jeudi 3 novembre 2011

Fountains of Wayne - Sky Full of Holes (2011)

Ma première rencontre avec « Fountains of Wayne » doit dater d’il y a un peu moins de deux ans… Les FoW, comme ils sont communément appelés de l’autre côté de l’océan, font partie de ces heureux hasards d’associations dans mon petit monde musical…

La personne qui avait au départ attiré mon attention était Adam Schlesinger, bassiste et co-auteur des chansons du groupe, pour un projet dont je ne manquerai pas de vous parler un jour…. Le bonhomme a déjà un sacré C.V. à son actif, rien que par les nominations dont il a fait l’objet : Emmys, Grammys, Tonys (pour les prestations à Broadway, comédies musicales donc…), Golden Globes et même le célèbre Oscar (That Thing You Do !, première réalisation de Tom Hanks). Comment diable n’ai-je jamais pu entendre parler de ce type et de ses copains de « Fountains of Wayne » ? Allez savoir… Toujours est-il qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire… J’aurais pu passer à côté d’une tranche de bonheur musical…

Le groupe a sorti pendant les vacances d’été son cinquième album, titré « Sky Full of Holes » (ciel plein de trous). Eté… cette saison correspond tout à fait au groupe. Leurs chansons mettent toujours de bonne humeur et sont pleine de fraîcheur. Leur musique a souvent été qualifiée de « bubble-gum pop », style musical ayant souvent une connotation négative. Et pourtant…
L’une des forces des « Fountains », c’est de délivrer des mélodies sympathiques sans excès d’effets de studios : quand j’écoute leurs chansons, je me vois assise dans l’herbe un jour de grand soleil ou sur le siège d’une voiture à chanter l’une des chansons… mais toujours en compagnie d’ami(e)s avec lesquel(le)s nous délirerions un maximum…

L’autre qualité du groupe, plus forte encore que leur musique, est l’écriture : ils sont de merveilleux et brillants conteurs d’histoires et ce depuis leur premier album, sorti en 1996. Il est difficile de ne pas accrocher aux histoires de Barbara, de Michael et Heather (Traffic and Weather), de Julie ou de la maman de Stacy (Welcome Interstate Managers) et d’avoir l’impression de faire un peu partie de leurs vies malgré leurs déboires… Parfois aussi, Chris Collingwood nous susurre à l’oreille des histoires plus personnelles, telle celle vécue avec sa Subaru de 92 (Traffic and Weather) mais… où se situe la réalité et où commence la fiction ? En même temps, est-il nécessaire de savoir si la chanson est le fruit d’un vécu ? N’est-ce pas mieux de juste se laisser porter par l’histoire ?
Ils réitèrent ici cette formule gagnante en alternant les deux genres… avec toujours autant de brio. Dès la première écoute, j’ai compris que j’avais encore entre les mains un album dont je n’allais pas regretter l’achat. De la plage de début jusqu’aux toutes dernières secondes du disque.

Il n’y a qu’eux pour arriver à parler avec aisance et simplicité de travail manuel(Workingman's Hands), de deux types qui traînent la guigne derrière eux comme une malédiction (Richie and Ruben), des limites d’un père de famille lorsque le destin frappe (Action Hero)… De la même façon, c’est avec beaucoup de douceur et tendresse qu’ils nous expliquent comment s’y prendre avec une amie déprimée (Hate To See You Like This) ou qu’ils partagent avec nous une conversation à propos d’une chanson écrite en pleine tournée pour une petite amie (A Road Song)…
Bref, vous l’aurez compris, chaque chanson est un pan de vie ou un point de vue exprimé vocalement par Collingwood, non sans citer certaines personnalités au passage (Will Ferrell, Steve Perry…). Le titre de l’album est lui-même extrait d’une des chansons de l’album, la dernière, et prend une valeur des plus solennelles compte tenu du sujet abordé… A vous d’aller le découvrir.


Une mention spéciale est accordée à la couverture de l’album : généralement, les artistes choisissent une « œuvre » originale crée pour l’occasion alors qu’ici, il s’agit ici d’un diorama de Lori Nix intitulé « Library » créé en… 2007. Pour mieux visualiser de quoi je parle, cliquez ici
Dernière info pratique : si vous êtes, à votre tour, séduits par les FoW, ils seront de passage au Botanique le 7 novembre prochain... Qui sait, peut-être nous y croiserons-nous ?

Allez, un petite dernière pour la route, probablement ma préférée de l’album (Aah quelle rythmique, mes enfants !) :


Discographie :
1996 - Fountains of Wayne
1999 - Utopia Parkway
2003 - Welcome Insterstate Managers
2007 - Traffic and Weather
2011 - Sky Full of Holes

mercredi 2 novembre 2011

L'histoire de... "Nuit et Brouillard" (Jean Ferrat - 1963)

Ceux qui me connaissent le savent : la chanson francophone et moi, ça fait deux… Genre l’eau et le feu… Ou l’hiver et l’été (quoiqu’en Belgique, on n’est pas très regardant question saisons. Soit.). Je reconnais qu’il y a de superbes paroles de chansons françaises et de très bons interprètes mais que voulez-vous ? Mon cœur est anglophone jusqu’à la moelle des os. Vous trouverez donc fort peu de références francophones sur ce blog. Je vais pourtant faire une exception aujourd’hui avec la chanson « Nuit et Brouillard » de Jean Ferrat.

Pour ceux d’entre vous qui ont des notions d’histoire, le titre parle de lui-même. Pour les autres … L’opération « Nuit et Brouillard » (en allemand « Nach und Nebel ») fait suite à une directive signée en 1941 par Adolf Hitler autorisant l’armée à interpeller toute personne représentant un danger pour le Reich. Ces personnes étaient tout bonnement arrêtées et envoyées en Allemagne où elles devaient être « éliminées » dans la discrétion la plus totale.
La chanson de Jean Ferrat reflète à bien des niveaux cette période noire de l’histoire. Par sa chanson, il évoque le voyage et le séjour de vingtaines, de centaines, de milliers de déportés. Il parle des heures écoulées derrière les murailles des camps, de la foi perdue… Il proteste aussi : il explique que non, il n’écrira pas des chansons d’amour parce que la guerre est finie depuis longtemps.
En effet, quand « Nuit et Brouillard » sort, nous sommes en décembre 63, en pleine période yé-yé : Sheila nous dit que « L’école est finie » et Johnny annonce que « Pour [lui] la vie va commencer »… la place est donc à l’optimisme bubble-gum et non pas à la parole engagée. Conséquence : l’Office de radiodiffusion télévision française (ORTF), organisme en charge à l’époque des diffusions radio et télé, interdit le passage de la chanson sur les ondes. Pourtant, « Nuit et Brouillard » passera tout de même entre les mailles du filet pour atteindre le public qui adhère à la chanson.

Il y a bien plus que de l’engagement dans cette chanson : il y a une histoire personnelle, une blessure… Jean Ferrat, né Tenenbaum en 1930, est le fils d’une fleuriste et d’un joaillier. En 1941, son père est victime d’une rafle et sera envoyé à Auschwitz d’où il ne reviendra jamais. Pas étonnant dès lors qu’il y ait autant de cœur et d’émotion dans « Nuit et Brouillard ». L’espoir subsiste pourtant dans cette chanson puisque Ferrat évoque les prisonniers qui ont survécu…

Des prisonniers sont effectivement ressortis des camps : certains n’ont jamais eu la force de raconter ce qu’ils ont vu et subi, d’autres ont au contraire partagé leur expérience pour se décharger de ce poids ou parce qu’oublier, c’est nier l’existence de cette page de l’histoire. Paul Brusson appartenait à cette dernière catégorie.
Ancien déporté, Paul Brusson était un de ces « Nacht und Nebel » expédiés dans les camps de concentration. Au cours de ses trois années de captivité, il séjournera notamment dans les camps de Mauthausen, Güsen et Dachau d’où il sera libéré en 1945.
Après son retour, il entrera à la police et deviendra en 1977 commissaire de Police en chef de la Ville de Liège.
Suite à son expérience, il deviendra également un vif défenseur de la démocratie, du respect de l’être humain et oeuvrera sans relâche pour prévenir une résurgence de l’extrémisme sous toutes ses formes. Il parlera de son expérience dans un livre intitulé « De Mémoire Vive » et sera notamment un des acteurs ayant mené à la création de l’asbl Territoires de la Mémoire dont vous avez probablement déjà vu le petit triangle rouge, symbole de l’association.

Il sera aussi un infatigable intermédiaire vers la jeune génération, retournant plusieurs fois par an sur les lieux de son incarcération, mettant de côté peine et douleur passées pour faire comprendre à de jeunes adolescents les dangers du nazisme et faire d’eux des Passeurs de Mémoire.
Paul Brusson s’est éteint jeudi dernier et a reçu ce matin les honneurs militaire, policier, politique et civil lors de ses funérailles.

Si j’ai fait une exception dans mes habitudes musicales, c’est parce que j’ai eu la chance de rencontrer cet Homme d’Exception. Un Grand Homme. Le seul ayant finalement jamais réussi à m’impressionner réellement au cours de mes 34 années de vie sur cette terre. Ne me dites pas que je me suis trompée. Ne me dites pas que « homme » s’écrit avec un petit « h ». Parce qu’il faisait partie des êtres humains qui ont œuvré pour ouvrir l’esprit et le cœur des gens, pour les sensibiliser aux dangers de l’extrémisme aveugle et de l’intolérance. Par son action au cours de ces nombreuses années, ce sont des centaines – oui, des CENTAINES – de jeunes qu’il a touché, des jeunes qui restent aujourd’hui porteurs de la Mémoire. Pour cela, il mérite amplement ce grand « H ».

Je suis fort attristée du départ de Monsieur Brusson : sa disponibilité, sa simplicité, ses mots gentils pour chacun, son franc-parler et surtout, surtout, cette petite étincelle au coin de l’œil lorsqu’il discutait avec « ses » jeunes me manqueront… Mais en même temps, je réalise aussi la chance j’ai eu de pouvoir le rencontrer et de le voir faire ce qu’il faisait le mieux. Je doute de pouvoir un jour retrouver une personne d’une telle étoffe. Même en vivant aussi longtemps que lui…
Cela faisait six jours que je cherchais une chanson qui serait à la « hauteur » de Monsieur Brusson. C’est finalement lui qui me l’a amenée. Cette chanson a ouvert la cérémonie de ce matin, cette chanson que l’on a présentée à la foule venue le saluer une dernière fois comme étant une de ses chansons préférées. Après tout, qui mieux que lui et ses « compagnons » pouvaient la comprendre ?



 

vendredi 28 octobre 2011

Vegas - Le Tipi, Liège (21/10/2011)

Vegas venant en concert au Tipi à Liège, j’avais l’occasion rêvée d’aller vérifier de mes yeux (et de mes oreilles !) si le groupe était aussi bon en « live » qu’en studio…
Ceci dit, avant d’en arriver là, je me suis vue proposer une nuit dans un mini-tipi devant la salle de concert… Ca m’apprendra à me tromper d’un jour dans la réservation, tiens ! Cette anecdote m’aura au moins permis de faire connaissance avec Patrick, le maître des lieux, et de constater qu’il se coupe en quatre pour ses clients au point même de suggérer un lieu de restauration des plus agréables (La Charbonnade, en Roture)… Ca, c’est du service…
Vous l’aurez compris : au Tipi, on pratique l’humour, on ne se prend pas la tête et on vient pour y passer un bon moment. C’est un peu la  marque de fabrique du quartier finalement : il suffit d’y promener ses godasses en plein 15 août pour le vérifier… 

Bref, revenons à nos moutons… Quoique « moutons » ne soit pas vraiment le terme adéquat pour parler des quatre garçons de Vegas. Ou alors un mouton doté d’une sacrée énergie !

On commence avec une entrée en scène progressive des différents membres du groupe. D’abord David, le batteur, suivi de John, le bassiste. Suivent ensuite Seb, le guitariste et enfin, Al, le chanteur.

Et puis on entre dans le vif du sujet d’un coup, d’un seul avec « Just Lovers ». Comme ça, ceux qui ne connaissent pas le groupe comprennent de suite à qui ils ont affaire. J’en ai d’ailleurs profité pour me retourner vers les trois amis que j’avais emmenés : l’un d’eux m’a lancé un regard qui était on en peut plus évocateur. Genre « Ah ouais, OK, ça va être sacrément rock’n’roll ! ». J’avais pourtant prévenu…

Lorsque j’avais rédigé ma chronique sur l’album, j’avais précisé que « Welcome on the Deafloor » était la chanson qui me plaisait le moins. Force est de constater qu’en version « live », la chanson prend une autre dimension. Je la trouve en tout cas bien plus agréable jouée sur scène qu’écoutée le casque sur les oreilles…

J’avais aussi écrit que le chant sur « Feel High » tenait de la haute voltige et qu’elle ne devait probablement pas être aisée à interpréter en « live »… J’étais donc fort curieuse de voir le résultat et n’ai pas été déçue. Soyons même carrément honnête : au niveau vocal, j’en ai pris plein les mirettes. Al a une aisance naturelle au niveau de la voix et si cette dernière peut lui faire faux bond une milliseconde à peine perceptible si ce n’est pour quelqu’un qui cherche « the » défaut (en l’occurrence, moi !), il se connaît suffisamment que pour rectifier le tir à une vitesse incroyable.

Les autres membres du groupe ne sont pas en reste : chacun sait ce qu’il a à faire et assume sa partie comme il se doit. Après quelques chansons à les observer attentivement les uns après les autres, je me rends vite compte que chacun a sa place et que sans l’un d’eux, les chansons n’auraient pas le même peps… « Another Day » n’aurait pas ce charme sans la partie batterie, « Fashion Song » ne serait pas soooo fashion sans ces accords de basse et la « The Fool » ne ressemblerait à rien du tout sans la guitare de Seb !

Les garçons s’échangent d’ailleurs régulièrement des regards complices et semblent prendre plaisir à jouer de la musique, voire même à se taquiner : quand retentit « I don’t wanna dance » (Je ne veux pas danser), Al croise les bras devant Seb, lui faisant comprendre que non, il ne dansera pas. Du moins pas avec Seb…

Mention spéciale à la reprise de la chanson « I Kissed A Girl » de Katy Perry!  J’aime déjà beaucoup la chanson de base, co-écrite par le suédois Max Martin, un de mes auteurs-compositeurs-producteurs préférés et j’ai beaucoup apprécié cette version-ci.. Visiblement, le public aussi puisqu’il a accompagné le groupe en tapant dans les mains.

Le concert a duré un peu plus d’une heure et reprend principalement les chansons du second album. Je pourrais reprocher au groupe de ne pas avoir inclus une ou deux chansons de leur précédent opus mais il s’agirait ici de l’expression d’une frustration personnelle  intense de n’avoir encore pu mettre la main sur ce satané premier album. J’ai depuis découvert que le catalogue du groupe est disponible via la nouvelle action de chez Delhaize et vais donc tanner mon entourage afin d’obtenir les précieuses pochettes à téléchargements.
Pour ceux que ça intéresserait, suivre le lien ci-après :
http://www.delhaizemusic.be/browse/artist/id/28610

Seule énorme déception pour moi : aaaah que j’aurais bien voulu voir à quoi ressemble « A Hour With » en live… Après tout, elle reste ma favorite de l’album. Mais on ne peut pas tout avoir. J’ai en tout cas au moins passé une bonne soirée et un bon moment musical. C’est déjà pas mal en soi.
Après cette soirée, deux de mes amis sont également convaincus que le groupe valait le déplacement. Et la troisième personne? Et bien… elle était déjà toute dévouée et a attendu avec grande impatience « Better Days », sa favorite. Jouée à la fin. Tout vient à point à qui sait attendre, my dear…

L’adage était d’ailleurs valable pour moi aussi.. Maintenant, je sais ce que Tatiana Silva venait faire dans les remerciements de l’album. Merci Mister Nico… Merci également à Mamselle Laurence de son enthousiasme débordant. Et un énoooorme « bètch » à Mister Patrick qui peut ranger mon mini-tipi jusqu’à la prochaine fois…

Pour ceux qui voudraient découvrir ou faire durer le plaisir, Vegas jouera encore en région liégeoise le 27/11 à  la péniche Inside Out.

Tracklist du concert:
-         Just Lovers
-         Katy Spears
-         The Fool
-         Living in a Shadow
-         I Kissed A Girl (reprise de Katy Perry)
-         Another Day
-         Feel High
-         Fashion Song
-         Better Days

mercredi 26 octobre 2011

Kasabian - Velociraptor! (2011)

Ma première rencontre avec Kasabian ? Je plante le décor…

A l’époque où notre plat pays disposait encore de la version anglophone de MTV et non pas de cette version édulcorée francisée, je faisais usage de la célèbre chaîne musicale comme d’une radio : télé allumée, je suis ailleurs à faire autre chose… Dans la pièce d’à côté, c’est un concert « live »… le riff de guitare est épatant et la phrase « Shoot The Runner » (Tuez le coureur) m’intrigue. Je craque et cavale dans la pièce d’à côté et ne décollerai pas du divan avant le générique de fin. Voilà pour ma rencontre avec Kasabian, moins douloureuse que celle avec Linkin Park où j’ai raté le tournant et ai fini avec le gros orteil éclaté sur un coin de meuble.

Leur nom ne me semblait pas étranger de prime abord. Après recherche, il n’a au départ rien à voir avec le monde de la musique. Le nom de Linda Kasabian est étroitement lié à celui de Charles Manson, ce fou furieux connu pour avoir massacré plusieurs personnes,  dont Sharon Tate, la femme de Roman Polanski alors enceinte de 8 mois.
Si de prime abord, choisir le nom d’une proche du tueur peut paraître un peu dingue, il faut aller voir plus loin… Linda Kasabian faisait certes partie de la « famille » Manson mais elle a surtout été le témoin-clé du procès qui a envoyé le gourou tout droit en prison.

Certaines vidéos du groupe sont intéressantes, soit grâce à leur fil narratif (« L.S.F. » où l’intrigue se passe au sein d’une prison pour femmes, « Fire » où le groupe dévalise une banque ou encore « Empire » où la trame se situe en pleine guerre de Crimée), soit par la technique utilisée (« Shoot The Runner », vidéo réalisée par Alex & Martin - déjà responsables du « Seven Nation Army » des White Stripes – où Kasabian se voit colorisé…)

Si Tom Meighan, le chanteur, est doté d’un physique à la Tobey Maguire, il est bien loin du côté « propret » de l’américain : il n’hésite pas à ouvrir la bouche pour dire les choses telles qu’il les pense, quitte à choquer un peu au passage. Il apprécie particulièrement s’attaquer à ses pairs : c’est ainsi qu’il n’a pas hésité à traiter Pete Doherty de « pu** de clochard »…
Mais laissons de côté cette considération « people » pour nous préoccuper de sa musicalité… La voix de Meighan ressemble à s’y méprendre à celle de Damon Albarn, ex-Blur et maintenant Môsieur Gorillaz (entre autres) et vaut donc le détour car il est capable de jolies prouesses vocales.

Il le prouve encore sur « Velociraptor ! », quatrième opus du groupe que j’ai écouté avec une attention toute particulière… Le premier extrait de l’album, « Days Are Forgotten », avait déjà tout pour séduire et l’album tient tout autant la route.

Dès la première écoute de « Days Are Forgotten », j’ai vu… James Bond. Quand j’entends « I am not here, I'm just a silhouette you will never ever ever forget » (Je ne suis pas là, je suis juste une silhouette que tu n’oublieras jamais), je ne peux pas m’empêcher de penser à cette fameuse ombre chinoise de James Bond se promenant devant le canon de l’arme qui cherche à le tuer. Et quand on a titré deux films « Tomorrow Never Dies » et « Die Another Day », « Days Are Forgotten » ne ferait pas tache comme titre pour un film du célèbre espion !


Si « Goodbye Kiss » est une chanson pleine de légèreté qu’on écouterait volontiers couché dans l’herbe à ne penser à rien sinon apprécier la douceur du moment, ne voyez pas dans « La Fée Verte » une allusion à la fée Clochette de Peter Pan mais plutôt à un liquide verdâtre au goût anisé et à ses conséquences sur notre héros… A partir du moment où il lâche « Lucy in the Sky » (Tiens, ça me rappelle une autre chanson, ça !), on sait vers quoi on se dirige… non sans une terrible efficacité.

A la première écoute, la rythmique de « Re-Wired », le nouveau single du groupe, évoquait quelque chose dans mon esprit mais je n’arrivais pas à identifier ce quelque chose avec précision. Ce n’est que lorsque j’ai vu la prestation « live » du groupe dans la carlingue d’un avion à Leicester, leur ville d’origine, que j’ai compris. Les Stones pourraient bien aimer jouer cette chanson sur scène, je pense… Le plus amusant, c’est que, comme dans les Stones, c’est Meighan qui est le chanteur principal mais il arrive que Pizzorno prenne lui aussi le micro, comme le fait parfois Keith sur l’un ou l’autre album… (Exemple : « Infamy » sur l’album « A Bigger Band »)


« Man of Simple Pleasures » m’a séduite par son ton musical désinvolte et ce refrain qui est resté longtemps dans ma tête… Parce que la force de Kasabian, c’est aussi ça : l’art de trouver des mélodies qui entrent aisément en tête… La line-up du groupe a changé au fil du temps, le groupe se retrouvant même sans l’un de ses compositeurs-clés en pleine préparation du second album. Pizzorno reprendra à lui seul l’écriture des chansons du groupe sans que le « son » du groupe s’en voie affecté.

Point noir sur cet album : je n’aime pas du tout le côté électronique de « I Hear Voices » et « Switchblade Smiles »… J’apprécie cependant mieux cette dernière lorsqu’elle est soutenue par le clip vidéo réalisé par Aitor Throup, également dessinateur de la pochette du CD.

Dernières petites informations : l’album est produit par Dan The Automator, déjà producteur du précédent album du groupe… mais également à l’origine du tout premier album de… Gorillaz. Tiens donc…
Ensuite, si vous avez quelques Euros à mettre en plus sur un CD, je vous conseille vivement l’édition limitée de l’album : indépendamment des quatre punaises offertes pour afficher le poster reproduisant la couverture de l’album, on y trouve un DVD live enregistré à l’O2 de Dublin, en novembre 2009.

Discographie :
2004 – Kasabian
2006 – Empire
2009 – West Ryder Pauper Lunatic Asylum
2011 – Velociraptor !

samedi 22 octobre 2011

Le top 10 des chansons bannies jusqu'à ma mort - Partie 2


Suite et fin de ce top 10 des chansons… Vous remarquerez qu’on démarre en force…
Veuillez également ne pas m'en vouloir si les vidéos ne correspondraient pas aux chansons : j'ai lutté contre cette terreur déraisonnée vouée à ces 10 titres mais n'ai pu trouver la force de cliquer sur "Play" pour vérifier l'exactitude des vidéos... ;D

1) Chantal Goya – Le Soulier Qui Vole (1980)
Pire souvenir de mon enfance. Même gamine, ce soulier géant dont la pointe s’ouvrait me donnait l’impression qu’il allait me manger toute crue. Et un soulier qui a des yeux, ça ne vous ferait pas peur à vous ?
Anecdote particulière : ma meilleure amie aimait cette chanson et passait un malin plaisir à la laisser sous mon nez à la télé dès que possible. Je lui ai rendu la pareille un peu plus tard à coups de zombies et loups-garous grâce au clip « Thriller » de Michael Jackson.
PS : je réalise à quel point il était étrange, pour une gamine de 6-7 ans, de ne même pas frémir à la vue de ce clip de Michael. En même temps, j’avais en horreur les dessins animés de chez Disney. Mais sinon, j’ai passé une enfance formidable ! :p


1) Pascal Obispo – Fan (2004)
Là, c’est tout à fait personnel et je ne m’étendrai pas sur le sujet… Je n’aime pas ce type et en conséquence, dès que j’entends le son de sa voix, je fais un blocage. Je ne suis pas musique francophone au départ mais je sais respecter un artiste francophone à la personnalité admirable. Quatre exemples de belles rencontres : Maurane, Salvatore Adamo, Maxime Le Forestier et les ex-Manau.
Ses simagrées en tant que Captain Samouraï n’ont rien fait pour améliorer sa réputation auprès de moi… S’il a voulu imiter Prince en changeant de nom, faut qu’il revienne sur terre et qu’il réalise que… il n’a pas la taille requise pour ça ! (Pour ceux qui se posent des questions, veuillez aller vérifier la taille de Prince)


1) Lara Fabian – Je t’aime (1997)
Mais qu’est-ce qu’elle a pu nous le crier dans les oreilles alors ! A tel point que lorsque la radio diffusait la chanson, je me sentais obligée de lui répondre aussi fort à coups de « Moi paaaaaaaaaaasss !!! ».
Relativisons, Lara ne me dérange pas. J’aime beaucoup « Leila » et « Réveille-toi Brother » présentes sur « Carpe Diem » (1994) et je trouve son premier album anglais (Lara Fabian, 1999) plutôt sympa.
Mais je n’aime pas qu’on me force la main en me criant « Je t’aime » très fort dans l’oreille… Ca me donne l’impression qu’on veut que je rende la pareille même si je n’en ai pas envie.


1) Mariah Carey - Fantasy (1995)
Attendez… faut vraiment que j’explique, là ?
Une gonzesse qui fait des effets de voix à tout va, qui se dandine dans ses clips vidéos tel un canoë dans une rivière déchaînée, qui ne supporte pas qu’on la filme sous son mauvais profil, qui s’associe avec des rappeurs pour faire comme si elle était dans le coup et qui a le culot de mettre un clown dans un de ses clips vidéos (Oui, les clowns m’inquiètent un peu…) ?
Ma grand-mère ne lui a toujours pas pardonné d’être à l’origine de la destruction de sa collection de verres en cristal. Elle a envoyé la note de frais à Tommy Mottola…


1) Justine Henin – J’étais numéro un mondiale (2012) Titre provisoire
Je sais, j’anticipe… Mais je sens venir l’affaire aussi ! D'autant plus qu'on a déjà eu droit à un avant-goût... Si, si! Et je vous le prouve même avec une vidéo!
Dès que j’ai appris que Justine Henin allait lancer une comédie musicale retraçant sa vie, je me suis mise à pleurer avant de demander mon extradition sur le Nostromo. On m’a alors répondu que le célèbre vaisseau spatial n’était que fiction. Mince… J’aurais volontiers préférer affronter un Alien plutôt que d’avoir à supporter ça ! Tant pis, l’Antarctique devrait suffire : j’irai dans la station Princesse Elizabeth.