lundi 4 mars 2013

Stereophonics - Graffiti On The Train (2013) FRENCH


Aaah mes chers amis, quatre ans d’absence est un LONG moment lorsque l’on tient à quelqu’un: « Keep Calm And Carry On », le dernier album des Stereophonics est sorti en 2009 et – bien que j’aie fini par l’apprécier autant que les autres albums du groupe – il m’a fallu l’écouter à plusieurs reprises avant d’en apprécier toute la valeur. 

Il y a un peu plus d’un an, je lisais que le groupe était de retour en studio pour enregistrer un nouvel album. Fait encore un peu plus intéressant, je découvrais qu’ils enregistraient une partie de cet album dans mon tout petit pays, la Belgique (parfois, de petites choses de ce genre vous rendent encore un peu plus fière d’être belge, croyez-moi !). Si j’étais du genre « groupie », j’aurais cavalé jusqu’au Studios ICP à Bruxelles parce que j’étais presque certaine que c’était LE studio qu’ils avaient loué. M’était pas trompée… N’était cependant pas assez « groupie » que pour aller m’asseoir devant l’entrée des studios et attendre que les garçons en sortent… Principalement parce que je pense fermement que l’on doit laisser tranquille des artistes lorsqu’ils sont en plein processus de création.
En parlant de tranquillité, les Stereophonics se sont séparés de leur maison de disques, V2, et ont à présent leur propre label, baptisé « Stylus Records », leur permettant en conséquence de faire les choses comme ils le veulent. Anecdote amusante : si le groupe tire son nom d'un "radiogram" stéréophonique (un meuble comportant à la fois radio et tourne-disque) qu'ils avaient vu au domicile familial de Stuart Cable (premier batteur du groupe malheureusement décédé en 2010), leur label porte également le nom d'un élément musical. En anglais, le "stylus" est la tête de lecture du tourne-disque, la partie qui contient l'aiguille, l'élément qui permet à la musique de s'évader de vos disques et de s'envoler vers vos oreilles... Mais assez de considérations techniques, revenons à l'album, voulez-vous ?
 
La couverture de "Graffiti On The Train"... Cherchez après la mention "Stylus"... ;)
Peinture de Stephen Goddard
 

En octobre dernier, nous étions enfin en mesure d’avoir un aperçu de ce nouvel album grâce à son premier single « Violins  And Tambourines ». Un envoûtant morceau musical, de plus en plus puissant au fur et à mesure des secondes et ce, tant au niveau musical que vocal. Une section cordes ajoute de la profondeur au morceau : il va sans dire que le petit coup de pouce de David Arnold, un des compositeurs de musiques de film des plus prisés d’Angleterre (Stargate, Shaft, Hot Fuzz ainsi que les bandes originales de films James Bond, Tomorrow Never Dies, Casino Royale, Quantum of Solace et bien d'autres encore…) reste un atout indéniable pour un morceau tel que celui-ci… Bien que Stereophonics soit plus un groupe à cordes de guitares qu’à cordes philarmoniques, cette chanson avait quelque chose de prometteur et j’étais impatiente d’entendre d’autres chansons de cet album…
 
 

Le single suivant, “In A Moment”, avait une sonorité plus commune au son habituel du groupe que son prédécesseur et comportait ce point commun à beaucoup de chansons de Stereophonics : une mélodie qui s’installe dans votre tête pour un sacré bout de temps. La partie « You think you’ve it all, the writing’s on the wall […] in a moment » illustre parfaitement cet aspect musical… C’est aussi impossible de ne pas mentionner ce très chouette solo de guitare vers la fin de la chanson. J’étais donc tout à fait emballée par ce morceau-là également… 

Pouvaient-ils faire mieux avec le prochain single ? A un moment donné, l’engouement doit bien retomber, non ? Et bien… arriva alors « Indian Summer ». J’ai déjà écrit à quel point une chanson peut vous affecter en l’espace de quelques secondes, mettre sens dessus-dessous votre cœur musical et provoquer ce frisson électrique qui se déploie à travers tout le corps… une espèce de réaction physique à quelque chose que l’on ne peut pas forcément expliquer nous-mêmes. Et bien… cela m’est arrivé lorsque j’ai écouté «  Indian Summer » pour la première fois. Ce morceau est un pur diamant : on peut en voir toute la beauté d’une manière générale mais si on se penche un peu plus dessus et qu’on la regarde de plus près, on peut y voir les petits détails qui font qu’elle est encore plus belle… Essayez ceci : prenez chaque instrument sur celle-ci et écoutez bien attentivement chacun d’entre eux et vous réaliserez à quel point les parties de guitare acoustique ou slide ou de piano étaient nécessaires pour ajouter un petit quelque chose pour faire d’ « Indian Summer » un morceau parfait.
Il y a tout de même une sacrée ironie dans cette chanson dont le sujet n’a rien de joyeux mais qui me donne le sourire à chaque écoute à cause de cette agréable mélodie… C’est aussi la chanson que j’attendais depuis un sacré bout de temps pour me sentir un peu mieux puisque les quelques semaines précédant sa sortie m’avaient plongée dans un état d’esprit en mode « sous pression et proche du désespoir ». Maintenant disparu. Jamais été fan de l’été mais cet été-là est sacrément efficace !
 

 

Ces trois morceaux étaient pour moi tellement bons qu’attendre l’album est devenu une vraie torture… mais EN-FIN, voici arrivé le 4 mars et « Graffiti On The Train »

Pas besoin de dire que j’étais tellement tombée amoureuse d’ « Indian Summer » que j’étais un peu inquiète à l’idée de ne pouvoir m’en détacher et de ne pas accorder toute l’attention méritée aux autres morceaux. Ces chansons se devaient dès lors d’avoir une sacrée dose de « ptit truc en plus » pour m’éloigner de « Indian Summer ». Avaient-elles ce « ptit truc en plus » ? Et la réponse est… OUI !! AH LA VACHE, OUI ! 

Dès que l’on écoute « We Share The Same Sun », c’est evident que les garcons de Stereophonics n’ont en rien perdu leur énergie. Les critiques ont souvent qualifié le groupe comme pop-rock et je n’ai jamais compris d’où ils tiraient cela. Certes, des morceaux tels que « Have A Nice Day » (Just Enough Education to Perform, 2001) ou « Innocent » (Keep Calm And Carry On, 2009) ont un côté plus pop mais enfin voyons, identifier Stereophonics comme groupe “pop”??? Ces critiques feraient bien de prendre un moment pour écouter « We Share The Same Sun » et l’incroyable « Catacomb » avec sa puissante partition de guitare pour réaliser que ce groupe est rock… Cette longue partie instrumentale dans « Catacomb » est définitivement l’une des meilleures qu’ils aient composée ! Difficile de ne pas se lever et de commencer à danser en levant les mains en l’air. Croyez-moi… J’ai essayé. 

Stereophonics est un groupe rock mais reconnaissons cependant que le groupe gallois sait aussi montrer un côté plus doux… « Been Caught Cheating » est un morceau un peu blues qui nous aide à nous rappeler à quel point ce style musical est l’un des meilleurs moyens de raconter au monde les plus tristes événements dans la vie d’un être humain. Aaaaah celle-là jouée en duo avec le talentueux B.B. King serait de toute beauté.

« No-one’s Perfect » ? Personne n’est parfait ? Absolument mais il y a au moins une chose parfaite ici… la chanson en elle-même. Ce morceau est une belle ballade, avec un nombre limité d’instruments : pas de riff costauds de guitares, pas d’orchestre… Juste les éléments qu’il faut pour mettre à l’avant-plan la voix de Mister Jones. 

La voix bien identifiable du chanteur gallois a toujours été un élément important de l’efficacité du groupe et en reste une marque de fabrique. J’aime les mélodies des Stereophonics mais la voix de Kelly est aussi l’une des raisons pour lesquelles j’aime ce groupe. Que cela soit sur un morceau bien rock ou sur une ballade, ce type a cette incroyable faculté de lâcher le niveau adéquat de puissance vocale pour qu’elle soit exactement comme il faut. J’ai regardé Dieu sait combien de vidéos et je ne l’ai jamais vu se rater ou flancher sur un morceau de chanson : il connait parfaitement sa voix et comment l’utiliser à bon escient et pour un fan de musique, c’est toujours un régal pour les yeux et les oreilles… Bien entendu, Kelly Jones écrit la plupart des chansons du groupe et sais en conséquence dans quelle direction il peut aller vocalement parlant et où il ne doit pas aller mais lorsque je l’écoute chanter, j’ai toujours le sentiment qu’il pourrait nous emmener où LUI veut…
Laissez tomber les arrangements, donnez juste une guitare à ce type et il va vous transformer n’importe quelle chanson en quelque chose de différent, quelque chose qui sera encore plus beau que la version que l’on a toujours connue… Allez écouter « Maybe Tomorrow » sur l’album « Live From Dakota » et vous comprendrez probablement de quoi je parle…
 

 

« Graffiti On The Train », la chanson-titre, m’a laissée… sans voix. Plus d’air dans la gorge. Il y a quelque chose d’incroyablement émouvant qui ressort de cette chanson et qui vous submerge… Oh ne vous méprenez pas : je sais que les arrangements y sont pour beaucoup mais tout de même… Ce n’est pas uniquement une question de mélodie ; c’est aussi cette histoire… C’est aussi ce solo de guitare vers la fin de la chanson suivi de la mélodie de piano : un pic musical dans un moment d’émotion… A un moment donné, j’ai réalisé que peut-être… peut-être que Messieurs Gilmour et Wright de Pink Floyd auraient pu s’en donner à cœur joie s’ils avaient pu jouer cette chanson ensemble. Mais bien entendu, Stereophonics et Pink Floyd sont deux mondes différents… Bien que…
A une époque, Kelly Jones écrivait des chansons avec pour sujets des choses qui lui arrivaient à lui ou des événements dont il avait été le témoin (Mr Writer, Have A Nice Day and Rainbows And Pots Of Gold font partie de ces chansons…) mais il a récemment signalé qu’il n’avait désormais plus vraiment besoin de « faits réels » pour écrire ses histoires/chansons. En conséquence, on peut se demander s’il a réellement rencontré une fille dans un train en plein été indien et s’il a fini par avoir une relation avec la demoiselle ou s’il connaissait le couple de « Graffiti On The Train ». Mais au bout du compte… peut-être que la vérité ou l’origine de ces mots importe peu. Tout ce dont nous avons besoin, c’est que ces chansons fassent ressortir nos émotions et nous aident à… ressentir des choses. 

J’ai mentionné plus haut le côté envoûtant de « Violins  And Tambourines » mais il y a également quelque chose d’intrigant dans « Take Me », ce duo voix masculine/féminine donne à la chanson un cachet supplémentaire qu’elle n’aurait pas eu si elle avait été chantée par une seule personne. 

« Roll the Dice » est un piège dans lequel je suis tombée sans même le voir arriver. Oh ne vous inquiétez pas, il ne m’aura fallu que 48 secondes avant de découvrir que les choses n’étaient pas telles qu’elles semblaient l’être au départ… C’est comme… c’est comme lancer un dé et avoir une belle ballade et le relancer 48 secondes plus tard pour finalement obtenir une bonne chanson bien rock. Vous m’avez bien eue les gars !
« Roll the Dice » me donne l’opportunité de mentionner que Stereophonics, ce n’est pas uniquement Kelly Jones mais un groupe à part entière constitué de quatre membres : Richard Jones, membre originel du groupe et ami d’enfance de Jones, est le grand mais discret bassiste dont les lignes de basse sont toujours appréciées et à leur place dans chaque chanson ; Adam Zimbani a su apporter sa propre expérience et ses talents de guitariste et chanteur dès son arrivée au sein du groupe en 2007… Javier Weyler, remplaçant de Cable après son départ en 2003, a quitté le groupe en septembre 2012 et a été remplacé par Jamie Morrison. Jamie est peut-être le « bleu » du groupe mais de ce que j’ai pu entendre en écoutant « Graffiti On The Train », je ne suis pas inquiète, le batteur a tout à fait sa place dans l’univers des Stereophonics. 
Update du 8 mars : j’ai à présent reçu ma version CD de l’édition limitée de « Graffiti On The Train » et il s’avère que Javier Weyler faisait toujours partie du groupe lorsqu’ils ont enregistré l’album. Aaaah ce côté merveilleux d’acheter un album via iTunes… Toutefois, pour information, Jamie joue sur le morceau « Graffiti On The Train » (Stripped) du CD bonus.

Je ne compte pas les kilomètres lorsqu’il s’agit d’aller voir les artistes en live mais malheureusement, je n’ai jamais vu les Stereophonics sur une scène. Ce qui est honteux si on prend en considération le nombre d’années que je les apprécie, j’en ai bien conscience. Dès que j’ai entendu parler de ce nouvel album, j’étais toute prête à acheter mes billets mais… aucunes dates belges annoncées. Ce qui est honteux si on prend en considération le fait qu’ils ont enregistré « Graffiti On The Train » en Belgique. Zut alors ! 

Mais… 

Parfois, des choses surprenantes vous arrivent au moment où vous vous y attendez le moins. Sachez seulement que je devrais être en mesure de vous en dire encore un peu plus sur le groupe d’ici peu… 

Quoi qu’il en soit… Cela vaut la peine d’écrire ici et maintenant que, au fil des ans et malgré les changements de line up, les Stereophonics ne m’ont jamais déçue lorsqu’il s’agissait de réaliser qu’il y aurait toujours de la bonne musique. Tant qu’ils – eux et quelques autres, bien sûr – seront là, je serai en sécurité dans mon petit monde musical. Et j’ai VRAIMENT besoin de ça. 

PS – cet article ne serait pas complet si j’oubliais de mentionner que les vidéos de « Violins And Tambourines », « In A Moment » et « Indian Summer » ont toutes été réalisées par Kelly Jones. Le chanteur n’a jamais caché sa passion pour le cinéma et l’écriture de scénarios ; il a même étudié ces matières au collège. Je ne peux m’empêcher de penser à ce qu’il pourrait faire s’il était amené à donner vie au scénario qu’il a écrit et en réaliser un long-métrage… mais nous devrons encore attendre un peu pour cela. Car pour l’instant, c’est place à la musique pour le chanteur des Stereophonics.
 

 

Tracklist :
We Share The Same Sun
Graffiti On The Train
Indian Summer
Take Me
Catacomb
Roll The Dice
Violins And Tambourines
Been Caught Cheating
In A Moment
No-one’s Perfect 

Bonus Tracks iTunes version
Zoe
Graffiti On The Train (Stripped)
In A Moment (Remix) 

Limited edition – Second CD
Overland
In A Moment (alternative version)
We Share The Same Sun (Up Close)
Indian Summer (Up Close)
Graffiti On The Train (Stripped)
In A Moment (Remix)

vendredi 15 février 2013

I miss you, Caroline...


Je ne vous ai pas oublié, mes amis… Juste une dose massive de projets au boulot ces derniers temps – pour de bonnes causes – et un autre projet des plus intéressants pour aider un ami, dont j’espère pouvoir un jour vous en dire plus.

Je lisais ce soir le post d’un ami musicien concernant la difficulté de faire son « nid » dans le monde musical sans être vu comme une bête de foire, et ce, plus spécifiquement, en Belgique.
Ne nous leurrons pas, l’industrie du disque va mal : s’il est difficile pour les artistes, parfois mêmes des plus connus, de se maintenir, que dire des jeunes artistes débutants ? Que dire également des décisions de maisons de disque qui utilisent un nombre impressionnant de billets verts pour des campagnes marketing d’artistes tels que Rihanna, Lady Gaga et autres ? Ne serait-il pas plus judicieux de faire usage de cet argent pour faire découvrir au monde de jeunes artistes inconnus et néanmoins talentueux plutôt que de l’utiliser pour faire la promo d’artistes pour lesquels le bouche à oreille des fans fonctionne mieux que n’importe quel autre moyen de communication existant ? J’ai au cours des derniers mois découverts un nombre impressionnant de groupes ou artistes qui m’ont fait vibrer et c’est toujours à la fois un déchirement et une colère intenses de les voir galérer autant… Bien sûr, des sites tels que YouTube, Soundcloud, MySpace et autres leur sont souvent d’une grande aide pour se faire remarquer mais cela ne suffit parfois pas. A mon humble niveau, j’aime partager ces petits moments de bonheur musical sur mon mur Facebook en me disant que si l’un de mes amis est séduit, c’est toujours cela de gagné.
Je ne travaille pas dans une maison de disque : il m’est donc fort facile – et fort indélicat, je le reconnais - de critiquer leur fonctionnement et leur gestion financière. Ce n’est pour autant que je n’ai pas le droit d’exprimer mon point de vue… en laissant l’occasion à l’un ou l’autre représentant de l’une de ces maisons dont les yeux « tomberaient » sur cet article de pouvoir me donner son point de vue.

Cela me rappelle d’ailleurs un autre épisode de vie « coup de gueule-esque » qui, encore aujourd’hui, me peine à chaque fois que j’y songe.

Fin 2009, j’apprenais que mon fournisseur de disques attitré allait mettre la clé sous le paillasson. Une fois la nouvelle avalée, on pense à plein de choses : au fait que ça va être l’enfer de trouver la perle rare, aux habitudes à perdre mais aussi… à ces personnes derrière le comptoir qui, les années passant, ne sont plus des inconnus mais des… des « potes ». Et là… aaah la vache, on a la rage ! Et on commence à cogiter… J’ai pas assez d’argent pour racheter le magasin, j’ai pas d’appuis politiques, la pétition ce n’est pas assez puissant… raaaaaahh ! Bon… m’en vais lui exprimer mon point de vue, à ce patron ! Ca ne sauvera certainement pas le magasin mais il aura au moins le point de vue d’une cliente…
Et c’est donc ainsi que naquit… ceci.


« Très cher monsieur,
Il n'y a pas trente-six façons de faire passer un message : la façon directe reste encore selon moi la plus efficace. Alors allons-y : "Mais nom d'un petit bonhomme, qu'avez-vous dans le crâne?". Il y a quelques mois d'ici, j'entendais dire que Caroline Music allait déménager après de longues années Rue de l’Université. Soit. Cette semaine, j'apprends que Francis fait sa dernière semaine et que Boulle n'en a normalement plus pour longtemps avant de quitter ce comptoir qui a vu défiler plus d'albums qu'on ne pourrait en mettre dans une pièce.
Sachez monsieur que je suis cliente depuis presque vingt ans (une bagatelle comparé à d'autres clients!) et que j'estime donc avoir le droit de vous exprimer ce mélange de déception, de mécontentement, voire de dégout profond.
Au cours des années, j'ai toujours pu compter sur mes trois larrons (Je n'oublie pas Gaétan, visiblement déjà évincé...) pour me dénicher des joyaux musicaux et la perle rare que ni Madame Fnac, ni Monsieur Mediamarkt ne daignent chercher. Vers qui vais-je pouvoir me tourner à présent? Les sites internet? Merveilleux mais cela ne remplacera en rien ces trois personnes que vous considérez comme de "simples" employés. A mes yeux, ils étaient (et sont encore!) bien plus que cela : ils sont devenus des amis que je respecte énormément et avec lesquels j'ai passé de bons moments accoudée à ce comptoir.

C'est donc finalement un double désastre : une institution musicale liégeoise incontournable des amoureux de la musique va fermer ses portes et des employés compétents et agréables sont "mis dehors". Qui en est la cause? Ah oui... vous.

Je serai sans doute la seule à prendre la plume pour exprimer mes sentiments mais très honnêtement, je crois ne pas être la seule à penser ceci. J'ai après tout entendu et vu par plusieurs fois au cours des dernières semaines les réactions des gens à l'annonce de la nouvelle, finalement fort proches de ce qui est exprimé dans les lignes précédentes.

AC/DC disait dans une de ses chansons "For Those About To Rock, We Salute You". Visiblement, le rock et toute autre forme de musique faisant le charme de Caroline Music vous importe peu. Sachez donc, Monsieur, que pour cette raison et bien d'autres encore, je ne vous salue pas et vous respecte encore moins. »



La partie la plus amusante maintenant : le jour où je suis passée déposer la lettre, j’étais, comme d’habitude et tel que décrit dans la lettre, accrochée au comptoir lorsque le destinataire de la missive a fait son apparition dans le magasin. Il l’a ouverte, demandant avec humour s’il s’agissait d’une admiratrice avant de commencer sa lecture et de se diriger vers le fond du magasin… Cinq minutes plus tard, il est revenu et ses premières paroles ont été de demander à ses futurs ex-employés « Mais c’est qui cette Nathalie ? ». Et eux de leur répondre : « Ooh une cliente fidèle… des années qu’elle vient ici ». Il finira par tourner en rond derrière le comptoir avec ma lettre en main et je ne sais toujours pas s’il était furieux, impressionné ou inquiet…

Vous allez me dire : « ouais, mais c’est pas très courageux de ne pas lui dire en face alors que t’étais là ! ».
Certes… mais ce n’est pas faute de l’avoir proposé à mes complices derrière le comptoir qui ont jugé plus drôle de laisser gamberger le type. Ce qui était, avec le recul, effectivement assez amusant.
Ce n’est pas non plus comme si je n’étais pas quasiment en train de manger le comptoir en lui lançant un regard noir… qu’il n’a même pas remarqué. (Oui, je suis très mauvaise pour dissimuler certaines de mes émotions :D )
Et puis aussi… c’est quand même pas comme si je ne lui avais pas laissé une adresse à l’arrière de l’enveloppe si l’envie lui prenait de me donner son point de vue. Chose qu’il n’a jamais faite…

Le 21 mai 2010, Caro Music fermait ses portes en beauté et comme elle nous a toujours fait vibrer : en musique, sur une scène improvisée où des artistes qui l’aimaient étaient venus la saluer une dernière fois. Ce soir-là, j’ai croisé de vieilles connaissances, parfois aussi des personnes que je n’aurais jamais soupçonnées fréquenter l’établissement… Beaucoup d’entre nous ont eu le cœur gros en réalisant qu’on ne descendrait plus cet escalier aux marches étroites et qui craquaient toujours un peu sous notre poids. Qu’on en mettrait plus les pieds dans le « ptit bureau du dessus » pour passer commande de la rareté qui nous faisait envie et qu’ils te dénichaient parfois en… Malaisie ! 

L’industrie du disque va mal mais à partir du moment où le public ne trouve quasiment plus dans les rayons que des « gros » artistes et qu’il est de plus en plus difficile d’obtenir le premier album d’un ptit groupe sympa pas trop connu dans un magasin faisant partie d’une grande « chaîne » (qui a pieds et poings liés par des contrats avec des… « grosses » maisons de disque ?), comment échapper à ce triste destin ? Parce qu’il serait VRAIMENT temps d’arrêter de prendre les gens pour des c** aussi…
Caroline, elle a toujours pris les gens comme ils étaient : qu’ils soient fans de Britney, des Beatles, du Crüe ou de Charles Aznavour, elle s’en fichait tant que vous étiez heureux… Pardon... elle « prenait » toujours les gens comme ils étaient.

Bref… Nous sommes en février 2013 et… bon sang… t’as pas idée mais… I miss you, Caroline…

 

 

mercredi 16 janvier 2013

L’histoire de… "Sister Rosa" (Neville Brothers, 1989)


December 1, 1955
1er décembre 1955
Our freedom movement came alive
Notre mouvement de libération a vu le jour
And because of Sister Rosa you know
Et à cause de notre Soeur Rosa vous savez que
We don’t ride on the back of the bus no more
Nous ne nous asseyions plus à l’arrière du bus


Sister Rosa she was tired one day
Soeur Rosa était un jour fatiguée
After a hard day on her job
Après une dûre journée de labeur
When all she wanted was a well deserved rest
Alors que tout ce qu’elle désirait était un repos bien mérité
Not a scene from an angry mob
Et pas une scène de foule en colère


A bus driver said, "Lady, you got to get up
Un chauffeur de bus a dit “Madame, vous devez vous lever
'Cause a white person wants that seat"
Parce qu’une personne blanche veut ce siège”
But Miss Rosa said, "No, not no more
Mais Melle Rosa a répondu “Non, c’est fini
I’m gonna sit here and rest my feet"
Je vais m’asseoir ici et reposer mes pieds”


Thank you Miss Rosa, you are the spark
Merci Melle Rosa, vous êtes l’étincelle
You started our freedom movement
Vous avez démarré notre mouvement de libération
[…]

Ce début de chanson illustre parfaitement une des périodes les plus sombres de l’histoire des Etats-Unis, celle de la ségrégation raciale.

Elle est cependant plus que cela puisqu’elle relate l’histoire d’une femme ayant réellement existé: la Melle Rosa de la chanson s’appelle Rosa Parks, vit dans l’état de l’Alabama et a effectivement, un jour de décembre 1955, signalé à un chauffeur de bus qu’elle ne cèderait pas sa place à un autre passager. Par ce geste de révolte, elle va écrire une page de l’Histoire.

Elle va être inculpée de trouble sur la voie publique et condamnée à payer une amende. Un groupe de personnes a vent de son aventure et décide de lui apporter son soutien. Ce groupe, mené par un jeune pasteur, demande aux gens considérés “de couleur” de boycotter tout transport public jusqu’à ce que leurs revendications soient entendues. Les afro-américains se serrent les coudes dans ce combat pacifique: vélo, covoiturage, chauffeur de taxis noirs diminuant leurs tarifs… Certains n’hésitaient également pas à parcourir plusieurs dizaines de kilomètres à pied chaque jour. Ce boycott durera 381 jours, mettant à mal les transports publics municipaux.

Finalement, la Cour Suprême des Etats-Unis intervient et annonce le 13 novembre 1956 que la ségrégation dans les bus est désormais anticonstitutionnelle. Le mouvement de boycott cesse immédiatement à l’annonce de cette nouvelle et cet épisode de l’histoire constitue alors une des premières victoires du mouvement afro-américain des droits civiques.

Rosa Parks deviendra alors la “Première Dame des Droits Civiques”.  Le prêtre ayant mené le mouvement de boycott deviendra lui aussi un membre actif dans la lutte contre la ségrégation raciale. Il avait un rêve. Il s’appelait Martin Luther King.  

 

 A l’origine, ce texte faisait partie d’un petit carnet réalisé pour le départ à la retraite de l’une de mes chefs où chaque personne qui le désirait pouvait apporter sa contribution par le biais de différents supports (texte, photo, dessin ou autre…). Pour faire court, les causes sociales et humaines lui tenaient à cœur, notamment quand des droits pourtant si fondamentaux touchaient à l’intégrité des femmes.

Pourquoi avoir pensé à ce texte et l’avoir ressorti aujourd’hui?
Et bien… figurez-vous qu’en plus de la musique, j’ai un intérêt tour particulier pour le cinéma et – par extension – les séries télés. Comme pour la musique, je peux tenter de trouver la perle rare tout simplement pour découvrir les débuts d’un acteur, le premier film d’un réalisateur… quitte à aller chercher ladite perle à l’autre bout de la planète si nécessaire.
Comme pour la musique, mon champ d’action est large, la curiosité artistique est toujours de mise et cela m’a souvent fait découvrir des bijoux du septième art. Des nanars aussi, soyons honnêtes.

Mais j’ai également des acteurs, des réalisateurs, des compositeurs, des scénaristes que je considère comme des génies et dont je complète la filmographie au fil des ans.

Tenez… Leonardo DiCaprio par exemple. Minute, je vous vois arriver avec vos gros sabots, mes gens. « Ouaaaais tout ça à cause de Jaaaack dans Titanic ». Ben… en fait… je dois vraiment vous avouer que de toute sa filmographie, c’est celui-là que j’écarte d’office. Parce que je n’ai jamais compris pourquoi James Cameron ne s’était pas un peu plus battu pour annihiler cette histoire d’amour. En trois films, son Terminator n’a jamais fini dans une bagnole avec une fille à faire… euh, enfin, vous avez compris, je pense.
 

 

 Pour en revenir à Leo, il m’a bluffé il y a tout juste vingt ans dans « This Boy’s Life » (Blessure secrètes en français) face à un De Niro salopard comme il peut l’être. Depuis, je l’ai toujours suivi de près : Gilbert Grape, Basketball Diaries, Total Eclipse, Gangs of New-York, The Aviator… Même les personnages ayant existé ne l’ont pas arrêté: Arthur Rimbaud, Howard Hugues, Edgar Hoover…
Et pourtant, à l’exception peut-être de ses rôles dans « The Man In The Iron Mask » et « Don’s Plum », un film jamais sorti sur le territoire américain où il joue aux côtés de ses deux potes Kevin ‘Entourage’ Connolly et Tobey ‘Spiderman’ Maguire, il n’a jamais vraiment joué le rôle d’un personnage fondamentalement méchant. Jusqu’à aujourd’hui… Jusqu’à ce qu’il croise le chemin de Quentin Tarantino.

Incroyable génie – au sens propre avec son Q.I de 160 – Quentin Tarantino tourmente depuis des années le monde du cinéma classique avec ses œuvres. Monsieur réalise, monsieur écrit, monsieur produit, monsieur est même acteur à ses heures mais surtout… monsieur est passionné par la pellicule, par le fait de raconter une bonne histoire et… de partager tout ça avec nous. Et ça, mes gens, quand soi-même on aime le cinéma, c’est que du bonheur.
Ah oui, bien sûr, dans ses films, ça défouraille un max : les flingues sont monnaie courante et il y a toujours au moins… euh… une victime. Mais on rit aussi : avec sa galerie de personnages tous plus dingues les uns que les autres, le bonhomme s’amuse comme un gamin. Qui ne se souvient pas de cette scène de « Reservoir Dogs » où les protagonistes discutent du choix de leur nom d’emprunt ? Qui ne s’est jamais dit que si Marvin n’avait pas été dans la voiture avec Vega et Winnfield dans « Pulp Fiction », on aurait raté un sacré moment entre John Travolta et Samuel L. Jackson ?
 

 

 Vous allez me dire que je me suis plutôt éloignée du sujet de départ… Et bien, pas tout à fait.
Si je vous parle de DiCaprio et Tarantino, c’est parce que ces deux-là ont (enfin !, j’ai envie d’écrire) décidé de collaborer ensemble sur un film.
Situé un peu avant le début de la guerre de Sécession, « Django Unchained » raconte l’histoire d’un dentiste reconverti en chasseur de prime, interprété par Christoph Waltz - déjà présent dans « Inglorious Basterds » - et de Django, un esclave noir, joué par Jamie Foxx. Le premier cherche à trouver deux meurtriers, avec l’aide du second. Mais Django cherche lui aussi quelqu’un : sa femme qui lui a été enlevée et qui est esclave dans la plantation de Calvin Candie, DiCaprio donc. Les deux hommes vont s’entraider dans leur quête respective mais évidemment, il y aura quelques obstacles en cours de route. Sinon, ça ne serait pas un Tarantino…

Vous l’aurez compris, le film laisse entre autre entrevoir toute la stupidité et la cruauté dont on a su faire preuve dans le passé vis-à-vis de la communauté noire… Un peu moins d’un siècle plus tard, Rosa Parks va donner un coup de pied dans la fourmilière et faire un peu bouger les choses.
Malheureusement, cela ne veut pas dire que tout est aujourd’hui résolu… On peut même se demander si, avec le temps qui passe, les choses ne vont pas parfois en s’empirant. La manifestation contre le mariage gay à Paris de ce début de semaine démontre bien à quel point la stupidité est toujours de mise…
Ce qui ne doit pas forcément nous empêcher de clamer haut et fort et si le cœur nous en dit, notre opposition à ce(s) type(s) de pensée(s) moyenâgeux et de faire, nous aussi, un peu bouger les choses.

Je n’ai pas encore vu le film et ne peux donc juger de sa qualité mais je fais confiance à ces deux-là et pense pouvoir déjà affirmer que je vais passer un bon moment de cinéma. La bande-annonce donne déjà un peu le ton finalement : intro avec une chanson de Johnny Cash, style visuel « tarantinesque » caractéristique, tandem efficace de héros, sans oublier une bonne vanne pour la route, « Django Unchained » est sorti aujourd’hui sur nos écrans… « Yapluka », comme on dit…
 

 

 

mercredi 2 janvier 2013

45 - 6 - 10 – 16 - 5 - 3510 (ENGLISH)


2012 is gone and we didn’t get that end of the world all the media had told us (a lot!) about. Good thing though as it gives me a chance to present you a series of “2012 Live shows” awards. Over the last twelve months, I went to quite a lot of live shows – some were reviewed on this blog – and it’s a good opportunity to make some retrospective…
 
In category “Those who are legends and that we wanted to see ‘for real’ before being buried six feet under (them or us, by the way)” : Paul McCartney, Lou Reed, Patti Smith, Alice Cooper et Slash.
 
These five were a true visual and auditive delight: having in front of your eyes artists that initially performed songs that are still legendary, it’s quite a thing… I still have a lot of tenderness thinking back of Lou Reed who seemed a bit tired but who still had magical fingers when it came to play guitar, I salute the charismatic energy of Patti Smith, I remember with great pleasure of the Lord of Darkness raising the crowd under such typical Belgian heavy rain and was glad to see that Slash found himself an amazing entourage to keep the Guns’n’Roses alive… without the Guns, actually.
Cherry on the cake was of course Sir Paul McCartney : when I was 8, I was telling everyone that “when I’m grown up, I’ll marry McCartney”. Years went by and somehow, I had more or less forgotten the idea to see him but he still had a big part of my heart. And then, here it is… we saw each other. Well, you know, he didn’t really see m but I was there, feeling a bit like in a dream, to be honest with you. Right in front of me, one of those men who made the History of Music. A “beautiful” man: a beautiful soul in a very energetic body. It may sound stupid to you but… at 35, I think I’m still in love with like I was when I was 8. And have that weird feeling that a guy like Paul McCartney will never die…
One last line for four other persons : I wasn’t going to that show only to see a former Beatles but also to “meet” Rusty Anderson, Brian Ray, Adrian Wickens and… Abraham « Teddy Bear » Laboriel Jr, his musicians.
 

 

In category “Those who weren’t expected but who smacked you on the face anyway”: The Ting Tings, Ed Sheeran, James Morrison, Milow, Jake Bugg, Ginger Wildheart, Joan As Police Woman.
 
I had listened to The Ting Tings’ albums and even if I liked them, I still wasn’t thinking it was extraordinary. Once the couple is on a stage, that’s a very different story. On stage, the Ting Tings is a great band: nice energy, great interaction with the audience… Say what what you wanna say but in the end, everything matters. Best proof is that I’ve since played their albums again and… don’t quite listen to them the same way! Great deal, those double T’s!
Ed Sheeran and James Morrison stand on a road that I fear to take most of the time… just because half of the teen kids – mostly the female version – blindly worship such artists based on a physical appearance. I know… not very nice but unfortunately, that’s mostly the case. That being written, after I heard those two at Rock Werchter, I told myself they had… well.. erm… balls: still not a fan but they at least got my respect that day.
Jake Bugg is a young fella barely out of teen age who impressed me with his six cords and his guitar skills despite a very noticeable stress as he was acting as Noel Gallagher’s High Flying Birds’ opening act. He impressed me enough to make me want to see him again as a main act.
Ginger Wildheart is one of those bands who burned a place down to the ground. Not a foregone bet knowing they were the opening act of… Slash. And yet, they rocked! Without much difficulty, they were approved by the audience and managed to make this one dance and sing even before the arrival of the guitarist with the famous hat.
Joan as a Police Woman moved me… during and after her performance. Opening act of Lou Reed, the young woman performed melodies that go straight to your heart with a soft and tender voice. On many occasions, I told myself she could have written songs for Jeff Buckley as her style was close to his, as her songs were dealing with deep sadness… Random shot or incredible feeling, I found out, after going back home, that Joan shared the life of a man before he sadly passed away. That man was… Jeff Buckley.
 

 

In category “Those who weren’t expected and that will be sent home without the second”: The Vaccines, Snow Patrol, Soko
 
I think it’s all in the title… Generally speaking, I don’t like to write mean lines on artists: you may find a few bad comments on my articles but you’ll never read a review speaking of an album or a live show that I didn’t like at all. Life’s too short to speak about things we don’t like: it’s better to share things we cared about, right?
People talked to me about The Vaccines being a great deal but… I didn’t feel anything. Same issue with Snow Patrol : I had the feeling of listening to the same tune all through their set.
Concerning Soko, I had that irrepressible desire of hitting her at the end of the third song. Don’t worry, I didn’t. 

In category “Those who rocked the place while not exactly living in the same world”: The Dropkick Murphys, Scissor Sisters, Keane
 
These three ones are the living proof that the atmosphere of a live show isn’t necessarily due to the style of music performed but to the people performing it. The Dropkick Murphys warmed up the Rock Werchter stage with their solid Irish-rock  while The Scissor Sisters, colorfully dressed, made the Ancienne Belgique crowd dance to their as much colored pop music and even managed to convince a few skeptic ones who were there that night that they were a very interesting band. Keane has showed all its power as a band on Le Cirque Royal stage where Tom Chaplin’s voice may still be around… somewhere.
 

 

 

 

In category “Those who made you cry and you didn’t even see those tears coming out of your eyes”: Paul McCartney, Mika, Noël Gallagher, Slash, Keane.
 
Did I cry during a live show? What do you think? If you seriously think you were dealing with a Terminator, you’d better turn to James Cameron for that kind of “person”… Of course I cried! Something for almost nothing, sometimes for a big thing; some tears of sadness, some tears of joy…
“The Long and Winding Road”, “Let It Be”, “Hey Jude”, “Happy Ending”, “Rain”, “Love Today”, “Underwater”, “If I Had A Gun”, “Talk Tonight”, “Don’t Look Back In Anger”, “Civil War”, “Blues Jam”, “Paradise City”, “Neon River”, “A Bad Dream”, “Bedshaped” or “Sovereign Light Café”… That’s a big pack of tears to deal with, sometimes provoked by a sentence that touched my heart or simply by the beauty of the moment. And frankly, I wouldn’t deprive myself from these emotions…
 

 
 

 

In category “Those who shouldn’t be put apart because they still can do it”: Status Quo and… nah, I won’t put guys like Lou Reed, McCa or Alice on that one. You can’t put a legend apart…
 
Journalists often mention that some “old bands” should put their instruments on the side and enjoy a well-deserved retreat. Don’t agree! Well… maybe some should probably think of that option. Some of them even say it’s their last tour : take Johnny Halliday, for example… On that one, my friend Sam will probably say he still has yeaaaars before considering that option. ;)
Status Quo also has a long time because going on a retreat: I loved their performance on the Suikerrock stage! They know how to play the music and how to deal with a crowd. And – little thing that can’t hurt – they looked like they were enjoying themselves and loving to perform for the audience and you can say what you wanna say but that remains a important element that the crowd can definitely sense. Show your audience you like to play in front of them and it may give you plenty of love in return…
 

 
In category “So… what are your impressions on music festivals?”: Rock Werchter, Suikkerock and Les Ardentes.
 
Let’s start with the one that hurts: Les Ardentes. Great line-up: famous names (Patti Smith, Morrissey…) with young ones (Edward Sharpe, White Lies…). The hurting point is that Les Ardentes is a very music festival with many paradoxes: at the admitting point, there was an excess of control and you can’t enter the site with your deodorant (and must therefore pay a locker or… throw it in the garbage) but once you’re in it, you have access to so much alcohol that you end up being on a place where you don’t always feel safe at the end of the day. Knowing what happened that year on the camping site, it looks like my feeling wasn’t so much exaggerated.
Rock Werchter is always nice... except when it rains, of course. Main disadvantage of all music festivals… Luckily, we just had a little rain shower and had nice weather all day long after that. Delightful line-up (Dropkick Murphys, Florence + The Machine, Milow… and Red Hot chili Peppers to end the day), very little waiting time in the stands, nice attitude of the staff and the employees and friendly atmosphere between spectators… There’s simply… nothing bad to say about this one. Let’s add that this night, I was attending the live shows but was also checking on the Soccer Euro Championship final through text messages sent by my friends, where my fav team (Spain!) won another Copa. If I weren’t able to see the game live, I were able to check the roja celebrating their victory on one of Rock Werchter’s giant screens. Ha-ppi-ness!
Suikerrock is another music Festival that I warmly recommend you. Based on the town of Tirlemont, this music festival takes place on the main square of the town, right next to a superb church. Mika will express his feeling on that church during his set… The mood is more “family-ish” than Rock Werchter, probably due to the size of the site itself, smaller than Werchter. During the festival, the city transforms itself in a giant marked with streets filled with covered stalls.
Let’s also add that in the middle of that conflicted issues between the two main Belgian communities, Tirlemont – or Tienen in Flemish – is a living proof that everyone should be cautious with prejudices : even though I’m a Walloon, I was welcomed by the citizen as… a Belgian. Here’s something to shut up the mouth of slanderous Flemish and Walloons people!
 
In category “When I see you in your videos, it’s love at first sight and it’s the same thing when I see you for real” : Jack White
 
Well… Jack White has always had a massive effect on me. He’s not super handsome, he’s not a super singer, he doesn’t always write melodies that I like but… once he picks up his guitar and starts a song, something’s happening inside of me. The thing is that I can’t explain to you what happens… but at the end of the day, is it really necessary to explain the why and wherefore when it’s all about music?
Anyway… seeing Jack White on stage is REALLY something that is worth to be seen. Even when you put aside that genius idea of going on the road with two different bands – one female and one male band – and the visual side of the stage (the blue tone linked to the color of his solo album cover and the reminiscence of the number “3”), the performance and the presence of the 6’4’’ guys remain amazing. When he plays a song, that man is both in his own world and in full osmosis with his band… I can live a hundred years, I will always remember that glance he gave to the audience. A glance with a self-confidence close to 2000%. At the same time, when numerous stars often mention his name as a possible collaborator, it may not be that surprising.

 
 

In category “When I see you in your videos, it wasn’t love at first sight but only a wise man changes his mind sometimes while a fool never does” : Noel Gallagher
 
Noel Gallagher and his High Flying Birds will always be the biggest surprise of 2012. I never had a thing for Oasis in my teen years and suddenly, 30 seconds after Gallagher’s band started their set at Werchter, I suddenly turned my head and… fell in love. Then, you can think “Why not?”. But when you stick to Noel and his fellow musicians for weeks after that show and even pushed the limit to go abroad and see him again in Lille, it’s beyond some “Why not?”. What happened? Still don’t know… I though started digging some information on the former guitarist of Oasis. Enough to realize that beyond these wonderful melodies that are way much beautiful when they’re sung by him and not his younger brother, there’s a guy that I feel connected to, that touches my heart and, also… that has that British sense of humor that I care so much about.
Even if, like I wrote it, only a wise man changes his mind sometimes while a fool never does, I don’t want Oasis to come back: I care too much for Mister Gallagher’s self-talent.

 

In category “Those who were the most beautiful encounters of the year… and not only musically talking”: Belakiss and Imagine Dragons
 
How can I not mention these two bands? English band Belakiss were Kasabian’s opening act and I was immediately attracted to their excellent melodies. Very important thing to consider as well, they’re damn good on a stage and seduced the audience when they played in Belgium. Let me also remind you of that funny anecdote of me buying their album in Taiwan when the band practically lives next-door!
 
 

I found out about Imagine Dragons by chance thanks to their “It’s time” video and I thought their music deserved to be spread over the borders. I wrote an article but was far from imagining then how of a big way the foursome would make such in the United States. When I learned they’d bring their music gear in Belgium, I couldn’t miss that moment. And it was an excellent moment, to be honest with you… Musically and personally. Seeing Imagine Dragons live is pure happiness and great energy to feel…
 

 

Belakiss and Imagine Dragons have a few common points…
I won’t tell you much on that subject but these two bands had the particularity of causing very unexpected surprises… Don’t be scared, nothing much to worry about because… these surprises generally brought a large smile on my face.
Important thing, these two bands always have a moment for their fans: after their respective performance, I witnessed them staying near the venue to have a word, have a picture taken or signing any stuff the fans would give them… When musical talent is associated to respect for the fans, it’s impossible for me not to mention that. I hate those artists who are dumba*** because they have some success. Those two don’t play that game and I wish them to remain as humble and nice as they are.
I’ll keep an eye (and ear) on Belakiss and Imagine Dragons because I firmly believe in those two bands : they’re “young” bands and unfortunately still not very well known in our region. Not exactly my type to give up on people I believe in and, moreover… you don’t give up on your “friends”, right? ;)
 
Now would be the perfect time to tell you about those numbers on the article’s title: they’re not tests to get hired by any firm or the secret combination of a vault in which I hid musical jewels… In fact, they’re not even related to what’s written in the previous lines but 2012 is over, let’s be mad for a moment, eh! Although… maybe there might be a little connection…
45… like the 45 artists I saw that year on a stage
6… like the 6 towns my Doc Martens went to
10… like the 10 venues I tapped my feet in rhythm
16… like the 16 new friends I got while attending live shows, coming from…
5… like 5 different countries of the world.
As for the “3510”, well… it’s the number of kilometers I spent on the road, between Belgium and France, to meet with these artists.
 
Wanna know something else? I think 2013 will be as great as 2012. Because my schedule is becoming busier and busier and I will probably had some more dates to add to it as months go by. A little overview?
-      Return of the prodigal Jake Bugg, not as an opening act, but as a main artist
-      The Killers, Sin City’s foursome
-      Let’s keep up with the Las Vegas ‘artists with another foursome, the Imagine Dragons
-      Journey to London to celebrate Mr Clapton’s 50th year career (with his friends : Steve Jordan, Doyle Bramhall Jr or Paul Carrack…) on the stage of the famous Royal Albert Hall
-      The weekend after : same venue (can’t help it, I’m in love with that evnue…), different artist. Another guitar legend, Mister Mark Knopfler.
-      Legend, legend, here comes another one… Mister Springsteen at the TWClassic can’t hurt
-      And finally… meeting again with Robbie Williams after years of “live show separation” 

Besides, I discovered a few great bands/artists over the last few months, or even years, that I’d very much like to see coming in a city of my country: The Chase, The Cornerstones, Expatriate, Nico Vega, Orianthi, The Parlotones, Run From Cover, but also the Canadians of In-Flight Safety.
Can’t forget about the unforgettable ones that I’ve been waiting for years now: Stereophonics, Sixx : AM, The Wallflowers and…well… John Mayer (I’m sure I’ll end up writing him a damn letter to tell him about that very deep sadness of never being able to see him on  a stage near my country!).
What about you? Anything planned already? Emotions put in a box ready to be released one night during a great concert?
 
I can’t end this article without wishing you all a happy new year. May 2013 bring you all the happiness of the world. May it also bring you a lot of music notes to send away the worries and the pain, to revive the joy and happiness, to dance tied up on a sweet ballad or on a rock’n’roll sound, to love or to hate or simply to forget… To change your life or… to make it even more beautiful.