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dimanche 28 mai 2023

Elton John's Farewell Yellowbrick Road - Antwerp Sportpaleis (27-05-2023)

 

Et ben, et ben mes gens! Trois ans. Entre pandémie et hanche qui l’abandonne lâchement, il nous aura fallu attendre 3 ans avant de pouvoir vivre ce moment. Et quel moment ! 

 

Car ça y est, Sir Elton John est enfin de retour en Belgique. Par chance, j’avais une place du « bon » côté de la salle, c’est-à-dire du côté droit, là où je pouvais voir le chanteur de face. Quoique finalement, l’autre côté du Sportpaleis a pu également en profiter puisque le piano finira par bouger sur scène pour se tourner vers une autre partie du public ! 

Si l’artiste n’a certes plus la souplesse qu’il avait lorsqu’il faisait des appuis renversés sur son piano, ses doigts ont, eux, conservé toute leur dextérité sur les touches noires et blanches de son Yamaha Disklavier.

De la même façon, Sir Elton ne rentre plus sur scène en costume dotés d’énormes plumes multicolores mais a conservé son côté glamour et étincelant avec ses costumes Gucci et ses shiny lunettes !

 


 

Au-delà de la performance du célèbre Rocket Man himself, dont la voix a toujours autant de peps à 76 ans et qui tient la route pendant 2h30, nous avons été invités dans un univers créé de toutes pièces pour l’occasion. Pour chaque morceau, des visuels apparaissaient sur l’écran géant, sous formes de clips vidéo, d’animations de type ombres chinoise, de dessins animés, d’illusions (son piano en feu !!), d’extraits du biopic le concernant, etc. Un régal en soi d’être les témoins de ce show visuellement nickel.

 






 

Ceux qui avaient la chance d’être situés à proximité de la scène pouvaient observer les détails d’une richesse du pourtour de l’écran géant (réalisé par les Studios Stufish) : en effet, on pouvait y voir, en relief, des mentions ou éléments-clés de la carrière du chanteur : Aida, Billy Elliott, son étoile sur le Hollywood Hall of Fame, le logo Gucci, Ryan White, Elton en compagnie de Billie Jean King ou John Lennon, etc. Un « cadre » d’une richesse incroyable !

 




 

Quand on vient voir un artiste, on ne voit pas que lui (sauf quand on en est éperdument amoureux-se, peut-être ?) puisqu’il est souvent accompagné d’un band. Et les men in black d’Elton (puisqu’ils ont commencé le show habillés en costume, SVP !), ils assurent grave ! Plus important encore, tout comme Sir John, on ressent le plaisir qu’ils ont à jouer ensemble : petits clins d’œil, signes de la main, rapprochements pour jouer ensemble… Je m’en voudrais de ne pas mentionner ces musiciens dont certains avaient commencé à jouer avec lui début des 70s.

 



 

A la batterie, Nigel Olsson, 74 ans, ayant aussi bossé avec BB King, Michel Polnareff ou encore Rod Steward.

 


 

Aux claviers, Kim Bullard, 68 ans, ex-membre de Crosby, Stills and Nash et ayant collaboré avec Weird Al Jankovic, Orianthi, Olivia Newton-John, Cher, Bette Midler ou encore Nine Inch Nails.

 


 

A la basse, Matt Bissonette, 61 ans, a travaillé avec Ringo Starr, ELO, David Lee Roth, Joe Satriani…

 


 

A la guitare, Davey Johnstone, 72 ans, a apporté ses riffs de 6 cordes sur des albums de BB King, Alice Cooper ou  encore Stevie Nicks.

 

 

Aux percussions, John Mahon, 68 ans, a travaillé avec Boney James and Rita Coolidge.

 


Autre percussionniste, Ray Cooper,  75 ans, est certainement celui qui a la carrière la plus impressionnante de tous. Réaliser que c’était lui m’a littéralement fait hurler quand je l’ai reconnu ! ( :D ) En effet, le ptit bonhomme – dont l’énergie sur scène est épatante – a croisé les chemins de George Harrison, Macca, Ringo Starr, Pink Floyd, les Rolling Stones, Clapton, Knopfler, Garfunkel et tellement d’autres.

 

 

Bref… Elton sait s’entourer ! J  

Pour la setlist, celle-ci était riche et variée : des hits incontournables (Rocket Man, Sorry Seems To Be…, I’m Still Standing, Crocodile Rock, Saturday Night’s…, Your Song…) tout comme des morceaux aux anecdotes (Border Song et sa reprise par la grande Aretha). On notera la version originale de Candle in the Wind, où Sir Elton rendra la célèbre chanson à son personnage d’origine, à savoir Marilyn Monroe. 





 

Si je devais exprimer un regret, il serait justement sur la setlist : grande fan de son époque 90’s, j’aurais tellement aimé « vivre »  The One, ce morceau qui m’a toujours filé les larmes aux yeux, voire aux joues. Cette chanson fait partie de ces titres qui provoquent une réaction physique qu’on est incapable d’expliquer. On ressent les choses et puis on les vit, c’est tout ce qui compte. Le solo de piano que l’artiste a composé, associé à ces paroles simples et pourtant vibrantes et à la rythmique générale de la chanson, a quelque chose d’unique. Je souris et je pleure en même temps. Bravo Elton !

Même époque, Made in England et Believe m’auraient bien fait tripper aussi ! Mais le must, cela aurait tout de même été une ptite chanson bonus pour nous : son titre Just Like Belgium !  Il n’y a pas 300 artistes qui ont mentionné la Belgique dans leur chanson – et encore moins dans le titre ! – mais lui l’a fait (en 1981, sur l’album The Fox). Bon maintenant, le sujet… mais qu’importe !  

Le nom de la tournée du Britannique s’intitule Farewell Yellow Brick Road et, tel qu’il l’a annoncé, il s’agit de sa dernière tournée. L’avenir nous dira si cela sera effectivement le cas – combien d’artistes ont annoncé la « dernière » tournée et sont revenus un nombre incommensurable de fois – mais j’ai la forte impression que Mr John ne nous a pas mentis. A la lecture de sa biographie (que je vous recommande chaudement !), on comprend que, même si la scène restera toujours un de ses amours et lui manquera, l’artiste est conscient de son âge avancé et souhaite maintenant  s’occuper d’autres amours : son mari et leurs deux enfants. La plus belle des raisons, finalement. 


Après être resté actif  60 (!) ans, on abandonne rarement tout d’une traite. Même si Elton John nous a quittés hier soir en empruntant la Yellow Brick Road et qu’il ne sera certainement plus aussi présent, mais je ne doute toutefois pas que nous entendrons encore parler de lui avec des sorties de chansons ou quelques collaborations et qu’il poursuivra ses actions avec sa fondation, la Elton John AIDS foundation. 


J’ai vu Elton John. Et quelque part, j’ai encore un peu de mal à réaliser ce qui m’est arrivé hier soir.  Nous étions dans un autre monde : c’était grandiose, coloré, magique, génial… et unique. A l’image de Sir Elton John, finalement.  

Bonne continuation sur cette tournée, Sir Elton et la team, et belle retraite (musicale) à vous. Et surtout… merci. Merci pour les laaaa la la la la laaaa de Crocodile Rock qui ont saoulé mes parents quand je les chantais quand j’étais enfant, merci pour ce merveilleux souvenir duo de Don’t Let The Sun Go Down on Me avec George Michael (ou le Don’t Go Breaking My Heart avec Kiki !), pour les larmes de bonheur de The One ou Sacrifice, merci pour l’éternelle envie de danser avec Saturday Night’s Allright for Fighting, Made In England ou I’m Still Standing, etc. MERCI. 

Autres photos du show :

 
















mardi 28 avril 2020

The Stairs ou… la meilleure chanson d’INXS (X, 1990)



Au détour d’un post innocent sur Facebook afin de répondre à une question musicale m’étant adressée, deux autres intervenantes ont joint la conversation et ont fini par faire virer le post en version parallèle de la Bagarre dans la Discothèque de l’émission Entrez sans Frapper (La Première). Précisons par ailleurs que nous sommes toutes les trois des participantes régulières de ce jeu musical qui active tes neurones et élargit tes connaissances musicales.

Miss K propose donc une question « Quelle est la plus belle chanson d’INXS qui pourrait être proposée à Jérôme Colin (nda : chef d’orchestranimateur d’ESF) pour une prochaine émission ? ». Miss C surenchérit en demandant d’argumenter ce choix.

Ma réponse ? « The Stairs. Point barre. Et j'ai l'argumentation sans souci. Parce que je l'aime cette chanson. […] (Et c'est vrai qu'on ne passe jamais assez d'INXS sur La Première, j'dis pas ça pour influencer, hein... J'pose juste ça là...) ».

Ma réponse est-elle subjective ? Absolument.
Est-elle dès lors non recevable ? Ah, nenni. Pas si j'explique pourquoi elle est si belle…

Quelle est la particularité de la chanson en général par rapport à d’autres formes d’art ? L’association entre une mélodie ET des paroles.
Quelle est la particularité d’une chanson-bonheur ? La combinaison entre LA mélodie et LES paroles par-fai-tes. Et un frisson.
Bon allez : la chanson !



Tenez, la mélodie de The Stairs, par exemple. Une crescendo, une belle comme je les aime. On démarre la chanson au synthé. Calme, soft. Arrive doucement, en arrière-fond mais bien là, une touche de guitare. Doucement, pas besoin de se presser. Ensuite, un peu de batterie mais on continue dans la douceur. Un soupçon de percussions que la basse rejoint. Voilà… Nous sommes à la 30e seconde et tous nos instruments ont fait leur apparition. Pendant 30 nouvelles secondes, ils s’apprivoisent, apprennent à se connaitre. Et puis, la guitare décide de prendre un peu d’autonomie… Premier frisson.
Une minute dix-neuf, une seule et unique note de basse dit à la batterie d’enchaîner, emportant un brin la rythmique de la chanson vers quelque chose de plus énergique. Deuxième frisson. Déjà là, je sais que je ne vais pas y échapper…
Une minute quarante. C’est le temps qu’il faut attendre avant d’entendre la voix de Michael Hutchence. Un temps de dingue que je ne vois pourtant pas passer tellement je suis envoûtée par la mélodie. La voix étant un instrument à elle seule, celle d’Hutchence semble elle aussi guider les instruments vers de nouvelles étapes de la chanson, tantôt avec douceur, tantôt avec un peu plus de puissance… Avec, aussi, le lot de frissons que sa voix de velours a toujours eu sur moi.
Cette chanson, rien qu’à sa mélodie, donne l’impression que chaque instrument a une vie propre, une chose à dire. Qu’ils sont tendresse mais rage aussi.
Presqu’au bout de trois minutes, Hutchence leur rend leur liberté pour les laisser à nouveau s’exprimer : batterie, basse, guitare, percussions… Chacun veut nous dire une dernière chose avant que la chanson ne s’éteigne. Hutchence les rejoint une dernière fois pour le refrain avant que tout ce beau monde ne ferme boutique alors que toi, tu voudrais que ce morceau dure jusqu’à plus soif.

Et les paroles alors ? Aaah les mots ! Difficile d’expliquer la beauté de mots avec d’autres mots mais… essayons. Commençons par préciser que Michael Hutchence considérait ce titre comme sa chanson la plus ambitieuse et qu’elle est apparemment la préférée d’Elton John issue du catalogue du groupe.
The Stairs (Les Escaliers) parle des hommes et de leurs vies, de leurs peurs, de leurs passions, de choix à faire… mais en incluant le tout dans un paysage urbain. Paysage où quels que soient la rue, le bâtiment ou l’étage, nous continuons à passer les uns à côté des autres sans nous voir alors qu’en fait, nous partageons tous le même espace, nous avons tous des mouvements – des histoires - identiques. Le message est sous-jacent mais bien là : on est tous ici, ensemble sur la même planète ; posons-nous deux secondes et prenons le temps de réfléchir à ce que nous sommes, ce que nous voulons et… à voir les autres autour de nous. À voir que nous ne sommes pas seuls. Et à un peu plus communiquer entre nous, pour tout dire.
Voilà toute la beauté des mots de cette chanson : elle te laisse voir ce que tu veux et tu ne peux pas t’empêcher de t’interroger, voire de la lire avec des niveaux différents, comme ces étages qui défilent dans l’ascenseur. Loin d’être moralisateur, Michael Hutchence te dit ce que lui voit. À toi de choisir ton chemin…

The Stairs a presque trente ans d’existence. Aujourd’hui, au moment où bon nombre de gens sur notre planète sont confinés dans des buildings, où l’on doit se tenir à distance les uns des autres, ces paroles prennent assurément encore un tout autre sens. Comme une petite claque. Comme une piqûre de rappel de notre humanité qui perd parfois ce côté humain… Un comble quand on lutte contre un méchant virus qui vole des vies par milliers.

Au-delà de la mélodie et des paroles, il y a aussi les hommes qui se cachent derrière The Stairs, à savoir INXS, six Australiens. Composé et écrit par Andrew Farriss et Michael Hutchence, le tandem créatif du groupe, le titre est inclus sur X, leur septième album, mais n’est malgré tout jamais sorti en single à grande échelle. 
Six mecs qui ont fait les beaux jours des années 80 et du début des années 90. 
Six types qui ont, en 1990, rempli le célèbre stade de Wembley. Quatre soirs d’affilée. Encore aujourd’hui, certains artistes ne peuvent pas se vanter d’en avoir fait autant. Et ne pourront probablement jamais le faire. 


Si l’écoute des albums fait du bien, cela reste en live – comme souvent ! - que le groupe démontre toute ses harmonie et talent. Encore aujourd’hui, après dieu sait combien de concerts, c’est celui d’INXS qui reste le plus fort. Parce que c’était mon premier ? Probablement. Mais aussi parce que voir ces six-là avoir autant de plaisir à être ensemble sur scène et avec nous, ça ne s’oublie jamais.

Par chance, The Stairs a été capturée en images en 1991, lors d’un autre concert à Wembley, encore plus vibrante que la version album. On notera à la 02:53 ce magnifique "je chope un nouveau stick, j'envoie l'autre valser et vous avez rien vu, hein ?" par l'excellentissime Jon Farris. Image particulièrement bien attrapée par David Mallet, réalisateur du concert. La fan de batterie en moi a fait son trip rien qu’avec ces deux secondes-là. :D



The Stairs… Cette chanson, tu peux me la passer 25 ou 50 fois, ce seront 25 ou 50 fois où je vais avoir les poils des bras et de la nuque qui se dressent d’un frisson, comme une décharge électrique sans douleur, comme une impression de bonheurs dont on veut encore... Parfois, tu sais pourquoi, tu sais l’expliquer et mettre des mots dessus (comme je le fais ici) mais pas toujours… C’est juste un frisson. 
Si toi aussi, tu as déjà ressenti ce gros méchant frisson, alors je pense que tu as trouvé ta ou tes chansons-bonheur. Parce que ton corps, lui, t’aura physiquement fait ressentir cette combinaison d’une mélodie et de paroles… parfaites.

Hier, alors que j’écrivais cet article, Miss K. et Miss C. ont animé mon mur Facebook pendant la soirée. À coups de GIFs déments, de références cinéma, de vannes bien placées et de quelques musiques de bon cru. Résultat : j’ai oscillé entre écriture sérieuse et gros fous rires. On peut donc dire que les délires de Miss K. et Miss C. auront apporté plus de soleil hier soir que ceux qui semblent un tantinet développer des attitudes anxiogènes face à un confinement un peu compliqué. (Je juge pas, chacun vit son confinement comme il peut – ou comme il veut ? - après tout !)

Morale de l’histoire : je maintiens qu’on entend jamais assez d’INXS sur les ondes radios pour frissonner de bonheur et qu’il ne faut jamais sous-estimer la puissance du tandem K. C. &… the Sunshine Band pour égayer un confinement!


jeudi 2 avril 2020

Someone's Gonna Break Your Heart: goodbye Mr Schlesinger...& thank you. ENGLISH


This morning, a vigorous jump out of bed... another day of confinement and teleworking for the reason which has kinda been a bit the worldwide reason for a few weeks: Coronavirus.
Preparing morning tea (nope, still haven't fallen for "morning coffee" like millions of normal people), opening the laptop, Outlooks and the Internet world where we lay our eyes are on a multitude of information. This morning thoug, one of them catches my eye and makes me shudder... At first, I don't believe it. I'm checking the information... which unfortunately turns out to be true: Adam Schlesinger, co-founder of the Fountains of Wayne, died on April 1st of complications due to this f**ing Coronavirus. 

I can't remember the exact year I heard the Fountains for the first time. Most likely in the late 90s since I remember I was still at college. However, one thing is certain: on every laptop, on every device I use to listen to music "on the road" that I have had since, there is systematically all Fountain of Wayne albums. Why? Because they are one of those artists whose melodies are made of both "good vibes" and whose melodies remain in your head for a good time... A hint of pop, a few notes of rock for songs which, despite the passing years remain timeless. When you have a strong Beatles influence in your blood, difficult to do otherwise, you will say…



Summarizing Adam Schlesinger's career is extremely complicated because the musician is a multifaceted artist and a workaholic. Songwriter, musician, producer, sound engineer, etc. are all the caps he wore - sometimes simultaneously - in his career.

Here, in Belgium, only a few connoisseurs or fans know his name and the huge CV behind the New York man… but I can guarantee you that you have more than certainly already heard if not one of his songs, at least one artist with or for which he has worked.

If we withdraw his bands from the equation his bands Fountains of Wayne, Ivy, Tinted Windows and Fever High, we can - for example – write a few things about his career as a songwriter for... cinema.

Do you remember That Thing You Do!, Tom Hanks’ first directorial movie - for which he also wrote the screenplay - about the tribulations of a young band from the 60ies whose first song - the title of the film - was a dazzling success? Schlesinger is the father of this pop song, for which he got an Oscar nomination.



He’s also the man behind several songs from Music and Lyrics, with Drew Barrymore and Hugh Grant, released in 2007, including The Way Back Into Love. Certainly a sweet one but once again a melody that stays in your mind… 




In 2012, he also wrote The Master of the Seas song for the animated movie Ice Age: Continental Drift, sung by some of the usual characters of the series but also by Jennifer Lopez and Peter Dinklage, our favourite dwarf from Game of Thrones.




Through his work with Ivy, a friendship was formed with the Farrelly brothers. Proof of this are the band songs that appeared in no less than 4 films of the brothers: There's Something About Mary (1998), Me Myself and Irene (2000), Shallow Hal (2001) and Fever Pitch (2005). 

In 2007, he works on a musical based on John Waters' great classic Cry-Baby, which starred a young Johnny Depp. The musical will get several Tony Awards nomination.
In 2015, he also wrote I Have Faith in You for An Act of God, a play whose hero was played by Jim Parsons. Yes… THE Sheldon Cooper of The Big Bang Theory.

Speaking of television, he has worked on a few things too and his experience in musicals has often paid off: in addition to compositions for ceremonies such as the Tony Awards (It's Not Just For Gays Anymore - 2011, sung by Neil Patrick Harris), Billboard Music Awards, The Howard Stern Show, Sesame Street (which won him an Emmy in 2011), Saturday Night Live, his compositions were also sung by Elvis Costello in the special program A Colbert Christmas: The Greatest Gift of All!, in 2008.
Another visually impressive moment was the opening scene for the 2001 Emmy Awards, sung by Jane Lynch, for which he wrote the song TV Is A Vast Wonderland. This opening provides a few good and well-known faces of TV, starting with Leonard Nimoy, the late Mister Spock from the Star Trek series.




If he was known for his qualities as a bass player, the first instrument he learned to play as a kid was actually… the piano. He later learned the bass because he had "a hard time being that kid behind the keyboard that you put in the back of the stage." Yet it was the piano that Schlesinger played on The Bells, B-side song of the Smashing Pumpkins’ 1996 single Thirty-Three. That was also the beginning of Schlesinger and James Iha’s friendship and the latter invited him later to play on each from his solo albums (Let It Come Down, 1998 and Look to the Sky, 2012).



Being under contract under the same record company, Schlesinger ran into Taylor Hanson in the 90’s but the general public would still have to wait another decade before this trio finally added a drummer and form Tinted Windows to release in 2009 this awesome album that is... Tinted Windows.



Adam Schlesinger also wrote or produced songs for other artists such as Crash Test Dummies (Laid Back, 2008), Dashboard Confessional (Alter the Ending, 2009), Chesney Hawkes (Stay Away Baby Jane, 2008)… He also entirely wrote and composed Emmanuelle Seigner’s third album, Distant Lover. A little gem that I recommend to you... If I weren't a fan of Mr Adam, I surely would never have found out that Seigner was a singer.



The Fountains of Wayne have come to Belgium four times over the course of their career. They are therefore part of these groups which, if you are a fan, you must secure yourself a ticket, just to make sure you’ll be at this concert. This is exactly where I was on November 7th, 2011 : at the Botanique in Brussels. An experience I wrote about (in French) in one of the very first articles of this blog.

2011-11-07th Adam Schlesinger at Le Botanique, Brussels (Belgium)

Little did I knew, when I bought my ticket and spent time with the Bota audience, was that fate was going to play a nice trick on me after the last music note was played. By hanging out a bit after the concert, our little group had the chance to see Jodi Porter, the guitarist of FoW and... Adam approaching. An opportunity coming up like this, one has to take it. So I approached Adam to ask him for a photo with him and Jodi, whom he accepted with good grace, and we started to chat…
I have since have been extremely lucky to meet some artists, some actors and actresses but this meeting is a one of a kind because Adam and Jodi are in fact the first two “celebrities” I took a photo with. 




Beyond this "first", I especially have a fond memory of this discussion with Adam. Despite an already impressive career, Adam was extremely kind to us and, with a very good sense of humour, told us – to explain the long gaps between two Fountains of Wayne albums - that he was a "lazy" musician. Great irony when you know... that he never stops working.

That he never stopped working.

It still seems surreal to me, here and now, to use the past tense but with Adam’s death, it is clear that now, it is the only conjugation which turns out to be correct to speak of the Fountains of Wayne, of Ivy, Tinted Windows or Fever High, his side-projects.

As far as I can remember, I can’t recall hearing him singing anything other than choirs. Adam Schlesinger has always been a discreet artist who expressed himself through his musical notes and the lyrics he let others sing. With one exception... Between 2015 and 2019, Adam brought his music touch into the Crazy Ex-Girlfriend TV series, a slightly offbeat comic-musical series. In 2018, he joined the TV cast during a mini-tour where fans could finally listen to composer's voice and... the crazy lyrics of the Crazy Ex-Girlfriend songs. Last September, Schlesinger received an Emmy for Antidepressants Are So Not a Big Deal, written for the show.



Someone’s Gonna Break Your Heart is another FoW song that I really love… It’s true, there’s always someone to break your heart. Today, it is you, Adam, who broke mine by joining other people, anonymous and other artists, following complications from this bastard virus… Here, I am still writing in the present tense. Because I still don’t want to write in the past tense.

But nevertheless, life will definitely go on, in a world... without you, man. But thank you for these great and amazing songs that I’ll always keep around my household. Definitely.