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lundi 30 mars 2015

Noel Gallagher’s High Flying Birds – Ancienne Belgique (22/03/2015)

Je vous le disais dans ma précédente chronique, Paris n'était que le premier rendez-vous d'une série de trois dates avec Noel Gallagher's High Flying Birds.
Je ne sais pas ce qui m'attend à Werchter mais dieu sait que ce concert-ci m'aura procuré un sacré lot d'émotions.
Avant, pendant mais aussi… après le concert!

Pour la partie "avant", résumons en disant que, ayant un potentiel billet en trop, j'ai proposé à pas moins de onze personnes de m'accompagner… sans succès. Que le samedi matin, je me retrouvais devant un ultimatum : trouver quelqu'un qui pouvait me ramener chez moi (Aaah, le défaut d'habiter le trou du c** du monde où le dernier bus qui t'y ramène passe à 23h30… Easy quand tu habites en région liégeoise et le concert se termine à Bruxelles à… 22h30) ou dormir dans la gare des Guillemins. Par chance, je trouvais deux âmes bienveillantes qui ont accepté de m'aider à retrouver mon humble demeure. Que Chris et Gilles soient donc encore une fois remerciés pour ce coup de pouce…

Pendant… Aaah mes gens…
Durant la semaine, j'ai expliqué autour de moi que je savais que j'aurai la même setlist qu'à Paris parce que Gallagher – il le reconnait lui-même – est un grand paresseux qui aime conserver ses habitudes. Ce n'est après tout pas pour rien qu'il a écrit une chanson qui s'intitule "The Importance of Being Idle" (L'importance d'être paresseux)…
On m'a demandé quel était dès lors l'intérêt de les revoir… Il y en a deux.
Le premier intérêt est purement numérique : le Zénith de Paris, c'est un peu plus de 6200 places, l'Ancienne Belgique, c'est 2000 places. Il est aussi un peu affectif : même si j'ai apprécié le Zénith et son acoustique assez bonne pour une salle de cette envergure, mon cœur est sévèrement accroché à l'Ancienne Belgique où j'ai vu des artistes tels que les Pixies, Slash, Miles Kane ou encore Lou Reed avant qu'il ne nous quitte.
Le second intérêt est… Noel Gallagher lui-même. Toute personne qui connait un tant soit peu le musicien sait qu'il n'est pas expansif. En concert, il ne parle pas beaucoup, un peu comme Jack White, d'ailleurs. Mais il s'exprime tout de même plus que le génie américain et… de manière plus personnalisée. Chaque concert est différent parce que s'il est avare de paroles, Noel Gallagher observe. Devant lui, dans le fond de la salle, dans les gradins, sur les côtés de la scène, il voit tout… Il semble aussi avoir une sacrée aptitude pour lire sur les lèvres et comprendre ce qu'un fan attend de lui. Donc… comme le public est différent à chaque concert, chaque moment passé avec lui et ses musiciens est toujours un instant "à part", petit bout de vie unique dans une tripotée de concerts.
Voilà donc pourquoi assister à deux concerts de Noel Gallagher's High Flying Birds n'est dé-fi-ni-ti-ve-ment jamais la même chose.

Venons-en à proprement parler au concert… Etant installée du côté droit à Paris, j'avais prévu de le placer cette fois du côté gauche afin d'avoir un meilleur angle de vue sur Russell Pritchard et Jeremy Stacey, respectivement bassiste et batteur. Difficile encore une fois d'atteindre Stacey, un peu trop reculé par rapport aux autres membres du groupe. Par contre, à moins de serrer un jour Pritchard dans mes bras, je ne pense pas que je serais jamais plus proche de lui que ce soir-là : bien que sold out en moins de cinq minutes, en arrivant dans la salle à vers 19h30 (soit une demi-heure avant l'apparition de la première partie), j'étais au second rang à peu près devant lui.
Avant de vous relater du concert, parlons de la première partie, Paul Newsome. Après un début de show intéressant, je me suis malheureusement assez vite lassée car j'avais l'impression d'entendre à chaque fois le même morceau. J'admets que la configuration acoustique n'aide pas à varier la tonalité d'un set… J'avoue également que sur ce point, le fait d'avoir vu une première partie pleine de peps à Paris - qui m'avait bien plu -(Black Rivers, pour rappel) n'a pas aidé.

Paul Newsome...
... et son guitariste.

A l'instar de Black Rivers et de Gallagher, Paul Newsome est originaire de Manchester… mais là n'est pas le seul point commun entre ce beau monde. Parce que si Newsome était à l'AB ce soir-là, ce n'est pas un hasard : c'est même très certainement un choix délibéré de Noel Gallagher himself.
Newsome nous présentait son premier album solo (Electric And Palms) mais est aussi le guitariste de Proud Mary, groupe fondé en 2001 et premier band signé sous le label Sour Mash, label appartenant à… Noel Gallagher. Le groupe a d'ailleurs un sacré palmarès à son actif puisqu'il a tourné avec The Who, Paul Weller (deux amis de Gallagher aussi, tiens!), Neil Young ou encore… David Bowie.
Milieu des années nonante, avant Proud Mary, Newsome faisait partie de The Ya Ya's. Comme tout jeune groupe, ils jouaient sur scène dès qu'une opportunité se présentait. Bien sûr également, ils recroisent toujours les mêmes personnes dans les clubs et festivals où ils se produisent. Ainsi, Paul Newsome devient pote avec le guitariste d'un groupe débutant : les deux bands feront d'ailleurs leurs premiers concerts à Londres ensemble. Ce groupe débutant, c'était… Oasis. Je ne vous fais pas l'affront de vous nommer ledit guitariste…
A noter également que la tête de Paul Newsome me disait quelque chose, comme une impression de "déjà vu". A juste titre puisque Paul apparait dans les vidéos d'In the Heat of the Moment et Ballad of the Mighty I. Mais si… observez bien! Cherchez après le béret! ;)


Petite pause. On observe les techniciens installer le matos de Noel et des High Flying Birds…

Brin de papote entre une guitare et une batterie...

Le groupe arrive, sur la musique instrumentale de Shoot a Hole into the Sun… Comme à Paris, les garçons portent des vestes : Tim Smith porte un blazer bleu à fines rayures assez chic, Mike Rowe porte – il me semble – la même veste qu'à Paris, Russell Pritchard a sur lui une veste kaki boutonnée presque jusqu'au dernier bouton du dessus. A l'inverse, Noel a laissé de côté sa veste de cuir et arrive en polo bleu marine, son pass NGHFB attaché à sa ceinture et pendant négligemment  sur sa hanche droite.

Non, rassurez-vous, Noel Gallagher ne boude pas... ;)

Le groupe démarre Do The Damage avant d'enchainer sur (Stranded On) The Wrong Beach et Everybody's On the Run. Je me rends compte que finalement, les deux albums du groupe ont une sonorité commune, un petit quelque chose qui fait qu'en live, le mélange des albums Noel Gallagher's High Flying Birds et de Chasing Yesterday se fait assez harmonieusement. Après ce trio de chansons, le groupe joue Fade Away qui, bien qu'issue du catalogue Oasis, fonctionne bien dans l'univers NGHFB. J'avais remarqué, sur un ampli à la droite de Stacey un paquet de Kleenex et avait lâché, amusée, à ma copine que c'était certainement pour que Noel puisse se moucher puisqu'il trainait depuis Paris une bonne crève dont il semblait avoir du mal à se défaire. Eeeuh… effectivement, entre deux chansons, il s'est dirigé vers la boite pour en faire bon usage... 

Electric lights...
Concentration optimale pour The Chief...

Gallagher s'avance vers l'avant de la scène, demande à son public s'il va bien et s'éloigne du micro pour tousser un bon coup. Je sentirai parfois, sur certains morceaux, que le chanteur est "sur le fil" au niveau de la voix en raison de ce satané refroidissement. Toutefois, cela ne l'empêchera pas d'assurer tout le long du concert et de conserver une voix qui possède des amplitude et capacité vocales assez impressionnantes par rapport au frère derrière lequel il est resté "caché" autant d'années.
Il annonce qu'ils vont jouer un morceau du nouvel album, qui n'est autre qu'In the Heat of the Moment.
Ici apparait une première différence significative avec le concert du Zénith. A Paris, le public a chanté en chœur le début de la chanson, le refrain, allant même jusqu'à chanter les na na na na na de fin de refrain. Mais là où le public de la salle française s'est arrêté à la fin du premier refrain, la foule de l'Ancienne Belgique a continué plein pot jusqu'à la dernière note de la chanson. Impressionnant, trippant à mort! Le frisson qui démarre du bas du dos pour remonter tout le long de la colonne! Le pire? (Enfin, "pire") Cela n'allait pas être le dernier de la soirée…

Frissons... FRISSONS!

Lock All the Doors surfe sur l'énergie d'In the Heat of the Moment et Riverman apporte un peu de répit après deux morceaux dynamiques, en permettant au public de se reposer avec un titre plein d'harmonie et – osons l'écrire – de douceur musicale.



Visuellement, The Death of You and Me reste peut-être mon moment préféré de tout le concert : ses couleurs rougeâtre, verte et orangée font un beau mélange… La sonorité de ce titre m'a toujours fait penser à une mélodie de foire foraine et l'image de carrousel sur l'écran géant me conforte dans cette impression. Comme à Paris, le brass band est toujours bien présent aux côtés des cinq musiciens mais ce soir, je ne peux que les deviner puisqu'ils sont installés derrière la colonne d'amplis devant moi. Invisibles mais bien là car je les entends à plusieurs reprises durant la soirée…

Alors... elle n'est pas jolie, notre fête foraine à l'Ancienne Belgique?

Ce jour-là avait lieu au stade Roi Baudouin la finale de la Coupe de Belgique qui voyait s'affronter Anderlecht et le Club de Bruges. Précisons que plus tôt dans l'après-midi, certains supporters avaient élu provisoirement domicile sur le Boulevard Anspach, fief de l'Ancienne Belgique. Ils l'avaient tellement bien envahi que leur hyperactivité a poussé les forces de l'ordre à intervenir en fermant l'accès au boulevard et, notamment, l'arrêt de métro le plus proche de l'AB.
Pourquoi vous raconter cela et quel est le lien avec le concert? Et bien… Où qu'il soit, Noel reste un homme de football… même quand des équipes en lice n'ont rien à voir avec la compétition anglaise ou Manchester City, son équipe-fétiche (représentée à l'AB par quelques écharpes, dont une au balcon, qu'il repèrera). Il a donc pris le soin, avant d'entamer You Know We Can't Go Back, de prendre des nouvelles de l'issue du match, remporté par le Club de Bruges.

♫♪ You know we can't go back... Bruges won and no-one can change thaaaat... ♫♪

Champagne Supernova m'offre une seconde dose d'adrénaline pure avec un public qui répond (bien!) vocalement présent encore une fois. Smith assure superbement la partie guitare électrique, la batterie de Stacey et les claviers de Rowe sont ici moins apparents, la basse de Pritchard est elle aussi plus discrète mais en l'ayant sous les yeux, je sais maintenant ce que la guitare à quatre cordes apporte comme plus-value au morceau. Gallagher, lui, gratte la guitare acoustique en nous chantant un de ses grands classiques "Oasisiens". Mais quand il commence à chanter la partie Cos people believe that they've gonna get away for the summer. But you and I, we live and die, the world's still spinning round. We don't know why why why et que l'écran derrière lui montre des visages du public, je me les prends plein pot dans la figure, ces paroles…

Enchainer sur Ballad of the Mighty I était la meilleure des cures puisque cette chanson me fait le même effet que Everybody's on the Run : bonne énergie et un riff qui me fait tripper grave. Cette Gibson ES 355, que j'appelle "la belle rouge", sort déjà des sons incroyables mais le mécanisme en-dessous des cordes permet à Gallagher d'amener des "vibes" qui donnent une saveur additionnelle au morceau. Ainsi, après son solo, lorsqu'il recommence à chanter (Followed you now to the end of the world…), il utilise ce levier pour faire durer la note et la faire 'osciller' avant de rejouer de bonnes grosses notes bien costaudes. WawWawWaw… Sé-dui-te, comme toujours, par la belle rouge.

La "belle rouge"... également la nouvelle bannière du blog
(grâce à 'The C.G'... Encore merci à lui pour ce ptit cadeau!)

Le groupe enchaine sur Dream On avant de jouer The Dying of the Light. Cette dernière est déjà un pur régal sur l'album mais l'est encore plus une fois jouée en live. Si les High Flying Birds sont plongés dans une pénombre bleue alors que Noel est baigné d'une lumière blanche éclatante, The Dying of the Light est une de ces chansons où, si l'on prête l'oreille, on entend chaque "ligne musicale" présente et où on les apprécie à leur juste valeur. C'est grâce à un morceau comme celui-là que l'on a l'extrême certitude que chaque personne sur cette scène est là à sa juste valeur.


Les cinq musiciens enchainent avec The Mexican, extrait du dernier album en date, et jouent ensuite AKA… Broken Arrow. Avant le lancer le morceau suivant, Digsy's Dinner, Gallagher joue avec un des boutons de sa Fender avant de pointer du doigt une de ses pédales d'effet et de lâcher un "f** off" venant du cœur mais pas assez éloigné du micro que pour passer inaperçu, déclenchant un franc rire dans le public. Pas familiarisée avec les pédales d'effet, j'imagine que le son produit par son essai l'a interpellé, qu'il s'est rendu compte qu'une desdites pédales était enclenchée alors qu'elle ne devait pas l'être et qu'il s'est auto-blâmé publiquement. Si quelqu'un d'autre voit une autre explication plus plausible, je suis preneuse…

Un roadie reprend la Fender pour tendre à Gallagher une guitare acoustique. Il remercie le public, se tourne vers Stacey… Les deux hommes échangent un bref regard, Rowe s'est également retourné et a les yeux rivés sur le batteur. Ce dernier tape quatre fois ses sticks l'un contre l'autre, donnant le signal de lancement de If I Had A Gun… Comme à chaque fois, le public démarre au quart de tour et c'est tout l'AB qui chante avec lui. Lorsqu'il chante Love will burn this city down for you (L'amour brulera cette ville pour toi), il baisse les yeux, les pose sur un(e) fan devant lui et acquiesce, genre "eh oui, pour toi!", avant de lâcher un bref sourire. La réaction de la personne a dû être particulièrement expressive puisqu'à la gauche de Noel, Tim Smith se met à rire… Cette chanson, c'est un hymne qui touche fort. Et loin. A chaque fois qu'elle surgit sur mon lecteur, ma réaction est identique : si je suis dans un transport public ou en rue, je mime les paroles de manière automatique; si je suis chez moi, seule dans le bureau ou dans un rayon de magasin, je… chante. Quel que soit l'endroit ou le moment, je me sens "juste" bien. Comme ce soir. A cet instant-là, rien ni personne de mauvais ne peut m'atteindre. J'arbore un large sourire et ce sont "juste" quelques notes de musique qui font… "ça". En fin de chanson, Noel lance son pick de guitare devant lui avant d'aller reposer sa six-cordes devant la batterie de Jeremy.


Petite pause… L'Ancienne Belgique est déchainée et le sol tremble. La dernière fois, c'était pour Slash. Le groupe revient assez rapidement… Gallagher explique alors qu'il lui semble qu'il semble y avoir deux camps distincts dans la salle : des gens à l'arrière, plutôt chauves, et le reste de la salle. Il enjoint alors les premiers à descendre en bas avec les Birds down there ("chéries" d'en bas). Il souhaite alors leur dédier le prochain morceau, qui n'est autre que… Don't Look Back in Anger. Une façon comme une autre de s'excuser de leur avoir rappelé que tout le monde ne bénéficie pas d'une capillarité éternelle, cher Noel? Je ne sais pas s'ils ont ri mais… moi oui!
L'AB bouillonne et le So Sally can't wait est renvoyé partout, absolument partout… Noel se retourne vers Pritchard et l'expression sur son visage veut tout dire. Il montre, avec une seule mimique, que là, maintenant, la salle envoie sacrément bien et que cette ambiance sympa semble lui plaire… Il reprend un visage sérieux mais pas longtemps. Pendant le solo de Tim, il lance un regard vers la droite de la scène, repère quelque chose et sourit. Oui, vous avez bien lu: Noel Gallagher a lâché un bon vrai sourire. Que j'ai pu capturer en photo. Et en vidéo. Entre nous, j'ai maintenant l'impression d'avoir capté des images collectors. :D

THE collector... la photo où Noel Gallagher sourit. ;p)

Le groupe joue ensuite l'excellente AKA… What A Life! Avant d'entamer le dernier morceau, Gallagher remercie son public, le remercie doublement même puisque pas mal de gens se sont donnés la peine d'acheter un T-shirt, dit-il. Il repère devant lui quelqu'un qui semble lui faire un mouvement comme s'il/elle jouait de la guitare et lui demande ce qu'il/elle veut. Il finit par comprendre que la personne souhaite en fait avoir son pick de guitare. En bon taquin, Gallagher, ledit pick entre le pouce et l'index, s'adresse à son interlocuteur en lui disant qu'il n'y a aucun moyen possible de garantir que le pick atterrisse dans sa main. Il est fort probable que ce dernier lui ait fait signe de venir près de lui parce qu'il enchaine rapidement en disant qu'il ne descendra pas parce qu'il a le vertige et qu'il est, en plus, aveugle et qu'il risque de tomber. A défaut d'avoir un pick de Gallagher, ce fan aura au moins eu un moment privilégié avec son idole.
Gallagher enchaine en annonçant qu'il reste une seule chanson, provoquant une réaction unanime de déception de la part de la foule. Il répond en signalant que ce n'est pas lui qui fixe les règles du jeu avant de présenter ses quatre compagnons d'aventure, y allant même de sa petite taquinerie sur la poitrine douloureuse de son batteur et de la façon de saluer de son claviériste, à tel point que lorsque Gallagher présente Tim Smith, celui s'avance lentement vers l'avant de la scène, comme s'il redoutait sa propre sentence… qui ne viendra finalement pas.

Russell Pritchard (basse), serein et, en arrière-plan, Jeremy Stacey (batterie) au repos

Le groupe termine en beauté ce concert avec The Masterplan, avant de regagner l'ombre des coulisses de l'AB.


Voilà… c'est fini. Enfin… pas tout à fait. Il me reste à vous parler, comme promis, des émotions APRES le concert.
Rendez-vous était donné près de la régie son à mes deux compagnons de retour. Où nous nous sommes effectivement retrouvés. L'occasion pour moi de les présenter à un groupe d'amies, dont une avait permis à l'un d'eux d'assister au concert en lui filant une place. Je leur signale que je souhaite dire au revoir à une autre amie avant de partir… Sauf que. Je ne les ai plus retrouvés. Et que j'avais beau essayer de joindre mon pote, je tombais sur un "biiiiip d'injoignabilité". Que se passe-t-il dans ces cas-là? Et bien… on a le cerveau qui fonctionne 20.000 fois plus vite qu'à l'accoutumée, on checke les heures de train vers Liège tout en essayant encore de toucher l'ami injoignable. Les pieds dans le métro, je reçois un SMS d'une amie me signalant qu'ils sont avec elle à la gare. La gare? Comment ça la gare? Donc… ils étaient venus à Bruxelles en train et la voiture se trouvait en fait à Liège, chose à laquelle je n'avais jamais pensé. Arrive un autre SMS "T'as 5 minutes pour avoir le train". Non, non, pas de pression du tout. Je sors du tram comme une folle qui aurait ses fringues en feu, monte l'escalator trois par trois (et c'est un sacré défi, croyez-moi!). Persuadée que l'entrée des quais est à droite, je bifurque et, toujours en courant, vois un put*** de panneau précisant "sortie ville et gare des bus". Raaaaaaaah… je cavale deux fois plus vite et fais donc un tour complet de l'ilot du métro, repassant devant ceux qui touchaient à peine du pied le quai l'étage en-dessous alors que j'étais déjà au-dessus de l'escalator. Re je monte les escalators quatre à quatre pour arriver sur le quai de gare. Je suis pliée en deux, mains sur les genoux… c'est officiel, j'ai surement l'air d'une évadée d'un asile! Une fois dans le train, je retrouve les copains et... m'écroule en leur disant de me laisser vingt minutes pour récupérer. Encore aujourd'hui, quand je revois la scène, je ris… Emotions, quand vous nous tenez!

Je comptais terminer en évoquant le tollé créé suite à un post de Gallagher sur son site mais en parlerai peut-être plus tard. Ou pas. Parce que je ne veux pas terminer ce live report sur une note négative alors que j'ai passé un si bon moment. Parce qu'aussi, quand on y pense bien, il y a des choses plus intéressantes qu'argumenter sur un sujet qui, finalement, n'est qu'un grain de poussière dans l'univers.
En conséquence, plutôt que de perdre mon temps en argumentations, je l'ai passé à plancher sur un autre sujet que je ne manquerai pas de vous proposer une fois mes investigations terminées. Un sujet encore une fois très "Gallagherien" mais sous un angle différent. Suite au prochain numéro… ;)





Setlist :
-         Do The Damage
-         (Stranded On) The Wrong Beach
-         Everybody's On The Run
-         Fade Away
-         In The Heat Of the Moment
-         Lock All The Doors
-         Riverman
-         The Death Of You And Me
-         You Know We Can't Go Back
-         Champagne Supernova
-         Ballad Of The Mighty I
-         Dream On
-         The Dying Of The Light
-         The Mexican
-         AKA… Broken Arrow
-         Digsy's Dinner
-         If I Had A Gun…
Encore
-         Don’t Look Back In Anger
-         AKA… What A Life
-         The Masterplan



mercredi 30 octobre 2013

Miles Kane - Ancienne Belgique (26/10/2013) FRENCH



Première chose: on a beau parfois savoir que l'on va passer une bonne soirée, on peut tout de même encore être épaté… Quoique épaté soit un doux euphémisme. Se prendre une gifle serait plutôt ce qui m'est arrivé…

J'ai également découvert quelques nouveaux sons des plus intéressants qui sont directement lié à Miles Kane. Si vous ne pouvez patientez de découvrir de quoi il retourne, pressez sur Ctrl et F sur votre clavier, tapez "des musiciens aussi talentueux", poussez sur enter et commencez la lecture… Si vous voulez savoir ce que c'est que d'assister à un concert de Miles Kane, continuez à lire…

J'ai écouté les deux albums de Miles Kane et les considère comme des albums excellents. De nos jours, la plupart du temps, on ne trouve plus que 2 ou 3 bons morceaux au sein d'un album. Miles Kane a réussi le pari de produire 12 bonnes chansons sur son premier album "Colour of the Trap", en 2011. Et de revenir en 2013 avec "Don't Forget Who You Are", qui contient 14 autres joyaux musicaux… Cela arrive tellement peu souvent que cela vaut la peine de le signaler…
J'ai lu à de maintes reprises et à peu près partout que le natif de Merseyside est considéré comme l'un des meilleurs musiciens de sa génération. Coup de bol, j'étais à l'Ancienne Belgique ce samedi et ai pu en juger de mes propres yeux…

Scène plongée dans l'obscurité. Lumières stroboscopiques rouges et blanches… Le public sait déjà que Mister Miles et ses quatre compagnons de scène sont sur le point de se montrer et applaudit pour les encourager… et les voilà. Dans un style typiquement British pour M'sieur Kane qui entre sur scène avec un pantalon à carreaux noir et blanc! Je ne peux pas le rater, même de là où je me trouve, à savoir le balcon du premier étage…

Le groupe démarre son set avec "Bombshells". Miles Kane se tient au centre de la scène. A sa gauche, le bassiste Phil Anderson; à sa droite, le guitariste rythmique George Moran. Derrière lui, légèrement surélevés par rapport aux trois guitaristes, Jay Sharrock à la batterie et Ben Parsons aux claviers. "Bombshells" est un morceau idéal pour démarrer le concert, pour mettre le public directement dans l'ambiance de la soirée. Une soirée qui sera emplie d'une grande énergie. Tout le temps. Une énergie exponentielle au fil du concert, je dois avouer…

 

 

Le groupe démarre "You're Gonna Get It", morceau du second album de Miles et un de mes favoris. Difficile de rester calme en écoutant celle-là. Et apparemment tout aussi difficile de se tenir calme en la jouant sur scène puisque tous les musiciens bougent sur le rythme de la chanson…

Lorsqu'ils commencent à jouer "Taking Over", il ne faut guère plus d'une fraction de seconde au public pour réagir en tapant en rythme dans les mains. Concernant celle-ci, une chose me saute immédiatement aux yeux: nous savons tous qu'un artiste peut difficilement assurer seul sur scène et s'entoure d'autres musiciens qui forment son "groupe". Dans le cas de Miles Kane, les types qui l'entourent sont – selon moi – parmi la crème de la crème… Mais je vous en parlerai un peu plus loin…

Autre chose des plus évidentes, les gens présents sur place ne sont pas venus par accident: le public ne laisse même pas Miles chanter seul la partie "black and white" de la chanson "Rearrange". Réalisant probablement que les personnes en face lui en connaissaient un rayon question paroles, il les invite à chanter le refrain, les poussant même à donner encore un peu plus de la voix. Un court moment, le chanteur britannique se tient devant son micro dans une posture qui me rappelle furieusement celle de Liam Gallagher, me faisant sourire, sachant qu'il est un fan d'Oasis et de Beady Eye. Epatant!

Je note un changement de guitare pour Moran, qui a joué le morceau précédent avec sa superbe Gretsch duo jet G6128T, et qui a maintenant entre les mains une Gibson SG. Il l'a déjà utilisée plus tôt dans la soirée et ceux d'entre vous qui me connaissent bien peuvent évidemment imaginer ma réaction lorsque j'ai reconnu la guitare à "cornes". Je ne suis peut-être pas musicienne mais je réagis comme le toutou de l'expérience de Pavlov à chaque fois que je vois cette damnée guitare. Naaaaaaan... je ne bave pas : je pointe juste du doigt la guitare, arbore un sourire éclatant avec des étoiles dans les yeux et dit à mon entourage "Elle est pas super belle???". Me faut une cure de désintox…

Ils démarrent "What Condition Am I In?"… bon morceau qui permet de conserver l'énergie présente dans la salle. Un des points forts de Miles Kane est qu'il sait très bien comment "monter" une chanson pour la rendre agréable à l'oreille. Dans beaucoup de ses chansons, vous ne trouverez pas d'interminables solos de guitares que je trouve généralement épuisants: il envoie de bons riffs de guitare qui donnent une identité à la chanson et qui les rendent d'autant plus appréciables. Si vous réussissez - dans votre tête - à séparer les différentes parties instrumentales d'une de ses chansons, vous pourrez véritablement et pleinement apprécier le travail qu'il y a derrière celle-ci.
Pas de solos de guitares fatigants pour Miles Kane. Quelques-uns, pas trop longs. Et d'une efficacité certaine. Comme sur "What Condition Am I In?"

Les lumières s'estompent et les garçons ne sont plus que des ombres sur la scène, encerclés par une lumière rouge. Ils jouent dans la pénombre jusqu'à ce que Miles crie "1, 2, 3, 4" : ils commencent alors à chanter les Lala's de "Quicksand". Lorsque Miles crie au public qu'il veut voir ses mains, il ne faut guère plus d'une seconde avant que la majorité de la foule ne lève les paluches. A un moment donné, ils s'arrêtent tous de jouer pour permettre à Miles de demander à son public de taper de plus belle dans les mains avant de revenir aux notes de musique. C'est gagné, je pense que Miles Kane est LE Maître de la Foule ce soir!

"Better Than That" est également l'une des chansons que j'ai aimées dès la première écoute et je ne suis pas déçue du résultat en version "live". Belle énergie, belle complicité entre les gars sur scène…
Je réalise que ces cinq mecs sont sur scène dans leur élément naturel. Des gens de mon entourage diraient que cela manque de "rock and rroooooooooooool" attitude… En ce qui me concerne, je constate que j'ai sous les yeux une équipe de pros qui sait comment me donner envie de bouger et de danser! Et ça marche… pas seulement avec moi. Les gens du balcon en face dansent. Les gens en dessous, dans la fosse, dansent. Et, plus important encore, il semble que tout le monde se fait plaisir ce soir: autant le public que le groupe.

Petit break pour Miles et ses compagnons et moment pour le public de montrer de quel bois il se chauffe. Kane demande à toute la salle de crier de toute ses forces… avant de décider d'organiser une joute (amicale) entre les personnes de la fosse et des balcons pour déterminer lesquels sont les plus bruyants. Super moment!

Lors de "Darkness In Our Hearts", je capte un échange entre Sharrock et Moran qui se regardent l'un l'autre avec un sourire aux lèvres… mais celui que peu de gens ont raté reste certainement le pauvre technicien. La plupart du temps, je l'ai vu opérer les changements de guitares de Kane et Moran… Dans son enthousiasme, Kane a emporté avec lui son pied de micro, ne laissant pas d'autre choix au technicien que de cavaler à travers la scène pour réparer les dégâts. Ce qu'il a fait à merveille. Plus d'une fois, en fait.

Les choses se calment un peu sur "Take The Night From Me", sous l'éclairage bleu électrique… Les trémolos qui sortent de la guitare de Kane sont tout bonnement magiques! Dimanche matin, je discutais avec quelques-unes des personnes présentes et l'une d'entre elles a écrit qu'à chaque fois qu'il écoutait cette chanson, il pensait… à des pizzas et des gondoles… Le plus amusant est que c'est ce que j'ai aussi pensé la première fois que j'ai entendu la chanson! L'atmosphère générale de "Take The Night From Me" m'avait aussi fait penser à une chanson d'un autre groupe britannique plutôt connu:
 

  
"My Fantasy" est une agréable transition entre "Take The Night" et "Tonight"… Le public accompagne volontiers Miles Kane sur la partie "Oh darling, hold me like before".
Nous voici à nouveau plongés dans l'ombre, avec uniquement quelques lumières bleues sur la scène… Musique instrumentale. Le temps est suspendu… le public attend patiemment afin de découvrir quelle chanson ils vont alors jouer. Un riff de guitare, trois mots (You're guilty) et on sait de suite qu'on est en plein dans "Tonight". Kane ne tient pas en place et son énergie est incroyablement contagieuse… Plus il donne, plus on veut lui renvoyer tout ce qu'il te donne.
 
La suivante fut du tonnerre de dieu, cerise sur le gâteau. J'avais lu qu'ils avaient joué le morceau quelques fois et espérait secrètement qu'ils le feraient à Bruxelles. Je n'ai même pas eu besoin des typiques "Oh oooohs" de la chanson : les coups de batterie de Sharrock et un riff de guitare de Moran suffiront pour me faire hurler un "YES" lorsque j'ai réalisé que Miles et ses musiciens avaient démarré la célèbre "Sympathy For The Devil" des Stones. Avant de commencer à chanter, Miles se déplace vers le côté gauche de la scène pour chauffer la foule et ensuite, il démarre… Avant de chanter les paroles ""Washed his hands and sealed his fate" (se laver les mains et sceller son destin), il fait semblant de cracher dans ses mains avant de les frotter l'un contre l'autre et… nous envoie un solo de guitare bien senti. On pressent que quelque chose va arriver… Miles s'adresse à tout le monde et demande qu'on l'aide à "trouver un moyen de s'échapper" (look for a way out). Subtile transition vers "Give Up", sa propre chanson… où l'Ancienne Belgique toute entière répète à tue-tête la ligne "You're pretty, good-looking but I'm looking for a way out" après lui. Ce moment est un superbe exemple de chanson "mash-up"… J'ai tout bonnement adoré!
 
Après un moment aussi fort, un peu de répit. Kane attrape une guitare acoustique et nous joue "Out Of Control". Devant lui, une jeune fille se sert de ses deux mains pour lui envoyer un cœur… Mais n'imaginez pas une seule seconde que le rock a disparu de la place. Il est toujours bien présent et "Inhaler" en est la meilleure preuve. Je ne l'avais jamais remarqué avant ce soir mais "Inhaler" sonne très "Jack White"… Et de fait, l'atmosphère qui règne sur les lieux à ce moment me rappelle celle vécue l'an dernier lors du concert de Jack white… si ce n'est qu'il s'agit d'une bien meilleure salle de concert!
 
Il est temps de clôturer le spectacle avec "Don't Forget Who You Are"… et c'est le moment où chaque personne en face de ces cinq mecs leur montre à quel point elle les aime. Pas tellement inhabituel à l'AB, un type émerge de la foule et nage littéralement dessus…. Lorsque le groupe démarre le refrain, le public le chante avec eux, telle une entité unique. Un homme s'élève de la foule en levant les bras vers le ciel et, bien entendu, obtient toute l'attention de Miles. Il obtient également – et malheureusement pour lui – l'attention d'un garde de la sécurité qui tente de lui faire comprendre (avec une lampe-torche???) qu'il doit retourner là où il se trouvait une minute auparavant… Z'ont pas le sens du rock'n'roll dans le monde de la sécurité… :p
Avant de reprendre encore une fois le refrain, le chanteur britannique invite son public à chanter avec lui… Pffffut, cette chanson est une tuerie en live. Expérience exceptionnelle... Et puis, ça s'arrête. Ou… pas tout à fait. Tous les musiciens nous font signe avant de quitter la scène. Miles reste et redémarre le refrain avant de quitter la scène et de laisser son public chanter. Et bon sang, il CHANTE. Encore et encore. Comme une façon de lui prouver qu'il DOIT revenir et chanter une autre chanson. Plus d'une minute de "La la lalalalala… don't forget who you are". Je pense tout à coup que oui, Bruxelles et la Belgique va mettre un sacré bout de temps avant d'oublier qui est Miles Kane.
 


 
Il revient sur scène, seul, avec sa guitare acoustique. Il commence à parler et la foule se met à crier… Il regarde autour de lui et, pendant plus ou moins 30 secondes, prend le temps d'observer la folie qu'il a déclenchée à l'Ancienne Belgique avant d'annoncer la prochaine chanson : Colour Of The Trap.
 
Ses quatre compagnons le rejoignent pour une dernière chanson. Miles demande un son de basse, que Phil Anderson lui donne, suivi par Parsons, Sharrock et Moran… Ils envoient une intro du tonnerre avant de jouer "Come Closer"… qui – encore une fois – pousse la foule à chanter avec eux de plus belle…
Avant de finir le show, pour de bon cette fois, Kane arpente la scène une dernière fois… Il s'arrête, se retourne vers les fans du premier rang et se penche vers eux, les autorisant presque à toucher sa guitare… Ooooh tous ces petits doigts qui essayaient de toucher sa guitare comme si elle était faite d'or… Un coup final sur la batterie de Sharrock et tout est fini.
Non. Kane applaudit, joint ses mains et les lève au-dessus de sa tête… et recommence à chanter quelques "Ah ahh" tandis que ses fans lui envoient les "Ohhhs" avant d'être rejoint par ses quatre potes pour une autre tournée de "Come Closer". C'est tellement dingue et incroyable! Lorsqu'ils en ont fini avec la chanson, Kane est sur les genoux, Sharrock envoie sa baguette dans le public tandis que Moran soulève sa SG au-dessus de sa tête…
Les musiciens quittent la scène, Miles tourne le dos au public et chante encore… comme pour faire durer cet incroyable moment un peu plus longtemps. Pour vous dire la vérité… maintenant que plusieurs heures ont passé, je sais que je n'ai pas ressenti ce sentiment à l'Ancienne Belgique depuis le passage de Slash…
Ces gars… ils m'ont tenu accrochée par les sensations envoyées par les cordes de leurs guitares, par le rythme de la batterie, par les notes du clavier, par l'incroyable et intense énergie qu'ils nous ont envoyée… et ils n'ont probablement aucune idée du frisson et des émotions qu'ils peuvent envoyer aux gens.
 
J'ai regardé une vidéo, un peu plus tôt dans la journée, où Miles Kane mentionne que lorsqu'il enregistrait "Don't Forget Who You Are", il avait en tête de créer des chansons faites pour la scène, des chansons qui feraient réagir le public. Et bien, il a certainement gagné son pari car ce soir, à de rares moments près, le public a réagi…. Honnêtement, j'encourage ceux d'entre vous qui n'ont encore jamais écouté Miles Kane à tenter l'aventure et, si vous n'avez pas bougé un seul doigt en écoutant ses chansons, à me le faire savoir. Et quand bien même, vous seriez encore loin de l'émotion que l'on vit en le regardant jouer ses chansons sous nos yeux…
 
Comme promis, parlons maintenant des membres du groupe de Kane. Chacun d'entre eux a réussi à m'épater plus d'une fois pendant le concert: Sharrock sur "Better Than That" et "Don't Forget Who you Are", Anderson sur "My Fantasy" et "Come Closer", Parsons sur "Taking Over", Moran sur "Quicksand" et "Inhaler"…
La plupart du temps, des musiciens aussi talentueux ne sont pas à proprement parler des débutants et cela vaut parfois la peine de sortir des sentiers battus et de creuser le sujet. Alors… j'ai creusé.

 

De gauche à droite :P. Anderson (bass)s, B. Parsons (claviers), J. Sharrock (batterie), M. Kane & G. Moran (guitare rythmique)
 

Le nom de famille de Jay Sharrock ne me semblait pas étranger dès le départ mais il m'aura tout de même fallu quelques minutes avant de me souvenir qu'il y avait un autre Sharrock – également batteur - dans le monde de la musique. Dans Oasis. Enfin... Beady Eye, je veux dire… Donc Jay est quasi pratiquement né dans le monde de la batterie. Et c'est assez évident quand on le regarde taper sur sa batterie…

 
Le bassiste Phil Anderson et le claviériste Ben Parsons ont travaillé ensemble dans un groupe baptisé Cherry Ghost. Le groupe a déjà à son actif deux albums: Thirst For Romance (2007) and Beneath This Burning Shoreline (2010). Ils sont également en train de travailler sur leur troisième album. Et d'après ce que j'ai pu écouter jusqu'ici, je suis impatiente de découvrir leurs nouvelles chansons… Vous seriez étonné de savoir le temps qu'il m'a fallu pour choisir une chanson afin de vous les présenter. Voici mon choix final (?) :

 

Concernant George Moran, si ces jours-ci il se fait connaitre en tant que guitariste rythmique de Kane, c'est en tant que bassiste qu'il officiait dans un groupe qui n'existe plus aujourd'hui et qui portait le joli nom de Mabel Rose. Tant Moran qu'Anderson ont assuré les chœurs au concert de Kane mais j'étais à peu près certaine que c'était la voix de Moran que mon oreille avait un peu plus remarqué. Le simple fait d'écouter quelques prestations acoustiques de Kane sur YouTube n'ont fait que confirmer cette impression. De fait, le jeune homme possède une voix des plus intéressantes et je n'aurais rien contre le voir démarrer une carrière solo… Qu'en pensez-vous, chers lecteurs? ;)

 

Mais pour ce faire, cela demanderait probablement qu'il ralentisse ses activités a) de tournées/enregistrements d'albums avec Kane et b) de production d'artistes.
Alistair Sheerin est l'un des artistes avec lesquels Moran a travaillé il y a déjà quelques mois. Un jeune homme prometteur de Middlesbrough, ville du nord-est de l'Angleterre, dont les influences musicales parlent pour lui : The Kinks, Stereophonics, Brandon Flowers, Bob Dylan, John Mayer mais également… The Last Shadow Puppets. Et Miles Kane. C'est toujours TELLEMENT rassurant de se rendre compte que les jeunes gens ne se tournent pas tous vers Justin Bieber, Miley Cyrus, One Direction ou Ke$ha… Du haut de ses 21 ans, Alistair est un parfait exemple qu'il y aura toujours de jeunes musiciens pour garder le monde de la musique bel et bien vivant. Il sortira le 19 novembre un EP live et je suis impatiente de pouvoir mettre des écouteurs et d'écouter le résultat. Juste parce que j'ai découvert… ceci.

 

Mais pour ce faire, cela demanderait probablement qu'il ralentisse ses activités a) de tournées/enregistrements d'albums avec Kane et b) de production d'artistes.
Alors, pour résumer… Miles Kane est un artiste merveilleux qui sait non seulement comment écrire de merveilleuses chansons mais qui est aussi suffisamment intelligent que pour s'entourer de personnes de talent.

C'est peut-être le secret de ces chansons et prestations magiques.

Et honnêtement… existe-il quoi que ce soit de… meilleur que ça? (Better Than That?)

  

Miles Kane website: http://www.mileskane.com
Miles Kane Twitter: https://twitter.com/MilesKaneMusic 

Cherry Ghost website : http://www.cherryghost.co.uk/
Cherry Ghost Twitter : https://twitter.com/CherryGhostband 

Alistair Sheerin website : http://www.alistairsheerin.com/
Alistair Sheerin Twitter : https://twitter.com/alistairsheerin

View from the stage
© Miles Kane Instagram
 

Setlist :
-         Bombshells
-         You're Gonna Get It
-         Taking Over
-         Rearrange
-         What Condition Am I In?
-         Kingcrawler
-         Quicksand
-         Better Than That
-         Darkness In Our Hearts
-         Take The Night From Me
-         My Fantasy
-         Tonight
-         Sympathy For The Devil (Rolling Stones cover)
-         Give Up
-         Out Of Control
-         Inhaler
-         Don't Forget Who You Are
Encore
-         Colour of the Trap
-         Come Closer