des artistes de Las Vegas avec un autre quatuor, les Imagine Dragons
-Passage à Londres
au célèbre Royal Albert Hall pour fêter les 50 ans de carrière d’Eric Clapton
avec ses potes : Steve Jordan, Doyle Bramhall Jr ou encore Paul Carrack…
-Retour à Londres le
week-end suivant dans la même salle (n’en peut rien, je l’aime cette salle…)
pour une autre légende de la Guitare : Mister Mark Knopfler
-Légende, légende,
vous avez dit légende ? Alors un ptit Springsteen dans le cadre du
TWClassic ne peut pas faire de mal
-Et enfin…
retrouvailles avec Robbie Williams après de looongues années de séparation
conceristique… concertale ? Concertées ? Nan… Enfin bref, je pense
que vous m’avez comprise.
En outre, j’ai découvert quelques groupes/artistes
sympathiques au fil des derniers mois, voire années, que j’apprécierais
vivement voir passer dans une ville de mon plat pays : The Chase, The
Cornerstones, Expatriate, Nico Vega, Orianthi, The Parlotones, Run From Cover,
sans oublier les canadiens d’In-Flight Safety.
Restent également les indémodables que j’attends
depuis une éternité : Stereophonics, Sixx : AM, The Wallflowers et…
ben… John Mayer (Je suis certaine que je finirais par l’écrire, cette satanée
lettre où je lui exprime toute la tristesse que j’éprouve à ne jamais pouvoir
le voir en live à proximité de mon pays).
Et vous ? Déjà des choses de prévues ? Des
émotions en stock prêtes à être relâchées en brut un soir de concert ?
En tout cas, je ne peux pas finir cette chronique sans
vous souhaiter à tous une bonne année. Surtout que 2013 vous apporte… ♫♪ tout le bonheur du monde ♫♪ comme disait l’autre… Et également
un paquet de notes de musique pour éloigner vos soucis et vos peines, pour
raviver les joies et les bonheurs, pour danser enlacés sur une tendre mélodie
ou sur des rythmes endiablés, pour aimer ou pour détester ou encore pour
oublier… Pour changer votre vie ou tout simplement la rendre encore plus belle.
Me voilà encore sur la route pour d’autres
aventures musicales. Cette fois, direction la cité belge du sucre : Tienen
en VO et Tirlemont en version française. Créé en 1987, le Suikerrock a déjà
accueilli sur sa Grote Markt bon nombre de personnalités diverses : Axelle
Red, Iggy Pop, Arno, Within Temptation, Scorpions, Simple Minds, Zucchero, Roxy
Music, Deep Purple, Roxette…
Ici, rien à voir avec les plaines de Werchter et des
Ardentes… Les Tirlemontois, quand ils font la fête, c’est en plein milieu de la
ville, sur leur Grand Place. Devant moi, la scène. Derrière moi, l’hôtel de
ville… accessoirement transformé en loge des artistes. A ma droite… une église.
Et pas la plus petite de Belgique, svp ! La place comporte également
différents cafés sur ses côtés, ce qui m’aura permis de profiter de
certainsconcerts… assise à une terrasse
de café. Pas commun, le Suikerrock !
Premier groupe à monter sur scène ce vendredi, Sweet
Savage. Un groupe né à Belfast en 1979 qui a notamment eu dans ses rangs Vivian
Campbell, ex-guitariste de Dio, Def Leppard et, plus récemment, Thin Lizzy.
Du groupe d’origine ne subsiste plus que Ray Haller,
le chanteur, ce qui n’empêche pas le groupe d’assurer sur scène. Sweet Savage,
ça envoie un max de riffs de guitares, mais avec élégance. Les riffs sont
nombreux et bien placés. Vocalement, Mr Haller assure aussi. Il a même
suffisamment de souffle que pour nous faire la causette entre deux chansons. Il
blague en nous disant qu’il va « faire quelque chose de très
rock’n’roll », à savoir… boire de l’eau. Il soulignera quelques
points communs entre la Belgique et l’Irlande, à savoir que les irlandais,
comme les belges, aiment la bière et faire la fête. Qui serais-je pour le
contredire ? Sachez d’ailleurs que du coup, il nous a invités à venir
faire la fête chez lui quand on veut. Sympa ! Mais eh, euh, minute… tu ne
nous as pas donné ton adresse, malin !!
Sweet Savage a principalement joué des morceaux de ses
premier et dernier album, Regeneration, sorti l’an dernier. Le morceau
Regenerator donne d’ailleurs un super résultat une fois jouée en live et
valait le déplacement à elle seule !
Ils joueront également « Killing Time »,
titre repris par Metallica sur la face B de leur single « The
Unforgiven », sorti en 1991. Haller soulignera d’ailleurs le côté sympa du
groupe lorsqu’il les a rejoints fin 2011 sur scène pour chanter le morceau avec
eux.
Ils finissent le set avec la chanson traditionnelle
irlandaise, Whiskey In The Jar, à la sauce Sweet Savage. Rock’n’roll,
quoi !
Ensuite… Channel Zero. Comment vous dire ? J’ai
fui ! Et vite ! Dieu sait ce qui s’est passé mais je n’ai pas du tout
été réceptive et ce, à une vitesse défiant toute concurrence… Une autre fois,
maybe. Pour cette fois-ci, ma copine et moi sommes allées nous promener dans
les piétonniers de la ville où différents commerçants avaient installés leurs
échoppes avant d’aller souper et de revenir pour le set suivant.
Set assuré par les anglais de Status Quo. Et fort
bien. Moyenne d’âge sur scène : 60 ans. Et autant d’énergie que si 60
personnes avaient été sur scène!
Le groupe va revisiter une bonne partie de sa carrière
sur scène, autant les morceaux de leur cru (Caroline, Rain...)que des reprises, le tout toujours avec
entrain et bonne humeur : nous aurons ainsi droit à "Rockin' All Over The
World" de John Fogerty qui a fait bouger et chanter toute la place ou encore,
dans la partie rappel, à un medley très Chuck Berryien de "Rock And Roll
Music/Bye Bye Johnny", prouvant définitivement que ces gars-là ont le rock dans
le sang. Nous aurons également droit à la célèbre « In The Army Now »
qui a, bien évidemment, aussi fait bouger la foule. Là, pour le coup, j’étais
redevenue la gamine qui avait découvert le morceau dans les 80ies.
J’ai particulièrement apprécié autant l’interaction
entre eux qu’avec nous : ils avaient l’air ravi d’être là et de jouer
ensemble pour leur public.
Au final, ces gars-là connaissent leurs cordes de
guitare, touches de claviers et cymbales comme pas deux. C’est finalement
logique puisque, même si la line-up a changé avec le temps, Status Quo n’a jamais
arrêté de faire de la musique. Le groupe a démarré sa carrière en 1968 et a
sorti 29 albums, dont le dernier en date est sorti l’an dernier.
Et… tuyau : il est prévu une réunion de la line-up
originale (Francis Rossi, Rick Parfitt, Alan Lancaster and John Coghlan) en
mars 2013 et la sortie d’un album. Plus un autre opus avec la line-up actuelle.
Deux albums de Status Quo pour 2013, les fans vont être ravis !
Petite pause entre deux sets, nous nous posons sur un
coin de trottoir où nous sommes abordées par un charmant photographe et son
compagnon d’aventure. Il est persuadé de m’avoir déjà vu le jour précédent…
Non, non, mon ami… mais on se reverra demain si tu veux. Clic, clac… et une
photo immortalisant notre premier passage au Suikerrock.
Debout ! La tête d’affiche arrive… et quelle
tête ! Mr Vincent Furnier himself, alias Alice Cooper. Juste avant le
concert, la pluie commence à tomber sur la place. On annonçait des orages et
quelque part, cela ne m’aurait pas surpris : quoi de plus adéquat quand on
accueille un Prince des Ténèbres sur scène, finalement ? Mais nous devrons uniquement nous contenter de pluie ce soir...
Alice Cooper et son band nous avaient déjà fait
l’honneur d’un passage en Belgique en novembre dernier, concert relaté par
Laurent Rieppi dans son article.
Alice Cooper, c’est un vrai show visuel, un truc comme
seuls les américains savent le faire.
Une arrivée sur une tour dont le bas est recouvert
d’une toile d’araignée, Alice trônant au sommet, vêtu d’une veste qui lui donne
lui aussi un air arachnéen. Logique, le morceau, c’est « Black
Widow ». En contrebas, ses trois guitaristes et son bassiste, et en
arrière-plan, son batteur, tous également vêtus de cuir noir et clous argentés.
Nous avons également eu droit à un Alice montrant un
côté tendre avec sa poupée gonflable sur « Only Women Bleed », poupée
qui a souffert le morceau suivant (Cold Ethyl) avant de finir carrément expédiée
à l’autre bout de la scène. Pas facile d’être compagne de scène de
Cooper !
Cooper disparait de la scène avant de revenir… Et
mais... attendez une seconde !!! Il s’est transformé en géant et domine la
scène sur la quasi-totalité de la hauteur pour « Feed My
Frankenstein ». Impressionnante mise en scène ! (Et chapeau bas aux
techniciens planqués sous le Cooperstein !)
Cooper chantera une bonne vingtaine de titres de son répertoire,
terminant son set en beauté avec un mash-up de son « School’s Out » et du « Another
Brick In The Wall » des Pink Floyd, un mélange des plus efficaces et agréable à
voir et entendre !
Il reviendra sur scène pour un dernier morceau,
« Elected », vêtu d’une vareuse des Diables Rouges et nous demandant si nous
serions prêts à l’élire Président. Moi j’veux bien, tu sais, mais alors faut
qu’on fasse passer la Belgique d’une monarchie à une république ! Notre
nouveau président (euuhh..) repart en coulisses chercher un drapeau aux
couleurs de la Belgique qu’il brandit bien haut avant de finir le set et de nous
saluer avec son band.
Un band particulièrement impressionnant. Tellement en
fait que je suis allée faire des recherches sur ces cocos une fois rentrée
chez moi. Et le résultat est impressionnant.
Honneur aux dames : Melle Orianthi reste celle
qui m’a laissée bouche bée : un style vestimentaire extra et une maîtrise
des cordes de guitare comme on en a rarement vu. Résumé professionnel :
première scène à 15 ans avec Steve Vai, à 18 ans avec Santana qui l’avait
invitée sur scène tellement il était impressionné, collaboration avec Prince,
apparition au Festival Crossroads de Clapton et aurait dû faire partie de la
tournée « This Is It » de Michael Jackson. Rien que ça… J’ai depuis
écouté ses deux premiers albums solos, Violet Journey et Believe, et vous les
conseille vivement !
Ryan Roxie a fait partie de Slash’s Snakepit,
supergroupe fondé – vous l’aurez deviné – par l’ex-guitariste des Guns’n’Roses.
C’est d’ailleurs un autre ex-Guns, Gilby Clarke qui le recommandera auprès de
Cooper en 1996.
Tommy Henriksen est… l’homme touche-à-tout.
Auteur-compositeur, musicien (guitare, basse, claviers..), programmation,
mixage, il est sur tous les fronts. Et sur tous les styles musicaux : Meat
Loaf, Lou Reed, Lady Gaga, Daughtry, Kristin Chenoweth, Christian Kane… Il est
également une des personnes que l’on retrouve à la barre de « Welcome 2 My
Nightmare », le dernier opus de Cooper. « I’ll Bite Your Face Off » et
« Caffeine », deux des morceaux joués ce soir, sont d’ailleurs le
fruit de son travail avec le rockeur.
Chuck Garric, bassiste, a joué pour Billy Bob Thornton
mais également pour Dio, le groupe du défunt Ronnie James Dio. Il a également
collaboré avec Robby Krieger et Don Felder, respectivement guitariste des Doors
et des Eagles ou encore avec Ted Nugent ou John Corrabi qui a un temps
fait partie de Mötley Crüe.
Le nom du batteur, Glen Sobel, ne m’était pas étranger
mais il m’a fallu pousser un peu plus mes recherches. Celles-ci m’ont ramenée à
mon coup de cœur musical de 2011 : Sixx AM. Glen Sobel avait assuré la
batterie lors de la première tournée du side-project de Nikki Sixx. Il a
également fait partie de Beautiful Creatures, groupe de rock dont a aussi fait
partie DJ Ashba, un des autres membres de Sixx AM. S’il avait pu me voir de la
scène, il aurait certainement souri, Glen, de me voir avec mon T-shirt… Sixx
AM. :D
Un groupe avec un sacré background, donc. Sait
s’entourer, Alice ! J’ai d’ailleurs apprécié la belle complicité entre eux
lors de leurs parties solos tout comme j’ai apprécié le moment où le groupe
s’est installé devant la batterie de Sobel avec Cooper devant eux, tel un
professeur qui leur faisait répéter leur leçon. Chouette équipe !
Au-delà d’un certain âge, on peut très vite avoir l’air
pathétique sur scène. Pas Alice Cooper. Il est bien présent sur scène et assure
comme un pro. Son monde lui colle tellement bien à la peau qu’on peut
difficilement imaginer une autre personne monter sur scène et donner ce qu’il
nous a donné. J’ai adoré ! Même la pluie n’a pas altéré mon contentement
devant ce spectacle…