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dimanche 16 février 2014

Ceasefire – In the Dead of Night (2013) FRENCH

 
En avril 2012, je vous expliquais à quel point YouTube divisait les gens mais qu'il pouvait cependant nous amener de belles surprises dans nos vies… C'était le jour où je vous faisais part de ma toute récente affection pour la musique d'Imagine Dragons, après avoir découvert leur EP "Continued Silence". A l'époque, je n'arrêtais pas de dire à qui voulait l'entendre qu'ils allaient probablement faire fort. Certains de mes amis m'ont dit que j'avais une réaction un peu exagérée. Vraiment? Dites?
 
Quoi qu'il en soit, les réseaux sociaux récoltent aussi leur lot de controverses : Twitter, Facebook etc. sont critiqués pour leur manque de sécurité, sont accusés de couper les gens du monde "réel". Le fait est : cela dépend de la façon dont on les utilise. La vérité : j'ai découvert bon nombre de groupes intéressants dont je n'aurais probablement jamais entendu parler si je ne m'étais pas faite de nouveaux amis via les réseaux sociaux. En voici justement un…
 
Ceasefire est un groupe californien formé en 2011, qui m'a été présenté comme étant "comparé aux Killers, U2 et Thirty Seconds to Mars par KROQ". Bien qu'étant européenne, la radio KROQ est pour moi une solide référence en matière de bonne musique rock et les trois groupes cités me parlent particulièrement. Cela a donc attisé suffisamment ma curiosité que pour écouter l'EP du groupe.

 

La chanson d'ouverture de l'EP, "I Want To Know", est un morceau qui nous fait vite réaliser que le quatuor est définitivement un groupe ROCK. Quinze secondes et on atterrit déjà dans leur monde. J'ai toujours eu beaucoup de respect pour ces groupes qui ne font qu'un mais j'apprécie aussi écouter le talent respectif des musiciens dans ces groupes. La basse est toujours l'instrument le plus difficile à entendre sur les albums et en "live" et je n'ai pas pu m'empêcher de remarquer les bonnes lignes de basse de Tristan Montgomery sur ce morceau… tout en pouvant apprécier le rythme de batterie d'Anthony Hainsworth et la mélodie créée par la guitare de Kamren Alexander. De façon assez amusante, cette chanson m'a un peu fait penser aux copains belges de Vegas… ce qui est très bien!

"Wake Up" est la chanson qui m'a été transmise pour découvrir le groupe. Le morceau démarre avec une mélodie de claviers, soutenue par la batterie de Hainsworth. J'ai toujours été une "fille à batterie" alors… c'était dans la poche en un temps recoooooooord. Ce que je ne savais pas, par contre, c'est que "Wake Up" contiendrait un peu plus qu'un bon rythme de batterie…
Le deuxième couplet a fait naître un sourire sur mon visage : la voilà, la référence à U2! La voix de Ray Alexander a définitivement quelques points communs avec la voix de Bono. Cela ne me dérangerait pas de voir les garçons de Ceasefire reprendre une ou deux chansons de U2 lors de concerts : d'après ce que j'ai entendu en écoutant cet EP, tous les membres du groupe devraient avoir ce qu'il faut pour assurer à ce niveau-là!
Revenons à la chanson… parce qu'il y a d'autres surprises sur cette chanson de 3 minutes 32. A la 1:55, entrée de la guitare. 2:13… apparition de ce qui me fait sentir teeellement "vivante" quand j'écoute de la musique, c'est exactement ce genre de truc qui m'envoie habituellement une onde électrique le long de la colonne (jamais ressenti ça? Vraiment?). 2:50, je suis debout dans le salon! OK… là, c'était certain: il fallait que je mette la main sur l'entièreté de cet album…

 

OK… bon, un groupe rock? Pas de douces mélodies pour que les filles puissent se blottir dans les bras de leur copain pour se faire cajoler alors? Maaaa si, hein… il y a… "Always". A chaque fois que j'entends "Always" et "chanson d'amour", mon esprit repart dans les 90ies et réentend la chanson de Bon Jovi (me blâmez pas, je suis née fin des 70ies!). Bien que la chanson de Ceasefire soit différente de la chanson écrite par le célèbre groupe du New Jersey, je me rends compte que certains fans de Bon Jovi pourraient peut-être voir quelques similitudes dans le chant et le style du solo de guitare. La chanson "Always" de Ceasefire appartient à ce que j'appelle les "chansons d'amour éternelles" : celles que l'on écoute et dont on peut difficilement dire si elles ont été écrites dans les 80ies, les 90ies, les années deux mille ou de nos jours. Cela les rend souvent d'autant plus efficaces!

"In the Dead of Night", la chanson-titre de l'album, a assurément de la puissance à revendre. J'aime les chansons à histoires ou des paroles qui vous donnent l'opportunité de faire fonctionner votre imagination (C'est la raison pour laquelle j'aime tellement Per Gessle de Roxette et Kelly Jones des Stereophonics). "Miss Cinderella on a stripper pole, she shakes her money cause she knows her eyes are gold and Jesus never could reach her like you" (Mademoiselle Cendrillon sur une barre de pole dance, elle secoue son argent parce qu'elle sait qu'elle a de l'or dans les yeux et Jésus ne pourra jamais l'atteindre comme toi) était une phrase suffisamment intrigante que pour attirer mon attention…
Le lancement du clip de "In the Dead of Night" était avant-hier. Une bonne occasion de vous présenter les garçons de Ceasefire, évoluant dans un monde où les univers surréalistes de 30 Seconds To Mars, Mad Max et Star Wars semblent n'être devenus plus qu'un.

 
"My Way" est probablement la chanson la plus envoûtante de cet EP. Des paroles où l'on fait usage de différentes manières du mot "way", ainsi que de ses possibles variations; des harmonies vocales supplémentaires et une section de cordes ajoutent un caractère un peu plus 'dramatique' à la chanson. Ainsi que… cette mélodie captivante avec ce riff de guitare qui vous reste en tête jusqu'à ce qu'il se transforme en efficace solo, associé à la voix de Ray Alexander. La voix d'Alexander est remplie de suffisamment de douceur et de puissance à la fois pour pouvoir gérer ce type de chanson sans au-cun problème. J'ai écouté "My Way" à plusieurs reprises et plus je l'écoutais, plus cette voix m'en rappelait une autre. Bien sûr… Par moments, sur cette chanson en particulier, je pouvais presque entendre la voix de Billy Idol!
Pressons encore une fois sur "Play", j'aime trop ce solo!

 
La dernière chanson est "We're Not Breaking Tonight", une chanson au tempo moyen, juste parfaite pour clôturer cet album. Le morceau démarre doucement et la mélodie devient de plus en plus puissante au fil des secondes… Voici effectivement une chanson qui pourrait tout à fait coller à l'univers des Killers, que l'on m'avait cité plus tôt dans la journée. Bien que… "We're Not Breaking Tonight" aurait tout à fait pu aussi faire partie de l'album Take The Crown de Robbie Williams.
 
Revenons à nos garçons de Ceasefire… de nombreuses références musicales (U2, Bon Jovi, Billy Idol, The Killers, Robbie Williams…) ont été évoquées dans cet article mais elles ne sont que de petits indices de ce que le groupe est. Ceasefire a son propre son et univers dont les frères Alexander, Tristan Montgomery et Anthony Hainsworth vous donnent un aperçu ici. Et… il ne tient qu'à vous de vous y plonger également…
 
J'ai gardé l'anecdote amusante pour la fin… La personne qui m'a renseignée sur Ceasefire et moi avons un point commun. Imagine Dragons. C'est toujours amusant de constater à quel point les "Ptits Dragons" ne cessent de surgir dans ma vie pour y amener de bonnes choses… A de nombreux niveaux, en fait.
Cette coïncidence "Imagine Dragons" pourrait-elle s'avérer un signe de chance pour les garçons de Ceasefire et les aider à prendre le même chemin que le quatuor de Vegas? Et bien… c'est en tout cas ce que je leur souhaite…
 
OK, allons-y pour une autre tournée de Ceasefire, oui? Voici une autre chanson qui fut sortie comme single (mais non incluse dans In the Dead of Night)

 

Ceasefire’s website : http://ceasefiremusic.com/
Ceasefire’s Twitter : https://twitter.com/Ceasefiremusic
Ceasefire’s Facebook : https://www.facebook.com/ceasefiretheband
“In The Dead of Night” on iTunes: https://itunes.apple.com/us/album/in-the-dead-of-night-ep/id672132473

Tracklist :
I Want To Know
Wake Up
Always
In the Dead of Night
My Way
We're Not Breaking

samedi 15 février 2014

Ceasefire – In the Dead of Night (2013) ENGLISH


In April 2012, I explained to you how YouTube can divide people but can nonetheless also bring good surprises in our lives… That was the day I told you how I fell in love with Imagine Dragons' music, after discovering their "Continued Silence" EP. Back then, I kept telling friends they were probably the next big thing. Some of them were thinking I was a bit overreacting. Well… was I now?

Anyway, same thing happens with social networks: Twitter, Facebook etc. are criticized for lack of security, for cutting people from the "real" world. Thing is: it depends on how you use them. Truth is: I discovered quite a few new interesting bands I would have probably never heard of if not making new friends on social networks. Here's one of them…

Ceasefire is a California-based band formed in 2011 that was introduced to me as being "compared to The Killers, U2, and Thirty Seconds To Mars by KROQ". Although being European, the KROQ radio is a solid reference to me when it comes to good rock music and these three bands sure talk to me. This sure got me curious enough to listen to the band's EP.

Colorful album cover of "In the Dead of Night"
 The EP's opening song, "I Want to Know", is a track that surely makes you understand that the foursome is definitely a ROCK band. Fifteen seconds and you've already landed in their world. I always respect bands whose members are making "one" but I also like to listen to each musician's specific talent in bands. Bass is always the toughest instrument to hear on songs and on live performances and I couldn’t help but notice the fine bass lines of Tristan Montgomery on that one… while still being able to enjoy Anthony Hainsworth's drums beats and Kamren Alexander's guitar melody. Funnily enough, generally speaking, this song reminds me of my Belgian musician friends of Vegas… which sounds good to me!
 
"Wake Up" is the song that was sent to me as an introduction to the band. The song starts with a keyboard melody, well-supported by Hainsworth's drums. Always been a "drummer girl" so… that song had me at hellooooo. Little did I know that "Wake Up" would bring a little more than good solid drumming…
Verse 2 brought a smile on my face: here's the U2 reference! The voice of Ray Alexander surely has a few common points with Bono's voice. I wouldn't mind see the boys covering one or two U2 songs on a live performance: from what I've heard while listening to the EP, all members surely have what it takes to be able to do so!
Let's get back to our song… because there were other surprises on this 3:32-long track. 1:55, here comes the guitar. 2:13… this is what makes me feel alive while listening to music, this is exactly what usually sends an electric wave through my spine (never felt that? Really?). 2:50, I'm up in my living room! OK… then that was a sure thing: I needed to put my hands on the whole EP…

 
OK so... a rock band? No soft melodies for girls while cuddling with their boyfriend? Of course, there is… "Always". Every time I hear "Always" and "love song", I go back into the 90ies and the Bon Jovi song (Don't blame me, I was born in the late 70ies!). Although the Ceasefire song is different than the one written by the well-known New Jersey band, I realize some true Bon Jovi fans could find similarities in the way of singing and playing the guitar solo. The Ceasefire "Always" song is one of those tracks that belong to what I call the "timeless love songs": you listen to those and it's hard to know if they were written in the 80ies, the 90ies, the 2000s or right now. Making them damn effective!
 
"In the Dead of Night", title-song of this EP sure has a lot of power… I like songs telling stories or lines that give you the opportunity to use your imagination (A reason why I like Roxette's Per Gessle and Stereophonics' Kelly Jones so much). "Miss Cinderella on a stripper pole, she shakes her money cause she knows her eyes are gold and Jesus never could reach her like you" was surely interesting enough to get my attention…
The video premiere of "In the Dead of Night" was yesterday. A perfect occasion to introduce you to the boys of Ceasefire, caught in a world where the 30 Seconds To Mars, Mad Max and Star Wars surrealistic universes seem to have collided to become one.

 
"My Way" is probably the most haunting song of the EP. Lyrics using different variations and words rhyming with "way", additional vocal harmonies and chords section to add just enough 'drama' to the song. And... that haunting melody with that guitar riff that sticks to the back of your head until it fully rises into a great solo, paired with Ray Alexander's voice. Alexander's voice is full of enough sweetness and power to handle a song like that without a-n-y trouble at all. I listened to "My Way" a few times and the more I was listening, the more his voice made me think of someone. Of course… At times, on this specific song, I could almost hear Billy Idol's voice!
One more "press play", I love that solo too much!

 

The final song of the EP is "We're Not Breaking Tonight", a mid-tempo song that is just perfect to end this EP. The track is starting slowly with the melody getting more and more powerful as seconds go by… Here's one that could indeed fit with the reference to The Killers that was given to me earlier today. Although "We're Not Breaking Tonight" would have totally fit as one track on Robbie Williams 'Take The Crown album too.

Let's get back to the Ceasefire boys, though… a lot of musical references (U2, Bon Jovi, Billy Idol, The Killers, Robbie Williams…) were used in this article but they were just tiny clues of what's in store. Ceasefire has its own sound and universe, provided to you by the Alexander brothers, Tristan Montgomery and Anthony Hainsworth. And… it's up to you to find out what it's all about…

I've kept the funny anecdote for last… The guy who introduced me to Ceasefire and me had a common point. Imagine Dragons. This is really funny how much the little dragons keep popping into my life to bring good things… On many levels, actually.
Could this Imagine Dragons coincidence be a sign of good luck for the Ceasefire guys and help them taking the same path than the Vegas foursome? Well, that's definitely all I wish for them…

OK, let's go for another round of Ceasefire, shall we? Here's another one which was released as a single (not included on In the Dead of Night).

 
Ceasefire’s website : http://ceasefiremusic.com/
Ceasefire’s Twitter : https://twitter.com/Ceasefiremusic
Ceasefire’s Facebook : https://www.facebook.com/ceasefiretheband
“In The Dead of Night” on iTunes: https://itunes.apple.com/us/album/in-the-dead-of-night-ep/id672132473

Tracklist :
I Want To Know
Wake Up
Always
In the Dead of Night
My Way
We're Not Breaking

jeudi 2 août 2012

Suikerrrock Festival – Tienen (Jour 1 : 27/07/2012)



Me voilà encore sur la route pour d’autres aventures musicales. Cette fois, direction la cité belge du sucre : Tienen en VO et Tirlemont en version française. Créé en 1987, le Suikerrock a déjà accueilli sur sa Grote Markt bon nombre de personnalités diverses : Axelle Red, Iggy Pop, Arno, Within Temptation, Scorpions, Simple Minds, Zucchero, Roxy Music, Deep Purple, Roxette…

Ici, rien à voir avec les plaines de Werchter et des Ardentes… Les Tirlemontois, quand ils font la fête, c’est en plein milieu de la ville, sur leur Grand Place. Devant moi, la scène. Derrière moi, l’hôtel de ville… accessoirement transformé en loge des artistes. A ma droite… une église. Et pas la plus petite de Belgique, svp ! La place comporte également différents cafés sur ses côtés, ce qui m’aura permis de profiter de certains  concerts… assise à une terrasse de café. Pas commun, le Suikerrock !



Premier groupe à monter sur scène ce vendredi, Sweet Savage. Un groupe né à Belfast en 1979 qui a notamment eu dans ses rangs Vivian Campbell, ex-guitariste de Dio, Def Leppard et, plus récemment, Thin Lizzy.
Du groupe d’origine ne subsiste plus que Ray Haller, le chanteur, ce qui n’empêche pas le groupe d’assurer sur scène. Sweet Savage, ça envoie un max de riffs de guitares, mais avec élégance. Les riffs sont nombreux et bien placés. Vocalement, Mr Haller assure aussi. Il a même suffisamment de souffle que pour nous faire la causette entre deux chansons. Il blague en nous disant qu’il va « faire quelque chose de très rock’n’roll », à savoir… boire de l’eau. Il soulignera quelques points communs entre la Belgique et l’Irlande, à savoir que les irlandais, comme les belges, aiment la bière et faire la fête. Qui serais-je pour le contredire ? Sachez d’ailleurs que du coup, il nous a invités à venir faire la fête chez lui quand on veut. Sympa ! Mais eh, euh, minute… tu ne nous as pas donné ton adresse, malin !!

© www.suikerrock.be
Sweet Savage a principalement joué des morceaux de ses premier et dernier album, Regeneration, sorti l’an dernier. Le morceau Regenerator donne d’ailleurs un super résultat une fois jouée en live et valait le déplacement à elle seule !
Ils joueront également « Killing Time », titre repris par Metallica sur la face B de leur single « The Unforgiven », sorti en 1991. Haller soulignera d’ailleurs le côté sympa du groupe lorsqu’il les a rejoints fin 2011 sur scène pour chanter le morceau avec eux.
Ils finissent le set avec la chanson traditionnelle irlandaise, Whiskey In The Jar, à la sauce Sweet Savage. Rock’n’roll, quoi !
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Ensuite… Channel Zero. Comment vous dire ? J’ai fui ! Et vite ! Dieu sait ce qui s’est passé mais je n’ai pas du tout été réceptive et ce, à une vitesse défiant toute concurrence… Une autre fois, maybe. Pour cette fois-ci, ma copine et moi sommes allées nous promener dans les piétonniers de la ville où différents commerçants avaient installés leurs échoppes avant d’aller souper et de revenir pour le set suivant.


Set assuré par les anglais de Status Quo. Et fort bien. Moyenne d’âge sur scène : 60 ans. Et autant d’énergie que si 60 personnes avaient été sur scène!
Le groupe va revisiter une bonne partie de sa carrière sur scène, autant les morceaux de leur cru (Caroline, Rain...)  que des reprises, le tout toujours avec entrain et bonne humeur : nous aurons ainsi droit à "Rockin' All Over The World" de John Fogerty qui a fait bouger et chanter toute la place ou encore, dans la partie rappel, à un medley très Chuck Berryien de "Rock And Roll Music/Bye Bye Johnny", prouvant définitivement que ces gars-là ont le rock dans le sang. Nous aurons également droit à la célèbre « In The Army Now » qui a, bien évidemment, aussi fait bouger la foule. Là, pour le coup, j’étais redevenue la gamine qui avait découvert le morceau dans les 80ies.
J’ai particulièrement apprécié autant l’interaction entre eux qu’avec nous : ils avaient l’air ravi d’être là et de jouer ensemble pour leur public.
Au final, ces gars-là connaissent leurs cordes de guitare, touches de claviers et cymbales comme pas deux. C’est finalement logique puisque, même si la line-up a changé avec le temps, Status Quo n’a jamais arrêté de faire de la musique. Le groupe a démarré sa carrière en 1968 et a sorti 29 albums, dont le dernier en date est sorti l’an dernier.
Et… tuyau : il est prévu une réunion de la line-up originale (Francis Rossi, Rick Parfitt, Alan Lancaster and John Coghlan) en mars 2013 et la sortie d’un album. Plus un autre opus avec la line-up actuelle. Deux albums de Status Quo pour 2013, les fans vont être ravis !

© www.suikerrock.be


Petite pause entre deux sets, nous nous posons sur un coin de trottoir où nous sommes abordées par un charmant photographe et son compagnon d’aventure. Il est persuadé de m’avoir déjà vu le jour précédent… Non, non, mon ami… mais on se reverra demain si tu veux. Clic, clac… et une photo immortalisant notre premier passage au Suikerrock.


Debout ! La tête d’affiche arrive… et quelle tête ! Mr Vincent Furnier himself, alias Alice Cooper. Juste avant le concert, la pluie commence à tomber sur la place. On annonçait des orages et quelque part, cela ne m’aurait pas surpris : quoi de plus adéquat quand on accueille un Prince des Ténèbres sur scène, finalement ? Mais nous devrons uniquement nous contenter de pluie ce soir...
Alice Cooper et son band nous avaient déjà fait l’honneur d’un passage en Belgique en novembre dernier, concert relaté par Laurent Rieppi dans son article.
Alice Cooper, c’est un vrai show visuel, un truc comme seuls les américains savent le faire.
Une arrivée sur une tour dont le bas est recouvert d’une toile d’araignée, Alice trônant au sommet, vêtu d’une veste qui lui donne lui aussi un air arachnéen. Logique, le morceau, c’est « Black Widow ». En contrebas, ses trois guitaristes et son bassiste, et en arrière-plan, son batteur, tous également vêtus de cuir noir et clous argentés.

© www.suikerrock.be

Nous avons également eu droit à un Alice montrant un côté tendre avec sa poupée gonflable sur « Only Women Bleed », poupée qui a souffert le morceau suivant (Cold Ethyl) avant de finir carrément expédiée à l’autre bout de la scène. Pas facile d’être compagne de scène de Cooper !
Cooper disparait de la scène avant de revenir… Et mais... attendez une seconde !!! Il s’est transformé en géant et domine la scène sur la quasi-totalité de la hauteur pour « Feed My Frankenstein ». Impressionnante mise en scène ! (Et chapeau bas aux techniciens planqués sous le Cooperstein !)
Cooper chantera une bonne vingtaine de titres de son répertoire, terminant son set en beauté avec un mash-up de son « School’s Out » et du « Another Brick In The Wall » des Pink Floyd, un mélange des plus efficaces et agréable à voir et entendre !
Il reviendra sur scène pour un dernier morceau, « Elected », vêtu d’une vareuse des Diables Rouges et nous demandant si nous serions prêts à l’élire Président. Moi j’veux bien, tu sais, mais alors faut qu’on fasse passer la Belgique d’une monarchie à une république ! Notre nouveau président (euuhh..) repart en coulisses chercher un drapeau aux couleurs de la Belgique qu’il brandit bien haut avant de finir le set et de nous saluer avec son band.
Un band particulièrement impressionnant. Tellement en fait que je suis allée faire des recherches sur ces cocos une fois rentrée chez moi. Et le résultat est impressionnant.
Honneur aux dames : Melle Orianthi reste celle qui m’a laissée bouche bée : un style vestimentaire extra et une maîtrise des cordes de guitare comme on en a rarement vu. Résumé professionnel : première scène à 15 ans avec Steve Vai, à 18 ans avec Santana qui l’avait invitée sur scène tellement il était impressionné, collaboration avec Prince, apparition au Festival Crossroads de Clapton et aurait dû faire partie de la tournée « This Is It » de Michael Jackson. Rien que ça… J’ai depuis écouté ses deux premiers albums solos, Violet Journey et Believe, et vous les conseille vivement !

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Ryan Roxie a fait partie de Slash’s Snakepit, supergroupe fondé – vous l’aurez deviné – par l’ex-guitariste des Guns’n’Roses. C’est d’ailleurs un autre ex-Guns, Gilby Clarke qui le recommandera auprès de Cooper en 1996.

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Tommy Henriksen est… l’homme touche-à-tout. Auteur-compositeur, musicien (guitare, basse, claviers..), programmation, mixage, il est sur tous les fronts. Et sur tous les styles musicaux : Meat Loaf, Lou Reed, Lady Gaga, Daughtry, Kristin Chenoweth, Christian Kane… Il est également une des personnes que l’on retrouve à la barre de « Welcome 2 My Nightmare », le dernier opus de Cooper. « I’ll Bite Your Face Off » et « Caffeine », deux des morceaux joués ce soir, sont d’ailleurs le fruit de son travail avec le rockeur.

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Chuck Garric, bassiste, a joué pour Billy Bob Thornton mais également pour Dio, le groupe du défunt Ronnie James Dio. Il a également collaboré avec Robby Krieger et Don Felder, respectivement guitariste des Doors et des Eagles ou encore avec Ted Nugent ou John Corrabi qui a un temps fait partie de Mötley Crüe.

© www.suikerrock.be

Le nom du batteur, Glen Sobel, ne m’était pas étranger mais il m’a fallu pousser un peu plus mes recherches. Celles-ci m’ont ramenée à mon coup de cœur musical de 2011 : Sixx AM. Glen Sobel avait assuré la batterie lors de la première tournée du side-project de Nikki Sixx. Il a également fait partie de Beautiful Creatures, groupe de rock dont a aussi fait partie DJ Ashba, un des autres membres de Sixx AM. S’il avait pu me voir de la scène, il aurait certainement souri, Glen, de me voir avec mon T-shirt… Sixx AM. :D
Un groupe avec un sacré background, donc. Sait s’entourer, Alice ! J’ai d’ailleurs apprécié la belle complicité entre eux lors de leurs parties solos tout comme j’ai apprécié le moment où le groupe s’est installé devant la batterie de Sobel avec Cooper devant eux, tel un professeur qui leur faisait répéter leur leçon. Chouette équipe !
Au-delà d’un certain âge, on peut très vite avoir l’air pathétique sur scène. Pas Alice Cooper. Il est bien présent sur scène et assure comme un pro. Son monde lui colle tellement bien à la peau qu’on peut difficilement imaginer une autre personne monter sur scène et donner ce qu’il nous a donné. J’ai adoré ! Même la pluie n’a pas altéré mon contentement devant ce spectacle…

© www.suikerrock.be

Une fois le spectacle fini, direction la gare, retour à Liège, dodo et… retour le lendemain !

Programme :
Sweet Savage
Channel Zero
Status Quo
Alice Cooper