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mercredi 22 janvier 2020

L'histoire de... Orianthi



Morale de l’histoire : pourquoi donner une seule réponse quand on peut faire un doublé dans la foulée ?

Dans les questions du jour d’Entrez SansFrapper, on avait notamment « Quelle est la plus belle chanson d’une artiste dont le nom se résume à son prénom » ?

Ouh… plein de possibilités ! Enya, Sia, Adele, Anastacia, Lorie, Dido, Angunn, Dalida, Rihanna, Beyoncé, Dorothée, Shakira, Björk… On peut aussi ajouter Duffy, Morrissey, Grégoire ou encore Mika sauf que… non. Parce qu’on parle d’unE artiste, une femme donc. Et un nom de stage qui est juste le prénom et donc pas le nom de famille. Coquins, les cocos d’Entrez Sans Frapper !

Il ne m’a pourtant fallu que 2 minutes montre en main pour écrire Orianthi. Pourquoi elle ? Parce que pour dire les choses platement, Orianthi appartient à cette catégorie de gonzesses auxquelles on file une six cordes avec laquelle elles vous atomisent tout sur leur passage. Dans cette catégorie, j’ajoute Joan Jett et Susan Tedeschi pour avoir le tiercé gagnant.



Mais revenons à Orianthi. Née Orianthi Penny Panagaris, la jeune femme est d’origine grecque mais… Australienne. Hasard du calendrier et sans en avoir connaissance, j’ai choisi d’évoquer son nom dans le jeu de la « ratchio » le jour où elle fêtait ses 35 ans ! Bon anniversaire, Mademoiselle !
La musique, elle est tombée dedans étant petite : elle commence le piano à 3 ans avant de se tourner vers la guitare, instrument que maitrise également son papa. Guitare acoustique dans un premier temps, électrique dans un second temps. A force de gratter la guitare, alors que ses copains sont en train d’user leurs pantalons sur les bancs de l’école et de vivre une adolescence classique, elle fait des scènes. Elle commence les années 2000 en faisant glisser ses doigts sur la guitare aux côtés de Steve Vai. Mais la personne qui va lancer sa carrière et la mettre en avant, c’est Carlos Santana. Le célèbre guitariste n’hésite pas, lors d’une interview, à dire au journaliste que s’il voulait un jour passer le bâton au moment de raccrocher, elle serait son premier choix. Pas mal quand on sait qu’il parle d’une jeune femme d’à peine 20 ans !



Elle sort son premier album, Violet Journey, en 2007 et… s’occupe de la quasi entièreté de l’album toute seule : guitares, voix, batterie… elle produit même l’opus elle-même !

Pour son second album, Believe, sorti en 2009, elle ne travaille plus seule et s’entoure notamment des producteurs Howard Benson et Ron Fair. Juste pour donner le ton, le premier a bossé avec Hoobastank, Sepultura et a à son actif l’album Three Cheers for Sweet Revenge, l’album qui a lancé la carrière de My Chemical Romance (qui est apparemment de retour après 7 ans d’absence !). Ron Fair, lui, a produit les morceaux Big Yellow Taxi des Counting Crows, Speechless de Lady Gaga ou encore plusieurs morceaux des Black Eyed Peas, période Fergie. Sur cet album, Orianthi retrouve Steve Vai pour Highly Strung. Ça chante pas mais waw, hein !



Pour son dernier album solo en date, baptisé Heaven in this Hell, elle travaille avec rien de moins que Dave Stewart. Oui oui LE Dave Stewart d’Eurythmics ! Sorti en 2013, il contient quelques chouettes pépites à se mettre sous la dent, dont la chanson-titre.
Parce que bon, faut quand même avouer… Orianthi, ce n’est pas qu’une paire de mains sur une guitare : du haut de son petit mètre 65, vocalement, c’est aussi du costaud ! Tenez, suffit de l’écouter au début de cette Heaven on Hell.   



Si je parle d’elle avec confiance et – avouons-le – une certaine admiration, c’est tout simplement parce que je l’ai déjà vue en action. Un jour de juillet 2012, au festival Suikkerock. Au-délà du côté un peu gag d’avoir deux Hells Angels qui nous ont proposé de tenir notre parapluie (et de s’y abriter par la même occasion) alors que toutes les vannes du ciel s’étaient ouvertes sur la grand place de Tirlemont, nous avons passé 2 bonnes heures en compagnie d’Alice Cooper et de ses musiciens. Dont elle. Dont j’ai difficilement pu détacher les yeux tellement je l’ai trouvée charismatique et envoutante. Et talentueuse. Son solo reste encore aujourd’hui un des meilleurs solos de guitare auxquels j’ai eu droit en des années de concerts. Et ça devait ressembler à quelque chose du genre :


Parce qu’un autre truc épatant chez elle, c’est le nombre de collaborations/sollicitations qu’elle a à son actif. Elle a collaboré à la reprise de Whole Lotta Love sur l’album éponyme des Hollywood Vampires (2015), à la superbe reprise de Stairway to Heaven sur l’album Stronger with Each Tear de Mary J. Blige ou encore au morceau Sleepwalker, sur le premier album d’Adam Lambert (2009).



En live, mis à part Alice Cooper que je viens de citer, elle apparait notamment en 2010 à une cérémonie d’hommage aux guitares Les Paul, aux côté de Rick Nielsen, le guitariste de Cheap Trick et Brian Ray, qui accompagne Paul McCartney depuis maintenant 20 ans. Johnny B. Goode, (I Can’t Get) No Satisfaction… Fun !



On la retrouve également e, 2017 aux côtés de Melissa Etheridge où elle rivalise de talent avec Miss E. et Lindsay Ell sur le classique You Can Rock Me Baby de BB King.



En 2014, elle rejoint Richie Sambora, l’ex-guitariste de Bon Jovi, pour sa tournée. De cette belle complicité naîtra le projet RSO (leurs initiales) et un chouette album, Radio Free America (2018).



Mais elle aurait aussi normalement dû avoir dans son CV un autre artiste, un Roi. Mais le destin en a décidé autrement. Et c’est ici que j’arrive avec le doublé dont j’ai parlé puisqu’une autre question de la Bagarre mentionnait Michael Jackson et nous demandait de choisir ce qui était pour nous la plus belle chanson de Thriller, réponse à laquelle j’ai volontairement triché en répondant que la plus belle chanson était la grande plage audio de 42:19, découpée en 13 parties.
En 2009, une prestation aux Grammys ouvre à Orianthi les portes de la prochaine tournée de Michael Jackson. Elle fera partie de l’équipe des musiciens et on la verra notamment répéter Beat It, le premier morceau de la face B de… Thriller.



Si les fans du King of Pop n’auront pas eu l’occasion de la voir gratter sur sa guitare, preuve est avec cet article qu’il existe bien d’autres artistes qui permettent d’apprécier son talent. Même si, finalement, Orianthi se suffit aussi très bien à elle-même grâce à sa voix et sa six cordes.

Orianthi est actuellement en train de travailler sur un nouvel album, qui sera sobrement baptisé O, avec Marti Frederiksen à la production. Sachant qu'il a notamment travaillé avec Aerosmith... ça promet!

Allez, je vous en remets une dernière pour la route : un trio entre Orianthi, Billy Gibbons des ZZ Top et une autre gonzesse dont le talent mérite teeeeellement qu’on aille y jeter un oeil, une autre ZZ, tiens : ZZ Ward.








jeudi 2 août 2012

Suikerrrock Festival – Tienen (Jour 1 : 27/07/2012)



Me voilà encore sur la route pour d’autres aventures musicales. Cette fois, direction la cité belge du sucre : Tienen en VO et Tirlemont en version française. Créé en 1987, le Suikerrock a déjà accueilli sur sa Grote Markt bon nombre de personnalités diverses : Axelle Red, Iggy Pop, Arno, Within Temptation, Scorpions, Simple Minds, Zucchero, Roxy Music, Deep Purple, Roxette…

Ici, rien à voir avec les plaines de Werchter et des Ardentes… Les Tirlemontois, quand ils font la fête, c’est en plein milieu de la ville, sur leur Grand Place. Devant moi, la scène. Derrière moi, l’hôtel de ville… accessoirement transformé en loge des artistes. A ma droite… une église. Et pas la plus petite de Belgique, svp ! La place comporte également différents cafés sur ses côtés, ce qui m’aura permis de profiter de certains  concerts… assise à une terrasse de café. Pas commun, le Suikerrock !



Premier groupe à monter sur scène ce vendredi, Sweet Savage. Un groupe né à Belfast en 1979 qui a notamment eu dans ses rangs Vivian Campbell, ex-guitariste de Dio, Def Leppard et, plus récemment, Thin Lizzy.
Du groupe d’origine ne subsiste plus que Ray Haller, le chanteur, ce qui n’empêche pas le groupe d’assurer sur scène. Sweet Savage, ça envoie un max de riffs de guitares, mais avec élégance. Les riffs sont nombreux et bien placés. Vocalement, Mr Haller assure aussi. Il a même suffisamment de souffle que pour nous faire la causette entre deux chansons. Il blague en nous disant qu’il va « faire quelque chose de très rock’n’roll », à savoir… boire de l’eau. Il soulignera quelques points communs entre la Belgique et l’Irlande, à savoir que les irlandais, comme les belges, aiment la bière et faire la fête. Qui serais-je pour le contredire ? Sachez d’ailleurs que du coup, il nous a invités à venir faire la fête chez lui quand on veut. Sympa ! Mais eh, euh, minute… tu ne nous as pas donné ton adresse, malin !!

© www.suikerrock.be
Sweet Savage a principalement joué des morceaux de ses premier et dernier album, Regeneration, sorti l’an dernier. Le morceau Regenerator donne d’ailleurs un super résultat une fois jouée en live et valait le déplacement à elle seule !
Ils joueront également « Killing Time », titre repris par Metallica sur la face B de leur single « The Unforgiven », sorti en 1991. Haller soulignera d’ailleurs le côté sympa du groupe lorsqu’il les a rejoints fin 2011 sur scène pour chanter le morceau avec eux.
Ils finissent le set avec la chanson traditionnelle irlandaise, Whiskey In The Jar, à la sauce Sweet Savage. Rock’n’roll, quoi !
© www.suikerrock.be


Ensuite… Channel Zero. Comment vous dire ? J’ai fui ! Et vite ! Dieu sait ce qui s’est passé mais je n’ai pas du tout été réceptive et ce, à une vitesse défiant toute concurrence… Une autre fois, maybe. Pour cette fois-ci, ma copine et moi sommes allées nous promener dans les piétonniers de la ville où différents commerçants avaient installés leurs échoppes avant d’aller souper et de revenir pour le set suivant.


Set assuré par les anglais de Status Quo. Et fort bien. Moyenne d’âge sur scène : 60 ans. Et autant d’énergie que si 60 personnes avaient été sur scène!
Le groupe va revisiter une bonne partie de sa carrière sur scène, autant les morceaux de leur cru (Caroline, Rain...)  que des reprises, le tout toujours avec entrain et bonne humeur : nous aurons ainsi droit à "Rockin' All Over The World" de John Fogerty qui a fait bouger et chanter toute la place ou encore, dans la partie rappel, à un medley très Chuck Berryien de "Rock And Roll Music/Bye Bye Johnny", prouvant définitivement que ces gars-là ont le rock dans le sang. Nous aurons également droit à la célèbre « In The Army Now » qui a, bien évidemment, aussi fait bouger la foule. Là, pour le coup, j’étais redevenue la gamine qui avait découvert le morceau dans les 80ies.
J’ai particulièrement apprécié autant l’interaction entre eux qu’avec nous : ils avaient l’air ravi d’être là et de jouer ensemble pour leur public.
Au final, ces gars-là connaissent leurs cordes de guitare, touches de claviers et cymbales comme pas deux. C’est finalement logique puisque, même si la line-up a changé avec le temps, Status Quo n’a jamais arrêté de faire de la musique. Le groupe a démarré sa carrière en 1968 et a sorti 29 albums, dont le dernier en date est sorti l’an dernier.
Et… tuyau : il est prévu une réunion de la line-up originale (Francis Rossi, Rick Parfitt, Alan Lancaster and John Coghlan) en mars 2013 et la sortie d’un album. Plus un autre opus avec la line-up actuelle. Deux albums de Status Quo pour 2013, les fans vont être ravis !

© www.suikerrock.be


Petite pause entre deux sets, nous nous posons sur un coin de trottoir où nous sommes abordées par un charmant photographe et son compagnon d’aventure. Il est persuadé de m’avoir déjà vu le jour précédent… Non, non, mon ami… mais on se reverra demain si tu veux. Clic, clac… et une photo immortalisant notre premier passage au Suikerrock.


Debout ! La tête d’affiche arrive… et quelle tête ! Mr Vincent Furnier himself, alias Alice Cooper. Juste avant le concert, la pluie commence à tomber sur la place. On annonçait des orages et quelque part, cela ne m’aurait pas surpris : quoi de plus adéquat quand on accueille un Prince des Ténèbres sur scène, finalement ? Mais nous devrons uniquement nous contenter de pluie ce soir...
Alice Cooper et son band nous avaient déjà fait l’honneur d’un passage en Belgique en novembre dernier, concert relaté par Laurent Rieppi dans son article.
Alice Cooper, c’est un vrai show visuel, un truc comme seuls les américains savent le faire.
Une arrivée sur une tour dont le bas est recouvert d’une toile d’araignée, Alice trônant au sommet, vêtu d’une veste qui lui donne lui aussi un air arachnéen. Logique, le morceau, c’est « Black Widow ». En contrebas, ses trois guitaristes et son bassiste, et en arrière-plan, son batteur, tous également vêtus de cuir noir et clous argentés.

© www.suikerrock.be

Nous avons également eu droit à un Alice montrant un côté tendre avec sa poupée gonflable sur « Only Women Bleed », poupée qui a souffert le morceau suivant (Cold Ethyl) avant de finir carrément expédiée à l’autre bout de la scène. Pas facile d’être compagne de scène de Cooper !
Cooper disparait de la scène avant de revenir… Et mais... attendez une seconde !!! Il s’est transformé en géant et domine la scène sur la quasi-totalité de la hauteur pour « Feed My Frankenstein ». Impressionnante mise en scène ! (Et chapeau bas aux techniciens planqués sous le Cooperstein !)
Cooper chantera une bonne vingtaine de titres de son répertoire, terminant son set en beauté avec un mash-up de son « School’s Out » et du « Another Brick In The Wall » des Pink Floyd, un mélange des plus efficaces et agréable à voir et entendre !
Il reviendra sur scène pour un dernier morceau, « Elected », vêtu d’une vareuse des Diables Rouges et nous demandant si nous serions prêts à l’élire Président. Moi j’veux bien, tu sais, mais alors faut qu’on fasse passer la Belgique d’une monarchie à une république ! Notre nouveau président (euuhh..) repart en coulisses chercher un drapeau aux couleurs de la Belgique qu’il brandit bien haut avant de finir le set et de nous saluer avec son band.
Un band particulièrement impressionnant. Tellement en fait que je suis allée faire des recherches sur ces cocos une fois rentrée chez moi. Et le résultat est impressionnant.
Honneur aux dames : Melle Orianthi reste celle qui m’a laissée bouche bée : un style vestimentaire extra et une maîtrise des cordes de guitare comme on en a rarement vu. Résumé professionnel : première scène à 15 ans avec Steve Vai, à 18 ans avec Santana qui l’avait invitée sur scène tellement il était impressionné, collaboration avec Prince, apparition au Festival Crossroads de Clapton et aurait dû faire partie de la tournée « This Is It » de Michael Jackson. Rien que ça… J’ai depuis écouté ses deux premiers albums solos, Violet Journey et Believe, et vous les conseille vivement !

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Ryan Roxie a fait partie de Slash’s Snakepit, supergroupe fondé – vous l’aurez deviné – par l’ex-guitariste des Guns’n’Roses. C’est d’ailleurs un autre ex-Guns, Gilby Clarke qui le recommandera auprès de Cooper en 1996.

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Tommy Henriksen est… l’homme touche-à-tout. Auteur-compositeur, musicien (guitare, basse, claviers..), programmation, mixage, il est sur tous les fronts. Et sur tous les styles musicaux : Meat Loaf, Lou Reed, Lady Gaga, Daughtry, Kristin Chenoweth, Christian Kane… Il est également une des personnes que l’on retrouve à la barre de « Welcome 2 My Nightmare », le dernier opus de Cooper. « I’ll Bite Your Face Off » et « Caffeine », deux des morceaux joués ce soir, sont d’ailleurs le fruit de son travail avec le rockeur.

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Chuck Garric, bassiste, a joué pour Billy Bob Thornton mais également pour Dio, le groupe du défunt Ronnie James Dio. Il a également collaboré avec Robby Krieger et Don Felder, respectivement guitariste des Doors et des Eagles ou encore avec Ted Nugent ou John Corrabi qui a un temps fait partie de Mötley Crüe.

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Le nom du batteur, Glen Sobel, ne m’était pas étranger mais il m’a fallu pousser un peu plus mes recherches. Celles-ci m’ont ramenée à mon coup de cœur musical de 2011 : Sixx AM. Glen Sobel avait assuré la batterie lors de la première tournée du side-project de Nikki Sixx. Il a également fait partie de Beautiful Creatures, groupe de rock dont a aussi fait partie DJ Ashba, un des autres membres de Sixx AM. S’il avait pu me voir de la scène, il aurait certainement souri, Glen, de me voir avec mon T-shirt… Sixx AM. :D
Un groupe avec un sacré background, donc. Sait s’entourer, Alice ! J’ai d’ailleurs apprécié la belle complicité entre eux lors de leurs parties solos tout comme j’ai apprécié le moment où le groupe s’est installé devant la batterie de Sobel avec Cooper devant eux, tel un professeur qui leur faisait répéter leur leçon. Chouette équipe !
Au-delà d’un certain âge, on peut très vite avoir l’air pathétique sur scène. Pas Alice Cooper. Il est bien présent sur scène et assure comme un pro. Son monde lui colle tellement bien à la peau qu’on peut difficilement imaginer une autre personne monter sur scène et donner ce qu’il nous a donné. J’ai adoré ! Même la pluie n’a pas altéré mon contentement devant ce spectacle…

© www.suikerrock.be

Une fois le spectacle fini, direction la gare, retour à Liège, dodo et… retour le lendemain !

Programme :
Sweet Savage
Channel Zero
Status Quo
Alice Cooper